La joie dans l'ouverture à autrui

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La joie dans l'ouverture à autrui

Message par etienne lorant le Lun 3 Nov 2014 - 16:50

Le lundi de la 31e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,1-4.

Frères, s'il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l'on s'encourage dans l'amour, si l'on est en communion dans l'Esprit, si l'on a de la tendresse et de la pitié, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l'unité. Ne soyez jamais intrigants ni vantards, mais ayez assez d'humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.
Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,12-14.
Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas. Il disait à celui qui l'avait invité : " Quand tu donneras un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes

Textes de l’Évangile au quotidien

A l'écoute des textes de ce jour, j'ai ressenti combien le Seigneur s'efforce de nous convaincre de nous détourner de nous-mêmes, afin de le trouver et de le rencontrer, Lui, qui se rend présent dans et par le prochain. Or, ce mouvement, de nous décentrer de nous-mêmes, il faut bien admettre qu'il nous est très malaisé de l'accomplir. En définitive, lorsque nous y parvenons, c'est une grâce qui nous est faite. Je me suis efforcé à un bref examen de conscience et je n'ai pu que le constater : je suis toujours en train d'essayer de sortir de la "question existentielle" qui se pose à chacun d'entre nous.

Mais je me souviens qu'il n'en fut pas toujours ainsi. Je l'ai déjà rapporté : durant les trois premières années qui ont suivi ma conversion (entre 1985 et 1988), j'ai véritablement vécu hors de moi-même. Tous les contre-temps me trouvaient joyeux. Je ne ressentais pas l'imprévu comme un défaut à mon programme, un empêchement à travailler; mais, d'instant en instant, un désagrément se transformait en occasion d'aimer. Très souvent, un service rendu m'était retourné jusque dans mon travail; et en plusieurs occasions, l'argent prêté se retrouvait multiplié dans mes ventes... il n'en est plus du tout ainsi. Mais j'ai gardé la mémoire de ces petites manifestations spirituelles, que seul l'abandon de confiance absolu peut rendre possible.

Les Philippiens auxquels s'adresse saint Paul ne sont pas loin de vivre effectivement ce "Royaume" qui est parmi nous. Pour eux comme pour nous, il ne manque, sans doute, qu'un petit éclat de la Joie parfaite qui prévaut dans les Cieux. En effet, s' "il y a plus de joie dans les Cieux pour un qui se repent que pour cent justes qui n'ont pas besoin de repentir[/i]", c'est que la Joie est le "mouvement primordial" qui devrait animer toutes les créatures. Convertissons-nous à la Joie et rien ne nous semblera impossible.


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Post Scriptum : commentaire écrit sur mon nouveau petit ordi portable, le second en dix jours à peine. Que tout aille bien de nouveau !

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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Commecement de la mission de Jésus

Message par etienne lorant le Lun 5 Jan 2015 - 14:35

Lundi après l'Épiphanie

Première lettre de saint Jean 3,22-24.4,1-6.

Bien-aimés, quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux. Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé.
Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit.
Bien-aimés, ne vous fiez pas à n’importe quelle inspiration, mais examinez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde.
Voici comment vous reconnaîtrez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui proclame que Jésus Christ est venu dans la chair, celui-là est de Dieu.
Tout esprit qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n’est pas de Dieu : c’est l’esprit de l’anti-Christ, dont on vous a annoncé la venue et qui, dès maintenant, est déjà dans le monde.
Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu ces gens-là ; car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.
Eux, ils sont du monde ; voilà pourquoi ils parlent le langage du monde, et le monde les écoute.
Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas. C’est ainsi que nous reconnaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4,12-17.23-25.
En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée.
Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations !
Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.
À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.
Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit.
De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain.



