l'Amour fou de notre Dieu

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l'Amour fou de notre Dieu

Message par petite soeur le Sam 8 Aoû 2015 - 19:21

La foi est un merveilleux cadeau ! Approfondissons un peu l’alliance que Dieu fait avec son peuple que nous formons. Il y a tout d’abord Dieu qui vient vers nous, il accompli des merveilles dans nos vies, mais il y a aussi notre réponse à son Amour. En effet, comme nous avons été crées libres, nous pouvons parfois nous éloigner de Dieu en ne faisant pas sa volonté. La Bible est un ensemble de livres traitants de l’Alliance que Dieu fait avec son peuple, première alliance avec les fils d’Israël, puis nouvelle alliance avec la venue de jésus Christ, Dieu qui s’incarne !
Si Dieu, le Seigneur insaisissable de l’ancien testament, se fait l’un de nous, c’est pour nous dire combien il nous aime et surtout que nous sommes à son image et donc appelés à être en Lui pour l’éternité au Ciel. Comment rencontrer Dieu ? Comment vivre en communion avec Lui malgré nos vies chaotiques ? C’est ce dont je souhaite parler dans ce blog.

1. La reconnaissance de l’Amour du Christ envers nous



Dieu nous envoie des signes de son Amour, mais si nous sommes aveuglés par l’esprit du monde nous ne le voyons pas. Cependant, Dieu est très patient, alors il continue de lancer ses appels jusqu'à ce que nous nous laissions toucher par son Amour tellement merveilleux : « Vous ne m’avez pas choisi mais c’est moi qui vous ai choisi » (St Jean 15,16). Ainsi, comme j’en témoigne à la fin de ce blog, Jésus m’a appelée à le suivre, il a été patient, et aujourd’hui je suis comblée de bonheur et de grâces. Je sais que « rien ne nous séparera de l’Amour du Christ » (Rm 8, 38). Je n’ai plus peur de l’avenir, des épreuves qui vont survenir dans ma vie, car je sais que Jésus me portera et me donnera la force nécessaire au moment où j’en aurais besoin.

Lorsque j’ai ressenti combien Jésus m’aimait, j’ai alors fait, dans un élan de réponse à l’Amour, une promesse à Jésus de ne pas me marier pour être entièrement à son service dans l’église. Et j’avais la certitude que c’était pour moi un chemin de bonheur. J’ai pu remarquer que le chemin que Dieu choisi pour nous, celui que nous devons suivre, notre vocation qu’il nous faut peu à peu découvrir, est toujours la clé du bonheur dans nos vies. Mon amie Sophie se marie et fonde une famille, elle est comblée; Mon ami Matthieu entre au séminaire, il rayonne. Bref, suivre Jésus c’est la joie parfaite. Si Jésus est mort sur la Croix après d’atroces souffrances, c’est pour que nous soyons sauvés et non pas pour souffrir à notre tour. Si quelqu’un vous fait un cadeau et que vous le lui rendez, cela attriste celui qui vous a fait le cadeau ! Ce qui compte le plus aux yeux de Dieu c’est l’amour et la Miséricorde. Il y a déjà suffisamment de souffrances dans le monde pour ne pas en ajoter volontairement !

1.1 L’amour conduit à la demande de pardon
Lorsque je me suis sentie aimée, j’ai eu envie de demander pardon pour toutes mes erreurs passées. Je savais que Jésus m’avait déjà pardonné mais je souhaitais mettre des mots et demander pardon, en Eglise, parce que j’étais l’offenseur. Le père Jacques Marin désigne le Sacrement de réconciliation comme « le Miracle de l’Amour »[ « Je te le dis ne crains pas c’est moi qui te viens en aide » (Isaïe 41,13)] . C’est la rencontre de deux cœurs, celui de Dieu et celui de l’enfant qui reviens vers son Père : « Nous avons reconnu l’Amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru ; Dieu est Amour : celui qui demeure dan l’amour demeure en Dieu et Dieu en lui » (1 épître de St Jean 4,16).

Depuis je me confesse environ une fois par mois à mon accompagnateur spirituel, car plus on se rapproche de Jésus plus son ennemi (Satan) nous tente. Souvent nous tombons mais Jésus nous relève toujours si nous allons à ce Sacrement, il nous prends dans ses bras et nous dit encore qu’il nous aime. Ceux qui ne sont pas Chrétiens ne peuvent peut-être pas comprendre cette notion de pêché, car c’est en fait une rupture avec l’alliance personnelle que Dieu a faite avec chacun de nous. Avant de connaître Dieu, nous commettons des fautes, nous ne faisons le bien au sens moral masi nous ne pêchons pas ! Seul la volonté de dire non aux chemins de Dieu est un pêché.

