Vivre sa foi, c'est plus que vivre

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Vivre sa foi, c'est plus que vivre

Message par etienne lorant le Lun 23 Mai 2016 - 10:44

Le lundi de la 8e semaine du temps ordinaire

Première lettre de saint Pierre Apôtre 1,3-9.
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure.
Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps. Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or – cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu –, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ. Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire, car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,17-27.
En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »
Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »
Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »


Cy Aelf, Paris

Ce sont les épreuves qui vérifient la foi. En quoi serions-nous dignes d'entrer dans le Royaume, en ayant évité, autant que faire se peut, les épreuves qui se présentent à nous ? Le jeune homme riche a bon cœur, il est docile aux prescriptions de la Loi, il aime sa religion, mais n'est-ce pas d'autant plus simple d'être charitable lorsque l'on sait que, pour soi-même, on ne sera jamais dans le besoin ? Dès lors, l'exigence du Royaume : tout quitter pour suivre Jésus, apparaît clairement dans ce qu'elle a de plus radical.

Et s'il ne s'agissait que des biens matériels ? Mais renoncer à soi-même, ce peut être également : accueillir la maladie sans se plaindre, supporter la contradiction sans se rebeller, se sentir dénigré par les membres de sa propre famille et ne pas les renier pour autant, être critiqué et savoir reconnaître ses imperfections, etc.

Oui, il est difficile d'entrer dans le Royaume des Cieux ! Mais sans même envisager cela, il nous est, déjà difficile de renoncer à nos défauts, d'accepter l'isolement, la maladie, de supporter la crainte du lendemain, la possible pauvreté. Or, c'est dans ces moments-là que nous sommes le plus proche de la véritable conversion, puisque Jésus descend aussitôt.

Tomber malade et savoir dire : "Seigneur, non comme je veux, mais comme tu veux", c'est se projeter d'un seul coup dans une grande sainteté. (Cette dernière affirmation figure dans le "Petit Journal" de sainte Faustine.)

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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