Textes de l'Evangile au quotidien

Ceux qui ont ordonné l'arrestation de Jean sont bien des anti-christ, eux qui parlent le langage du monde et ne supportent ni le langage de la vérité sur l'homme, ni celui de l'amour. Dès lors, puisque le moment est venu, Jésus quitte Nazareth, parcourt la Galilée et s'y installe. Il guérit les malades, il chasse les démons, il manifeste que Dieu est bien présent au milieu de ce temps troublé.

Nous vivons, nous aussi, une époque très troublée. C'est ce qu’il me semble du fait d'une désorganisation complète de l'économie, fascinée par les fortunes rapides, plutôt que par une juste et équitable répartition des richesses. La pauvreté se multiplie à grande vitesse, des personnes vont attendre encore deux jours pour pouvoir payer leurs factures et acheter de quoi s'alimenter. En ville, près de trois cent chômeurs vont perdre, du jour au lendemain, leur allocation de chômage: ce sont des jeunes, pour la plupart, et ils ne vont guère se gêner pour se procurer de quoi s'alimenter. Mais leur loyer, qui leur paiera ?

Que faire ? Prier le Seigneur de manifester sa Miséricorde ! Lui seul en connaît la méthode... Depuis quelques jours, je suis moi-même atteint d'une forte trachéite, mais en dépit des inhalations, et des autres médicaments, je dois prendre patience. Puisque je n'ai pas de fièvre, je ne prends pas d'antibiotiques. Heureux sommes-nous qui ne sommes pas du nombre des profiteurs, mais qui persévérons dans la voie que le Seigneur nous a indiquée !

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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Re: La joie dans l'ouverture à autrui

Message par edelweiss le Lun 5 Jan 2015 - 15:23

Il y a eu de tout temps des temps mauvais
Les pauvres ils existent depuis toujours
Ce phénomène n'est pas unique à notre époque mais est bien constant dans l'histoire de l'humanité

Temps qu'il existera le péché sur la terre le malheur continura
Il n'est donc pas prêt à s'arrêter

edelweiss

Date d'inscription : 17/11/2009

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Dieu sorti du temple envahit les coeurs

Message par etienne lorant le Jeu 29 Jan 2015 - 10:39

Jeudi de la 3e semaine du temps ordinaire

Lettre aux Hébreux 10,19-25.

Frères, c’est avec assurance que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire grâce au sang de Jésus :
nous avons là un chemin nouveau et vivant qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ; or, ce rideau est sa chair.
Et nous avons le prêtre par excellence, celui qui est établi sur la maison de Dieu.
Avançons-nous donc vers Dieu avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi, le cœur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure.
Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis.
Soyons attentifs les uns aux autres pour nous stimuler à vivre dans l’amour et à bien agir.
Ne délaissons pas nos assemblées, comme certains en ont pris l’habitude, mais encourageons-nous, d’autant plus que vous voyez s’approcher le Jour du Seigneur.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,21-25.
En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ?
Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté.
Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »


Textes de l’Évangile au quotidien

La lettre aux Hébreux leur est destinée afin qu'ils ouvrent leur compréhension de la religion au Dieu unique, au projet universel et intemporel de Dieu. C'est avec raison que l'apôtre fait allusion au rideau du Sanctuaire que le Christ a franchi par sa croix. Ce rideau du Temple délimitait le lieu de la présence de Dieu parmi le peuple, un lieu infiniment sacré, selon les prêtres du Temple, un lieu où seul le grand prêtre pouvait entrer une fois par an et chuchoter le nom de Dieu.

En Jésus-Christ, le lieu saint, c’est notre corps et notre esprit, et toutes nos facultés, c’est notre vie tout entière faite pour être vivifiée par la présence de Dieu et l'action de l'Esprit-Saint.

De nouveau, les paroles de Jésus dans l’Évangile resteraient étranges, s'il n'y avait le secours de l'Esprit Saint. En entendant l'une d'elle, ce matin, je me suis souvenu qu'avant ma conversion, je butais sur cette parole : "Celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a.". En effet, pour l'homme de 20 ans que je fus et qui se croyait (très) intelligent, ces mots contredisaient l'appel à renoncer à tout pour suivre Jésus - la condition donnée au jeune homme riche.