Je vais essayer d’expliquer mon point de vue sur la demande de pardon.
On peut demander pardon parce nous n’aimons pas quelqu’un [« Si donc tu vas présenter ton offrande à l’autel et que là, tu te souviennes que ton frère a quelque choses contre toi, laisse la ton offrande devant l’autel ; Vas d’abord te réconcilier avec ton frère » (St Matthieu 5, 24)]. Il peut aussi y avoir de la jalousie pour quelqu’un [« Ne cherchez pas les premières places » (St Luc 14, 7-11)]. Nous pouvons avoir un manque d’humilité à un moment donné [« A ce même moment il exulta par l’Esprit Saint, et il dit : «je te loue Père, Seigneur du Ciel et de la Terre, de ce que tu as caché cela aux sages et aux intelligents et l’as révélé aux tout-petits. Oui Père car ainsi a-t-il paru bon à tes yeux » », « Qui est le plus grand ? » (St Luc 9,46-48), « Malheur à vous les pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues et les salutations sur les places publiques » (St Luc 11,43)]. Nous pouvons dire un mensonge pour ne pas être embêté [« Malheur à vous scribes et pharisiens hypocrites » (St Matthieu 23,25-28) ; « Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit en vérité ... » (St Jean 4, 23-25) ; « Car il n’y a rien de caché qui ne sera mis au jour, ni rien de dissimulé qui ne sera connu et ne viendra au grand jour » (St Luc 8, 17). « ils disent mais ne font pas » (St Matthieu 23, 1-8)].

Il y a aussi à mon avis toutes les bonnes actions que nous aurions eu la possibilité de faire et que par paresse nous n’avons pas faites [ le bon samaritain (St Luc 10, 30-36) ; « Qu‘en pensez-vous ? Un homme avait 2 fils. Il s’adressa au premier et lui dit «Mon enfant va aujourd’hui travailler à ma vigne. » il lui répondit « je ne veux pas ». Mais ensuite touché de repentir, il y alla. S’adressant au second, il lui dit la même chose. Celui-ci lui répondit « j’y vais Seigneur » ; Mais il n’y alla pas. Lequel des 2 a fait la volonté de son père ? » (St Matthieu 21 ; 28-33)] .

Je reconnais, à la lecture de la Bible, combien je suis imparfaite, et combien je pêche 7 fois le jour. Cependant, je suis remplie de paix et de joie car Jésus est mort et ressuscité pour prendre mes pêchés sur Lui et me Sauver. Je sais que si nous croyons en Lui, il nous donne gratuitement, nous n’avons pas à mériter son Amour, la vie éternelle qui a commencé dès notre conception. [« Dieu notre Sauveur... ne s’est pas occupé des œuvres de justice que nous avions pu accomplir, mais poussé par sa Miséricorde il nous a Sauvé par le bain du Baptême et de la rénovation en l’Esprit Saint (Epître à Tite 3,4-5).]
Oui, ne l’oublions pas nous sommes éternels, en Dieu. Dieu, notre père, a vaincu la mort, qui était entrée dans le monde, par son Fils Jésus, le Messie.
Nous voyons bien dans la parabole du Pharisien et du Publicain (St Luc 18,9-14) que Jésus a pitié de celui qui reconnais sa misère, et même que seul celui-ci est justifié.

1.2 Le pardon nous est donné gratuitement alors pardonnons gratuitement
Si nous avons commis des pêchés contre Dieu et qu’il nous les a pardonnés, il est normal de pardonner aussi aux autres car il n’y a pas de petit ou gros pêché, il y a rupture avec l’Amour de Dieu.
« Remets-nous nos dettes comme nous même avons remis à nos débiteurs « (Matthieu 6,12)
«Soyez Miséricordieux comme votre Père est Miséricordieux » (St Luc 6, 36_38)
« Si ton frère viens à pêcher reprends le, et s’il se repent pardonne-lui. Et si 7 fois le jour il pêche contre toi et que 7 fois le jour, il revienne à toi disant « je me repens », tu lui pardonneras » (St Luc 17,3-5).
« c’est mon commandement que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés » (St Jean 15,12) ou même en continuant un peu (St Jean 15,13-18)
La femme adultère (St Matthieu 8, 3-11) (St Jean 8, 1-11).

Il y a aussi la correction fraternelle (St Matthieu 18,15-22).
Jésus nous a prévenus qu’il fallait toujours se reconnaître pêcheur devant lui et de faire attention à l’orgueil. (St Luc 18,9-14). Quel rapport entre ces deux phrases ?

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2. Suivre Jésus


« Jamais homme n’a parlé comme parle cet homme » (St Jean 7,46)
« Jésus lui dit ; « Je suis le Chemin la Vérité et la Vie » » (St Jean 14,6)
« Je vous laisse la paix, je ne vous la donne pas comme la donne le monde. Que votre cœur ne se trouble ni ne s’intimide » (St Jean 14,27)

Comme le soulignent les versets précédents, Jésus a marqué l’histoire par ses paroles et par ses actes. Il nous demande de l’écouter et de mettre en pratique ce qu’il a dit, paroles que les apôtres ont mis par écrit, après sa résurrection. Nous avons vu que nous n’étions pas toujours obéissants à ses paroles. Pourtant, nous avons quand-même été appelés à suivre Jésus et surtout à l’aimer.

2.1 Que nous a demandé jésus pour entrer dans son royaume ?
Il faut se reconnaître pêcheur et demander pardon comme nous venons de le voir; Mais ce n’est pas tout ! Il faut aimer Jésus même dans nos souffrances, porter sa croix chaque jour, et tout offrir pour le salut des âmes (St Matthieu 16, 24-27 ; St Luc 9, 23-25). Car d’ailleurs Jésus lui même les porte pour nous (St Matthieu 11, 28-30). Attention je n’ai pas dit qu’il fallait se les provoquer bien au contraire, il y en a déjà suffisamment qu’il faut essayer d’apaiser (dons d’argent pour lutter contre la faim dans le monde, aumônerie des hôpitaux, de prisons, la liste serait infinie...)
Il faut bâtir toute notre vie sur le Christ notre rocher (St Luc 76, 47-49).
Il faut faire de petites choses avec amour et par la suite le Christ nous en confiera peut-être, si cela est nécessaire de plus grandes (St Luc 16 ,10).
Il ne faut pas être avide d’argent ; Il en faut pour avoir un toit, manger, payer son EDF, son eau et quelques cadeaux mais cela suffit.

