Méditation Quotidienne !

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Méditation Quotidienne !

Message par Lys le Lun 29 Jan 2018 - 12:56



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Le démon vaincu !


Satan s’acharne à empêcher l’avènement du Royaume en Jésus. Il ne veut pas de ce monde nouveau dont il n’est pas le centre. De façon exemplaire, sur le mode d’une « ouverture » musicale qui contient déjà les thèmes qui seront développés par la suite, dès le début de la vie publique de Jésus, au désert, Satan tente de détourner le Fils de sa mission en l’orientant vers une réussite toute terrestre. Et si Jésus impose le silence aux démons qui le confessent comme le Saint de Dieu, c’est parce qu’ils entretiennent ainsi chez les hommes une idée fausse, « triomphaliste », de la mission du Messie. On comprend mieux alors que Jésus qualifie de Satan le pauvre Simon Pierre qui voudrait le détourner de la Passion. La Passion, c’est l’heure de Satan, « l’heure et le pouvoir des ténèbres ». C’est le kairos de Satan, que saint Luc annonçait dès l’échec des tentations : Ayant épuisé toute tentation, le diable s’éloigna de lui jusqu’au moment favorable [kairos] » (Lc 4, 13). Dans la Passion, Satan donne libre cours à sa nature homicide. Mais, en réalité, la Passion est plus encore l’Heure du Christ, où Satan est pris à son propre piège. Car dans la faiblesse de la Passion, Jésus se révèle en réalité le « plus fort ».

Voilà pourquoi, au moment d’entrer dans la Passion, Jésus déclare : C’est maintenant le jugement du monde ; maintenant le Prince de ce monde va être jeté bas (Jn 12, 31).

Serge-Thomas Bonino, o.p.

Dominicain enseignant à l’Institut catholique de Toulouse, Serge-Thomas Bonino est directeur de la Revue thomiste. Il est membre de la Commission théologique internationale et de l’institut Saint-Thomas-d’Aquin. / Il m’a aimé et s’est livré pour moi, Parole et Silence, Paris, 2013, p. 126-127.


Dernière édition par Lys le Sam 10 Fév 2018 - 16:46, édité 3 fois
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Méditation : De la Naissance de Jésus-Christ !

Message par Lys le Ven 2 Fév 2018 - 23:51



De la Naissance de Jésus-Christ !

Du temps qu'Hérode régnait en Judée, et que César-Auguste était empereur de Rome, il y avait entre les Juifs une fille d'excellente sainteté, nommée Marie, qui avait été fiancée à un saint homme, nommé Joseph ; et toutefois elle avait résolu de garder sa virginité. Marie et Joseph étaient tous eux de la Tribu de Juda et de la race de David ; mais ils étaient pauvres, et Joseph faisait le métier de charpentier. Ils demeuraient à Nazareth, petite Ville de la Galilée, qui est une province de la terre d'Israël. L'Ange Saint Gabriel fut envoyé à Marie de la part de Dieu pour lui annoncer qu'elle serait la mère du Christ. Vous aurez un fils, lui dit-il, que vous nommerez Jésus. Il sera grand, et sera nommé le fils du Très-Haut : le Seigneur lui donnera le trône de son père David, et il règnera éternellement sur la maison de Jacob. Marie y consentit, après que l'Ange l'eut assurée qu'elle demeurerait vierge, et qu'elle serait mère par l'opération du Saint-Esprit, et par un miracle de la toute-puissance de Dieu. Aussitôt s'accomplit en elle ce mystère, auquel Dieu l'avait préparée toute sa vie en la remplissant de grâce. Elle conçut ce saint enfant, qui, étant Dieu comme son père, devint homme comme nous, avec cette différence qu'il est saint par nature, et incapable de péché. Il naquit à Bethléem, petite ville de Judée, où David était né et où le Christ devait naître suivant les Prophéties. Joseph et Marie furent obligés de s'y rendre pour satisfaire à une Ordonnance de l'Empereur Auguste, qui voulut que chacun fît écrire son nom dans le lieu de son origine. Ils ne trouvèrent point de place dans l'hôtellerie, et furent contraints de se loger dans une étable. Ce fut là que la Sainte Vierge mit au monde son fils ; et elle demeura Vierge après sa naissance comme devant (avant). Elle l'enveloppa de langes, et le coucha dans une crèche : il y fut visité la même nuit par des bergers, à qui les Anges avaient annoncé cette grande nouvelle, que le sauveur venait de naître à Bethléem.

Le Sacristain
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MÉDITATION DU JOUR ! Saisi de compassion.

Message par Lys le Sam 3 Fév 2018 - 14:21



SAMEDI 3 FÉVRIER

MÉDITATION DU JOUR !

Saisi de compassion.


