QUAND LE CONSOLATEUR SERA VENU - Méditation pour la fete de l`Ascension

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QUAND LE CONSOLATEUR SERA VENU - Méditation pour la fete de l`Ascension

Message par MichelT le Jeu 25 Mai 2017 - 23:34

QUAND LE CONSOLATEUR SERA VENU

Pour la fête de l'Ascension.

source : Méditations pour les fêtes chrétiennes de l`année – par le R.P. Buse`e de la Compagnie de Jésus – 16 eme siècle.

Jésus dit à ses disciples: Quand le Consolateur, cet Esprit de vérité qui procède du Père , sera venu, il rendra témoignage de ma personne , et vous rendrez, aussi un semblable témoignage , parce que dès le commencement vous étiez avec moi.

Considérez que vous elles comme, assurez, vous et un autre, d'avoir l'esprit de Dieu

1 . Si vous êtes des consolateurs , c'est à dire si vous-vous employez de cœur et d'affection au soulagement des affligés , et si vous faites paraitre des entrailles de compassion envers les misérables.

2. Si vous êtes si attachez à la vérité et si vous l'aimez jusqu'au point que d'avoir en horreur jusques aux mensonges de gaieté et de complaisance , en forte que vous ayez aussi en aversion toutes fortes de déguisements ; que vous n'ayez en la bouche que ce que vous avez dans le cœur , et que vous soyez exempts de toute fraude et de toute tromperie. 3. Si en imitant les Apôtres , vous préférez en tous lieux sans aucune appréhension , la vérité de la foi que les saints Pères nous ont laissée ; si vous la soutenez et la défendez avec zèle et avec courage , pour employer le talent qui vous a été confié , toutes les fois que l'occasion s'en présentera ; et si vous-vous opposez constamment à tous les blasphèmes et à tous les discours injurieux que l'on pourrait vomir contre l'honneur de Jésus , contre celui des Saints , contre celle de son Église et de son Vicaire sur la terre.

II. Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne soyez point scandalisés car vous n'aurez plus d'entrée dans les Synagogues.

Considérez le grand amour et le soin tout particulier de Jésus pour ses Disciples , quand il les avertit si souvent et si soigneusement des persécutions à venir, et de la haine mortelle de ceux qui seront animés contre eux : ce qu'il fait afin que nonobstant un si grand nombre d'outrages et de si rudes épreuves , ils ne chancelassent point dans la foi , et ne fussent point si lâches que de le persuader qu'il les eut trompés. Ce qui doit vous instruire à faire tous vos efforts pour conserver et maintenir dans les exercices de la piété et dans la bonne vie, ceux que vous enseignerez, ou qui seront sous votre charge ou sous votre conduite ; et à leur donner avis que c'est le propre des gens de bien d'être dans les souffrances et dans les annexions ; ce que Dieu permet sans doute , afin que leur couronne en soit plus brillante et plus éclatante dans le Ciel.


Hymne pour la fête de l`Ascension - Salutis humane Sator - Espagne - cathédrale de Leon



L`Ascension  

Tableau poétique des Fêtes chrétiennes - Vicomte Walsh


II y a eu un temps qui a dû être bien merveilleux pour les apôtres, c'est celui qui s'est écoulé depuis la nuit où le Sauveur est ressuscité jusqu'au jour de l'Ascension. Oh! quel saint frémissement ces hommes pleins d'amour et de foi devaient éprouver quand, subitement, sans que les portes eussent besoin de s'ouvrir , Jésus rayonnant de sa divinité se montrait au milieu d'eux l

Quelle douce paix, quels suaves parfums d'en haut devaient se répandre alors dans cette humble maison qui recevait sous son toit celui qui a les nuées pour trône, l'univers pour domaine, et les cieux pour palais! Ayant rempli sa divine mission , ayant enseigné et souffert..., souffert jusqu'à la mort, jusqu'à la mort de la croix! ayant dormi trois jours dans le sépulcre, étant ressuscité, et ayant prouvé aux plus incrédules sa résurrection , Jésus-Christ , pour se reposer des souffrances de son humanité, aurait pu rester moins de quarante jours parmi les hommes : mais non, son amour pour nous le retenait loin des anges ; on eût dit un royal exilé dont le ban était levé, mais qui ne voulait pas s'en retourner tout de suite au lieu natal, parce que, pendant son bannissement, il s'était habitué à aimer les hommes avec lesquels il avait souffert!

Et remarquez : Jésus choisit , pour apparaître , les lieux qu'il a aimés pendant sa mission terrestre, les campagnes de Galilée, les rives de la mer de Tibériade, les bords des lacs où péchaient ses disciples, la montagne où il se plaisait à enseigner, et enfin le Jardin des Oliviers, où il avait eu sa sueur de sang, et où il avait dit à ses apôtres ; Veillez et priez avec moi!

Dans ces apparitions du Fils de l'homme, il y a vraiment comme des ressouvenirs de patrie.  Au moment de retourner vers son Père, le Sauveur rappelle ses disciples auprès de Jérusalem, ville dont les rues ont vu les douleurs de sa passion, ville sur laquelle il a pleuré; c'est du lieu où il a le plus souffert, de ce Jardin des Oliviers où son courage de Dieu a été près de défaillir, qu'il veut prendre congé d'eux, les bénir et remonter au ciel.

Il les assembla donc sur le mont tout voisin de la ville de David ; et là , il leur dit : «Toute puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre ; allez donc en mon nom, par tout le monde, prêcher l'Évangile à toutes créatures. Vous savez ce que j'ai enseigné ; vous m'avez vu souffrir, mourir et ressusciter; vous avez été témoins de l'accomplissement de toutes les prophéties ; allez donc instruisez et baptisez les peuples au nom dit Père, du Fils et du Saint-Esprit. Apprenez aux nations à observer toutes les choses que je vous ai commandées. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé , mais celui qui ne croira pas n'aura point part au salut. Ceux qui croiront recevront de moi la puissance de chasser les démons, de toucher aux serpents sans danger, et de résister aux poisons qu'on leur donnera à boire. Ceux que j'enverrai parleront de nouvelles langues; ils imposeront leurs mains aux malades et les guériront. Ayez donc bon courage, car je resterai avec vous jusqu'à la consommation des siècles ! »

Puis , Jésus recommanda encore à ses apôtres de ne pas partir de Jérusalem aussitôt que lui aurait quitté la terre, mais d'y attendre la promesse du Père qu'ils avaient ouïe de sa bouche, lorsqu'il leur avait dit : « Jean a baptisé dans l'eau , mais vous, vous serai baptisés dans le Saint-Esprit. »

Il ajouta : « Ce que vous voyez est l'accomplissement de ce que je vous avais dit lorsque je vivais encore avec vous : qu'il était nécessaire que tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes, fût accompli. » En même temps, il éclaira leur esprit, afin qu'ils entendissent les Écritures et qu'ils vissent que tout ce qui était arrivé avait été prédit d'avance.

Quelques disciples lui demandèrent alors : «Seigneur, est-ce à présent que vous rétablirez le royaume d'Israël?» Et il leur répondit : « Ce n'est pas à vous à savoir ni le temps ni l'heure que le Père a réservés à sa connaissance et à son pouvoir ; mais vous recevrez la vertu du Saint-Esprit qui descendra sur vous. Et vous me rendrez témoignage dans Jérusalem, dans toute la Judée et le pays de Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre.»

Après ces paroles, le Fils de Dieu, né de la vierge Marie, étendit ses mains sur ses apôtres et ses disciples, qui formaient un grand cercle autour de lui, sur la cime du mont des Oliviers, et, les ayant tous bénis, rayonnant de gloire, de sa propre puissance , sans être emporté par des anges, le divin Sauveur s'éleva majestueux vers le ciel, et tous ceux qui étaient là le virent monter..., monter jusqu'à ce qu'une nuée le dérobât à leurs regard.

Les apôtres et les disciples avaient encore les yeux levés vers le ciel, quand deux anges, semblables à de beaux jeunes hommes, leur apparurent et leur dirent : « Hommes de Galilée, pourquoi vous arrêter ainsi à regarder le ciel? Ce Jésus qui vous a quittés et qui s'est élevé dans le ciel, viendra de la même manière que vous y avez vu monter. »

Les disciples l'ayant donc adoré en se prosternant la face contre terre, et ayant baisé la trace de ses pieds, retournèrent comblés de joie à Jérusalem, où ils demeurèrent en attendant l'accomplissement de la promesse qui leur avait été faite, employant les journées d'attente à louer et à bénir Dieu dans le temple.

Tel a été le départ du Christ de cette terre que sa main puissante avait créée aux jours de la naissance des mondes, et qu'il avait arrosée de son sang aux jours de la rédemption. Oh ! s'il avait été donné aux faibles regards des hommes de tout voir dans ce mystère d'un Dieu retournant vers un Dieu, de Dieu revenant à lui-même et rentrant dans sa gloire, comme un roi victorieux revient à son royaume, béni par les captifs qu'il a délivrés!... oh! s'il avait été accordé aux apôtres et aux disciples de connaître tout ce qui s'est passé dans l'espace, quand le Seigneur l'a traversé ; n'auraient-ils pas vu toutes les saintes milices du ciel venir au-devant du vainqueur de la mort? n'auraient-ils pas vu les neuf chœurs de la cour céleste : les chérubins, les séraphins, les trônes, les dominations, les vertus, les puissances, les principautés, les anges et les archanges, jetant, devant le triomphateur, des palmes et des couronnes?

