Les saints du jour

Page 6 sur 6 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les saints du jour

Message par jaimedieu le Sam 3 Sep 2016 - 15:46

Rappel du premier message :

Samedi le 3 septembre

Saint Grégoire le Grand
Pape et docteur de l'Église
(537 - 604)

C
'est à bon droit que cet illustre Pape est appelé le Grand; il fut, en effet, grand par sa naissance, - fils de sénateur, neveu d'une sainte, la vierge Tarsille; - grand par sa science et par sa sainteté; - grand par les merveilles qu'il opéra; - grand par les dignités de cardinal, de légat, de Pape, où la Providence et son mérite l'élevèrent graduellement.

Grégoire était né à Rome. Il en occupa quelques temps la première magistrature, mais bientôt la cité, qui avait vu cet opulent patricien traverser ses rues en habits de soie, étincelants de pierreries, le vit avec bien plus d'admiration, couvert d'un grossier vêtement, servir les mendiants, mendiant lui-même, dans son palais devenu monastère et hôpital. Il n'avait conservé qu'un seul reste de son ancienne splendeur, une écuelle d'argent dans laquelle sa mère lui envoyait tous les jours de pauvres légumes pour sa nourriture; encore ne tarda-t-il pas de la donner à un pauvre marchand qui, après avoir tout perdu dans un naufrage, était venu solliciter sa charité si connue.

Grégoire se livra avec ardeur à la lecture des Livres Saints; ses veilles, ses mortifications étaient telles, que sa santé y succomba et que sa vie fut compromise. Passant un jour sur le marché, il vit de jeunes enfants d'une ravissante beauté que l'on exposait en vente. Apprenant qu'ils étaient Angles, c'est-à-dire du pays, encore païen, d'Angleterre: "Dites plutôt des Anges, s'écria-t-il, s'ils n'étaient pas sous l'empire du démon." Il alla voir le Pape, et obtint d'aller prêcher l'Évangile à ce peuple; mais les murmures de Rome forcèrent le Pape à le retenir.

Le Souverain Pontife étant venu à mourir, Grégoire dut courber ses épaules sous la charge spirituelle de tout l'univers. L'un des faits remarquables de son pontificat, c'est l'évangélisation de ce peuple anglais dont il eût voulu lui-même être l'apôtre.

Grégoire s'est rendu célèbre par la réforme de la liturgie et le perfectionnement du chant ecclésiastique. Il prêchait souvent au peuple de Rome, et lorsque la maladie lui ôtait cette consolation, il composait des sermons et des homélies qui comptent parmi les chefs-d'oeuvre de ce grand docteur. Son pontificat fut l'un des plus féconds dont s'honore l'Église. Grégoire mourut le 12 mars 604. On le représente écoutant une colombe qui lui parle à l'oreille. Il est regardé comme le patron des chantres.



Martyrologe Romain : À Paris, en 1792, la passion de soixante-quinze bienheureux martyrs.