Dieu ou l’argent (St Luc 16,13)
le riche et le pauvre Lazare (St Luc 16,19-31)
l’obole de la veuve (St Luc 2, 11-4)

3. Le salut pour tous


Le Seigneur Jésus christ n’est pas venu condamner le monde mais le sauver (St jean 3,16-21)

3.1 Se sentir concernés par le Salut des autres
Si je crois en l’Amour du Christ et que je marche à sa suite je suis sûre de mon Salut. Mais je me soucie alors du Salut des autres, des athées, en sachant que Jésus va les attendre jusqu'à la dernière heure tellement il les aime.

L’embauche des vignerons (St Matthieu 20,1-16)
La brebis égarée (St Matthieu 18,11-15) (St Luc 15,1-8)
Le fils prodigue (St Luc 15 11-32)
le bon grain et l’ivraie (St Matthieu 13,24-31
Jésus nous dit qu’il faut prier pour nos ennemis (St Matthieu 5,43-47) (St Luc 6,27-35)

A la messe ne disons nous pas « Dis seulement une parole et je serais guéri » ? Le Christ a le pouvoir de donner le Salut (il a DEJA donné le Salut sur la Croix, libre à la personne de le recevoir) à la personne la plus mauvaise qui existe et qui se repens. Si vous n’en êtes pas convaincus c’est que vous n’avez pas pris conscience de l’ampleur de la toute puissance d’Amour de Jésus. L’exemple des deux larrons le prouve (St Luc 23,39-44) « Vraiment je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ». Jésus a reconnu le repentir du deuxième larron et, malgré tout le mal qu’il avait commis durant sa vie il a eu sa place au Ciel. Dans le credo nous disons que « Jésus est descendu aux enfers », c’est pour que tout homme puisse le suivre jusqu’au Ciel.

3.2 La force pour témoigner : l’Esprit Saint
Pour témoigner de la Seigneurie de Jésus Christ (St Luc 12, 8-11) nous avons besoin de la force de l’Esprit Saint (Actes 1,8 ; St jean 20,22 ;15,26). Les apôtres l’ont reçu à Pentecôte (Actes 2,1-25) et, alors qu’ils avaient peur et se cachaient, Pierre prit la parole. Par la suite s’est constitué l’Église. Cet esprit Saint a déclaré que Jésus Christ était Fils de Dieu à son baptême (St Matthieu 4, 13 ;St Luc 3, 21-22), lorsqu’il inaugure son ministère (St Luc 4, 14-21) et à la transfiguration (St Matthieu 17, 1-9 ;St Luc 9, 28-36 ;Actes 6, 38-42).
Jésus veut donner l’Esprit Saint à tous mais il ne se substitue pas à notre volonté de l’écouter ou non. Il donne différemment à chacun selon sa mission (St Paul 1 Corinthiens 12, 4-11). Tout cela parce que nous formons le Corps du Christ et que chaque membre est différent, il en manque tout le temps des atomes, c’est même cela le Vivant pour l’Homme : accepter cet aller-retour entre Mal et Bien. Mais c’est vrai que chacun est appelé à participer au corps du Christ et même à la finition du monde. (St Paul 1 Corinthiens 12, 12-27).
Nous pouvons observer les fruits du Saint Esprit : charité, joie, paix, longanimité (expliquer tout le monde ne connaît pas), serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi (St Paul aux Galates 5,22-24)
Ainsi nous pouvons savoir si l’arbre est bon ou mauvais. (St Luc 6, 43-45)

Jésus étant au Ciel et non plus sur la Terre en chair et en os, il nous a envoyé l’Esprit Saint pour le rendre présent (St Jean 16,5-15 ; St Jean 14,25-26) et pour le Glorifier et Glorifier le Père.

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4. Le bonheur d’être aimée (mon témoignage)

Je suis le témoin de l'Amour infini de Jésus qui est venu bouleverser ma vie et me sauver alors que tout semblait perdu. Rien n'est impossible à Dieu, Père Miséricordieux et plein de patience, aux yeux de qui toute vie a du prix.
J’ai été attaquée par un esprit de mort dès avant ma naissance, mais j’ai aussi été dans le cœur de Dieu depuis toujours et même sous la protection de Marie !

4.1 Un esprit de mort
Mon arrière grand-père avait eu 2 filles qui, à l’âge de 2 ans, sont mortes dans la nuit d’une forte fièvre. Ma grand-mère, qu’ils ont appelé Thérèse parce qu’ils aimaient beaucoup la petite Thérèse de Lisieux, nait alors, et vers 2 ans, elle est atteinte dans la soirée d’une forte fièvre. Le médecin dit à mon arrière grand-père qu’il y a peu d’espoir qu’elle survive. Il habitait Saint André de Sangonis, près de Saint Bausile de la Sylve, petit village du sud de la France, où la vierge Marie est apparue par deux fois au voyant Auguste Arnaud, pour nous demander de ne pas travailler le dimanche. Ces apparitions ont été reconnues par l’église catholique, et Marie se nomme ‘notre Dame du dimanche’. Ce soi là, mon arrière grand-père croise Auguste Arnaud et lui fait part de sa détresse. Auguste Arnaud lui dit alors de prier en cette nuit, et il met Thérèse et toute sa descendance sous la protection de Marie. Au matin, lorsque mon arrière grand-père retourne chez-lui, la petite Thérèse était guérie. Par la suite, 2 garçons sont nés.

