La puissance de la prière d'une maman : un message mystérieux

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La puissance de la prière d'une maman : un message mystérieux

Message par Rémi le Lun 25 Jan 2016 - 21:59

La puissance de la prière d'une maman : un message mystérieux



Chers Amis, chers Bienfaiteurs,

« On ne saurait jamais être assez reconnaissant pour les services que nous avons reçus d'une mère chrétienne. » Combien de fois ces pensées sorties du coeur de saint Jean Marie Vianney, Curé d'Ars, ont-elles été confirmées dans la vie des saints ! De même, pour chacun de nous : si on s'arrête un moment pour essayer d'entrevoir les bienfaits reçus de sa mère, quelle ne doit pas être notre reconnaissance.

Dès les premiers jours du mois de mai, l'Église nous met sous les yeux le magnifique exemple d'une sainte mère de famille : sainte Monique. Après diverses tentatives pour convertir son fils, contre toute espérance et malgré les échecs apparents, elle continua de prier sans relâche pendant 18 ans. Son fils converti, devenu un saint prêtre et un grand évêque dira en termes significatifs : « Ce que je suis devenu et ce que je suis, je le dois à ma mère. »

« N'est-ce pas sainte Monique qui fit d'Augustin, jeune homme dévoyé et immoral, le saint prêtre, le grand évêque et Docteur de l'Église, dont l'autorité continue de s'exercer dans le monde. Sans doute, cette conversion fut-elle d'abord l'oeuvre de la grâce divine ; mais sainte Monique en fut l'instrument. » (P. Robert Quardt)

L'histoire qui suit montre que l'intercession d'une maman peut être très puissante et qu'elle ne s'arrête pas aux jours terrestres… Daigne Notre Dame, Mère de la divine grâce, vous guider.

Vos Soeurs Oblates du Noviciat Sainte Thérèse de Salvan





Message mystérieux

Je suis vicaire dans une des grandes paroisses de X. J'habite sous le même toit que mon curé et mes quatre confrères. Ensemble nous formons une véritable équipe de travail et de fraternité. Notre coeur bat au même rythme, au même idéal. 35 000 âmes sur la paroisse. C'est vous dire que nous n'arrivons pas à les connaître toutes. Et c'est notre souffrance, car nous voudrions, à la manière du Christ et des apôtres, parcourir les quartiers, visiter chaque maison.

Un soir du mois dernier, j'étais écrasé de fatigue. Dure avait été la journée. Messe de 6 h, mariage, enterrement, catéchisme, malades, baptêmes, patronage des petits, cercle d'études des grands, confessions, puis visites sur visites. Au moins dix personnes venues me confier les situations les plus diverses. Vers minuit, j'allais enfin terminer mon bréviaire quand retentit à la porte du presbytère un coup de sonnette dont la violence me fit, malgré moi, tressaillir. J'entendis la servante qui ouvrit sa fenêtre afin de voir qui se présentait à cette heure tardive. Me doutant que c'était pour un malade, je descendis ouvrir moi-même.

Sur le seuil, une femme d'environ 40 ans joignait les mains :

- Monsieur l'abbé, venez vite, c'est un jeune homme qui va mourir !

- Madame, j'irai demain avant la messe de 6 h.

- Il sera trop tard. Je vous en conjure, Monsieur l'abbé, ne tardez pas.

- Bon, écrivez sur mon agenda, la rue, le numéro, l'étage.

Elle pénétra dans le vestibule, je la vis en pleine lumière : son visage était douloureux. Elle écrivit : 37, rue Descartes, au 2e étage.

- Comptez sur moi, Madame, j'y serai dans 20 minutes.

La messagère me dit à mi-voix : « Que Dieu se souvienne de votre charité, car vous êtes bien las. Et qu'il vous protège à l'heure du danger. » Puis elle s'enfonça dans la nuit.

Le temps de prendre mon manteau et le nécessaire d'Extrême-Onction et je partis à travers les rues désertes et obscures. Une patrouille ayant braqué sur moi le faisceau d'une lampe électrique, je montrai mon laissez-passer permanent et je poursuivis ma route en pressant le pas. Chemin faisant, je songeais que j'allais dans une famille inconnue. Le nom et l'adresse donnée par la femme n'éveillaient en ma mémoire aucun souvenir. Elle-même, je me souvenais à peine l'avoir rencontrée, voici deux ou trois ans, à l'église. La souffrance de ne pas connaître tous mes paroissiens se raviva.

Non sans peine je découvris le 37 de la rue Descartes, un grand immeuble de 5 étages, aux fenêtres bien camouflées. D'un appartement s'échappait une rumeur étouffée de radio. Le portail d'entrée, par bonheur, n'était que poussé. Je grimpai l'escalier à la lueur de ma lampe de poche et, arrivé au 2e étage, je sonnai résolument comme un homme qui est attendu. Un bruit de pas, le déclic d'un commutateur, un rais de lumière, le grincement d'un ver-rou de sûreté… la porte s'ouvrit : Un jeune homme de 20 ans me regardait avec une surprise respectueuse.