Prêtres : André-Abel Alricy, de Crémieu, au diocèse de Grenoble, attaché à la prison Saint-Médard, à Paris - René-Marie Andrieux, de Rennes, ancien jésuite, supérieur de la Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris - Pierre-Paul Balzac, de Paris, vicaire à Villejuif, retiré dans la communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet - Jean-François Benoît, dit Vourlat, de Lyon, ancien jésuite, aumônier des Dames de l’Adoration perpétuelle, à Paris - Jean-Charles-Marie Bernard du Cornillet, de Châteaubriant, au diocèse de Nantes, chanoine régulier de Saint-Victor à Paris et bibliothécaire de l’abbaye - Michel-André-Sylvestre Binard, de Laulne, au diocèse de Coutances, professeur au Collège de Navarre, à Paris - Nicolas Bize, de Versailles, directeur du séminiaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris - Claude Bochot, de Troyes, supérieur de la Maison Saint-Charles des Pères de la Doctrine chrétienne, à Paris - Jean-François Bonnel de Pradal, d’Ax-les-Thermes, au diocèse de Pamiers, chanoine régulier de Sainte-Geneviève, à Paris - Pierre Bonze, de Paris, curé de Massy - Pierre Briquet, de Vervins, au diocèse de Laon, professeur au Collège de Navarre, à Paris - Pierre Brisse, de Brombos, au diocèse de Beauvais, curé de Boran-sur-Oise, dans le même diocèse - Charles Carnus, de Salles-la-Source, au diocèse de Rodez, professeur au collège de Rodez - Jean-Charles Caron, d’Auchel, au diocèse de Boulogne, prêtre de la Mission, curé de Collégien, au diocèse de Meaux - Bertrand-Antoine de Caupène, de Jégan, au diocèse d’Auch, vicaire à Montmagny - Nicolas Colin, de Grenant, au diocèse de Langres, prêtre de la Mission, curé de Genevrières, au même diocèse - Jacques Dufour, de Troisgots, au diocèse de Coutances, vicaire à Maison-Alfort, au diocèse de Paris - Denis-Claude Duval, de Paris, vicaire à Saint-Étienne du Mont - Jean-Pierre Duval, de Paris, capucin (frère Côme), aumônier de l’hôpital de la Pitié, à Paris - Joseph Falcoz, de Saint-Sorlin d’Arves, au diocèse de Maurienne, chapelain de l’hôpital de la Pitié - Gilbert-Jean Fautrel, de Marcilly, au diocèse de Coutances, aumônier de la Maison des Enfants-trouvés, à Paris - Eustache Félix, de Troyes, procureur de la Maison des Pères de la Doctrine chrétienne à Paris et conseiller provincial - Pierre-Philibert Fougères, de Paris, curé de Saint-Laurent de Nevers, député à l’Assemblée nationale - Louis-Joseph François, de Busigny, au diocèse de Cambrai, prêtre de la Mission, supérieur du séminaire Saint-Firmin - Pierre-Jean Garrigues, de Sauveterre, au diocèse de Rodez, attaché au diocèse de Paris - Nicolas Gaudreau, de Paris, curé de Vert-le-Petit - Étienne-Michel Gillet, de Paris, directeur au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet - Georges-Jérôme Giroust, de Bussy-Saint-Georges, au diocèse de Meaux, vicaire à Gennevilliers, au diocèse de Paris - Joseph-Marie Gros, de Lyon, curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, député aux États généraux - Jean-Henri Gruyer, de Dole, au diocèse de Saint-Claude, prêtre de la Mission, vicaire à Saint-Louis de Versailles - Pierre-Marie Guérin du Rocher, de Sainte-Honorine-la-Guillaume, au diocèse de Séez, ancien jésuite, supérieur de la Maison des Nouveaux Convertis, à Paris - François-Robert Guérin du Rocher, frère cadet du précédent, né au Repas, au diocèse de Séez, ancien jésuite, aumônier de l’hospice des Capucins, à Paris - Yves-André Guillon de Kerenrun, de Lézardrieux, au diocèse de Tréguier, proviseur de la Maison de Navarre et vice-chancelier de l’Université de Paris - Julien-François Hédouin, de Coutances, chapelain de la Communauté de la Compassion, à Paris - Pierre-François Hénoque, de Tronchoy, au diocèse d’Amiens, professeur au Collège du Cardinal Lemoine, à Paris - Éloi Herque, dit du Roule, de Lyon, ancien jésuite, aummônier de l’hôpital de la Pitié, à Paris - Pierre-Louis Joret, de Rollot, au diocèse de Beauvais, résidant à Paris - Jean-Jacques de La Lande, de La Forêt-Auvray, au diocèse d’Évreux, curé de Saint-Martin d’Illiers-l’Évêque, au même diocèse, député aux États généraux - Gilles-Louis Lanchon, des Pieux, au diocèse de Coutances, directeur spirituel des religieuses de Port-Royal, à Paris - Louis-Jean Lanier, de Château-Gontier, au diocèse d’Angers, préfet du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris - Jean-Joseph de Lavèze-Belay, de Gluiras, au diocèse de Viviers, confesseur des malades à l’Hôtel-Dieu de Paris - Michel Leber, de Paris, curé de La Madeleine - Jean-Baptiste Legrand, de Versailles, professeur au Collège de Lisieux, à Paris - Jean-Pierre Le Laisant, de Valognes, au diocèse de Coutances, vicaire à Dugny, au diocèse de Paris - Julien Le Laisant, frère aîné du précédent, de Valognes, vicaire à Videcosville, au diocèse de Coutances - Jean Lemaître, de Beaumais, au diocèse de Bayeux, ordonné prêtre le 17 juin précédent - Jean-Thomas Leroy, d’Épernay, au diocèse de Châlons, grand prieur de l’abbaye de chanoines réguliers de Saint-Jean des Vignes et curé-prieur de La Ferté-Gaucher, au diocèse de Soissons - Martin-François Loublier, d’O, près de Mortrée, au diocèse de Séez, curé de Condé-sur-Sarthe, au même diocèse - Claude-Louis Marmotant de Savigny, de Paris, curé de Compans-la-Ville, au diocèse de Meaux - Claude-Sylvain Mayneaud de Bizefranc, de Digoin, au diocèse d’Autun, prêtre de la Communauté de Saint-Étienne du Mont, à Paris - Henri-Jean Milet, de Paris, vicaire à Saint-Hippolyte - François-Joseph Monnier, de Paris, vicaire à Saint-Séverin - Marie-François Mouffle, de Paris, vicaire à Saint-Merry - Jean-Louis Oviefre, de Paris, directeur de la petite Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet - Jean-Michel Phelippot, de Paris, chapelain du Collège de Navarre, à Paris - Claude Pons, du Puy-en-Velay, chanoine régulier de Sainte-Geneviève de Paris - Pierre-Claude Pottier, du Hâvre, au diocèse de Rouen, eudiste, supérieur du Séminaire Saint-Vivien de Rouen - Jacques-Léonor Rabé, de Sainte-Mère-Église, au diocèse de Coutances, chapelain de l’hospice des Enfants-Assistés, à Paris - Pierre-Robert Régnet, de Cherbourg, au diocèse de Coutances, résidant à Paris - Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic, de Plounez, au diocèse de Saint-Brieuc, vicaire à Saint-Jacques du Haut-Pas, à Paris - Nicolas-Charles Roussel, confesseur des Hermites à Grosbois, au diocèse de Paris - Pierre Saint-James, de Caen, au diocèse de Bayeux, recteur de l’Hôpital général, à Paris - Jacques-Louis Schmid, de Paris, curé de Saint-Jean l’Évangéliste, à Paris - Jean-Antoine Seconds, de Rodez, ancien jésuite, chapelain de l’Hôpital de la Pitié, à Paris - Pierre-Jacques de Turménies, de Gournay-en-Bray, au diocèse de Rouen, grand-maître du Collège de Navarre, à Paris - René-Joseph Urvoy, de Plouisy, au diocèse de Tréguier, maître de conférences au séminaire des Trente-Trois, à Paris - Nicolas-Marie Verron, de Quimperlé, au diocèse de Cornouaille, ancien jésuite, directeur des religieuses de Sainte-Aure, à Paris.
Diacre : Pierre-Florent Leclercq ou Clerq, de Hautvillers, au diocèse d’Amiens, élève au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris.