Quant à moi… Maman a eu les artères du tronc cœliaque collées à 20 ans, elle a du subir une intervention chirurgicale qui l’a cloué sur un lit d’hôpital pendant 6 mois car, en 1970, la science chirurgicale était moins avancée qu’aujourd’hui. Lorsqu’elle est tombée enceinte, tous les médecins qu’elle a vus lui ont conseillé d’avorter, sous prétexte qu’elle ne survivrait pas à l’accouchement. Mais mes parents, trop heureux de mon arrivée, ont résisté et n’ont pas écouté les médecins. C’est alors que le 15 octobre 1975, une petite Laurence est née sans aucune complication pour la maman.
J'ai été baptisée le 15 août 1976, et ce ne sont pas mes parents qui ont choisi la date : c’était le seul jour où le prêtre, ami d’enfance de maman, était disponible pour me baptiser! Marie, qui m’avait protégé une première fois, me confirmait son Amour.

A l’âge de 2 ans, tandis que maman était au bureau et m’avait laissée à la crèche, en début d’après-midi, elle se sent angoissée et fait part de son angoisse au bureau : « mon enfant ne va pas bien, mon enfant ne va pas bien ». Ses collègues de travail lui conseillent de téléphoner pour ne plus angoisser. Maman demande alors à la personne qui me gardait à la crèche de vérifier si j’allais bien et on découvre que j’étais tombée dans un profond coma. La crèche était situé juste à côté de l’église notre Dame des Tables à Montpellier ; Encore une fois attaquée par l’esprit de mort, encore une fois sauvée, tandis que je me suis réveillée sans aucunes séquelles au bout de 3 jours.

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4.2 Une enfance heureuse avec une foi d’enfant
J’ai vécu une enfance heureuse, élevée dans la foi catholique. J'ai suivi le catéchisme dans une école privée catholique. La directrice était géniale et savait faire régner une ambiance très fraternelle. Nous nous retrouvions souvent pour faire des promenades à St Clair parent et enfants. Nous avions aussi des fêtes à l’école sous forme de spectacles donnés par les élèves.
J’étais bonne élève malgré mes difficultés de vue. Lors de choisir mon entrée au collège, tandis que tout mes amis vont à st joseph, collège catholique, je vais à Victor-Hugo car je peux aller manger chez ma grand-mère le midi. J'ai fait ma première Communion vers 11 ans, durant mon année de 6°. J’avais la foi mais le catéchisme ne répondait pas à toutes mes questions. Je n’aimais pas les exercices manuels, moi qui découpait et dessinait si mal! Mais je croyais que Jésus était mon ami.

Mon père était kinésithérapeute et recevait de nombreux clients dans son cabinet situé au rez de chaussé de la maison. Un jour, tandis qu’il soignait la maman d’un voisin qui s’était faite renversée par une moto papa me propose de rencontrer son fils Richard. Je me rends alors aux HLM, en haut de la rue et sonne à la porte de cette personne.
- Bonjour madame
- Bonjour Laurence ton père a fait des merveilles avec ma jambe tu sais !
- Je suis contente pour vous.
- Tu peux faire la connaissance de mon fils richard, il a le même âge que toi.
- D’accords.
Nous étions aussi timides l’un que l’autre. Mais bientôt nous rions aux éclats autour de jeux. Richard est devenu mon meilleur ami. Nous ne sommes pas dans le même collège mais nous passons tous nos week-end ensemble. Lorsque je dois entrée en 4° je chois de changer de collège pour apprendre l’Italien et me retrouve donc, une classe en dessous de Richard, mais dans le même collège ! Super ! Nous nous voyons maintenant tous les jours…

4.3 Les épreuves commencent
Vers 13 ans mes parents qui se disputaient très souvent parlent de divorcer. Maman quitte la maison pour se ressourcer. Je suis alors en 3° et je me dispute pour des bêtises avec mon père, presque tous les jours.
- Non tu ne partiras pas en basket !
- Si je suis mieux en basket !
- Tu t’abimes les pieds.
- De toute façon j’ai sport.
- Prends un sac et change les chaussures là-bas
- Non
Et me voila partie en baskets…
Je réussi mon brevet avec de très bonnes notes : 38/40 en Maths, 32/40 en histoire géo, 25/40 en français. Mais je perds la foi et ma famille aussi. Je ne croyais plus à l’amour durable.

Je devins alors égoïste, menteuse et paresseuse. Je ne savais pas quoi inventer pour que l’on s’occupe de moi. Je choisi d’habiter avec ma mère et quitte Sète pour Montpellier ; je ne vois plus du tout Richard mais c’est le dernier de mes soucis. Je suis très malheureuse. En fin d’année de seconde, je suis opérée d’un glaucome, c’est une maladie des yeux très grave lorsqu’elle survient jeune. Or j’en suis atteinte depuis l’âge de 11 ans. Je risque même de perdre la vue. L’opération dure 8 heures à cause d’une hémorragie, mais le chirurgien fait des miracles.
Je me dis alors que mes parents vont se remettre ensemble. Quelle déception, mon père ne vient même pas me voir à l’hôpital. Je lui en veux tellement que lorsque quelques mois plus tard maman me demande si je veux stopper le divorce je lui dit que nous serons plus heureuses toutes seules. Je réussis tout de même à avoir mon Bac car j'aimais beaucoup les maths mais j’étais dans une profonde détresse.

