Le Verbe de Dieu toujours à l'oeuvre

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Le Verbe de Dieu toujours à l'oeuvre

Message par etienne lorant le Sam 23 Avr 2016 - 10:26

Le samedi de la 4e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 13,44-52.
Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient. Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance :  « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes. C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium, tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,7-14.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »  Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »


Cy Aelf, Paris

Parmi les juifs qui se sont établis hors d'Israël, se reproduit exactement le même mouvement de rejet du message du Salut qu'avait supporté Jésus - de même que l'indécision temporaire, manifestée par Philippe dans l’Évangile du jour.

Non seulement les juifs d'Antioche rejettent sans nuance les paroles des apôtres, mais ils s'efforcent de soulever contre les apôtres les "craignant-Dieu" - lesquels, stupéfaits, découvrent, par la réponse des apôtres, que ce Dieu qu'ils craignaient est bel et bien venu à leur rencontre !

N'est-il pas extraordinaire que le message de l'amour de Dieu pour tous les hommes se heurte, encore de nous jours, à des refus catégoriques ou des manipulations trompeuses ?  C'est le jeu du diable : son temps est compté et il le sait.

La grande œuvre de la parole de Dieu dans l’Église s'accomplit quoi qu'il advienne. Refusée par les uns, elel est accueillie avec émerveillement par les autres.  

De nos jours encore nous assistons à des signes de réconciliation au sein de l'église universelle. Aux yeux des politiciens et des hommes de pouvoir, il ne se passe rien - mais, pour nous, cet événement récent est pleinement rempli de sens. Je cite ici le Figaro :

"Parfois l'histoire a le chic d'offrir des raccourcis fulgurants. Un sourire, une poignée de mains, quelques petites secondes et s'effritent des siècles de conflits. Ainsi du sommet historique, vendredi soir 12 février à Cuba, entre le pape catholique et le plus puissant des responsables orthodoxes, Kirill, patriarche de Moscou.
Dans un des salons de l'aéroport Jose Marti de La Havane, ils se sont chaleureusement salués et embrassés. François, les traits tirés après ses douze heures de vol depuis Rome, était visiblement ravi d'être là. Kirill, d'ordinaire le visage fermé, était, lui aussi, extrêmement souriant. «Finalement!» a lancé le pape François en s'approchant de Kirill qui, très bienveillant, lui a rétorqué «les choses seront plus faciles à présent…». Et le pape catholique d'observer, devant l'immense crucifix fixé derrière les deux fauteuils où ils devaient s'entretenir, «nous sommes tous des hommes. Il est très clair que cette rencontre est la volonté de Dieu
». (*)

Je ne pouvais trouver mieux pour illustrer cette méditation.


(*)   Le Figaro du 13/02/2016
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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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