- Je viens pour un malade en danger de mort. C'est bien ici ?

- Mais non, Monsieur l'abbé, il y a erreur.

- Pourtant on m'a dit : « Au 37 de la rue Descartes, 2e étage. »

- C'est en effet le 37 de la rue Descartes, 2e étage. Il y a bien un jeune homme… c'est moi (il sourit) et je ne suis pas du tout malade. J'avais emporté mon agenda. Je le tendis au jeune homme : « Une femme d'environ 40 ans est venue me prévenir, dis-je. C'est elle-même qui a écrit nettement l'adresse. »

- En effet, Monsieur l'abbé… Il me semble que je connais cette écriture, elle ressemble à… Pourtant non… C'est étrange. Je vis seul avec mon père qui est actuellement au service de nuit, à l'usine. Il y a certainement erreur. La messagère a voulu, sans doute, écrire rue Despartes. Monsieur l'abbé, entrez donc quelques minutes. Vous êtes transi. Je vous prépare rapidement un grog.

Je pénétrai dans un petit salon-bibliothèque. Il y avait des livres ouverts sur le divan. Dans un angle, une petite table, une lampe basse, un cendrier, un poste de radio, un fauteuil de cuir fauve. J'écoutais le jeune homme. Un peu de musique hongroise, retransmise depuis Vienne. Il ferma brusquement le bouton.

- Monsieur l'abbé, il y a deux ans que je désire vous voir, m'ouvrir à vous. Je n'osais aller vous trouver. Le hasard de cette nuit est vraiment prodigieux. Il sourit tristement.

- Je suis un enfant prodigue.

Assis près de moi, sur le divan, il me raconta toute sa vie ; je le quittai l'ayant réconcilié avec Dieu.

Alors, je me hâtai vers la rue Despartes, songeant à l'extraordinaire visite que je venais de faire. Mais, nous autres, prêtres, il y a longtemps que nous sommes habitués à des faits étranges comme celui-là.

Une heure un quart sonna à toutes les horloges de la cité. Je traversais à ce moment la place du théâtre. Soudain, les sirènes mugirent lugubrement. Alerte dans la nuit. Je pris le pas de course. Rue Despartes N° 37 n'existait pas, la rue s'arrêtait au 16. Je n'y comprenais plus rien, mais je n'eus pas le loisir d'épiloguer. Les premières torpilles tombaient au nord de la ville. Le bruit infernal se rapprochait. Je n'eus que le temps de m'abriter dans la pre-mière cave venue.

Nous vécûmes trois quarts d'heure de véritable épouvante. Quand je sor-tis, de grandes lueurs éclairaient les toits de la cité. Il y avait au moins 200 foyers d'incendie. Partout les façades éventrées, des immeubles écroulés au milieu de la chaussée, des nuages de fumée, de poussière, des cris de désespoir fou.

Je me rendis au poste de secours le plus proche. Déjà plusieurs centaines de blessés et de morts étaient rangés dans la cour. Il en arrivait sans cesse de nouveaux : femmes, enfants pour la plupart. Sur les champs de bataille, je n'avais vu de boucherie aussi atroce ; j'allais de l'un à l'autre, donnant l'absolution ou traçant sur les fronts inanimés une rapide Extrême-Onction.

Soudain, je dus m'appuyer à la muraille. Je venais de heurter du pied le cadavre du jeune homme du 37 de la rue Descartes. Il y a une heure à peine, je l'avais laissé plein de vie, bouleversé de joie par le pardon de ses péchés. Et ses paroles me revenaient : « Vous faites erreurs, Monsieur l'abbé… il n'y a pas de mourant ici, voyez si je suis en bonne santé… » Il riait gaiement. Il était au bord de l'éternité et n'en savait rien. La miséricordieuse bonté de Dieu avait permis qu'il eût le temps de se confesser avant l'alerte.

Je pris son portefeuille dans l'espoir de trouver son nom. La carte de travail portait R. N. … 21 ans. Il y avait parmi diverses feuilles de tickets une lettre jaunie, puis des photos. L'une d'elles représentait une femme d'environ 40 ans. Je sursautai. C'était, sans erreur possible, le portrait de celle qui était venue vers minuit. Au dos, je lus ce simple mot « maman ». Une autre la représentait sur son lit de mort, les mains jointes, serrant son chapelet, et ces dates 7 mai 1898 – 8 avril 1939. Je regardai la lettre jaunie : une écriture exactement semblable à celle que la femme inconnue avait tracée sur mon agenda, au presbytère.

Pensez ce que vous voudrez de ce fait authentique… si troublant… si mystérieux. Pour moi, plus de doute. C'est bien la mère du jeune homme qui est venue me chercher à minuit… qui est venue du fond de l'éternité. Combien puissante est la prière d'une mère pour ses enfants, surtout quand cette mère est au ciel.

Source : Revue du Tiers-Ordre, Delémont, 1944

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