Jésus, fontaine de la grâce et du salut

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Jésus, fontaine de la grâce et du salut

Message par etienne lorant le Mar 17 Mar 2015 - 10:33

Mardi de la 4e semaine de Carême

Livre d'Ézéchiel 47,1-9.12.

En ces jours- là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel.
L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit.
L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux chevilles.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j’en avais jusqu’aux reins.
Il en mesura encore mille : c’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable.
Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent.
Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre.
Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,1-16.
À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents.
[...]
Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? »
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” »
Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? »
Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.
Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.



Textes de l’Évangile au quotidien

À Jérusalem, près de l’actuelle porte Saint-Étienne, se trouvait une piscine, en fait deux anciens bassins de retenue des eaux, qui servaient à laver les brebis qui étaient emmenées au Temple pour les sacrifices rituels. Cette fonction lui a donné le nom de piscine probatique (mot qui signifie : petit bétail). La tradition, précisée dans quelques manuscrits, raconte qu’un ange faisait bouillonnait l’eau (bouillonnement certainement dû au ruissellement des eaux descendant du Temple) et que le premier qui s’y plongeait était guéri.

A propos de ce passage de l’Évangile, notre prêtre a relevé quelques points dignes de réflexion. En premier lieu, le fait que cette piscine servait à laver les brebis qui étaient ensuite emmenées au temple pour les sacrifices rituels. Et la tradition précise, dans quelques manuscrits , qu'un ange, périodiquement, faisait bouillonner l'eau descendant du temple et guérissait le premier malade qui s'y plongeait à cet instant.

De la sorte, lorsque Jésus vient à cet endroit, il est lui-même l'agneau du sacrifice par lequel tous les hommes, désormais, auront accès à la guérison et au salut. Il est remarquable, de ce point de vue, de constater que Jésus intervient non pour assister le malade, mais pour le guérir directement, car Il est lui-même l'eau qui guérit et qui sauve l'être tout entier. A l'appui de cette affirmation, notre prêtre a cité la parole de Jésus à la samaritaine, au puits de Jacob. S'adressant à la femme pécheresse venue y puiser, Jésus déclare en effet (en St Jean 4, 13) : "Quiconque boit de cette eau aura encore soif; 14mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle".

Jésus guérit donc le malade, sans même se faire connaître de lui. Et ce point, qui semble anodin, ne l'est pas du tout: il signifie que la miséricorde du Seigneur est pour tout homme et qu'elle est un don gratuit de Dieu. Jésus est bien l'unique agneau du sacrifice pour le salut de tous. A ce sujet, nous avons aussi, ce qui se passa immédiatement après la mort de Jésus, l'agneau de Dieu. Dans la vision rapportée par la bienheureuse AC Emmerich, on lit au chapitre XLVIII : "Les archers paraissaient encore douter de la mort de Jésus... mais l'officier inférieur, Cassius, appelé plus tard Longin... reçut une inspiration soudaine", accomplissant ainsi une prophétie: "Prenant sa lance à deux mains, il l'enfonça avec tant de force dans le côté droit du Sauveur, que la pointe alla traverser le coeur et ressortit un peu sous la mamelle gauche. Quand il la retira avec force, il sortit de la blessure une grande quantité de sang et d'eau, qui arrosa son visage comme un fleuve de salut et de grâce."

Tout se tient dans ce court récit du paralytique guéri par Celui qui est bien "l'agneau de Dieu". Y compris la résistance des juifs à l’œuvre de la grâce - jusqu'à nier l'évidence. Car dans ce passage comme dans d'autres, le respect des règles du sabbat, qui considère comme un "travail interdit" le fait d'évacuer un brancard qui ne servira plus jamais. Ils pointent le moindre détail mais ne voient pas l’œuvre accomplie qui est pourtant un de ces "signes venant du ciel" qu'ils ont déjà tant de fois réclamés à Jésus. Terrible aveuglement !

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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Re: Jésus, fontaine de la grâce et du salut

Message par etienne lorant le Mar 17 Mar 2015 - 17:02



Du mardi au samedi, KTO diffuse en direct l'office monastique des laudes, en direct de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais (Paris 4e), avec les Fraternités Monastiques de Jérusalem.
Office des Laudes à St-Gervais du 17/03/2015.

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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