Le Seigneur ressent de la compassion pour la foule en tant que Dieu et en tant qu’homme. Cette compassion, qui n’est pas troublée par la présence indésirée de la foule mais que celle-ci a plutôt vraiment suscitée, le décide à changer son programme. Il agira maintenant par compassion. La compassion, il l’a connue depuis toujours. Sans cette compassion, il ne se serait pas fait homme. Il veut vraiment compatir, porter sa part, sa part divine mais aussi sa part humaine, et comme ces deux parts ne font qu’un en lui, il peut sauver les foules et nous tous. Bien qu’il sache que les Apôtres sont fatigués et ont besoin de repos, il laisse tomber sa propre résolution pour donner libre cours à sa compassion. L’état des Apôtres est aussi, comme le sien, une fonction de sa compassion qui embrasse tout, qui a conditionné l’Incarnation et la rédemption. Le particulier est inséré dans le général. Et le Seigneur conférera comme toujours à sa compassion une expression active : instruction et assistance.

Adrienne von Speyr

Laïque et médecin suisse, protestante convertie au catholicisme en 1940, Adrienne von Speyr († 1967) était une mystique. Collaboratrice du grand théologien Hans Urs von Balthasar, elle fonda avec lui un institut séculier, la communauté Saint-Jean, en 1944. / Saint Marc, Socéval, Magny-les-Hameaux, 2006, p. 303.
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MÉDITATION DU JOUR Jésus guérit !

Message par Lys le Dim 4 Fév 2018 - 14:33



MÉDITATION DU JOUR

Jésus guérit !


Voyez quel motif a conduit le Christ chez Pierre : nullement le désir de se mettre à table, mais la faiblesse de la malade ; non le besoin de prendre un repas, mais l’occasion d’opérer une guérison. Il voulait exercer sa divine puissance, et non prendre part à un banquet avec des hommes. Ce n’était pas du vin qu’on versait chez Pierre, mais des larmes.

Aussi le Christ n’est-il pas entré dans cette maison pour prendre sa nourriture, mais pour restaurer la vie. Dieu est à la recherche des hommes, non des choses humaines. Il veut leur donner les biens célestes, il ne désire pas trouver les biens terrestres. Le Christ est donc venu ici-bas pour nous prendre avec lui, il n’est pas venu chercher ce que nous possédons.

Dès qu’il fut entré chez Pierre, le Christ vit ce pour quoi il était venu. L’aspect de la maison ne retint pas ses regards, ni la multitude venue à sa rencontre, ni l’hommage de ceux qui le saluaient, ni la famille qui le pressait. Il ne jeta même pas un coup d’œil sur les dispositions prises pour le recevoir, mais il écouta les gémissements de la malade et porta son attention à la fièvre qui la consumait. Il vit qu’elle était dans un état désespéré, et aussitôt il étendit les mains pour qu’elles accomplissent leur œuvre divine. Et le Christ ne prit pas place à la table des hommes avant que la femme ne se lève de sa couche pour louer Dieu. La maladie ne résiste pas devant l’auteur du salut. Il n’y a pas de place pour la mort, là où est entré le Prince de la vie.

St Pierre Chrysologue

Par sa « parole d’or », saint Pierre Chrysologue († 450), archevêque de Ravenne, nous laisse cent soixante-seize sermons ­d’inspiration biblique. / Sermon 18, 1-3, trad. dir. par H. Delhougne, Les Pères de l’Église commentent l’Évangile, Brepols, Turnhout, 1991, n° 110.
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Méditation ! ( TOI )

Message par Lys le Lun 5 Fév 2018 - 16:45



Méditation !

TOI !


Ecrire à la deuxième personne

C'est écrire une lettre d'amour.

Toi allégorise toutes les possibles de mon rapport à l'autre,

ou plutôt non, il ne représente q'une partie de l'infini du rapport à autrui,

un partie de l'infini toute aussi infinie, celle des rapports amoureux.

Tu es amour

Car malgré notre quotidien fait souvent de jalousie, de mépris, et même de haine,

l'autre, dans sa forme absolue, déréalisée, du "TOI", que l'on lance dans un rêve les yeux ouverts, quand on dit "je t'aime" tout bas sans savoir à qui l'on parle,

un toi sans référent réel

cet autre est toujours imaginé comme l'être aimé.

Et c'est la raison pour laquelle nous avons commencé à dire "tu" à Dieu,

TOI Jésus, et même, TOI notre Père!

Méditations Catholiques
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MÉDITATION[/b] Sur Jésus-Christ exposé dans le prétoire, aux dérisions et aux insultes des serviteurs du grand Prêtre

Message par Lys le Mer 7 Fév 2018 - 19:20



Méditation sur les souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ : Jésus-Christ exposé dans le prétoire aux dérisions et aux insultes des serviteurs du grand Prêtre !

JÉSUS DANS LE PRÉTOIRE

EXPOSÉ AUX DÉRISIONS ET AUX INSULTES

DES SERVITEURS DU GRAND PRÊTRE


« Aussitôt, on cracha au visage de Jésus ; et ceux qui le tenaient se moquaient de lui en le frappant ; et lui ayant bandé les veux, ils lui donnaient, les uns des coups de poing au visage, et les autres des soufflets, en disant : Christ, prophétise-nous, qui est celui qui t'a frappé ? et ils lui disaient encore beaucoup d'autres injures et de blasphèmes, et les valets lui donnaient des soufflets!

