Donner c'est d'abord se donner

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Donner c'est d'abord se donner

Message par etienne lorant le Ven 18 Nov 2016 - 16:52

Le vendredi de la 33e semaine du temps ordinaire

Livre de l'Apocalypse 10,8-11.
Moi, Jean, la voix que j’avais entendue, venant du ciel, me parla de nouveau et me dit : « Va prendre le livre ouvert dans la main de l’ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre. » Je m’avançai vers l’ange pour lui demander de me donner le petit livre. Il me dit : « Prends, et dévore-le; il remplira tes entrailles d’amertume, mais dans ta bouche il sera doux comme le miel. » Je pris le petit livre de la main de l’ange, et je le dévorai. Dans ma bouche il était doux comme le miel, mais, quand je l’eus mangé, il remplit mes entrailles d’amertume. Alors on me dit : « Il te faut de nouveau prophétiser sur un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,45-48.
En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait : « Il est écrit : ‘Ma maison sera une maison de prière’. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.

Cy Aelf, Paris


Elle est belle et forte, cette image du petit livre qu'il faut manger. C'est bien de l’Évangile qu'il s'agit - et ils sont nombreux celles et ceux qui l'ont parcouru, en se représentant eux-mêmes dans un rôle d'apôtre. Ils sont de bonne volonté, mais sous la pression constante des choses de ce monde, l'enthousiasme du début cède rapidement : "C'est merveilleux, se disent-ils, mais je vis dans un monde qui m'oblige de réussir à la manière de ce monde".

Combien de vocations se sont-elles arrêtées là ? Et de ce fait, nombreux celles et ceux qui se sont réfugiés dans une pratique ordinaire des sacrements dans l’Église. Ce sont de fidèles pratiquants.
Et lorsque l'on participe régulièrement, il est vrai que l'on se sent comme bien protégé.

Mais, hélas, c'est également ainsi que, peu à peu, l'on en revient à dire au pauvre: "L'argent dont j'aurais pu t'assister est "corban", c'est-à-dire une offrande destinée au temple."

Aussi est-il bien préférable que la Parole de Jésus nous fasse nous heurter durement à nos habitudes, qu'elle nous oblige à revenir souvent sur nous-mêmes. En ce sens, les souffrances et les malheurs acceptés nous feront progresser dans la foi, l'espérance et la charité au moins tout autant qu'une pratique ecclésiale rigoureuse.

(Et pour moi-même, j'ajoute : qu'est devenu le temps de ma conversion, ces trois années durant lesquelles me poussaient, d'un instant à l'autre, à changer d'horaire afin de rendre le service que l'on m'avait demandé ?) Donc, souvenons-nous de ce que la joie la plus grande tient directement à la difficulté rencontrée avant de rendre un service à autrui !

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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