Laïcs : Sébastien Desbrielles, de Bourges, maître d’hôtel à l’Hôpital de la Pitié, à Paris - Louis-François Rigot, d’Amiens, sous-sacristain à l’Hôpital de la Pitié, à Paris - Jean-Antoine de Villette, de Cateau-Cambrésis, au diocèse de Cambrai, ancien officier, retiré au séminaire Saint-Firmin.

Martyrs de Paris et prêtres pour la plupart, le lendemain du massacre perpétré au couvent des Carmes, sous la Révolution française, ils furent à leur tour mis à mort sans jugement, quelques-uns à la prison de la Force, tous les autres au séminaire Saint-Firmin transformé en prison.




avatar
jaimedieu

Féminin Date d'inscription : 02/03/2011
Age : 60
Localisation : Montréal, Québec Canada

Revenir en haut Aller en bas


Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Jeu 13 Avr 2017 - 14:46

Le 13 avril

Saint Michel FEBRES CORDERO


Nom: FEBRES CORDERO
Prénom: François (Francisco)
Nom de religion: Michel (Miguel)
Pays: Equateur
Naissance: 07.11.1854 à Cuenca (Equateur)
Mort: 09.02.1910 à Premia de Mar (Espagne)
État: Frère des écoles chrétiennes

Note: Poète, philologue (langue castillane). Apostolat en Equateur et en Europe (Belgique, Paris, Catalogne).
Béatification: 30.10.1977 à Rome par Paul VI
Canonisation: 21.10.1984 à Rome par Jean Paul II
Fête: 9 février

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1984 n.43 & 44 p.1

Réf. dans la Documentation Catholique: 1977 p.954 - 1984 p.1110

Notice brève

Miguel Fébres Cordero naquit à Cuenca, dans les Andes (Equateur), en 1854. Il était affligé d'une malformation des pieds qui le fit souffrir toute sa vie. Il rencontra aussi beaucoup de difficultés dans sa vocation, spécialement auprès de son père. Il entra chez les Frères des écoles chrétiennes. En bon fils de saint Jean-Baptiste de la Salle, il se consacra avec prédilection à l'éducation des plus démunis et il affectionnait spécialement la catéchèse. Mais c'était aussi une intelligence brillante, quoique toujours simple, et un grammairien dont l'Etat reconnu la valeur. Cependant, en France, suite aux lois anti-cléricales de 1904, beaucoup de religieux doivent émigrer en Espagne ou en Amérique latine. Fr. Miguel est alors envoyé en Europe pour les aider à apprendre rapidement l’espagnol. Mais le changement de climat et l'excès de travail abrégèrent ses jours. Il mourut en 1910 à Premia de Mar, en Espagne. Lorsque la nouvelle de sa mort parvint en Equateur, on lui fit un deuil national.

Notice développée


Francisco (François) naît en Equateur en 1854 à Cuenca. Sa famille a toujours été très en vue dans la politique. Il fait sa scolarité chez les Frères des Ecoles chrétiennes (de saint Jean-Baptiste de la Salle) qui viennent d'ouvrir un collège à Cuenca en 1863. Il fait partie de leurs premiers élèves. Son éducation chrétienne familiale et l'exemple de ses maîtres favorisent en lui la vocation. Il demande à entrer chez les Frères mais les parents s'y opposent désirant plutôt qu'il soit prêtre. Finalement sa mère lui donne son accord et il entre au noviciat. Le 24 mars 1868, il revêt l'habit religieux et prend le nom de Frère Miguel (Michel). C'est le premier Frère latino-américain. Il aura encore à lutter car son père ne lui écrira pas pendant cinq ans. Il commence son apostolat dans une petite école puis au collège El Cebollar de Quito comme professeur de langue et littérature espagnoles. Il souffre depuis toujours d'une infirmité aux pieds qui lui inflige des souffrances considérables pour marcher. Mais lui, de la faiblesse tire sa force et de la souffrance un motif de joie, sachant que Dieu révèle sa puissance dans la faiblesse. Cette attitude est pour tous un motif d'édification et d'exemple chrétien. Il réussit très bien auprès de ses élèves qui l'entourent de respect. Pour eux, il écrit, alors qu'il n'a pas 20 ans, un manuel et une grammaire qui sont adoptés dans toutes les écoles de l'Equateur, ce qui lui ouvre les portes de l'Académie nationale de Quito dont il est le plus jeune des membres. Mais son travail de prédilection est le catéchisme.(Il sera le patron des catéchistes de son pays). Il s'attache spécialement à préparer les enfants – les "nouveaux tabernacles", comme il les appelle - à la Première communion. A ceux qui vont se confesser, il fait contempler le Christ en croix qui a souffert pour nos péchés. L'onction de ses paroles pénètre leurs âmes profondément sensibles. Certains sont émus jusqu'aux larmes. Aux jeunes qui viennent à lui, il n'hésite jamais à présenter un Christ exigeant et qui engage.

