Nous sommes tous porteurs de la Parole

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Nous sommes tous porteurs de la Parole

Message par etienne lorant le Lun 29 Juin 2015 - 10:18

Saints Pierre et Paul, apôtres, solennité

Livre des Actes des Apôtres 12,1-11.
À cette époque, le roi Hérode Agrippa se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal.
Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter.
Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs, il décida aussi d’arrêter Pierre. C’était les jours des Pains sans levain.
Il le fit appréhender, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il voulait le faire comparaître devant le peuple après la Pâque.
Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison, l’Église priait Dieu pour lui avec insistance.
Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats ; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la porte de la prison.
Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains.
Alors l’ange lui dit : « Mets ta ceinture et chausse tes sandales. » Ce que fit Pierre. L’ange ajouta : « Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. »
Pierre sortit derrière lui, mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange était bien réel ; il pensait qu’il avait une vision.
Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville. Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux. Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue, et aussitôt l’ange le quitta.
Alors, se reprenant, Pierre dit : « Vraiment, je me rends compte maintenant que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif. »



Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.17-18.
Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.
Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ;
le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.




Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.
En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »



Textes de l’Évangile au quotidien

J'ai été quelque peu étonné, ce matin, d'entendre notre prêtre déclarer qu'il se sentait plus proche de saint Paul que de saint Pierre. Mais c'est très compréhensible : tous les journalistes du monde, mais aussi les hommes politiques, se représentent le Pape comme étant le successeur de Pierre - ce qu'il est en effet, mais ils en concluent trop vite que le siège du pouvoir, au sein de l’Église, est à Rome.

Mais lorsqu'un Pape décède, l’Église est-elle fragilisée, comme un homme qui errerait sans savoir où il va, car ayant perdu sa tête ? Certes non. Le corps de l’Église continue de fonctionner et quand bien même l'élection du prochain pape tarderait, les membres de l’Église, du haut jusqu'en bas, continueraient de vivre des commandements, de leurs règles et de leur foi en tout premier lieu.

Cela n'empêche pas un prêtre de se sentir plus "prédicateur" que "curé responsable d'une paroisse". Ainsi, lorsque Jésus a dit : "Pierre - et sur cette Pierre, je bâtirai mon église, et les forces du mal ne prévaudront pas contre elle", il désignait non des forces humaines mais les démons - ces mêmes démons que nos hommes politiques sont incapables de reconnaître. Ainsi, le président américain a bien pu imposer le "mariage-pour-tous" à l'ensemble des états américains... ce n'est pas ainsi que l'on peut miner les fondements de l’Église, lesquels demeurent toujours dans "la foi, l'espérance et la charité". Et non seulement cela, le Seigneur demeure parmi nous et en nous dans le sacrement de l'Eucharistie, lequel fait de nous des apôtres aussi...

Heureux jour que celui-ci, heureux en dépit des derniers événements survenus dans le monde la semaine dernière...

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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