Notre Dame des Douleurs

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Notre Dame des Douleurs

Message par etienne lorant le Lun 15 Sep 2014 - 10:01

Notre Dame des Douleurs, mémoire

Lettre aux Hébreux 5,7-9.

Le Christ, pendant les jours de sa vie mortelle, a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort; et, parce qu’il s’est soumis en tout, il a été exaucé.
Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa Passion ;
et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 19,25-27.
Près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui
.


Textes de l'Evangile au quotidien

Le court passage de la lettre aux Hébreux, qui est cité aujourd'hui, est propre à nous plonger dans une profonde réflexion !  Saint Paul associe en effet, à propos de Jésus, les "jours de sa vie mortelle" puis il déclare que sa prière a été exaucée et qu'il a été sauvé de la mort. Cependant, il faut se souvenir que ce n'est pas à nous que saint Paul s'adresse en premier, mais aux hébreux ! J'ai parcouru les textes que je cite sous ce commentaire et ceux-ci confirment, notamment, que pour les juifs, c'est l'existence terrestre qui requiert toute l'attention - une très longue vie, notamment, est signe de faveur divine. Saint Paul proclame donc que la mort, telle que les humains la constatent, n'est en fait pour ceux qui croient que l'entrée dans la véritable vie. Car la véritable vie est immortelle.

Est-ce que Marie, au pied de la croix de Jésus, s'est livrée à des réflexions semblables ?  Je ne l'imagine même pas. Ce que je crois, c'est qu'elle s'est elle-même, de bout en bout, abandonnée à la volonté divine. Or, il me semble que  Jésus n'a pas voulu que sa mère assiste jusqu'au bout à la crucifixion. Elle devait vivre afin de devenir la mère des disciples et par sa foi de confiance absolue, soutenir la prière des disciples, notamment au cénacle, jusqu'au jour de la Pentecôte.

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Sous le lien: l'approche de la mort dans le judaïsme:

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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Re: Notre Dame des Douleurs

Message par Titi le Lun 15 Sep 2014 - 10:32

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:il me semble que Jésus n'a pas voulu que sa mère assiste jusqu'au bout à la crucifixion

Je ne comprends pas : Jésus a été déposé dans ses bras lorsqu'il a été descendu de la croix. Il fallait bien qu'elle soit là.
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Titi

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Re: Notre Dame des Douleurs

Message par etienne lorant le Lun 15 Sep 2014 - 15:36

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:[Je ne comprends pas : Jésus a été déposé dans ses bras lorsqu'il a été descendu de la croix. Il fallait bien qu'elle soit là.

C'est vous qui avez raison. En effet, j'ai relu les visions de la Bienheureuse AC Emmerich, et il est exact que Marie est demeurée de bout en bout, jusqu'à la descente de croix. Mais mon intuition était exacte quand j'ai écrit que Jésus aurait voulu épargner à sa mère les scènes les plus pénibles.

La mère de Jésus, Madeleine, Marie de Cléophas et Jean se tenaient entre la croix du Sauveur et celles des larrons et regardaient Jésus. La sainte Vierge, dans son amour de mère, priait intérieurement pour que Jésus la laissât mourir avec lui. Alors le Sauveur la regarda avec une ineffable tendresse, puis tourna les yeux vers Jean, et dit à Marie : “ Femme, voilà votre fils. Il sera votre fils plus que si vous l'aviez enfanté ”. Il fit encore l'éloge de Jean et dit : “ Il a toujours eu une foi inébranlable et ne s'est jamais scandalisé. si ce n'est quand sa mère a voulu qu'il fût élevé au-dessus des autres ”. Puis il dit à Jean : “ Voilà la mère ”. Jean embrassa respectueusement, sous la croix du Rédempteur mourant, la mère de Jésus, devenue maintenant la sienne. La sainte Vierge fut tellement accablée de douleur à ces dernières dispositions de son fils, quelle tomba sans connaissance dans les bras des saintes femmes qui l'emportèrent à quelque distance, la firent asseoir un moment sur le terrassement en face de la croix, puis la conduisirent hors de la plate-forme, auprès de ses amies.

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Et je viens de lire ce passage - qui suit :

La sainte Vierge conservait un courage admirable dans son inexprimable douleur (1). Elle ne pouvait pas laisser le corps son fils dans l'horrible état où l'avait mis son supplice, et c'est pourquoi elle commença avec une activité infatigable à le laver et à effacer la trace des outrages qu'il avait soufferts Elle retira avec les plus grandes précautions la couronne d'épines, en l'ouvrant par derrière et en coupant une à une les épines enfoncées dans la tête de Jésus, afin de ne pas élargir les plaies par le mouvement. On posa la couronne prés des clous ; alors Marie retira les épines restées dans les blessures avec un espèce de tenailles arrondies de couleur jaune (t), et les montra à ses amis avec tristesse. On plaça ces épines avec la couronne : toutefois quelques-unes peuvent avoir été conservées à part. On pouvait à peine reconnaître je visage du Seigneur tant il était défiguré par les plaies et le sang dont il était couvert. La barbe et les cheveux étaient collés ensemble. Marie lava la tête et je visage, et passa des éponges mouillées sur la chevelure pour enlever le sang desséché. A mesure qu'elle lavait, les horribles cruautés exercées sur Jésus se montraient plus distinctement, et il en naissait une compassion et une tendresse qui croissaient d'une blessure à l'autre. Elle lava les plaies de la tête, le sang qui remplissait les yeux, les narines et les oreilles avec une éponge et un petit linge étendu sur les doigts de sa main droite ; elle nettoya, de la même manière, sa bouche entrouverte, sa langue, ses dents et ses lèvres. Elle partagea ce qui restait de la chevelure du Sauveur en trois parties (1), une partie sur chaque temps, et l'autre sur le derrière de la tête, et lorsqu'elle eut démêlé les cheveux de devant, et qu'elle leur eut rendu leur poli, elle les fit passer derrière les oreilles.

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etienne lorant

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