1er point. Il faut remonter plus avant dans le secret de notre nature, que ne le fait le commun des chrétiens, pour bien comprendre le principe, la cause et la fin de ces dérisions, de ces insultes et de ces outrages, dont Jésus-Christ est accablé dans le cours de sa Passion. Le principe en est l'envie des esprits de ténèbres contre l'homme, la cause s'en retrouve tout entière dans nos péchés, et la fin dans leur expiation volontaire par notre Seigneur Jésus-Christ.

Ces Anges, qu'un fol orgueil précipite de la hauteur du Ciel dans l'abîme de l'Enfer, sont les ennemis par essence de l'homme, dont ils ont reçu le pouvoir d'éprouver la vertu. Ce qu'ils savent de la grandeur de sa vocation future, multiplie en quelque sorte leur affreux désespoir pour les maux épouvantables qui leur sont échus, et pour les biens infinis que ce nouvel héritier des promesses éternelles doit occuper à leur place. De là leur jalousie contre l'homme ; de là tous leurs efforts pour le séduire pour l'entraîner dans une perte commune ; de là, leur dérision, leurs insultes et leurs outrages contre les pécheurs, quand ils ont une fois consommé leur crime. Combien donc les esprits de ténèbres ne durent-ils pas tourner en mépris contre le genre humain, ces paroles de séduction employées pour faire déchoir nos premiers parents de la hauteur de leur vocation : « Dieu sait qu'au jour que vous aurez mangé de ce fruit, vos yeux seront ouverts, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Gènes. c. III.), dérision qui serait encore pour le genre humain la plus cruelle des injures, si Jésus-Christ n'en avait effacé l'ignominie par celle de ses souffrances et de sa Croix. Il s'en suit de là que la cause des dérisions, des insultes et des outrages faits à Jésus-Christ, est toute entière dans nos péchés, qui ne nous rendent hélas ! que trop dignes d'être les jouets et la risée des Démons. Voyez s'il en est aucun qui ne mérite sa dérision particulière, qui n'appelle son genre d'insultes, qui n'ait son caractère d'infamie. Les mondains eux-mêmes ne se font-ils pas pitié les uns aux autres dans leurs vices ; ne se tournent-ils pas mutuellement en dérision et en mépris, lorsqu'ils parlent de leurs défauts mutuels, et ne les voit-on pas tous les jours inexorables pour toutes les iniquités d'autrui, quand ils n'en sont ni les imitateurs, ni les complices, et qu'ils n'en jugent que d'après les lumières de leur conscience. Que sera-ce donc de l'Enfer, lorsqu'à la clarté des jugements divins et des flammes dévorantes, les Démons et les Réprouvés se verront les uns les autres dans la nudité de leurs crimes ? Ô combien alors l'ambition paraîtra vaine dans ses désirs, la volupté déplorable dans ses moyens, et toutes les passions insensées dans leur jouissance ! combien l'orgueil sera terrassé, la fausse sagesse du siècle humiliée, l'impiété confondue, lorsque chaque vice se peindra lui-même sur la personne des méchants en traits ineffaçables de corruption et d'infamie !

2e point. Concevez-vous, maintenant, pourquoi Jésus-Christ, en qualité de victime d'expiation pour les péchés du genre humain, devait être soumis à toutes les dérisions, à toutes les insultes, à tous les outrages encourus par nos péchés ? On lui crache au visage, afin que la victime satisfasse pour les pécheurs selon leur offense ; cracher au visage de l'homme, lui donner des coups de poings et des soufflets sur la figure, c'est ne respecter rien en lui de cette image et de cette ressemblance divine que le Ciel y a mis ; mais c'est traiter le pécheur selon ses œuvres ; car il n'a pas mieux respecté en lui ses traits immortels, lorsqu'il s'est couvert de la fange du vice ? — Ceux qui tenaient Jésus-Christ se moquaient de lui en le frappant. Et en cela, ces ennemis furieux ne faisaient que remplir envers Jésus-Christ l'office des Démons envers l'homme coupable, que la justice du Ciel leur abandonne. Ils se moquent de lui comme les Philistins se moquaient de Samson après l'avoir aveuglé, chargé de chaînes, et rendu leur esclave. — On bande les yeux à Jésus, symbole de l'état moral, où le péché réduit l'homme, le péché qui nous met un bandeau devant les yeux de l'âme, et qui dans cet état d'aveuglement spirituel, nous constitua les scandales de la nature humaine, provoque le blasphème des mondains, et nous rend un objet de prostitution pour l'Enfer même. C'est ce qui nous explique cette parole de l'Écriture, que Jésus-Christ sera pour plusieurs une pierre d'achoppement, un sujet de ruines : Pour plusieurs, c'est-à-dire, pour tous ceux qui ne verront en lui que l'homme de la nature, le fils de l'homme, sans y voir en même temps l'homme de la grâce, le fils de Dieu, la victime volontaire de nos péchés, qui n'a pris la forme de pécheur comme Jacob les habits d'Esaü, que pour obtenir au genre humain, les bénédictions de son père.

