Solennité de l'Annonciation

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Solennité de l'Annonciation

Message par etienne lorant le Lun 4 Avr 2016 - 10:02



Livre d'Isaïe 7,10-14.8,10b.
En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz :
« Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel
car Dieu est avec nous. »



Lettre aux Hébreux 10,4-10.
Frères, il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés.
Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ;
alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir.
Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.




Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.



Cy Aelf, Paris

Ce que l'on remarque en tout premier lieu, c'est que l'ange envoyé par Dieu, ne s'adresse pas à un homme mais à une femme, une très jeune fille, qui deviendra la "nouvelle Ève", et donnera vie au
"nouvel Adam", le Verbe de Dieu. En sorte que cette fête de l'Annonciation vient donner un éclat de plus à la fête de la Miséricorde divine, fêtée ce dernier dimanche. Cette année liturgique, jusqu'à là prochaine Pâques, nous apparaît donc placée sous le signe de Marie, la nouvelle Ève, qui touchera nos cœurs pour nous rendre dociles à l'enseignement de son Fils, Jésus notre Seigneur.

Nous vivons bien le temps de la Miséricorde dont sainte Faustine avait été la messagère. Notre monde est en plein bouleversement, il connaît - comme à l'époque où vécu la sainte, des bouleversements qui commencent à peine à se produire. Combien de personnes en ce monde, ce monde aujourd'hui, n'ont-ils pas déjà ressenti - que notre époque sera marquée par une nécessité absolue: les hommes doivent prendre conscience à tous niveaux combien ils sont solidaires entre eux, dans le bien comme dans le mal.

Pour notre prêtre, âgé de plus de 90 ans, ce qui se déroule en notre époque n'est qu'un "commencement des douleurs". Mais il nous conseille d'en tirer la juste leçon, laquelle ne consiste pas à désigner des ennemis parmi nos frères humains, mais de lutter contre le mal qui a depuis toujours pris le nom de l'Adversaire. Il nous a conseillé encore de ne pas négliger le chapelet, un instrument de choix qui nous a été donné pour nous préserver de la tentation de vouloir exercer notre propre justice laquelle n'est pas celle de Dieu. Il a conclu : que désormais nous puissions regarder vers le Christ avec les yeux de Marie.

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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