Lorsque les lois anti-cléricales de 1904 chassent les religieux de France, beaucoup émigrent en Espagne ou en Amérique latine et en 1907, le Frère Miguel est envoyé en Europe pour aider les Frères exilés à apprendre rapidement l'espagnol. Il réside d’abord à la Maison Mère en Belgique, à Lembecq-lez-Hal. Mais il souffre de la rudesse du climat et ses supérieurs l'envoient à Premia de Mar près de Barcelone. Il est en contact avec des experts du monde entier et il a une grande réputation d'homme de culture. Il est reçu comme membre à l'Académie d'Espagne, ce qui n'affecte en rien la simplicité qui caractérise ce pédagogue toujours au contact des enfants. Ni les honneurs, ni son prestige reconnu comme grammairien n'arrivent à ternir son humilité. Il affronte avec courage les journées anti-cléricales de 1909. Au début de 1910, il contracte une pneumonie et meurt le 9 février suivant.

En 1936, 27 ans après sa mort, son corps, (demeuré intact), est ramené, à cause de la révolution espagnole, dans son Equateur natal où il est reçu avec grande émotion et allégresse. Sa béatification par Paul VI en 1977, en même temps que le Frère belge Mutien-Marie 2, est un triomphe. Cet "apôtre de l'école qui fut en même temps un missionnaire exemplaire" est canonisé par Jean-Paul II en la Journée mondiale des missions le 21 octobre 1984.
avatar
jaimedieu

Féminin Date d'inscription : 02/03/2011
Age : 60
Localisation : Montréal, Québec Canada

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Ven 14 Avr 2017 - 16:28

Le 14 avril

Bienheureux Isidore BAKANJA


Nom: BAKANJA
Prénom: Isidore
Pays: Congo (Kinshasa)
Naissance: 1885 à Mbilankamba
Mort: 15.08.1909 à Wenga (Busira)
État: Laïc - Martyr

Note: Ethnie Mongo. Aide maçon. Baptisé le 06.05.1906. Catéchiste. M.Van Cauterne supportant pas son influence chrétienne, le fit battre à mort. Il expira en pardonnant à son meurtrier. (Date de naissance approximative).
Béatification: 24.04.1994 à Rome par Jean Paul II
Fête: 15 août

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1994 n.17
Réf. dans la Documentation Catholique: 1994 p.501-503
avatar
jaimedieu

Féminin Date d'inscription : 02/03/2011
Age : 60
Localisation : Montréal, Québec Canada

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Sam 15 Avr 2017 - 15:15

Le 15 avril

103 martyrs de Corée (1839 - 1866)

SS. André KIM, Paul CHONG et 101 compagnons
Béatification: 05.07.1925 par Pie XI - 06.10.1968 par Paul VI (Voir plus bas)
Canonisation: 06.05.1984 à Séoul (Corée) par Jean Paul II
Fête: 20 septembre


Note: Première canonisation en dehors de Rome

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1984 n.19 p.1.16
Réf. dans la Documentation Catholique: 1925 col.1186-89 - 1968 col.1743-50 - 1984 p.615-618 et 1156-7

Notice:

Ce groupe de 103 martyrs comprend dix missionnaires français (dont trois évêques), André Kim, premier prêtre coréen, et 92 laïcs, notamment Paul Chong, un des chefs de la communauté chrétienne. Certains étaient mariés, d'autres s'étaient donnés entièrement à Dieu, bien avant qu'il ne fut question de vie religieuse. Ils furent victimes de grandes persécutions entre 1839 et 1866. Jean Paul II les a canonisés en 1984 lors de sa visite pastorale en Corée: c'est la première canonisation en dehors de Rome.


Le groupe est composé de:

- 3 évêques français: 2 Laurent IMBERT, 2 Siméon BERNEUX, 2 Antoine DAVELUY
- 7 prêtres missionnaires français:
2 Pierre MAUBANT 2 Jacques CHASTAN
2 Just Ranfer de BRETENNIERES 2 Pierre Henri DORIE
2 Louis BEAULIEU 2 Martin Luc HUIN
2 Pierre AUMAITRE
- 2 André KIM TAEGON, premier prêtre coréen
- 92 laïcs, dont 2 Paul CHONG HASANG, un des chefs de la communauté chrétienne.
Tous martyrs en 1839, 1846, 1866.

Ils ont été béatifiés ainsi:

- 79 béatifiés le 5.7.1925 par Pie XI: 70 martyrs de 1839-1841 et 9 martyrs de 1846.
- 24 béatifiés le 6.10.1968 par Paul VI: martyrs en 1866.


Agathe Yi So-sa
24.05.1839
Anne Pak A-gi
24.05.1839
Augustin Yi Kwang-hon
24.05.1839
Barbara Han A-gi
24.05.1839
Damien Nam Myong-hyog
24.05.1839
Lucie Park Hui-sun
24.05.1839
Madeleine Kim O-bi
24.05.1839
Pierre Kwon Tu-gin
24.05.1839
Joseph Chang Song-jib
26.05.1839
Barbara Kim
27.05.1839
Barbara Yi
27.05.1839
Sébastien Nam I-gwan
01.07.1839
avatar
jaimedieu

Féminin Date d'inscription : 02/03/2011
Age : 60
Localisation : Montréal, Québec Canada

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Lun 17 Avr 2017 - 15:55

Le 17 avril


Bienheureuse Marie ROMERO MENESES[
/b]

[b]Nom: ROMERO MENESES
Prénom: Marie (Maria)
Nom de religion: Marie (Maria)
Pays: Nicaragua - Salvador - Costa Rica
Naissance: 13.01.1902 à Granada de Nicaragua
Mort: 07.07.1977
État: Religieuse


Note: Fille De Marie Auxiliatrice (Salésienne) en 1923. Apostolat au Costa Rica depuis 1931.

Béatification: 14.04.2002 à Rome par Jean Paul II
Fête: 7 juillet

Réf. dans l’Osservatore Romano: 2002 n.16 p.1-3 - n.17 p.6
Réf. dans la Documentation Catholique:

Notice
Maria Romero Meneses naît à Granada de Nicaragua en 1902 dans une famille aisée. A 13 ans, au collège des "Filles de Marie Auxiliatrice" (ou "Salésiennes", fondées par Don Bosco avec l'aide de Sainte Marie-Dominique Mazzarello 2), elle découvre la vie de Don Bosco et trouve en lui l'incarnation de ses idéaux spirituels. Cinq ans plus tard, elle entre dans cet Institut et accomplit sa formation au Salvador. En 1923, elle commence, comme religieuse, une activité apostolique inlassable que seule la mort viendra interrompre. Elle passera la majeure partie de sa vie au Costa Rica où elle est envoyée en 1931.

A San José, dans son collège, elle organise le groupe des "petites missionnaires" et envoie les filles deux par deux dans les quartiers pauvres autour de la capitale pour faire le catéchisme. Ainsi naissent des dizaines de "patronages" (institution chère à Don Bosco). Comme lui elle est pleine d'initiatives charitables si bien qu'on l'a appelée "le Don Bosco au féminin". Elle obtient des visites médicales gratuites pour les enfants des rues et la collaboration des entrepreneurs pour la formation professionnelle des jeunes filles. Elle fonde un dispensaire pour les familles les plus pauvres, les salles annexes étant consacrées au catéchisme et à l'alphabétisation. Une chapelle, un jardin et une véranda complètent ce lieu d'accueil et d'assistance. Répondant à l'invitation du Pape Pie XI qui demande de s'occuper des plus pauvres, elle groupe des jeunes femmes pour aider les jeunes filles défavorisées, œuvre qui se poursuit aujourd'hui grâce à l'Association laïque de ASAYNE = Aide aux pauvres (Asociacion Ayuda a los necesitados). Avec ses auxiliatrices, elle s'occupe des familles sans logement. Confiante dans la Providence, elle fait construire de véritables petites maisons dotées d'un jardin pour redonner confiance et dignité aux plus malheureux: "les citadelles de Marie Auxiliatrice". Elle a enfin une intense vie mystique, source de son apostolat, inspiré par Jésus et Marie, son 'Roi' et sa 'Reine'.

Elle meurt le 7 juillet 1977. Ce qui frappe dans sa vie, c'est son service en faveur des plus pauvres, accompli avec créativité et efficacité. Elle fut l'apôtre des pauvres qui, sans qu'elle exclue personne, étaient ses préférés. Elle est la première femme du Nicaragua à être proclamée bienheureuse.
avatar
jaimedieu

Féminin Date d'inscription : 02/03/2011
Age : 60
Localisation : Montréal, Québec Canada

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Mar 18 Avr 2017 - 14:55

Le 18 avril

Saint Antoine-Marie CLARET


Nom: CLARET
Prénom: Antoine-Marie
Pays: Espagne - Cuba
Naissance: 23.12.1807 à Salent (Dioc. de Vich - Barcelone - Catalogne
Mort: 24.10.1870 au Monastère cistercien de Fontfroide (Narbonne)
État: Archevêque - Fondateur

Note: Prêtre puis missionnaire en Catalogne, aux Canaries - Archevêque de Santiago de Cuba (1850-1857) - Confesseur d'Isabelle II reine d'Espagne - Fondateur des Missionnaires du Cœur-Immaculé de Marie (Clarétins)