Mais pourquoi les justes furent-ils soumis dans tous les temps aux mêmes dérisions, aux mêmes insultes, aux mêmes outrages que Jésus-Christ ? Parce qu'en leur qualité d'enfants d'Adam, ils les souffrent pour la justice ; et qu'en leur qualité de membres de Jésus-Christ, ils les souffrent pour la miséricorde : parce que Jésus-Christ a daigné les associer aux mystères de l'expiation des péchés du monde, et que des péchés dignes de dérision, d'insultes et d'outrages aux yeux de l'éternelle justice, ne pouvaient s'expier aux yeux de l'éternelle miséricorde que par les souffrances et la croix de Jésus-Christ, auxquelles sont inséparablement unies celles des justes, parce que, nous l'avons dit, les justes accomplissent par leurs souffrances et leurs croix personnelles, ce qui doit consommer celles de Jésus-Christ, d'où elles tirent tout leur mérite, parce que les justes qui vécurent avant Jésus-Christ étaient les images, les symboles, la figure de Jésus-Christ, comme J.-C. est l'unique modèle que ceux qui vécurent après lui doivent imiter ; parce qu'enfin lorsque la tête souffre, les membres souffrent, et que les justes de tous les siècles étant les membres d'un même corps dont Jésus-Christ est le chef, ils sont destinés à souffrir avec Jésus-Christ par le même principe, l'envie des Démons ; pour la même cause, la peine due au péché ; pour la même fin, l'expiation du péché.

3e point. Appliquons-nous à nous-mêmes les grandes vérités que nous venons d'établir ? Ce n'est pas seulement en son adorable personne, que Jésus-Christ peut être tourné en dérision par les pécheurs ; mais ils l'accablent des mêmes insultes et des mêmes outrages, que les Juifs, toutes les fois que, cessant de se respecter eux-mêmes, ils se prostituent au vice. L'injure dont ils se rendent alors coupables contre leur propre personne, retombe nécessairement sur la personne de Jésus-Christ, et devient son injure. Pourquoi ? parce que, nous le répétons, en qualité d'hommes, nous sommes son image et sa ressemblance ; et en qualité de chrétiens, les membres de son propre corps : ne cessons donc pas de le dire : Ce n'est pas tant sur les Juifs que nous devons porter nos regards, lorsque nous voyons Jésus-Christ devenir pour eux un sujet de dérision, d'insultes et d'outrages, que sur nous-mêmes infortunés pécheurs. Hélas ! notre plus grand tort, en qualité d'hommes chrétiens, c'est de trop oublier la haute dignité de notre vocation, c'est de trop oublier que nous ne saurions nous manquer à nous-mêmes sans manquer à la personne même de Jésus-Christ, que nous ne saurions prostituer nos corps au péché, sans tourner en dérision, l'homme par excellence, l'homme régénéré par la vertu des souffrances et de la croix de Jésus-Christ, l'homme immortel et divin, le fils de Dieu même. L'insulte retombe sur le chef lorsque les membres sont outragés. Cohéritiers des biens du ciel, nous arrêtons-nous exclusivement aux biens de la terre, cherchons-nous dans les richesses, dans les honneurs périssables de quoi fixer nos immenses désirs sur le bonheur ; nous tournons en dérision l'évangile de Jésus-Christ, nous insultons à ses promesses, nous outrageons le chef dans un de ses membres. Que sera-ce, si, ravalant en nous tout ce que Jésus-Christ y a mis de grandeur, d'élévation et de gloire par l'union de ses deux natures divine et humaine, nous ne rougissons pas de faire consister la dignité de l'homme dans la vanité de son costume, son bonheur dans le néant de ses espérances, ses jouissances dans l'illusion des sens. N'est-ce pas là, Chrétien, se moquer sans pudeur de toutes les idées de ta dignité, de ta félicité ; n'est-ce pas là faire de l'homme de l'éternité le jouet de l'homme du temps, et couvrir du masque de la mort toutes ses espérances immortelles ; n'est-ce pas là blasphémer dans ta propre nature, celle du Fils de Dieu, puisque depuis le moment de l'incarnation, le Fils de Dieu est aussi le fils de l'homme. N'est-ce pas là, par conséquent, renouveler contre Jésus-Christ toutes les dérisions et les insultes, tous les outrages et les blasphèmes du Calvaire ?

Considérations. Considérez, 1°, combien le pécheur se trouve misérable dans son péché, lorsque ne pouvant l'allier avec l'harmonie des deux, il ne lui reste pas même l'espoir de lui donner l'anarchie de l'enfer pour refuge, et que perdant tout avec l'estime de Dieu, le mépris des démons est son dernier partage.
Considérez, 2°, que sans Jésus-Christ le genre humain en masse ne nous offrirait plus qu'un sujet éternel d'opprobre et d'infamie ; que Jésus-Christ seul pouvait le relever de la honte de sa chute par celle de ses souffrances et de sa croix.
Considérez, 3°, que pécher de nouveau c'est ressusciter les titres de notre honte ; c'est ne respecter rien en nous de ce que Jésus-Christ y a mis : c'est avilir le chef dans un de ses membres.

