De quelle qualité est notre foi ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

De quelle qualité est notre foi ?

Message par etienne lorant le Mer 5 Aoû 2015 - 10:41

Mercredi de la 18e semaine du temps ordinaire

Livre des Nombres 13,1-2.25-33.14,1.26-29.34-35.
En ces jours-là, dans le désert de Parane, le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Envoie des hommes pour explorer le pays de Canaan que je donne aux fils d’Israël. Vous enverrez un homme par tribu patriarcale, chacun d’eux sera un responsable. »
Au bout de quarante jours, ces envoyés revinrent, après avoir exploré le pays.
Ils allèrent trouver Moïse, Aaron et toute la communauté des fils d’Israël, à Cadès, dans le désert de Parane. Ils firent leur rapport devant eux et devant toute la communauté, et ils leur montrèrent les fruits du pays.
Ils firent ce récit à Moïse : « Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. Vraiment, il ruisselle de lait et de miel, et voici ses fruits.
Cependant le peuple qui l’habite est puissant, ses villes sont fortifiées et très grandes. Nous y avons même vu des descendants d’Anaq.
Les Amalécites habitent le pays du Néguev ; les Hittites, les Jébuséens et les Amorites habitent la montagne ; les Cananéens habitent le bord de la mer et les rives du Jourdain. »
Caleb imposa silence au peuple qui faisait face à Moïse et il dit : « Allons-y ! Montons prendre possession de ce pays. Oui, nous nous en rendrons maîtres. »
Mais les autres hommes de l’expédition répliquèrent : « Nous ne pouvons pas marcher contre ce peuple, car il est plus fort que nous. »
Et, s’adressant aux fils d’Israël, ils se mirent à dénigrer le pays qu’ils avaient exploré : « Le pays que nous avons parcouru pour l’explorer est un pays qui dévore ceux qui veulent s’y installer. Tous les hommes que nous y avons vus sont de très haute taille. Nous y avons même vu des géants, des fils d’Anaq, des descendants de géants. À côté d’eux, nous avions l’air de sauterelles, et c’est bien ainsi qu’ils nous voyaient. »
Alors toute la communauté éleva la voix, se mit à crier ; et le peuple pleura cette nuit-là.
Le Seigneur parla à Moïse et à son frère Aaron. Il dit :
« Combien de temps aurai-je affaire à cette communauté mauvaise qui récrimine contre moi ? Les récriminations des fils d’Israël contre moi, je les ai entendues.Tu leur diras : “Aussi vrai que je suis vivant – oracle du Seigneur –, je vous traiterai selon vos paroles mêmes qui sont arrivées jusqu’à mes oreilles.
Vous tous qu’on a recensés, les hommes de vingt ans et plus, vous qui avez récriminé contre moi, vos cadavres resteront dans ce désert.Vous avez exploré le pays pendant quarante jours, chaque jour vaudra une année : vous porterez donc le poids de vos fautes pendant quarante ans, et vous saurez ce qu’il en coûte d’encourir ma réprobation.”
Moi, le Seigneur, j’ai parlé. Oui, c’est ainsi que je traiterai cette communauté mauvaise liguée contre moi. Dans ce désert, tous finiront leur vie : là, ils mourront.
»


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 15,21-28.
En ce temps-là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander :
« Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »
Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.




Textes de l'Evangile au quotidien

Une fois de plus, les juifs vont "fatiguer" Dieu par leurs raisonnements , leurs calculs, leurs jugements, leurs évaluations. Chaque jour, à la veillée, ils se font pourtant un devoir de se souvenir des bienfaits et des "hauts-faits"accomplis par Yahvé pour arracher des mains de Pharaon le peuple qu'Il s'est choisi. Tous les premiers-nés des Égyptiens sont morts d'un fléau envoyé par le Tout-Puissant pour vaincre la volonté du maître de l'Egypte. Toute sa cavalerie a été avalée par la mer, tandis qu'eux-même l'ont tranquillement et en ordre traversée à pieds secs.

Comment comprendre, dès lors, qu'ils récriminent encore lorsque leurs éclaireurs rapportent que la terre promise par Dieu est déjà occupée ? En effet, si l’Égyptien a dû céder à la volonté de Dieu, comment les autres nations, beaucoup plus petites et moins équipées résisteraient-elles à la volonté de Dieu ? Les juifs qui récriminent n'ont vraiment aucune excuse. Ils n'ont cessé de vivre une sorte de miracle permanent depuis leur "élection divine", mais ils continuent de se comporter comme des ces enfants gâtés qui en veulent toujours plus.

(Cependant, a dit notre prêtre, nous qui vivons en Occident, qui prenons deux à trois repas par jour, qui obtenons de l'aide d'un médecin sur un simple appel téléphonique, nous qui bénéficions de congés - que nous allons prendre souvent sur les plages de pays où dominent la misère et le manque, nous qui atteignons désormais des âges très avancés - et nous qui pouvons assister à une Eucharistie par semaine, ou même chaque jour, eh bien, sommes-nous plus prompts à croire à la miséricorde divine ? "Les textes de la liturgie de ce jour devraient nous conduire à manifester un peu plus d'optimisme - à défaut de louanges !")

L’évangile de ce jour rend donc hommage à la foi de la Cananéenne, la femme païenne, l'étrangère, qui n'hésite pas à bousculer les apôtres pour obtenir la guérison de sa fille. Visiblement, cette femme ne craint pas les disciples, incapables de lui résister et de la chasser. Et que va faire Jésus ? La délivrance de sa fille n'est rien à côté de l'exercice de foi que Jésus lui demande et qu'elle réussit avec un brio extraordinaire ! Mais dans les deux textes, c'est bien la question de la foi qui nous est posée. Quelle est notre foi ? Croyons-nous vraiment, sommes-nous vraiment persuadés que "rien n'est impossible pour celui croit" ?

.




etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum