Dimanche : en cheminant vers Noël

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Dimanche : en cheminant vers Noël

Message par etienne lorant le Sam 13 Déc 2014 - 18:02

Troisième Dimanche de l'Avent

Livre d'Isaïe 61,1-2a.10-11.

L'esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé, annoncer aux prisonniers la délivrance et aux captifs la liberté, annoncer une année de bienfaits, accordée par le Seigneur, et un jour de revanche pour notre Dieu. Alors, tous ceux qui pleurent, je les consolerai.
Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m'a enveloppé du manteau de l'innocence, il m'a fait revêtir les vêtements du salut, comme un jeune époux se pare du diadème, comme une mariée met ses bijoux.
De même que la terre fait éclore ses germes, et qu'un jardin fait germer ses semences, ainsi le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.




Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 5,16-24.
Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c'est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus.
N'éteignez pas l'Esprit, ne repoussez pas les prophètes, mais discernez la valeur de toute chose.
Ce qui est bien, gardez-le ; éloignez-vous de tout ce qui porte la trace du mal.
Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu'il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.
Il est fidèle, le Dieu qui vous appelle : tout cela, il l'accomplira
.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,6-8.19-28.
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
Voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. »
Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, certains des envoyés étaient des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas :
c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. »
Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.


Cy Aelf, Paris

Les textes de ce troisième dimanche de l'Avent me semblent "tout remplis de l'Esprit Saint' - mais c'est tellement évident qu'il me faut préciser : tout remplis de la miséricordieuse tendresse du Père.

Mais la miséricorde divine est un grand mystère qui prend toutes sortes de significations particulières. C'est ainsi qu'Isaïe nous montre déjà Jésus dans son inégalable douceur. Et lorsqu'il dit : Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu, il choisit des mots que la Vierge reprendra dans le Magnificat.

Dans l'épître de saint Paul, on retrouve l'attente joyeuse et tranquille qui correspond bien à "l'esprit de Noël", lequel - personnellement - me rapproche et me fait souvenir des Noëls de mon enfance.

Ainsi, je me souviens très bien qu'un soir, ayant apprivoisé un peu chaque jour canari de la maison, je l'avais fait sortir de sa cage pour la première fois la veille de Noël. Plutôt que de s'envoler, il s'était accroché à l'un de mes doigts. Tout en lui parlant, j'étais venu le montrer au reste de la famille. A cette époque, la veillée se tenait dans le salon, la télévision éteinte, et l'on écoutait des disques de musique classique (et des chants de Noël, bien sûr). Quel étonnement lorsque j'ai ouvert la porte du salon ! Tout le monde a craint que l'oiseau s'envole, mais non, il est rentré dans sa cage tout aussi sagement qu'il en était sorti.

Quant aux questions que les Lévites posent à Jean, elles nous montrent que le mal est également présent. Le mal comme un défaut de connaissance, comme un défaut de cœur également, avant de devenir un refus conscient de vouloir reconnaître Jésus toujours vivant parmi nous et toujours objet de questionnement dans le cœur des hommes... nous sommes bien "en route" vers Noël, comme Marie et Joseph qui cheminent lentement vers Bethléem.

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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