Résolutions et Prière. Rien ne me montre mieux, ô mon divin Jésus, l'état d'avilissement auquel le péché réduit l'homme, que les dérisions, les insultes et les outrages dont il vous rend pour moi la victime. Rien, ne caractérise mieux, au regard de mon âme, la malice du péché, que la nature de ces emportements et de ces fureurs brutales. Ah ! je reconnais l'enfer à ces traits. Faites, Seigneur, que je n'oublie non plus sa profonde malice, que votre infinie miséricorde ; afin que ces deux souvenirs, sans cesse présents à mon esprit et à mon cœur m'inspirent autant d'amour pour la vertu qui vous coûte si cher, à conquérir pour le genre humain, que de haine pour le vice, dont la fin ne saurait amener pour les pécheurs que la dérision, les insultes et les outrages des éternels ennemis de leur salut. Ainsi soit-il.

Extrait de "Méditations sur les souffrances et la croix de N.S. Jésus-Christ" par Gaspard Jauffret :

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Re: Méditation Quotidienne !

Message par Lys le Jeu 8 Fév 2018 - 19:44




Méditation; Jeudi 08 février 2018

La femme syro-phénicienne

Evangile selon St Marc 7, 24-30


Points de réflexion

1. Le territoire de Tyr, au nord-ouest de la Palestine, autour de la ville du même nom, aujourd’hui située au Liban, ne faisait pas partie des terres où vivaient les juifs. Pourtant, comme nous le montre ce passage de l’Évangile de Marc, la renommée de Jésus s’y était répandue, si bien qu’une femme vient le supplier, dans la maison où il se trouvait, pour sa petite fille possédée par un esprit impur.

2. Cette femme lui demande donc d’intervenir pour la libération de la fillette. S’ensuit un dialogue étrange : Jésus lui parle de pain qu’il faut laisser aux enfants et ne pas donner aux chiens ; la femme acquiesce, mais ajoute que les chiens peuvent bien prendre les miettes qui tombent de la table. Cette comparaison avec un chien n’est guère flatteuse, au contraire, d’autant plus si on la met en parallèle avec d’autres textes des Écritures (« Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré. » (Mt 7, 6), par exemple). Quel est donc le sens des paroles de Jésus et de la réponse de la femme syro-phénicienne ?

3. Saint Augustin, dans un de ses sermons, disait à propos de cette femme : « illa fatendo se canem amisit esse quod erat », « en avouant être un chien elle cessa d’en être un » (Sermon 60A). Cette femme représente chacun de nous, qui, à cause du péché, s’est éloignée de Dieu et vit, pour ainsi dire, en terre païenne. Mais Jésus vient à notre rencontre, il ne nous abandonne pas et vient nous guérir de notre péché. Il faut cependant pour cela que nous reconnaissions notre péché, que nous sachions appeler un mal un mal. Ce passage, loin d’être décourageant, est donc source d’une grande espérance. Si nous savons reconnaître et avouer notre péché, Jésus accomplit le reste : il suffit que nous venions devant lui et nous serons guéris.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, comme la fille de cette syro-phénicienne malade à cause d’un démon, mon âme est parfois blessée par le péché qui y habite. Mais ton amour et ta miséricorde sont plus forts que tout. Il suffit que je vienne à toi tel que je suis pour que tu me guérisses.

Résolution

Commencer à demander pardon à Jésus dans mon cœur chaque soir pour mes fautes de la journée et essayer de me confesser régulièrement.

Père Jean-Marie Fornerod, LC
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MÉDITATION DU JOUR , VENDREDI 9 FÉVRIER La douceur du toucher !

Message par Lys le Ven 9 Fév 2018 - 16:32



MÉDITATION DU JOUR , VENDREDI 9 FÉVRIER

La douceur du toucher !


Dans nos pays, le toucher n’est pas chose facile, tant les relations paraissent aseptisées. Surtout vis-à-vis des personnes malades. Que de précautions parfois ! Nécessaires souvent. Mais que reste-t-il de la douceur du toucher ? Pour ceux qui suivaient Jésus, ce n’était pas mieux, tant le pur et l’impur étaient des catégories prépondérantes. Pas question de toucher, car Dieu, lui, était du côté du pur, du séparé. Mais Jésus n’est pas le visage de Dieu, là. Il n’est pas celui qui se sépare, mais au contraire le Fils qui se mélange, devenu homme comme tout homme. Sa passion : unir les hommes entre eux, et les unir à son Père, dont la miséricorde vient retisser les liens. Jésus touche donc l’homme handicapé.

