Valeur mystique de certains nombres dans l`Écriture Sainte

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Valeur mystique de certains nombres dans l`Écriture Sainte

Message par MichelT le Dim 12 Fév 2017 - 22:03

Valeur mystique de certains nombres dans l`Écriture Sainte

Quels sont ces nombres mystérieux et sacrés? Les plus remarquables sont : le nombre trois, le nombre quatre, le nombre sept, le nombre dix, le nombre douze et leurs multiples. Tant dans l`Ancien que dans le Nouveau Testament, le nombre trois revient plus de 359 fois; le nombre dix, 239 fois, le nombre douze, 177 fois; le nombre quarante, 152 fois, et le nombre cinquante, 61 fois.

Tout le monde connaît la parole du Verbe rédempteur : Si vous voulez entrer dans la vie, gardez les commandements. Or, les commandements sont au nombre de dix. Pour être du nombre des élus, il faut donc se tenir dans le nombre dix, comme dans un château fort, c'est-à-dire que les dix commandements doivent être la limite de nos pensées et de nos actions.

Mais de lui-même, l'homme ne peut accomplir les dix commandements ; il a besoin de la grâce. Qui la donne? l'Esprit aux sept dons. Ainsi, pour faire un saint, il faut deux choses : les dix commandements et les sept dons du Saint-Esprit. Le salut repose donc sur le nombre dix et sur le nombre sept. Est-il étonnant que le chef-d’œuvre de la sagesse infinie repose sur le nombre, puisque les plus humbles créatures, le moucheron et le brin d'herbe, ont été faites avec nombre, poids et mesure?

On vient de voir que le nombre dix et le nombre sept réunis forment et comprennent tous les élus, c'est-à-dire tous ceux qui accomplissent la loi avec l'aide du Saint-Esprit.

Si l'ordre moral, la vertu, la sainteté, reposent sur le nombre dix combiné avec le nombre sept, il en résulte que le signe du désordre moral ou du péché, c'est le nombre onze, et la totalité du désordre moral ou du péché, le même nombre multiplié par sept. Expliquons ce nouveau théorème de la géométrie divine. Puisque le nombre dix marque la perfection de la vertu sur la terre et de la béatitude dans le ciel, le nombre onze doit nécessairement indiquer le péché. Qu'est-ce, en effet, que le péché? c'est une transgression de la loi. Comme son nom le dit, la transgression a lieu lorsqu'on sort de la limite du devoir, marquée par le nombre dix. Or, en sortant de dix, le premier nombre qu'on rencontre infailliblement, c'est onze.

Aussi, dans l'Évangile, le nombre onze n'est jamais multiplié par dix, mais par sept. Pourquoi n'est-il pas multiplié par dix? parce que dix est le signe de la perfection et qu'il comprend la Trinité, représentée par trois ; et l'homme, représenté par sept, à cause de l'âme avec ses trois facultés et du corps avec ses quatre éléments. Or, la transgression ne peut appartenir à la Trinité. Pour multiplier onze, signe du péché, reste donc sept à cause des péchés de l`âme et du corps. Les péchés de l`âme sont la profanation de ces trois facultés, comme les péchés du corps sont la profanation de ses quatre éléments.

Ce simple mot de la langue des nombres révèle, au grand jour, le sens, généralement incompris, des menaces tant de fois répétées dans Amos ( le prophète Amos dans l`Ancien Testament). Parlant par l'organe du prophète, Dieu dit : « Si Damas commet trois et quatre crimes, je ne lui pardonnerai pas. Si Gaza commet trois et quatre crimes, je ne lui pardonnerai pas. Si Tyr commet trois et quatre crime je ne lui pardonnerai pas. Si Édom commet trois et quatre crimes, je ne lui pardonnerai pas. Si les fils d'Ammon commettent trois et quatre crimes,, je ne leur pardonnerai pas  » ( Amos 1,3,13). Pourquoi le Seigneur pardonnera-t-il un et deux et ne pardonnera-t-il pas trois et quatre? parce que trois et quatre, composant le nombre sept, marquent la transgression totale de la loi divine et la révolte complète de l'homme, composé d'une âme et d'un corps.

