Jésus quitte Nazareth

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Jésus quitte Nazareth

Message par etienne lorant le Jeu 8 Jan 2015 - 8:51

Jeudi après l'Épiphanie

Première lettre de saint Jean 4,19-21.5,1-4.

Bien-aimés, nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier.
Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas.
Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère.
Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ; celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui. Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau,
puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi.




Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4,14-22a.
[i]En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région.
Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge.
Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés,
annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »
Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »[
/i]


Textes de l'Evangile au quotidien

Qu'est-ce qui peut être le plus pénible pour un homme, sinon de se retrouver parmi les siens, parmi les membres de sa famille, mais aussi au milieu de ses amis, et de ne plus être reconnu par personne ?  J'ai vécu cette période d'incompréhension, en partie au sein dd ma propre famille, mais surtout dans mes relations d'amitié.  La plupart de mes relations avaient été fondées sur le même schéma de réussite sociale, d'une insertion réussie dans un système préétabli.

L'idéal était de passer toutes sortes d'examens afin de devenir fonctionnaire de l’État.  J'ai suivi cette piste comme de nombreux autres et c'est après avoir "réussi" que je me suis rendu compte du nombre d'heures que je passerais à lire, vérifier et tamponner les mêmes documents, pour courir ensuite après la navette, revenir le lendemain, en attendant les congés.

C'était affreusement simple. Il n'y aurait plus de rêves, puisque j'aurai acquis la sécurité du revenu. Il suffirait de suivre, de faire le gros dos, d'avancer dans la ligne de ceux qui m'avaient précédé - mais ils ne riaient pas beaucoup, mes compagnons, ils avaient leurs habitudes, il ne fallait pas tomber dans un excès, il fallait rester dans la ligne. La pension était au bout. Songer à la retraite dès l'âge de vingt ans, çà me paraissait impossible, incroyable.

Finalement, j'ai tout laissé tomber, je suis parti en Amérique, sur un coup de tête.  Je me demande encore si je serais devenu croyant sans cette première "rupture radicale" d'avec la vie que j'avais menée jusque-là.

Bref, d'un jour à l'autre, un homme, ou une femme, peuvent cesser d'être ce qu'ils étaient pour devenir tout autre (ou simplement: eux-mêmes), et rendre vie àdire: tout ce qu'ils avaient cru devoir enfouir sous des principes reçus d'autrui, afin de demeurer inaperçus.

Bref, lorsque Jésus revient à Nazareth, c'est pour "trancher net" avec les traditions, affirmer son identité, et repartir aussi vite.

De cet épisode de la vie de Jésus, ce qui me semble le plus important, c'est le choix de vie, en dépit de tous les raisonnements. C'est le choix d'aimer, sans même connaître ce qui sera l'objet de cet amour. Et c'est le choix de vivre, sans savoir même savoir où cette vie centrée sur  l'amour pourra nous conduire.

Aimer, somme toute, c'est choisir de vivre. Tout comme vivre est choisir d'aimer. Avant de comprendre l'Amour, il faut avoir aimé.

.

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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