Le soin est déjà là, en le touchant le Christ affirme à cet homme qu’il n’est pas impur, ni par sa maladie, ni par son âge, ou son histoire, ou ses mœurs. Impur, c’est-à-dire emmuré, assourdi, dans l’impasse. Jésus touche car il ne craint pas le corps, puisqu’il prit chair pour signifier la Parole de vérité. Parole qu’il redonne à ce même homme, en humectant ses lèvres de sa salive à lui, le Juste. Jésus octroie à cet homme de retrouver le chemin pour les mots. Retrouver la voix afin que le langage puisse dire son monde et qu’il soit entendu, comme un homme doit l’être, en toutes circonstances de sa vie.

Véronique Margron, o.p.

La dominicaine Véronique Margron est doyenne de la faculté de théologie de l’Université catholique de l’Ouest, à Angers. / Libre traversée de l’Évangile, Bayard, Paris, 2007, p. 55-56.
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Courte Méditation Quotidienne !

Message par Lys le Sam 10 Fév 2018 - 16:41



Courte Méditation Quotidienne !
     
10 FÉVRIER


Quand nous partageons, Dieu nous donne la joie de vivre !

Jésus, notre confiance, depuis ta résurrection, tu nous éclaires par une lumière intérieure. Aussi nous pouvons te dire : sans t'avoir vu nous t'aimons, sans te voir encore nous croyons, et tu cherches à répandre sur nous une joie indicible qui déjà nous transfigure.

Voir I Pierre 1, 8

Taizé
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Re: Méditation Quotidienne !

Message par Lys le Dim 11 Fév 2018 - 14:08



Quand la timidité empêche de demander pardon, pourquoi ne pas oser un geste
tout simple qui se passe de paroles : tendre la main pour que l'autre y fasse le signe du pardon,
le signe de la croix ?   sunny
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Re: Méditation Quotidienne !

Message par Lys le Lun 12 Fév 2018 - 17:09




MÉDITATION DU JOUR du 12 Février

Épreuves et vérification
de la foi !


L’épreuve est à accepter, à traverser. Il ne faut pas s’y opposer, mais y consentir. Par contre, l’on ne consent pas à la tentation, on la rejette, car celle-ci veut nous conduire au péché.

Toute tentation est une épreuve, dans le sens où elle nous éprouve, mais toute épreuve n’est pas forcément une tentation. L’épreuve, cependant, nous place en situation de fragilité et donc nous expose à la tentation. L’ennemi s’attaque à ce qui est faible ou qui s’affaiblit. Dans l’épreuve, on peut être tenté de se révolter, de se durcir. On peut aussi être tenté de ne regarder que ce mal qui nous accable, de ne plus rien voir d’autre, de se focaliser sur l’épreuve, de s’enfermer et, finalement, de devenir comme un « autiste spirituel ».

Marie-Anne Le Roux

Sœur Marie-Anne Le Roux, cofondatrice d’une fraternité bénédictine apostolique à Nantes, a une longue expérience de l’accompagnement spirituel. / Sortir gagnant de nos luttes intérieures, Béatitudes, Nouan-le-Fuzelier, 2008, p. 135.
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Re: Méditation Quotidienne !

Message par Lys le Mar 13 Fév 2018 - 20:27



Méditons l'Évangile d'aujourd'hui

Jour liturgique : Temps ordinaire - 6e Semaine: Mardi


Texte de l'Évangile (Mc 8,14-21): Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Jésus leur faisait cette recommandation: «Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!». Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain. Il s'en aperçoit et leur dit: «Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain? Vous ne voyez pas? Vous ne comprenez pas encore? Vous avez le coeur aveuglé? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas? Vous ne vous rappelez pas? Quand j'ai rompu les cinq pains pour cinq mille hommes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux?». Ils lui répondirent: «Douze». «Et quand j'en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux?». Ils lui répondirent: «Sept». Il leur disait: «Vous ne comprenez pas encore?».

Commentaire:

Abbé Juan Carlos CLAVIJO Cifuentes (Bogotá, Colombie)

«Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!»


Aujourd'hui, une fois de plus, nous voyons la sagacité du Seigneur Jésus. Sa façon d'agir est surprenante, car il ne fait pas comme le commun des mortels, il est original. Il vient d'accomplir quelques miracles et il se dirige vers un autre secteur où la Grâce de Dieu doit aussi arriver. C'est dans ce contexte de miracles, face à un nouveau groupe de personnes qui l'attend, qu'il les prévient: «Ouvrez les yeux et prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode» (Mc 8,15), car ils —les pharisiens et les gens d'Hérode— ne veulent pas que l'on connaisse la Grâce de Dieu et ils passent leur temps à répandre dans le monde le mauvais levain, en semant la zizanie.

La foi ne dépend pas des œuvres, car «une foi que nous pouvons nous-mêmes déterminer n'est pas du tout une foi» (Benoît XVI). Au contraire, ce sont les œuvres qui dépendent de la foi. Avoir une foi vraie et authentique implique d'avoir une foi active, dynamique; pas une foi conditionnée et qui reste seulement en dehors, qui s'arrête aux apparences, qui tourne autour du pot… La nôtre doit être une foi réelle. Il faut regarder avec les yeux de Dieu, pas avec ceux de l'homme pêcheur: «N'entendez-vous pas encore et ne comprenez-vous pas? Avez-vous donc l'esprit engourdi?» (Mc 8,17).

