Soyons porteurs du vin nouveau !

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Soyons porteurs du vin nouveau !

Message par etienne lorant le Sam 4 Juil 2015 - 10:12

Samedi de la 13e semaine du temps ordinaire

Livre de la Genèse 27,1-5.15-29.
Isaac était devenu vieux, ses yeux avaient faibli et il n’y voyait plus. Il appela Ésaü son fils aîné : « Mon fils ! » Celui-ci répondit : « Me voici. » Isaac reprit : « Tu vois : je suis devenu vieux, mais je ne sais pas le jour de ma mort.
Prends donc maintenant tes armes, ton carquois et ton arc, sors dans la campagne et tue-moi du gibier.
Prépare-moi un bon plat comme je les aime et apporte-le-moi pour que je mange, et que je te bénisse avant de mourir. »
Pendant qu’Isaac parlait ainsi à son fils Ésaü, Rébecca écoutait. Ésaü alla donc dans la campagne chasser du gibier pour son père.
Rébecca prit les meilleurs habits d’Ésaü, son fils aîné, ceux qu’elle gardait à la maison ; elle en revêtit Jacob, son fils cadet.
Puis, avec des peaux de chevreau, elle lui couvrit les mains et la partie lisse du cou.
Elle remit ensuite entre ses mains le plat et le pain qu’elle avait préparés.
Jacob entra chez son père et dit : « Mon père ! » Celui-ci répondit : « Me voici. Qui es-tu, mon fils ? »
Jacob dit à son père : « Je suis Ésaü, ton premier-né ; j’ai fait ce que tu m’as dit. Viens donc t’asseoir, mange de mon gibier ; alors, tu pourras me bénir. »
Isaac lui dit : « Comme tu as trouvé vite, mon fils ! » Jacob répondit : « C’est que le Seigneur, ton Dieu, a favorisé ma chasse. » Isaac lui dit : « Approche donc, mon fils, que je te palpe, pour savoir si tu es bien mon fils Ésaü ! »
Jacob s’approcha de son père Isaac. Celui-ci le palpa et dit : « La voix est la voix de Jacob, mais les mains sont les mains d’Ésaü. »
Il ne reconnut pas Jacob car ses mains étaient velues comme celles de son frère Ésaü, et il le bénit.
Il dit encore : « C’est bien toi mon fils Ésaü ? » Jacob répondit : « C’est bien moi. »
Isaac reprit : « Apporte-moi le gibier, mon fils, j’en mangerai, et alors je pourrai te bénir. » Jacob le servit, et il mangea. Jacob lui présenta du vin, et il but.
Son père Isaac dit alors : « Approche-toi et embrasse-moi, mon fils. » Comme Jacob s’approchait et l’embrassait, Isaac respira l’odeur de ses vêtements, et il le bénit en disant : « Voici que l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que le Seigneur a béni.
Que Dieu te donne la rosée du ciel et une terre fertile, froment et vin nouveau en abondance !
Que des peuples te servent, que des nations se prosternent devant toi. Sois un chef pour tes frères, que les fils de ta mère se prosternent devant toi. Maudit soit celui qui te maudira, béni soit celui qui te bénira ! »


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,14-17.
En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.
Et personne ne pose une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement, car le morceau ajouté tire sur le vêtement, et la déchirure s’agrandit. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »



Textes de l’Évangile au quotidien

Avec la venue de Jésus parmi nous, toutes les fraudes, les manipulations et jusqu'aux revendications des droits et du pouvoir doivent être rejetées et bannies de nos existences. Après le bannissement injuste d'Ismaël au profit d'Isaac, la Genèse nous rapporte comment la mère de Jacob et d'Esaü va profiter de la faiblesse de son époux, qui est à l'article de la mort, afin de lui faire désigner Jacob pour héritier.

Quant à ces disciples de Jean qui viennent à Jésus accompagnés de pharisiens, eux aussi ne prétendent pas changer de manière vivre - et de changer d'être. C'est un peu comme si c'était le vêtement qui faisait l'homme, nous a judicieusement dit le prêtre. Le raisonnement qui consiste à dire : "Enfilons donc les vêtements d'Esaü et nous aurons son héritage !", est de la même espèce que celui des disciples de Jean, qui viennent à Jésus accompagnés de pharisiens, afin de "forcer la main" de Jésus - qui ne devrait pas permettre à ses disciples de rompre le jeûne !

Le même type d'argumentation peut très bien nous conduire à trouver dans la pratique extérieure de la foi... toutes sortes d'excuses pour éviter de mettre effectivement en œuvre, tout autour de nous, dans la rue et dans nos affaires, la miséricorde dont nous sommes bénéficiaires. Attention, nous a dit le prêtre, car nous sommes tout à fait capables de nous regarder dans une glace et de nous dire : "Tout va bien, je suis en ordre avec ma conscience... tandis même que nous laissons passer sans vouloir les remarquer, les pauvres qui nous croisent sur le même trottoir...

Aujourd'hui encore, accomplissons donc un acte de miséricorde afin de manifester notre désir d'être véritablement de ces outres neuves qui sont remplis de la force du vin nouveau !


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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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