Ainsi onze multiplié par sept marque la totalité de la transgression et la dernière limite du péché. Est-il besoin de répéter que ce mystérieux calcul n'a rien d'arbitraire? C'est la Vérité même qui l'emploie et qui nous en donne la signification. Pierre a reçu le pouvoir de remettre et de retenir tous les péchés. Il demande au divin Maître combien de fois il devra pardonner. Sans attendre la réponse, il s'empresse d'ajouter : Jusqu'à sept fois? Non jusqu'à sept fois, reprend Notre-Seigneur : mais jusqu'à soixante-dix sept fois.

A moins d'accuser la Sagesse éternelle d`avoir parlé au hasard, il faut bien convenir que ce nombre a sa raison d'être. Quelle est cette raison, et pourquoi ce nombre et non pas un autre ? Moins eût été trop peu, plus eût été inutile. Moins-eût été trop peu, puisque tous les péchés sont rémissibles et qu'on en obtient le pardon toutes les fois qu'on le demande avec sincérité. Plus eût été inutile, puisque soixante-dix fois sept fois indique l'universalité des péchés, ainsi que nous l'avons vu, et la perpétuité de la rémission, ainsi que nous allons le voir.

En effet, un nouveau trait de lumière nous révèle la signification du nombre soixante-dix-sept, en faisant briller dans toute sa splendeur, l'adorable sagesse qui a tout disposé avec nombre. Saint Luc, traçant la généalogie du Rédempteur, compte en tout soixante-dix-sept générations. Ainsi, dans les conseils éternels, la descente du Fils de Dieu sur la terre a eu lieu au moment précis où soixante-dix-sept générations de pécheurs s'étaient écoulées, afin de montrer, par ce nombre mystérieux, qu'il était venu pour effacer l'universalité des péchés, commis par le genre humain.

Nous avons expliqué le nombre sept combiné avec les nombres dix et onze, il reste à l'expliquer pris isolément. De tous les nombres sacrés, sept est, au jugement des Pères de l'Église, ces incomparables interprètes de l'Écriture, un de ceux qui renferment les plus nombreux et les plus profonds mystères : en voici quelques-uns.

Composé de trois, signe de la Trinité, et de quatre, signe du temps, le nombre sept représente le Créateur et la créature. Il les représente et dans leurs caractères généraux et dans leur nature intime, c'est-à-dire dans leur totalité. Totalité de l'homme, composé d'une âme avec trois facultés : mémoire, entendement, volonté; et d'un corps avec les quatre éléments et les quatre qualités de la matière : longueur, largeur, hauteur et profondeur. Totalité de Dieu, la Sagesse septiforme qui a créé le monde, qui le conserve et qui le sanctifie. Or, le Créateur et la créature comprennent tout ce qui est. Le nombre sept est donc la formule complète des êtres. Il exprime non-seulement le fini et l'infini, mais encore la différence qui les distingue et les rapports qui les unissent. L'un est immuable, indivisible ; l'autre, changeant et divisible ; l'un est principe, l'autre effet.

Dans sa signification naturelle, le nombre sept est donc une protestation permanente contre tous les systèmes erronés du panthéisme ou de l'éternité de la matière et du rationalisme ou de l'indépendance de l'homme. Avec l'universalité des êtres, le nombre sept marque encore la totalité du temps. Rien de plus clair, puisque sept jours allant et revenant sans interruption composent les mois, les années et les siècles.

Des significations fondamentales du nombre sept, résultent les applications si fréquentes que le Saint-Esprit en fait dans l'Écriture. Ces applications deviennent autant de révélations, riches d'enseignements et resplendissantes de beautés. Ainsi, dans le but de repeupler le monde, Dieu ordonne à Noé de faire entrer dans l'arche sept paires d'animaux purs. Lorsque tout est prêt pour la Vengeance, il accorde encore sept jours de répit aux coupables. Quand les eaux du déluge ont diminué, Noé attend sept jours avant de lâcher une seconde fois la colombe, puis sept autres jours avant de la lâcher une troisième fois.

Source : Traité du St-Esprit – Msg Gaume – tome 2 -chapitre 22 – Les Nombres - 19 eme siècle.

MichelT

Date d'inscription : 06/02/2010

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