Le règne de Dieu se répand dans le monde comme lorsqu'on met une dose de levain dans la pâte: elle croît sans que l'on sache comment. C'est ainsi que doit être la foi authentique, qui grandit dans l'amour de Dieu. C'est pour cela que rien ni personne ne doit nous détourner de la vraie rencontre avec le Seigneur et son message salvateur. Le Seigneur ne perd pas l'occasion de l'enseigner et il continue à le faire de nos jours: «Nous devons nous libérer de l'idée fausse que la foi n'a plus rien à dire aux hommes de notre époque» (Benoît XVI).
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Re: Méditation Quotidienne !

Message par Lys le Jeu 15 Fév 2018 - 20:26




Méditons l'Évangile d'aujourd'hui

Jour liturgique : Temps du Carême - Semaine des Cendres · Jeudi

Voir Première Lecture et Psaume


Texte de l'Évangile (Lc 9,22-25): Jésus disait à ses disciples: "Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs de prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite". Il disait aussi à la foule: «Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence?».

Commentaire:

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM (Barcelona, Espagne)


«Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive»

Aujourd'hui premier jeudi du Carême, les cendres que l'Église nous a mises sur le front sont encore fraîches. Elles nous introduisaient à ce temps sacré qui est un trajet de quarante jours. Jésus, dans l'Évangile, nous montre deux voies: le Via Crucis qu'il Lui faut parcourir; notre propre chemin, à sa suite.

Sa voie, c'est celle du Chemin de Croix et de mort, mais aussi celle de sa glorification: «Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté (…), qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite» (Lc 9,22). Pour l'essentiel, notre chemin ne diffère pas de celui de Jésus, qui nous indique d'ailleurs la manière de le suivre: «Celui qui veut marcher à ma suite…» (Lc 9,23).

En embrassant sa Croix, Jésus a fait la Volonté du Père; nous, en prenant la nôtre sur nos épaules, nous l'accompagnons dans son Via Crucis.

Le chemin de Jésus se résume en trois mots: souffrance, mort, résurrection. Notre chemin comporte aussi trois aspects (deux attitudes et l'essence de la vocation chrétienne): renoncer à nous-mêmes, prendre la croix de chaque jour et accompagner Jésus.

Celui qui ne renonce pas à lui-même et ne prend pas sa croix, veut s'affirmer et être lui-même, il veut «sauver sa vie», comme dit Jésus. Mais en voulant la sauver, il la perd. En revanche, celui qui, à cause de Jésus, ne cherche pas à éviter la souffrance et la croix, celui-là sauvera sa vie. Tel est le paradoxe du disciple de Jésus: «Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence?» (Lc 9,25).

Cette parole du Seigneur, qui clôt l'Évangile du jour, a transpercé le cœur de saint Ignace et provoqué sa conversion: «Qu'adviendrait-il si je faisais ce que fit saint François et ce que fit saint Dominique?» Ah si, pendant ce Carême, la même parole nous aidait aussi à nous convertir!
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Re: Méditation Quotidienne !

Message par Lys le Ven 16 Fév 2018 - 16:39



Méditons l'Évangile d'aujourd'hui

Jour liturgique : Temps du Carême - Semaine des Cendres · Vendredi

Voir Première Lecture et Psaume


Texte de l'Évangile (Mt 9,14-15): Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons?». Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront».

Commentaire:

Abbé Xavier PAGÉS i Castañer (Barcelona, Espagne)


«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront»

Aujourd'hui premier vendredi de Carême, ayant vécu le jeûne et l'abstinence du Mercredi des Cendres, nous avons essayé d’offrir le jeûne et la prière du Saint Rosaire pour la paix. Ce dont nous avons autant de besoin. Nous sommes disposés à avoir soin de cet exercice du Carême que l'Église, Mère et Maître, nous demande d'observer, ainsi qu'à nous souvenir que c'était le Seigneur qui avait dit: «Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Nous avons le désir de vivre pas seulement en accomplissant un précepte auquel nous y sommes obligés mais —surtout— en essayant d'arriver à y trouver l'esprit qui nous fasse éprouver cette pratique du Carême qui va nous aider dans notre progrès spirituel.

En cherchant ce sentiment profonde, nous pouvons nous demander: quel est le véritable jeûne? Dans la première lecture d'aujourd'hui, le prophète Isaïe, nous parle du jeûne qui plaît à Dieu: «N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera» (Is 58,7-8). Il plaît à Dieu qui attend de nous tout ce qui puisse nous mener à l'amour authentique à nos frères.