Pensant au suicide, je décide plutôt de me faire plaisir et part de la maison pour une école de musique jazz. Les premières années,, j’ai beaucoup travaillé le piano et la composition et je progressais rapidement. Je logeais dans un foyer en début de semaine et rentrais chez ma mère le week-end.. Malheureusement en 3° année j’ai pris une collocation avec d’autres étudiants de mon école, et là, tout a basculé : Je vous laisse imaginer l'ambiance, nous faisions tourner les pétards du matin au soir.
- Vas y tire un peu tu verras tu sera inspirée…
- Fuf! heu heu!
- Hé ne crapote pas. Fume pour de vrai
- Fuf ! fuf !
- Ha tu vois ça viens.
Je n'aimais pas cela mais je voulais faire et être comme les copains. C’est alors que je commençais à avoir du mal à étudier et je ne progressais plus ; Les week-ends, de retour chez maman, j’étais devenue très agressive verbalement et je prenais des colères. L’année suivante, certains de mes amis passent à la cocaïne et là, je réalise qu'il faut tout arrêter.

4.4 Le désespoir
Je retourne alors habiter, en permanence chez ma mère envers qui je criais toujours beaucoup. Puis je me suis mise à entendre des voix me traiter de sale droguée partout où j'allais. Elles avaient le ton de mes amies ou voisins... J'avais des hallucinations, maman me disait que ce n'était pas réel, mais moi je les croyais et je pleurais en jouant du piano, mon seul réconfort. Je me suis retrouvée sans Dieu, sans amis et sans travail.
Maman, ne sachant quoi faire de moi, appelle un prêtre, ami d’enfance, et celui-ci me dit qu'il a BESOIN de moi pour participer à une permanence ouverte pour les jeunes des rues au Secours Catholique: c'est un déclic! J’accepte donc car j’étais heureuse de me sentir utile. En réalité, je ne servais pas à grand-chose car il y a avait plusieurs animateurs qui eux étaient compétents ; Mais le principal, c’est que je le croyais.
Nous faisions des crêpes, gâteaux, jeux de cartes et autres distractions avec un groupe de jeunes qui étaient en grande précarité et dont certains vivaient dans la rue. Pendant que nous discutions de manière très conviviale, les jeunes étaient reçus un par un par un animateur compétent.

Et voila que je retrouve la foi car, Sylvain, un jeune qui n'avait rien et qui était passé de foyer en foyer, avait la foi. Il nous lisait des passages de la Bible et je me suis laissée toucher par la vie de ce Jésus qui nous dit d’aimer nos ennemis. Un jour, j’invite Sylvain à manger à la maison. Et là, voyant la villa de maman il me dit : « Si j'avais ta chance je ferais des études ». Je me dis alors : "Bats toi contre ta fainéantise et étudie". Je demande à maman si cela lui semblait une bonne idée et elle me propose d’essayer. Elle m'achète les livres de terminale pour que je révise car j'avais tout oublié en 5 ans. Je me levais vers 8H et je travaillais seule les cours. En juin, au moment de l’inscription, la faculté de Montpellier, ville où j’habitais, refuse de me prendre parce que je n’avais pas suivi de cursus scolaire depuis 4 ans. Ce fut une grande déception. Cependant, sur les conseils d’un ami je m’oriente vers Marseille où ils acceptèrent mon inscription. Là encore maman m'aide et me paye tout. Merci Seigneur, merci maman.
Étudiante à Marseille Luminy, je vais à l'aumônerie étudiante car j'avais retrouvé la foi. Mais je me disais que Jésus, que je trouvais formidable, ne pouvait pas m'aimer. Non, pas une pauvre menteuse et droguée comme moi. Ainsi je ne communiais pas je croyais que je n’étais pas digne de recevoir le Christ en moi. Je ne m’aimais pas et pensais que personne ne pouvais aimer quelqu’un comme moi, même pas Dieu. Je réussis ma première année de diplôme d’Etudes Universitaires Générales 4ème de ma promotion, mais une profonde tristesse était toujours là. J'avais tellement besoin d'être aimée. En plus, j'entendais toujours les voix de mes amies de la fac se moquer de moi, et mes voisins me traiter de droguée dès que j'arrêtais d'étudier pour aller dormir. Précision, je dormais peu, je priais les psaumes de détresse et je disais à Jésus : "si je souffre c'est de ma seule faute, si mes amies ne m'aiment pas, c'est normal, je suis nulle, que ta volonté soit faite". Lors de la 2ème année d'étude, le 06 janvier 2000, je saute sous le métro de Marseille, et là, tandis que le chauffeur n’a pu freiner à temps, et que deux wagons me passent dessus, je n'ai eu que quelques points de suture au genou et à la tête. Je ne saurais mettre des mots sur ce que j'ai ressenti. Pour la première fois depuis 10 ans j'étais en paix, une paix profonde : Jésus mon Seigneur et mon Dieu m'aime et je l'aime. Je lui ai offert ma vie, je lui ai promis de changer de vie et de tout faire pour l'aimer et me donner aux autres. Je suis immédiatement internée en hôpital psychiatrique pour ne pas récidiver.