Mais es paroles de Jésus sont mystérieuses parce qu'elles sont vivantes : elles progressent en nous quoi que nous fassions, elles renouvellent l'être de chair et le transforment peu à peu en une créature nouvelle, celle qui espère le "Jour du Seigneur". Les incroyants ont du mal de comprendre et pourtant, le premier travail d'un bon jardinier consiste à enterrer des graines...

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etienne lorant

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Le diable dans le jeu

Message par etienne lorant le Ven 13 Fév 2015 - 10:19

Vendredi de la 5e semaine du temps ordinaire

Livre de la Genèse 3,1-8.

Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? »
La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.” »
Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »
La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea.
Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Ils attachèrent les unes aux autres des feuilles de figuier, et ils s’en firent des pagnes.
Ils entendirent la voix du Seigneur Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour. L’homme et sa femme allèrent se cacher aux regards du Seigneur Dieu parmi les arbres du jardin.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,31-37.
En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole.
Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui.
Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue.
Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement.
Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient.
Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »



Textes de l’Évangile au quotidien

J'ai entendu la première lecture avec une certaine émotion, puisque - je m'en souviendrai toujours -, la veille de ma conversion j'avais lu et bien compris, "intégré" pour ainsi dire, la question posée de façon naïve par le serpent :

- « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? »

Et Eve de corriger "l'erreur" :
- « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.

Ensuite seulement vient le mensonge du diable, brutal autant que séduisant, comme émanent d'un homme omniscient :

- « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.»

Évidemment, devant une telle démonstration, Eve se sent un peu stupide et se dit que posséder l'intelligence serait d'un grand avantage.

Quel que soit le démon à expulser, les exorcistes expérimentés recommandent aux jeunes prêtres de ne jamais entrer en conversation avec la personne possédée. Tout ce qu'il convient de faire, c'est d'obliger le démon a dire son nom, et de le chasser. Car le démon est capable de percevoir les fautes et les faiblesses des prêtres venus les chasser. Et d'ailleurs, dans l’Évangile, c'est ce qui se passe dans l’Évangile : lorsque Jésus chasse un démon, souvent il le désigne par son nom et le chasse aussitôt.

Pour en revenir à mon cas personnel, c'est en découvrant ces choses que j'ai réalisé combien de fois, pour mon malheur, j'avais écouté les "vérités" du monde telles qu'elles s'étaient présentées à moi à l'adolescence. J'avais été littéralement obsédé, non par la recherche du bonheur, mais par la nécessité de réussir, et de "me réussir". De la sorte, je m'étais véritablement écarté de la pensée d'un bonheur humain véritable.

Dès le lendemain matin, je fus converti, retourné "comme une crêpe" par la vision du Seigneur me soufflant dans le cœur de faire comme Lui et de dire : "Père, entre tes mains, je remets mon esprit". En effet, jusque-là, mon esprit avait été entièrement "pollué" par cette obsession de la réussite sociale et financière.

Et je me reconnais aussi dans la guérison du sourd-muet : si j'étais été un homme taciturne, enfermé sur lui-même, c'est bien du fait que je ne croyais plus vraiment au bonheur. Mais si j'écris aujourd'hui (et si j'écris depuis longtemps, c'est parce que j'ai vraiment été guéri ! Mais pour mieux me préserver, le Seigneur m'a donné le désir - un très grand désir - de rejoindre un ordre religieux. Ce désir m'a poursuivi très longtemps, il n'a jamais été satisfait, mais il m'a gardé en marche tout du long..

Je me rends compte que j'aurais pu écrire d'autres mots aujourd'hui, mais ceux-ci me sont venus avec beaucoup de Joie - et donc, c'était bien le commentaire que je devais donner.

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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La nouvelle création dans l'Esprit saint

Message par etienne lorant le Lun 4 Mai 2015 - 10:54

Lundi de la 5e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 14,5-18.