Béatification: 24.02.1934 à Rome par Pie XI
Canonisation: 07.05.1950 à Rome par Pie XII
Fête: 24 octobre

Réf. dans l’Osservatore Romano:

Réf. dans la Documentation Catholique: 1950 col.705-710

Notice

Né en 1807 au petit village de Sallent en Catalogne, Antoine-Marie Claret apprend d'abord le métier de tisserand à l'exemple de son père et se montra un modèle de piété pour ses camarades ouvriers. Ses dons intellectuels facilitent son orientation vers le séminaire et le sacerdoce. Après un essai en chartreuse et chez les Jésuites, il exerce son ministère en région rurale, et là, constatant que le péché était souvent dû à l'ignorance, il se lance dans les missions populaires et dans l'apostolat par la presse dont il est l'un des pionniers. Il crée pour son apostolat la Congrégation des Missionnaires de Cœur Immaculé de Marie, ou Clarétins. Sa réussite exceptionnelle lui vaut d'être remarqué par Pie IX qui le fait ordonner évêque pour la ville de Santiago de Cuba. Au delà de l'océan, il poursuit le même genre d'activités avec autant de succès et non moins d'épreuves, échappant même à un attentat sanglant. Puis il est rappelé dans sa patrie pour être confesseur de la Reine d'Espagne Isabelle II. Là il montre comme toujours sa fidélité au Siège Apostolique, jointe à cette "dévotion à la mère de Dieu" qui est dans cette vie si riche en contraste, "la douce lumière illuminant tout" (Pie XII). Banni par la Révolution de 1868, il vient finir ses jours à l'abbaye cistercienne de Fontfroide dans l'Aude, où il meurt le 24 octobre 1870

avatar
jaimedieu

Féminin Date d'inscription : 02/03/2011
Age : 60
Localisation : Montréal, Québec Canada

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Ven 21 Avr 2017 - 18:42

Le 21 avril

Bienheureux Nicolas STENSEN


Nom: STENSEN (appelé aussi STÉNON)
Prénom: Nicolas (Niels)
Pays: Danemark
Naissance: 11.01.1638  à Copenhague
Mort: 05.12.1686  à Schwerin
État: Évêque

Note: Luthérien, il étudie à Copenhague, Amsterdam, Leiden, Paris, (études d'humanisme et sciences), et enfin Florence. Il fait des découvertes en médecine et en anatomie et fonde la géologie. En 1667, il se convertit à Florence. Prêtre en 1675. Vicaire apostolique de Hanovre en 1677. Suffragant de Münster 1680-1683. Vicaire apostolique à Hambourg et à Schwerin. Son corps est transféré à Florence en la basilique San Lorenzo.
Béatification: 23.10.1988  à Rome  par Jean Paul II
Fête: 5 décembre

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1988 n.45 p.11  -  1989 n.31 p.8-9
Réf. dans la Documentation Catholique: 1988 p.1167-1169 et 1174