Chaque année, le Saint Père Jean Paul II nous adressait un message de Carême. Dans un de ces messages, sous la devise «Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir» (Ac 20,35), ses paroles nous aidèrent à découvrir cette même dimension charitable du jeûne, laquelle, du plus profond de notre cœur, nous prépare pour la Pâque avec un effort à nous identifier, chaque fois de plus en plus, avec l'amour de le Christ qui l'a mené jusqu'à donner sa vie dans la Croix. En définitive, «ce que chaque chrétien doit faire en tout temps doit être recherché maintenant avec plus d'empressement et de générosité» (Saint Léon le Grand, pape).
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Re: Méditation Quotidienne !

Message par Lys le Sam 17 Fév 2018 - 20:35



MÉDITATION DU JOUR

Quand Jésus appelle !


Dieu n’a pas attendu que nous fussions quelque chose pour nous aimer : avant tous les siècles, et avant même que nous eussions l’être que nous possédons, il pensait à nous, et il n’y pensait que pour nous faire du bien. Ce qu’il avait médité dans l’éternité, il l’a exécuté dans le temps. Sa main bienfaisante a répandu sur nous toutes sortes de biens : nos infidélités mêmes, ni nos ingratitudes, presque aussi nombreuses que ses faveurs, n’ont pu encore tarir la source de ses dons, ni arrêter le cours de ses grâces. Ô amour sans commencement, qui m’avez aimé durant des siècles infinis, et lors même que je ne pouvais le ressentir ni le reconnaître !

Mais que vois-je ? Un Dieu qui me vient chercher jusqu’au néant, parce que mon péché m’a fait descendre jusque-là ; un Dieu qui prend la forme d’un esclave pour me délivrer de l’esclavage de mes ennemis ; un Dieu qui se fait pauvre pour m’enrichir, un Dieu qui m’appelle et qui court après moi quand je le fuis ; un Dieu qui expire dans les tourments pour m’arracher des bras de la mort et pour me rendre une vie heureuse : et je ne veux souvent ni de lui, ni de la vie qu’il me présente ! Pour qui prendrait-on un homme qui aimerait un autre homme comme Dieu nous aime ? et de quels anathèmes ne se rend pas digne, après cela, celui qui n’aimera pas le Seigneur Jésus !

Fénelon

De vieille noblesse périgourdine, François de la Mothe-Fénelon († 1715), en semi-disgrâce après avoir été précepteur du duc de Bourgogne à la cour de Louis XIV, se révèle pasteur exemplaire dans le diocèse de Cambrai dont il devient archevêque en 1695. / Œuvres, XVIII, Lebel, Paris, 1823, p. 71s.
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Re: Méditation Quotidienne !

Message par Lys Hier à 14:07



Méditons l'Évangile d'aujourd'hui !

Jour liturgique : Temps du Carême - 1er dimanche (B)

Voir Première Lecture et Psaume

Texte de l'Évangile (Mc 1,12-15): Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu; il disait: «Les temps sont accomplis: le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle».

Commentaire:
Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach (Vilamarí, Girona, Espagne)

«Aussitôt l’Esprit le pousse au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan»

Aujourd'hui l'Église fête le premier dimanche de Carême. L'Évangile nous présente Jésus en train de se préparer à entrer dans sa vie publique. Il s'éloigne dans le désert où il passe quarante jours en priant et en faisant pénitence. Là il est tenté par Satan.

Nous devons nous préparer pour le Carême. Satan est notre grand ennemi. Il y a des personnes qui ne croient pas en lui, ils disent qu'il est un produit de notre imagination ou que c'est le mal en abstrait dilué chez les personnes et dans le monde. Non!

Les Saintes écritures parlent de lui à plusieurs reprises en tant qu'être réel et concret. C'est un ange déchu. Jésus le définit en disant: «Il est menteur et père du mensonge» (Jn 8,44). Saint Pierre le compare à un lion qui rugit: «Votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie» (1Pe 5,8). Et Paul VI nous enseigne: «Le démon est l'ennemi numéro un, c'est le tentateur par excellence. Nous savons que ce personnage obscur et perturbateur existe vraiment et qu'il continue à agir».

Comment? En mentant, en nous trompant. Là où il y a mensonge ou tromperie, il y a action diabolique. «La plus grande victoire du diable est de nous faire croire qu'il n'existe pas» (Baudelaire). Et comment nous ment-il? Il nous présente des actions perverses comme si elles étaient bonnes, il nous pousse à faire des choses mauvaises, et en troisième lieu, il nous suggère des raisons pour justifier nos péchés. Après nous avoir trompé, il nous remplit d'inquiétude et de tristesse. N'as-tu jamais ressenti cela?
Quelle est notre attitude devant la tentation? Avant: rester vigilant, prier et éviter les occasions de pécher. Pendant: résister directement ou indirectement. Après: si tu as gagné, il faut rendre grâce à Dieu. Si tu n'as pas gagné, il faut demander pardon et apprendre de cette expérience. Quelle a été ton attitude jusqu'à maintenant?

La Sainte Vierge Marie a écrasé la tête du serpent infernal. Demandons qu'Elle nous donne la force de surmonter les tentations de chaque jour.
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