En ces jours-là, à Iconium, il y eut un mouvement chez les non-Juifs et chez les Juifs, avec leurs chefs, pour recourir à la violence et lapider Paul et Barnabé.
Lorsque ceux-ci s’en aperçurent, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les cités de Lystres et de Derbé et dans leurs territoires environnants.
Là encore, ils annonçaient la Bonne Nouvelle.
Or, à Lystres, il y avait un homme qui était assis, incapable de se tenir sur ses pieds. Infirme de naissance, il n’avait jamais pu marcher.
Cet homme écoutait les paroles de Paul. Celui-ci le fixa du regard et vit qu’il avait la foi pour être sauvé.
Alors il lui dit d’une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » L’homme se dressa d’un bond : il marchait.
En voyant ce que Paul venait de faire, les foules s’écrièrent en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! »
Ils donnaient à Barnabé le nom de Zeus, et à Paul celui d’Hermès, puisque c’était lui le porte-parole.
Le prêtre du temple de Zeus, situé hors de la ville, fit amener aux portes de celle-ci des taureaux et des guirlandes. Il voulait offrir un sacrifice avec les foules.
Informés de cela, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent dans la foule en criant :
« Pourquoi faites-vous cela ? Nous aussi, nous sommes des hommes pareils à vous, et nous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous de ces vaines pratiques, et tournez-vous vers le Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu’ils contiennent.
Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins.
Pourtant, il n’a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu’il vous a envoyé du ciel la pluie et des saisons fertiles pour vous combler de nourriture et de bien-être. »
En parlant ainsi, ils empêchèrent, mais non sans peine, la foule de leur offrir un sacrifice
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,21-26.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit
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Textes de l’Évangile au quotidien

Notre prêtre a insisté sur le fait que cet enseignement, lors de la dernière cène, lorsque Judas est déjà sorti, s'adresse spécifiquement à des juifs. Jude exprime ici le profond attachement à la notion de peuple élu, choisi par Dieu, avec lequel tout bon juif se sent en relation véritable.

Jésus n'est pas venu abolir et remplacer tout ce qu'il y avait de bon dans la religion que les juifs pratiquaient. Mais il va ouvrir ce rapport à Dieu à toute l'humanité et à la création entière. La belle expression "faire une demeure chez quelqu'un" évoque également des coutumes juives, car la maison d'un juif est un lieu hautement respectable, auquel on ne peut avoir accès sans avoir manifesté sa bonne volonté au préalable (d'où le lavement des pieds lors d'une invitation à dîner, par exemple). Jésus n'est pas venu abolir, mais accomplir.

Cette relation au Dieu unique, elle sera offerte à tous ceux qui croiront, car avant même Abraham et Moïse, il y eut - tout de même ! - la création du monde, il y eut Noé et jusqu'à la confusion des langues après l'épisode de la tour de Babel... Or, si tous les hommes sont issus d'Adam et Eve et avaient le même langage, comment le Créateur n'en tiendrait-Il plus compte ? Il n'est donc guère étonnant qu'à la Pentecôte chacun se mit à comprendre l'enseignement des apôtres dans sa propre langue !

Ainsi, l’œuvre de l'Esprit saint, dans le monde entier, s'accomplit et continue encore de s'accomplir. Le vrai langage, que toutes et tous peuvent comprendre, c'est celui de la miséricorde divine.