4.5 De l’immense souffrance à la joie profonde
Un jour, tandis que j'étais encore à l'hôpital maman est allée voir les horaires des examens à la fac. Au retour, elle priait Marie: "Toi qui a été une maman et qui a vu ton Fils souffrir, tu dois me comprendre". Puis, elle voit une dame âgée avec un gros sac qui lui fait signe. La montée est très raide. Elle s'arrête, la dame lui dit que les bus sont en grève et lui demande si elle peut l'avancer. Pour amener la dame, elle change de chemin, et voit une chapelle en haut d'une colline. La dame lui dit que c'est la colline de St Joseph et lui indique l'entrée. Maman se rappelle que c'est là qu'était l'aumônerie. Elle monte et sonne. Elle rencontre mes amies qui lui ont demandé où j’étais. Apprenant la nouvelle elles m'invitent à habiter avec elles à l'aumônerie (une maison des sœurs avec 4 chambres).

Au bout de 3 semaines maman a signée une décharge et m'a amené chez elle pour que je puisse passer mes examens, car elle pensait que si je ne pouvais pas continuer mes études je n'aurai plus de but et je déprimerais encore plus. Ma maman et ma grand-mère se sont relayées pour ne pas me laisser seule. Alors que j'avais loupé un mois et demi de cours, j'ai eu 15 / 20 en maths et 16 / 20 en informatique !

A la reprise des cours je vais habiter à l'aumônerie. Je retourne à la messe, et après une belle confession, je communie. Le don de sa vie, c'est le plus beau cadeau que Jésus nous fait. Au début je trouvais la messe un peu longue, je ne retenais pas grand chose des textes et de l'homélie. Je ne comprenais pas les gestes de l'Eucharistie mais une chose me poussait à y assister, c'est l'amour que j'avais pour l'Eucharistie, don de Jésus afin de me transformer. En effet, je m’appuyais sur la parole de Dieu en St Jean 6, 52-57, où Jésus dit qu’il est le Pain vivant descendu du ciel, et où ses disciples le quittent parce que cette parole est trop dure pour eux! Mais Pierre, lui, dit « à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ! ». Moi aussi je crois que Jésus est présent dans le pain et le vin, devenus son Corps et son Sang. Je lui faisais ces prières : "Apprends moi à aimer ; viens vivre en moi ; que ta vie coule en moi", "Donne-moi toujours plus d'amour pour la messe; aide-moi à mieux pénétrer tes Saints mystères". Avec un peu de notre liberté offerte, Jésus peut faire des miracles! Peu à peu, et à l'aide de rencontres entre frères et prêtres, j'ai appris à aimer la messe et aujourd'hui j'y vais tous les jours.

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4.6 Délire mystique

Après cette épreuve j'entendais toujours des voix, mais cette fois-ci c’était une voix douce qui me disait "J'ai soif d'amour mon enfant". Et, je lui répondais par mes pauvres "Jésus je t'aime je suis là pour toi". Je dois dire que je suis une femme de prière. J’aime à rester en prière de longs moments, où je contemple simplement Jésus comme source de l’Amour ! Je n’ai pas besoin de beaucoup parler, mais au contraire, je me rappelle la vie de Jésus priée dans les mystères du Rosaire. Ainsi, je prie le chapelet quotidien et me rends, le plus souvent possible, devant le Saint Sacrement exposé.

J'ai fait un Carême très strict, ne mangeant presque que du bouillon et du pain, car je voulais faire pénitence. Juste après avoir passé mes examens, au mois de juin 2000, j'entends une voix que je prends pour Jésus me dire: "Va quitte ta maison et annonce mon retour au monde, demande aux gens de veiller et prier. Ne prends rien, ni bagages ni argent tout te sera donné". Je pars donc les mains vides chantant, et demande aux gens de prier en parlant avec les textes des évangiles que je croyais que Jésus me dictait : "la parabole du semeur", "les vierges et leurs lampes", "le fils prodigue"... Comme je connaissais la Bible, je pouvais beaucoup la citer ! Au bout de deux jours, je marche alors le long de l'autoroute pour aller vers d'autres villes et je me fais arrêter par la police car c'est interdit. On me ramène à l'hôpital psychiatrique de Marseille, nous étions seuls dans des cellules avec des barreaux aux fenêtres, mais avec une fenêtre sur le ciel et l'après-midi nous pouvions nous retrouver autour d'une table ronde (nous n'étions que 5 et il n'y avait pas de couloir pour marcher un peu). Je lisais la Bible, je chantais, et j'attendais ma sortie. Je dois avouer que j’étais un peu trop exaltée car je croyais que Jésus serait bientôt de retour!
Mon psychiatre de Montpellier me permet de venir à la clinique Stella près de Montpellier, je revit! Il y a un piano, un jardin, une piscine…. J’y reste tout le mois de juillet.
Un jour, tandis que je priais, je demande à Jésus de me dire si je suis malade ou s’il m’a parlé ; J’ouvre ma Bible au hasard et lit : Jérémie 14, 14 : «Et l'Éternel me dit: C'est le mensonge que prophétisent en mon nom les prophètes ; Je ne les ai point envoyés, je ne leur ai point donné d'ordre, Je ne leur ai point parlé ; Ce sont des visions mensongères, de vaines prédictions, Des tromperies de leur cœur, qu'ils vous prophétisent. »

