Abaissement, relèvement, éduction spirituelle

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Abaissement, relèvement, éduction spirituelle

Message par etienne lorant le Mar 17 Mai 2016 - 14:39

Le mardi de la 7e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Jacques 4,1-10.
Bien-aimés, d’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. Vous n’obtenez rien parce que vous ne demandez pas ; vous demandez, mais vous ne recevez rien ; en effet, vos demandes sont mauvaises, puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.
Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l’amour pour le monde rend ennemi de Dieu ? Donc celui qui veut être ami du monde se pose en ennemi de Dieu. Ou bien pensez-vous que l’Écriture parle pour rien quand elle dit : ‘Dieu veille jalousement sur l’Esprit qu’il a fait habiter en nous ?’
Dieu ne nous donne-t-il pas une grâce plus grande encore ? C’est ce que dit l’Écriture : ‘Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.’Soumettez-vous donc à Dieu, et résistez au diable : il s’enfuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et lui s’approchera de vous. Pécheurs, enlevez la souillure de vos mains ; esprits doubles, purifiez vos cœurs. Reconnaissez votre misère, prenez le deuil et pleurez ; que votre rire se change en deuil et votre joie en accablement.
Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,30-37.
En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »
Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »



Cy Aelf, Paris

Prenons garde à ne pas avoir un "esprit double" : un esprit pour le Seigneur et un esprit pour le monde. Une partie de notre esprit pour les biens de ce monde, ceux qui passent inévitablement, et l'autre partie pour ceux qui demeurent. Surtout, n'essayons pas

Or, la plupart d'entre nous, il faut bien le reconnaître, sommes des esprits divisés. Une parabole parle de cet état, celle de l'homme qui veut construire une tour mais qui ne parvient pas à l'achever et devient la risée de ses proches.

La raison de son échec, c'est qu'il ne s'est pas appuyé sur Jésus mais sur ses propres forces. Inutile de chercher une autre raison. Lorsque nous demandons au Seigneur de changer pour le mieux, préparons-nous d'abord à être rabaissés, afin de pouvoir ensuite être relevés - mais relevés différents de ce que nous avions été !

Le travail des psychologues et des psychiatres n'est pas négligeable en ce sens que ces médecins vont chercher dans l’inconscient d'un malade la source de ses problèmes. Jésus, quant à Lui, applique cette règle : "Tout ce qui s'élève sera abaissé, tout ce qui s'abaisse sera élevé".
Je peux témoigner ainsi qu'après avoir demandé au Seigneur de rendre ma foi plus "solide", la première chose qui m'est arrivé, c'est une crise de dépression qui a duré trois mois : il m'a fallu tout ce temps pour me mettre à la prière de la supplication en reconnaissant avec humilité : "A mes propres yeux, Jésus, je ne vaux pas grand chose !" C'est le lendemain de cet aveu, que j'ai commencé à participé à une Eucharistie quotidienne : il y a bientôt trente ans.

Si l'on comprend bien cette leçon, le geste que fait Jésus en prenant un petit enfant comme modèle de simplicité et d'humilité, est tout à fait éloquent : nul ne peut grandir qui n'a d'abord été petit...

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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