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etienne lorant

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Le monde remis en question par la Parole

Message par etienne lorant le Ven 15 Mai 2015 - 9:53

Vendredi de la 6e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 18,9-18.
À Corinthe, une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence.
Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour te maltraiter, car dans cette ville j’ai pour moi un peuple nombreux. »
Paul y séjourna un an et demi et il leur enseignait la parole de Dieu.
Sous le proconsulat de Gallion en Grèce, les Juifs, unanimes, se dressèrent contre Paul et l’amenèrent devant le tribunal,
en disant : « La manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S’il s’agissait d’un délit ou d’un méfait grave, je recevrais votre plainte à vous, Juifs, comme il se doit.
Mais s’il s’agit de débats sur des mots, sur des noms et sur la Loi qui vous est propre, cela vous regarde. Être juge en ces affaires, moi je m’y refuse. »
Et il les chassa du tribunal.
Tous alors se saisirent de Sosthène, chef de synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion restait complètement indifférent.
Paul demeura encore assez longtemps à Corinthe. Puis il fit ses adieux aux frères et s’embarqua pour la Syrie, accompagné de Priscille et d’Aquila. À Cencrées, il s’était fait raser la tête, car le vœu qui le liait avait pris fin.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,20-23a.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions
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Textes de l’Évangile au quotidien

La peine et la joie se conjuguent et se renvoient l'une à l'autre dans ce passage de l’Évangile de Jean. Par contre, pour quiconque adhère sincèrement au Christ, le temps du questionnement est achevé.

J'ai vécu cela, moi parmi la multitude d'autres convertis. Certes, j'avais été baptisé, j'avais suivi le catéchisme, j'avais reçu tous les sacrements qui ont de moi un fidèle et j'avais aussi l'exemple de nombreux membres de ma famille. Mais l'oppression du monde, les idées qui circulaient, toutes ces théories sur l'homme et l'existence - qu'il nous fallait assimiler, avaient abouti, non à un reniement (comme je l'avais pensé), mais à une douloureuse remise en en question. Il m'a fallu de nouveau rechercher la vérité, mais cette fois en m'impliquant tout entier, quitte à tout abandonner afin de trouver la réponse à mes questions.

Et ce temps du questionnement s'est achevé par une rencontre personnelle avec le Seigneur.

Depuis lors, le monde peut continuer à diffuser de nouvelles idées, à tenter de "formater" l'esprit de l'homme comme l'on fait du disque dur de mon ordinateur, cela ne peut plus m'atteindre. Pourvu que mon regard intérieur demeure fixé sur le Seigneur, je reçois chaque jour, comme je l'ai souvent dit, "force et joie" à chaque eucharistie.

Notre prêtre nous a dit pratiquement les mêmes choses, mais dans un discours moins personnel puisqu'il s'adressait à une dizaine de fidèles. Le passage des Actes des apôtres d'aujourd'hui nous montre la confusion des juifs qui refusent tout simplement la nécessaire remise en question de leur relation à Dieu. Il n'est guère étonnant qu'ils se retrouvent assez vite à se quereller entre eux et se ridiculiser devant le représentant de Rome ! Ainsi, depuis que le Christ est ressuscité et depuis que l'Esprit saint rappelle sans fin la parole de Jésus, le monde aura beau persécuter d'autres chrétiens - et c'est bien ce qu'il fait ! - l'issue est toujours un rejaillissement de foi pour le plus grand nombre.

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etienne lorant

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Re: La joie dans l'ouverture à autrui

Message par etienne lorant le Ven 17 Juil 2015 - 10:12

Le premier signe de l'Agneau

Livre de l'Exode 11,10.12,1-14.
En ces jours-là, Moïse et Aaron avaient accompli toutes sortes de prodiges devant Pharaon ; mais le Seigneur avait fait en sorte que Pharaon s’obstine ; et celui-ci ne laissa pas les fils d’Israël sortir de son pays.
Dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année.
Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.
Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.
Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil.
On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.
On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.
Vous n’en mangerez aucun morceau qui soit à moitié cuit ou qui soit bouilli ; tout sera rôti au feu, y compris la tête, les jarrets et les entrailles.
Vous n’en garderez rien pour le lendemain ; ce qui resterait pour le lendemain, vous le détruirez en le brûlant.
Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur.
Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur.
Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte.
Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel :
d’âge en âge vous la fêterez.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,1-8.
En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ?
Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres.
Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice,
vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »




Textes de l'Evangile au quotidien

Voici bien des textes, qu'il s'agisse de la première lecture ou de l’Évangile, que je n'aurais jamais pu vraiment comprendre et saisir en moi, sans cette soudaine conversion au pied de mon crucifix, il y aura trente ans ce dimanche. Si je le dis, c'est parce que c'est pour moi un signe: ce dimanche, s'achèvera la seconde partie de ma vie sur la terre.