J’ai alors réalisé que j’étais malade. J’ai compris que toutes les voix entendues depuis ces années, mauvaises ou gentilles, étaient irréelles. J’ai cessé de croire que c’était Satan ou Jésus qui me parlaient! J’ai alors pleuré et demandé à Jésus s’il pouvait me pardonner et j’ai à nouveau ouvert ma Bible au hasard pour découvrir: Sophonie 3, 9-14 : « Mais moi, dit le Seigneur, je vais transformer les peuples et purifier leurs lèvres, pour qu'ils invoquent tous ensemble le nom du Seigneur et le servent d'un seul cœur. D'au-delà des fleuves de l'Éthiopie, mes adorateurs, mes enfants dispersés m'apporteront mon offrande. Ce jour-là, tu n'auras plus à rougir pour tous les méfaits que tu as commis contre moi, car alors j'extirperai de toi les orgueilleux et leur insolence, et tu ne reviendras plus te pavaner sur ma montagne sainte. Israël, je ne laisserai subsister au milieu de toi qu'un peuple petit et pauvre, qui aura pour refuge le nom du Seigneur. Ce Reste d'Israël ne commettra plus l'iniquité. Il renoncera au mensonge, on ne trouvera plus de tromperie dans sa bouche. Il pourra paître et se reposer sans que personne ne puisse l'effrayer. Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Éclate en ovations, Israë l! Réjouis-toi, tressaille d'allégresse, fille de Jérusalem ! »


Depuis ce jour béni, je n’ai plus été embêtée par les voix que je continuais d’entendre, car je savais que la promesse de Dieu n’est pas celle des hommes, et donc que jamais, Jésus ne m’abandonnerait. J’ai compris que, quelles que soient les épreuves à venir, je suis une enfant bien-aimée du Père qui a envoyé son Fils unique, Jésus Christ, mort sur la Croix pour moi, mort pour vaincre la mort et ainsi me donner la vie éternelle à ses côtés. Oui, j’ai eu alors la certitude que rien ne me séparerait de l’Amour de Dieu, et je faisais mienne la parole de St Paul Romain 8, 31-39. Je suis sortie pour aller aux JMJ de Rome 2000 avec Jean Paul II. Le passage de la porte Sainte a été comme une renaissance. J'ai repris mes études sur Montpellier en rentrant. J'ai trouvé un bon médecin qui m'a donné un traitement efficace.

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4.7 Renaissance
Par la suite, j'ai obtenue un Master en informatique (BAC +5) mention Bien. J'ai aussi trouvé un travail (je ne voulais pas travailler mais annoncer la parole de Dieu mais je pense que ma vocation passe par le travail). Depuis 2004, je travaille comme concepteur développeur en informatique. Et en 2009 je me suis mise à mi-temps.

La rencontre avec Joseline, comme accompagnatrice spirituelle, me permet de participer à l'année Saint Benoît pour cohabiter avec un groupe de jeunes et partager notre foi. Grâce à Joseline, j’ai fait un stage à l'aumônerie de l'hôpital St Eloi. Durant 2 ans, j’ai visité les malades; Quelle grâce, que de belles rencontres. Nous pouvons voir l'action de Dieu dans la vie des malades et cela nous rempli de joie. Nous croisons beaucoup de souffrances physiques ou morales, mais ceux qui mettent leur confiance en Dieu sont remplis de sa paix et ils sont heureux de recevoir le corps du Christ. Nous leurs disons combien ils sont unis à l'Eglise, ils ne peuvent se déplacer à la messe alors c'est le Christ qui se déplace vers eux, comme il n'a plus de pieds ni de mains nous sommes là... J'espère faire ce service d'Eglise avec humilité, mes bonnes actions sont pour la Gloire de Dieu et si la rencontre est riche avec un malade, c'est grâce à l'action de l'Esprit Saint. D'ailleurs je pense que si nos actions portent du fruit c'est parce que nous prions, rien ne se fait sans Dieu, c'est bien lui la source de tout bien. Parfois je me sens impuissante face à la maladie, alors je tiens simplement la main de la personne et nous prions ensemble, nous demandons à Jésus de lui donner la force de vivre sa maladie dans la paix.

A cette époque aussi, le père Jean-Claude me demande de venir l'aider à la clinique Rech, quelle coïncidence une clinique psychiatrique. Je comprends d'autant mieux les patients que j'ai moi-même expérimenté l'hospitalisation. Je sais que seul Dieu peut guérir certaines blessures alors je prie pour les malades par le chapelet, je témoigne de ma vie et je laisse Dieu agir. N'a-t-il pas bouleversé ma vie, n'a-t-il pas transformé cette souffrance, ce désir de mourir, pour disparaître à jamais, en désir de vivre pour aimer, désir de se donner aux autres, désir de lui appartenir (mourir veut maintenant dire rejoindre Dieu et non pas disparaître dans le néant). Oui Seigneur que mon âme t'appartienne, je mourrai le jour où tu l'auras souhaité mais comme le dit St Paul, j'ai du travail sur Terre. Je suis le témoin de la grande Miséricorde de Dieu. Je suis la petite brebis égarée qu'il a porté sur ses épaules, qui d'autre que le Christ aurait eu la force de réaliser cela.

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J'aime la vie, elle est belle, la mer qui se jette sur les rochers, le coucher du soleil, les nuages, les merveilleux paysages, les partages entre frères, la recherche de Dieu. Quelle beauté, quelle bonté de la part de notre Dieu de nous laisser progresser vers lui, de nous laisser découvrir la beauté de la vie. Je suis pauvre d'esprit, il y a trop de choses que j'ignorerai toujours mais pourtant je peux et je souhaite me rapprocher de Dieu en apprenant à aimer mes frères.