Notice
Niels (Nicolas) Stensen (ou Steensen) naît à Copenhague au Danemark en 1638. Il est élevé par des parents luthériens très pieux. Son père est orfèvre et, dans la boutique paternelle, le fils est déjà un observateur attentif des caractéristiques des pierres précieuses. Il suit le cursus des études jusqu’à l’université. Il se met ensuite à voyager comme il le fera toute sa vie. Ce “pèlerin du monde” suit aussi et surtout un cheminement intellectuel et spirituel ; toute sa vie, il sera en quête de la vérité. Après l'université de Copenhague, il étudie dans celles d’Amsterdam et de Leyde en Hollande, puis de Paris et de Florence. Dans cette dernière, il désire ardemment rencontrer des compagnons encore vivants de Galilée. Il aimera cette ville comme sa seconde patrie. Ses nom et prénom sont latinisés (comme il est de coutume chez les savants) en Nicolaus Stenonis. Ledit ‘Sténon’ est frappé par la beauté de la création (par exemple une pierre précieuse ou le corps humain), mais il ne s’arrête pas là, car si « les choses que l’on voit sont belles, (…) beaucoup plus belles encore sont celles que l’on ne peut connaître ». Il cherche donc à remonter à la source. Ainsi décrit-il sa démarche dans l’étude du corps humain : « Le véritable but de l’anatomie est de permettre aux observateurs, à travers le chef-d’œuvre qu’est le corps, d’atteindre à la dignité de l’âme, et grâce à leurs merveilles à tous deux, d’accéder à la connaissance et à l’amour de leur Auteur » (Opera Philosophica, t. II, 254). Du savant Sténon, Jean-Paul II décline les titres impressionnants : “célèbre anatomiste, fondateur de la paléontologie, de la géologie et de la cristallographie scientifique” (Jean-Paul II Copenhague, 7 juin 1989, voyage dans les pays scandinaves).
Niels Stensen recherche la vérité avec passion. Il veut des certitudes absolues. C’est pourquoi il s’oriente vers les études théologiques. À Florence, ces questions deviennent brûlantes lorsqu’il est confronté avec le catholicisme romain. Avec une objectivité sereine, il étudie sa propre religion et le catholicisme. Peu à peu des préjugés tombent et il en arrive à la conclusion que l’Église catholique est l’Église authentique. Sa conversion a un grand retentissement, notamment dans son pays d’origine, où d’ailleurs il ne reviendra pas, malgré l’invitation du roi (désireux de faire revenir cette gloire scientifique au pays), car au Danemark, le catholicisme est interdit et tout prêtre qui en franchit les frontières est passible de mort. Dans son zèle pour la vérité, Niels ne se contente pas de se convertir ; il veut se faire apôtre et s’oriente vers la prêtrise. Il est ordonné en 1675. Selon une volonté expresse du pape, il est nommé deux ans plus tard “évêque et Vicaire apostolique des Missions du nord” et il est consacré, par saint Grégoire Barbarigo (N. 114), évêque de Padoue. De nouveau, le pèlerin du monde se met en marche et se dirige vers l’Allemagne pour y exercer son ministère apostolique, consacrant les années qui lui restent à vivre à faire connaître aux hommes ce Dieu qu’il a rencontré à travers la science et dans la foi. Il parcourt ainsi les régions de Hanovre, Munster, Paderborn, Schwerin. En pasteur d’âmes, il réconforte le petit troupeau catholique et, en missionnaire, il s’ouvre à tous les autres, les luthériens, les savants, fussent-ils incroyants comme son ‘ami’ hollandais Spinoza qu’il cherche en vain à convertir. Il a des contacts fructueux avec Leibniz. Passionné du Christ crucifié, il connaît lui-même la souffrance. Son emblème n’est-il pas un cœur surmonté d’une croix ? Sa mission est délicate dans ces régions en majorité protestantes. Sa vie –nous dit le pape– est “un exemple lumineux d’ouverture et de dialogue”. Son témoignage nous fait comprendre “comment, par la droiture associée à la distinction et à la délicatesse, aux mœurs exemplaires et à la sainteté de vie, on peut et on doit établir ces rapports qui facilitent la compréhension réciproque, l’amour et l’unité”. Il finit par établir sa résidence à Schwerin. C’est là que, après de grandes souffrances, il meurt en 1686.
« Le secret de son existence réside entièrement en cela : s’il est célèbre par les découvertes faites dans le domaine de l’anatomie, ce qu’il nous indique par son choix de vie est bien plus important. Niels Stensen, grâce à la “science du cœur” a découvert Dieu, Créateur de tout ce qui existe et Sauveur du monde, et il s’en fait le héraut au milieu de ses frères. » (Jean-Paul II)
Une importante découverte de Sténon
Un jour, en octobre 1666, deux pêcheurs attrapent un requin énorme près de la ville de Livourne, et le duc de Florence, Ferdinand, grand ami des sciences, ordonne que sa tête soit envoyée pour analyse à Sténon. Celui-ci la dissèque et publie ses conclusions l’année suivante. L'examen des dents du requin a montré une ressemblance frappante avec des pierres insolites appelées glossopetrae ou "langues de pierres" qui ont été trouvées jadis dans certaines roches. Sténon dit que ces glossopetrae ressemblent à des dents de requin …tout simplement parce qu'elles sont des dents de requin fossilisées ! Sténon se concentre pendant deux ans sur la difficulté majeure de la géologie naissante : Comment les sédiments marins ont-ils pu devenir des roches dures qui constituent les montagnes ? Son travail sur les dents du requin l'a mené à la question de savoir comment un objet solide pouvait être trouvé à l'intérieur d'un autre objet solide, un rocher. Il publie en 1669 la conclusion de ses études dans un ouvrage intitulé : De solido intra solidum naturaliter contento (D’un corps solide contenu naturellement dans un solide). C’est son livre le plus important au point de vue scientifique. Sténon étant anatomiste, il construit pour ainsi dire une « anatomie de la Terre ». Le principe de base en est que chaque couche du sous-sol correspond à une époque du passé. Il donne ainsi les principes de formation des strates successives, grâce auxquels on déchiffre le sous-sol comme un livre. Les strates se suivent, comme les pages et les chapitres d'un livre. Les fossiles en sont les personnages.
 
avatar
jaimedieu

Féminin Date d'inscription : 02/03/2011
Age : 60
Localisation : Montréal, Québec Canada

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Sam 22 Avr 2017 - 15:19

Le 22 avril

3 martyrs de Kosice (Slovaquie - 1619)

SS. Marko KRIZEVCI, Istvan PONGRACZ et Melchior GRODZIECKI


Béatification: 15.01.1905 à Rome par Pie X
Canonisation: 02.07.1995 à Kosice (Slovaquie) par Jean Paul II
Fête: 7 septembre


Réf. dans l’Osservatore Romano: 1995 n.29 p.4
Réf. dans la Documentation Catholique: 1995 n.15 p.741-747 + 757-758