Pour parvenir, ce matin, à me réjouir de ces textes comme au jour de ma conversion, il aura fallu que mon esprit s'ouvre à l'Amour par un secours de l'Esprit saint.

Dans la première lecture, lorsque Dieu ordonne ce curieux sacrifice d'un agneau "sans défaut", avec le sang duquel on marquera la porte de chaque maison - sur le linteau et les deux côtés, en haut, à gauche et à droite - pour figurer le premier signe de croix, c'est déjà l'institution de l'Eucharistie qui est envisagée.

Le signe de croix, qui passe du front (notre linteau), à la poitrine (le siège du cœur), pour s'achever sur les deux épaules (les deux montants de notre demeure intérieure), est bien un signe de protection contre le mal. Avez-vous déjà remarqué comment, encore de nos jours, devant un événement grave et soudain, les gens parmi les moins pratiquants se signent instinctivement ? Car pour eux comme pour nous, comme pour les juifs en Égypte, ce signe consiste d'abord à invoquer la protection divine.

Mais il y eut, dans toute l'histoire de l'humanité, une fois pour toutes, un homme qui fut véritablement l'Agneau de Dieu. Il vint et après avoir enseigné le peuple, il finit sur une croix. C'est de tout cela dont nous faisons mémoire par ce geste tout simple, dont la plupart méconnaissent l'origine, la signification et la portée.

Bref, lorsque les pharisiens, dans l’Évangile, reprochent aux disciples de Jésus de s'alimenter le jour du Sabbat, ils ne se rendent vraiment pas compte de ce qu'ils disent. Jésus est bien le maître du sabbat, puisque l'Agneau de Dieu, celui qu'ils vont mettre à mort sur la croix pour la Pâques, est bien présent, présent et vivant devant eux, dans un corps d'homme. Et non seulement, Jésus est l'agneau sans défaut, mais il est aussi le signe qui nous protège du malheur.

Quelle leçon d'histoire sainte - depuis l'exode jusqu'à ce jour, en passant par la crucifixion de Jésus et sa résurrection ! On en est tout exalté !


etienne lorant

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Fête de saint Laurent, diacre et martyr

Message par etienne lorant le Lun 10 Aoû 2015 - 10:40

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,6-10.
Frères, rappelez-vous le proverbe : “À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement”. Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement.
Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien.
L’Écriture dit en effet de l’homme juste : Il distribue, il donne aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.
Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,24-26.
Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples : Amen, amen, je vous le dits : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.



Textes de l’Évangile au quotidien

A propos de la fête de saint Laurent, notre prêtre a rapporté les paroles empreintes d'humour du saint, qui aurait déclaré:
"Retournez-moi’, crie le martyr, ce côté est déjà cuit" - en effet, il fut condamné à être brûlé vif sur un lit de fer en forme de grill... Pouvons-nous nous représenter attitude semblable au moment de la mort ? On n'est pas obligé d'y croire. Néanmoins, sur le point d'être crucifié, saint Pierre lui-même demanda d'être crucifié la tête en bas, par humilité envers son Maître. Quant au diacre Étienne, au cours de sa lapidation, loin d'être terrorisé, il eut une vision et s'exclama : "Je vois les cieux ouverts et le Fils de l'Homme debout à la droite de Dieu." avant de remettre lucidement son esprit, à l'imitation de Jésus.

