Splendeur de la miséricorde divine

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Splendeur de la miséricorde divine

Message par etienne lorant le Jeu 11 Aoû 2016 - 9:55

Le jeudi de la 19e semaine du temps ordinaire

Livre d'Ézéchiel 12,1-12.
Au matin, la parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, la maison d’Israël, cette engeance de rebelles, t’a bien demandé : “Qu’est-ce que tu fais là ?” Réponds : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Cet oracle concerne le prince qui est à Jérusalem et toute la maison d’Israël qui s’y trouve. Tu diras : Je suis pour vous un signe. Ce que j’ai fait, c’est cela même qui leur sera fait : ils partiront en exil, en captivité ; le prince qui est au milieu d’eux chargera son sac sur son épaule, il sortira dans l’obscurité ; on percera le mur pour le faire sortir ; il voilera son visage, si bien qu’il ne verra plus de ses yeux le pays.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1.
En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain.


Cy Aelf, Paris

Dans la première lecture, Dieu fait mimer par son prophète une "tentative de sortie" de la ville, lorsque les armées venant probablement de Babylone, viendront cerner Jérusalem pour s'en emparer avant de détruire le temple et d'emmener en esclavage tous ceux qui seront sur leur chemin. L'image d'une honteuse évasion est certainement plus évocatrice de la terreur qui s'emparera des habitants lorsque les armées ennemies commenceront d'assiéger la ville : elle sera cernée de toute part et rares sont ceux qui échapperont à la déportation!

Au mime d'une fuite honteuse où ce sera "chacun pour soi !" correspond parfaitement la parabole des des deux débiteurs. Le premier, qui doit une somme considérable, car pour mettre à l'abri soixante millions de pièces d'argent, ce n'est pas un coffre qu'il faut, ce serait plutôt une tour de larges dimensions, protégée par des gardes armés ! Cette énorme dette est pourtant celle des péchés commis par Israël envers Dieu ! Mais Dieu étant Dieu, la simple prière du débiteur suffit pour que cette fantastique "ardoise" soit purement et simplement effacée.

C'est dire combien grande est la miséricorde divine envers celles et ceux qui désirent "revenir" à la foi de leur enfance. Cependant, gare à celles et ceux qui sont comme ces tueurs à gages qui, après chaque assassinat, vont à l'église le confesser à un prêtre et lui arracher une absolution sous la menace !

J'ai trouvé cette image exemplaire, puisque dans le texte de l’Évangile, l'homme à qui l'on avait remis son énorme dette, plutôt que de se réjouir, il retourne d'office à son "business", à ses "basses et mauvaises" œuvres. Il se jette à la gorge d'un tout petit qui ne lui devait que cent pièces d'argent.

Du reste, nos sociétés agissent de la même façon : de nos jours, on effacera de grosses "ardoises" à des dignitaires beaucoup plus facilement qu'au petit voleur pris sur le fait ... Cependant : "Mes voies ne sont pas vos voies", dit le Seigneur. Glorifions donc pour nous-mêmes la splendeur inconcevable de la miséricorde divine !

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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