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J’aimerais témoignage de ce que l’on peu vivre en visitant les malades dans les hôpitaux.
Francis, un SDF qui a tout perdu lorsque sa femme a divorcé et qui ne voit pas ses enfants, m’a donné un jour une belle leçon; Je l’ai rencontré à l’hôpital où je visitais bénévolement les malades. Il m’a dit être heureux de ma visite et m’a raconté ce qu’avait été sa vie... Dans mon cœur il y avait 2 choses: de la peine pour cet homme qui avait tellement souffert, mais aussi un feu au fond de mon cœur; je me suis lancée... Si vous aviez vu son rayonnement lorsque je lui ai dit : « Dieu vous aime ». Il m’a dit qu’il était Chrétien lui aussi. Nous échangeâmes alors sur la Bible et je lui ai lu le pauvre Lazare et le Jeune homme riche (St Luc 16,19-31). Il a pleuré un moment, je me mets à genou et je lui tiens la main. Puis je sors mon chapelet de ma poche et je l’égraine... Je lui dis alors : « Vous avez une Bible et un chapelet ? ». Il me répondit que non, mais qu’il serait heureux de lire la Parole de Dieu chaque jour car il a tout son temps libre, et qu’il aime beaucoup Marie. Je lui donne donc le Nouveau Testament (une amie de Lyon m’avait donné 9 exemplaires restés en trop dans sa paroisse) et le chapelet que je tenais dans la main en lui expliquant qu’il venait de Jérusalem (Ma mère en avait rapporté une trentaine de son voyage en Terre Sainte pour que je puisse les donner) et qu’il a été béni pour ceux qui les donneraient et pour ceux qui s’en serviraient.

Nous discutons de Marie, sa chère maman, à qui il peut tout dire : « Je ne m’adresse pas directement à Jésus » me dit-il, « parce que je ne suis pas digne de lui ». Je lui lis alors la parabole du fils Prodigue et je lui demande s’il veut communier au Corps du Christ. Il me dit « Vous feriez cela pour moi ? ». Nous discutons un moment sur l’Amour de Jésus, puis je vais chercher ma custode et la remplie « de Jésus » pour la lui porter. En me voyant revenir, il était heureux. Après avoir communié, il reste en silence et je me sens en profonde communion avec lui, mon frère qui m’a beaucoup appris durant cette rencontre (humilité, pardon...). Je lui dis alors au revoir, pour partir dans d’autres chambres. Il me dit merci, et je m’en souviendrais toujours, il lève les yeux au ciel et dit : « Merci jésus de me l’avoir envoyée ».
Je n’avais plus le temps de faire d’autres visites ce jour là mais j’avais visité le Christ en personne. :oui:
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Le 08 juin 2003, j’ai reçu le Sacrement de Confirmation (date de l’apparition de Marie à notre Dame du dimanche, quelle coïncidence ). C’est Jésus qui est venu confirmer son Amour par le don de son Esprit Saint. Ainsi je ne fais plus rien sans Lui; Avant de poser un acte, quel qu’il soit, je porte cet acte dans la prière.
Je suis très active en Église, où j’ai été appelée. Cela n’a jamais été moi qui ai pris une décision de service, mais j’ai toujours été invité par une autorité ecclésiale. Ainsi, j’ai visité les malades pendant 2 ans, j’ai fait partie de l’équipe d’animation de parcours alpha pendant 5 ans, et nous recommençons l’an prochain. Nous avons vu de nombreux fruits et nous sommes heureux de nous retrouver pour les Eucharisties du dimanche. J’anime les Eucharisties à l’orgue le dimanche, en remplacement. Je fais partie de l’E.A.P de ma paroisse.
Je suis aussi des études à la faculté de théologie catholique où je vais d’émerveillements en émerveillements devant la grandeur et la profondeur de l’Amour de Dieu.

Conclusion :

Jésus est le fils de Dieu, il est la source de l’Amour. Par son incarnation il vient nous dire que Dieu est Amour, nous enseigner comment mieux vivre: la verticalité de cet Amour (Dieu m’aime et j’aime Dieu) ; son horizontalité (je suis heureuse d’être telle que je suis et j’apprends à mieux aimer mes frères).

Jésus est venu pour tous les hommes, ainsi, lorsque son enfant s’éloigne de Lui, il lui envoie des signes de son Amour, comme on peut le voir dans ma vie. Toutes les ‘coïncidences’ des différentes rencontres que j’ai faite, ne sont en fait que des signes de l’Amour de Dieu, révélés en Jésus. Dieu peut paraître absent et pourtant il travaille à notre Salut et ne reste jamais sourd à nos prières.

Soyez tous richement bénis. Convertissez-vous et croyez à la Bonne nouvelle. Tournez les yeux vers Jésus et aimez-le de tout votre cœur et de toute votre âme.
N’attendons aucune reconnaissance de la part des hommes, aimons-les tous, et attendons tout de Dieu qui déverse ses grâces, quand il le veut et comme il le veut.

petite soeur

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Re: l'Amour fou de notre Dieu

Message par Rémi le Dim 9 Aoû 2015 - 21:29

Merci petite soeur pour votre témoignage et gloire à Dieu pour avoir retrouvé la foi et que vous aimiez tant votre prochain qu'Il en soit béni.

Ce texte figurerait mieux dans la catégorie témoignage car c'est ce qu'il est le témoignage de vote parcours de vie, je le déplacerai donc en ce lieu.

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