Par ailleurs, le mot de détachement est celui qu'il convient de retenir en ce jour. Il nous faut nous efforcer dès à présent à détacher nos esprits et nos cœurs des biens terrestres. Et ne pas non plus vivre dans la crainte de manquer. J'ai prié pour moi-même afin de demeurer toujours empli de cette joie qui m'envahit souvent en écrivant, mais aussi en lisant. Je viens de terminer un livre relatant les premières luttes du Mahatma Gandhi, à l'époque où, en Afrique du Sud, il organisa la non-violence dans la lutte pour les droits des Indous qui y vivaient. Cet homme s'est laissé emprisonner des dizaines de fois sans jamais manquer de douceur envers ses geôliers...

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etienne lorant

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Tout quitter pour trouver mieux encore

Message par etienne lorant le Mer 30 Sep 2015 - 9:59

Mercredi de la 26e semaine du temps ordinaire

Livre de Néhémie 2,1-8.
La vingtième année du règne d’Artaxerxès, au mois de Nissane, je présentai le vin et l’offris au roi. Je n’avais jamais montré de tristesse devant lui, mais ce jour-là, le roi me dit : « Pourquoi ce visage triste ? Tu n’es pourtant pas malade ! Tu as donc du chagrin ? »
Rempli de crainte, je répondis : « Que le roi vive toujours ! Comment n’aurais-je pas l’air triste, quand la ville où sont enterrés mes pères a été dévastée, et ses portes, dévorées par le feu ? »
Le roi me dit alors : « Que veux-tu donc me demander ? » Je fis une prière au Dieu du ciel, et je répondis au roi : « Si tel est le bon plaisir du roi, et si tu es satisfait de ton serviteur, laisse-moi aller en Juda, dans la ville où sont enterrés mes pères, et je la rebâtirai. »
Le roi, qui avait la reine à côté de lui, me demanda : « Combien de temps durera ton voyage ? Quand reviendras-tu ? » Je lui indiquai une date qu’il approuva, et il m’autorisa à partir.
Je dis encore : « Si tel est le bon plaisir du roi, qu’on me donne des lettres pour les gouverneurs de la province qui est à l’ouest de l’Euphrate, afin qu’ils facilitent mon passage jusqu’en Juda ; et aussi une lettre pour Asaph, l’inspecteur des forêts royales, afin qu’il me fournisse du bois de charpente pour les portes de la citadelle qui protégera la Maison de Dieu, le rempart de la ville, et la maison où je vais m’installer. » Le roi me l’accorda, car la main bienfaisante de mon Dieu était sur moi.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,57-62.
En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »



Textes de l’Évangile au quotidien

La condition pour suivre Jésus est simple, mais essentielle. Il s'agit de trancher net d'avec le passé pour commencer une toute autre vie - ou tout simplement, comme à dit le prêtre, "entrer dans la Vie, celle qui ne finit pas" ! C'est un choix radical. Il faut bien qu'il en soit ainsi, car si l'on nourrit des regrets dans son cœur, si l'on entretient les bons souvenirs du passé, si l'on n'a pas saisi que, vraiment, la vie de foi est le "le Bien, le grand Bien, le souverain Bien", on finira par retourner à son ancien état - un état d'avant la grâce.

La première lecture nous montre Néhémie, rempli de crainte mais résolu, demander au roi Ataxerxès de pouvoir quitter son service afin d'aller rebâtir le temple de Jérusalem. Pour cette fois, nul besoin de chercher longtemps le lien entre les textes de la Liturgie ! Mais en se glissant dans la peau de Néhémie, ne peut-on pas aussi ressentir un peu de sa joie ? Il a d'autant plus gagné qu'il a risqué beaucoup. De même, nous pouvons demander beaucoup au Seigneur, pour peu que nous n'ayons pas le cœur partagé - mais il faut avoir confiance que ce que nous abandonnons derrière nous ce sont tous les fardeaux inutiles de ce monde.

Alleluia !

etienne lorant

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Re: La joie dans l'ouverture à autrui

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