N'auraient-ils pas entendu les voix des anges gardiens de la terre chanter aux anges du ciel :
OUVREZ, OUVREZ VOS PORTES ÉTERNELLES !
LAISSEZ, LAISSEZ PASSER LE ROI DE GLOIRE,
LE ROI FORT, LE ROI IMMORTEL !


Et quand ces portes éternelles se sont ouvertes, quelle splendeurs, plus éclatantes que des millions de soleils, ont dû se répandre au dehors ! Tous ces mondes que nous voyons briller au firmament comme des paillette» d'or, et ceux que la main de Dieu a semés dans l'espace, niait que la distance dérobe à notre vue, auront rayonné d'un éclat inconnu!

Ouvrez, ouvrez les portes éternelles; le Roi de gloire ne vient pas seul : il vient avec les captifs qu'il a délivrés des limbes, les âmes des justes et des patriarches !

Ouvrez-vous, ouvrez-vous, ô portes éternelles! Écoutez les chants de l'Église :
Quel est l'ange à qui le Seigneur ait jamais dit : Asseyez-vous à ma droite, jusqu'à ce que j'aie mis vos ennemis sous vos pieds?
Celui qui est descendu du ciel est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux.
II nous a, le premier, tracé une voie nouvelle; il a déchiré le voile du temple, et nous avons vu le Saint des saints.

Vous avez achevé votre œuvre, ô Seigneur ! Vous avez triomphé de la mort, et maintenant vous allez reprendre possession de la gloire du ciel, gloire dont vous vous étiez dépouillé pour nous. Déjà bien élevé au-dessus de la terre, vous nous regardez encore; vous voyez à votre suite les justes que vous avez rachetés, que vous avez fait sortir de leur sombre prison.

Tout l'office du jour de l'Ascension n'est qu'un chant de triomphe. Et dans les hymnes, et dans les versets et dans les antiennes, la pensée du rachat des captifs revient souvent.

Au temps d'Eusèbe, qui vivait vers le commencement du quatrième siècle, on croyait savoir, par tradition, l'endroit d'où Notre-Seigneur était monté au ciel; on montrait dès ce temps, sur le point le plus élevé du mont des Oliviers, sur une pierre, les marques ou l'empreinte des pieds du Sauveur, traces que rien n'avait pu effacer; et cependant la piété des fidèles faisait que bien souvent ils grattaient cette pierre pour emporter chez eux un peu de cette poussière sacrée.

Et ce qui est encore plus merveilleux, dit un vieil auteur, «c'est que Titus, quand il vint faire le siège de Jérusalem, avait planté ses tentes sur le mont des Oliviers, comme sur les autres hauteurs, pour enceindre la ville déicide, et que les pas de tant de soldats, que le roulement de tant de machines de guerre, n'aient pas fait disparaître la marque des pieds du Dieu de paix et d'amour.»

Saint Paulin de Noie et Sulpice Sévère, qui étaient contemporains de saint Jérôme, nous apprennent aussi la même chose ; saint Augustin avait la même opinion ; il le prouvait lorsqu'il disait : « On allait en Judée adorer les vestiges de Jésus-Christ, qui se voyaient au lieu d'où il était monté au ciel. Cette merveille subsistait encore au huitième siècle, selon le témoignage du vénérable Bède, et sur la foi d'un évêque d'Occident qui avait fait le voyage de Terre-Sainte.»

L'auteur que j'ai cité tout à l'heure dit encore :  Dieu fit un autre miracle de grand éclat au sujet de ces vestiges du Seigneur, lorsque l'impératrice Hélène fit bâtir l'église de l'Ascension sur la place du Mont des Oliviers, d'où l'on savait que le divin Sauveur était monté au ciel. On voulut paver, comme le reste de l'église, l'endroit où était la trace de ses pieds, et le couvrir de marbre précieux; mais on avait beau le cimenter et vouloir retenir cette dalle avec de longs clous d'or rivés en terre, une puissance, sortant du lieu même que Jésus-Christ avait touché de ses pieds sacrés, soulevait et jetait toujours à l'écart ce que l'architecte voulait fixer sur l'empreinte miraculeuse.

Il en fut de même lorsque l'on chercha à fermer la voûte; jamais on ne put parvenir à la clore, et pendant bien des siècles le dôme resta avec une ouverture, qui indiquait que Dieu avait passé là pour retourner dans son royaume céleste.

MichelT

Date d'inscription : 06/02/2010

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