Notice
En juillet 1995, au cours d'une visite en Slovaquie, Jean Paul II a canonisé trois prêtres étrangers au pays qui y sont venus "offrir leur généreux service pastoral à une Église en difficulté à cause du nombre réduit de prêtres". Au début de la guerre de Trente ans (1618-1648), en témoins courageux de l'Évangile et n'abandonnant pas leur troupeau au moment de l'épreuve, "ils résistèrent aux flatteries et aux tortures afin de ne pas renier leur foi et leur fidélité au Christ et à l'Église". Ils furent tous trois martyrisés à Kosice, en 1619, victimes de l'intolérance, en cette ville où les catholiques étaient minoritaires. C'étaient:

Marko de KRIZEVCI 2 (ou Marc Krizevcanin), né en Croatie, chanoine d'Erztergom (Hon­grie). Il n'était pas Jésuite comme les deux suivants, mais il était leur ami et il était redevable à la Compagnie de sa formation intellectuelle (collège et université) et spirituelle (les "Exercices"). Martyr le 07.09.1619
Istvan (Étienne) PONGRACZ 2 , né en Transylvanie (Hongrie à l'époque, rattachée à la Rou­manie depuis 1918), Jésuite. Martyr le 08.09.1619
Melchior GRODZIECKI 2 , né en Silésie (Pologne), Jésuite. Martyr le 07.09.1619

Furent également victimes de l'intolérance religieuse 24 fidèles appartenant aux églises évangéliques, tués à Presov, et auxquels Jean Paul II tint à rendre hommage. Toutes ces victimes nous invitent à la tolérance, au respect des minorités et à l'œcuménisme.
avatar
jaimedieu

Féminin Date d'inscription : 02/03/2011
Age : 60
Localisation : Montréal, Québec Canada

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu Hier à 15:08

Le 24 avril

Bienheureuse Mercedes Marie de Jésus MOLINA


Nom: MOLINA
Prénom: Mercedes
Nom de religion: Mercedes Marie de Jésus
Pays: Équateur
Naissance: 1828 à Baba (près de Guayaquil)
Mort: 12.06.1883
État: Religieuse - Fondatrice

Note: Fondatrice de la Congrégation de Santa Mariana de Jésus (Ste Marie-Anne de Jésus Parades y Flores) (=Marianites). Educatrice d'orphelins, missionnaire pauvre et pacificatrice parmi les Indiens.
Béatification: 01.02.1985 à Guayaquil par Jean Paul II
Fête: 12 juin

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1985 n.4 p.6-7 - n.8 p.7

Réf. dans la Documentation Catholique: 1985 p.327

Notice

« En elle, nous vénérons une chrétienne exemplaire, une éducatrice missionnaire, la première fondatrice d’une Congrégation religieuse équatorienne. » (Jean-Paul II)

Mercedes Molina naît en 1828 au village de Baba, près de Guayaquil en Équateur. A 15 ans, elle est déjà orpheline de père et de mère. Ayant été élevée très chrétiennement, elle exerce sa charité envers les pauvres. Elle a la chance d’avoir successivement comme directeurs spirituels des prêtres remarquables, notamment le Père Garcia, jésuite. C’est d’abord comme laïque qu’elle s’engage dans une profonde vie chrétienne adonnée à la prière et à la pénitence. Elle puise son amour pour les plus pauvres, les plus déshérités et les plus abandonnés dans la contemplation de Jésus, spécialement dans ses douleurs et dans la méditation de l’Évangile. Mercedes ajoute “de Jésus” à son nom pour exprimer son amour exclusif pour le Christ, l’Époux de son âme.

Renonçant à ses biens, elle quitte sa maison pour s’occuper des orphelins à Guayaquil, puis elle suit le Père Garcia dans sa mission de Jibaros au milieu des Indios vivant dans les Andes. Ensuite, elle s’occupe à Cuenca de l’éducation des petites filles, ainsi que de la rééducation morale des femmes déchues et de l’assistance aux mourants.

En Janvier 1873, elle suit encore le Père Garcia à Riobamba où on lui confie la direction d’un orphelinat et, le 14 avril de la même année, elle fait profession entre les mains de l’évêque de cette ville, fondant ainsi l’Institut religieux de sainte Marianne de Jésus Paredes ou ‘Marianites’, première congrégation équatorienne autochtone. Elle veut – c’est sa devise – qu’il y ait “autant d’amour qu’il y a de douleurs dans le monde”. Grâce à l’aide du Président de la République, Garcia Moreno, catholique ardent, la nouvelle fondation se développe rapidement. Mais le Président est assassiné en 1875. D’autre part, à cause d’un malentendu entre les directeurs spirituels, les religieuses sont obligées d’entreprendre des travaux étrangers à la finalité de leur institut. Sœur Mercedes de Jésus renonce à sa charge de supérieure et se consacre à la formation des religieuses, sans refuser d’autres emplois comme celui de portière. Elle meurt en 1883.

« Voilà ce que fut en réalité la sainteté de cette femme de la côte équatorienne : vivre l’amour du Christ dans l'amour du prochain. » (Jean-Paul II)
avatar
jaimedieu

Féminin Date d'inscription : 02/03/2011
Age : 60
Localisation : Montréal, Québec Canada

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les saints du jour

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 6 sur 6 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum