LA MISSION DIVINE DU SAINT ROYAUME DE FRANCE

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LA MISSION DIVINE DU SAINT ROYAUME DE FRANCE

Message par Hervé J. VOLTO le Jeu 12 Avr 2018 - 0:36

–Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu’elle doit accomplir, a dit Joseph de Maistre (1753-1821) dans ses Considérations sur la France. Celle de la France est de faire triompher l’Eglise et la Royauté du Christ !

Le Marquis de La Franquerie affirme dans Mission Divine de la France, son plus important ouvrage :

–Gesta Dei per Francos, qui établirait difficilement la vérité de ce glorieux adage. Il nous a donc paru plus opportun que jamais (en présence de l’anarchie spirituelle, intellectuelle et morale du monde moderne) d’exposer
brièvement cette mission providentielle de la France qui a valu à notre pays d’être, au dire de Sainte Jeanne d’Arc, «le plus beau Royaume après celui du Ciel» .

Voici la prohétie de Saint Rémy faite au baptême de Clovis la nuit de Noël de l'An 496 :

–APPRENEZ, MON FILS, QUE LE ROYAUME DE FRANCE EST PREDESTINE PAR DIEU A LA DEFENSE DE L’EGLISE ROMAINE QUI EST LA SEULE VERITABLE EGLISE DU CHRIST. CE ROYAUME SERA UN JOUR
GRAND ENTRE TOUS LES ROYAUMES. ET IL EMBRASSERA TOUTES LES LIMITES DE L’EMPIRE ROMAIN ! ET IL SOUMETTRA TOUS LES PEUPLES A SON SCEPTRE ! IL DURERA JUSQU’A LA FIN DES TEMPS ! IL
SERA VICTORIEUX ET PROSPERE TANT QU’IL SERA FIDELE A LA FOI ROMAINE. MAIS IL SERA RUDEMENT CHATIE TOUTES LES FOIS QU’IL SERA INFIDELE A SA VOCATION (Migne. Patr. lat. CXXXV, p.
51 et sv. Flodoard, Historia Ecclesiæ Remensis. Lib. 1, cap. 13. Bibl. Nat. A. 112 à 329) .

Selon les historiens, la date de création du sain Royaume de France est associée à un de ces trois événements majeurs : l'avènement de Clovis en 481, le partage du Saint-Empire Carolingien en 843 et l'élection d'Hugues Capet en 987.

Le Roi des Francs Clovis avait scellé l’alliance des Royaumes Francs de Naustrie, Austrasie, Burgondie, avec l’Eglise Catholique lors de son baptême. Cette alliance se perpétue dans le Saint Royaume de France par le Sacre des Rois à Reims jusqu’en 1824, qui en fait des Monarques Très Chrétiens de droit Divin. Du baptême de Clovis au Sacre de Louis XIV, aucun Roi ne manquera de consacrer le Saint Royaume de France à l'Archange Saint-Michel. Les premiers Capétiens sont soucieux de couronner leur fils ainé de leur vivant car leur autorité se limite en fait à l’Ile de France. Ce n’est qu’à partir de Philippe Auguste que leurs actes officiels utilisent la dénomination de Royaume de France et qu’ils sont en mesure de faire réellement acte d’autorité et de faire régner N.S. Jésus-Christ dans l’ensemble du Royaume. Le territoire de celui-ci est composé des fiefs féodaux dont le Roi de la Francie Occidentale -partie Ouest du Saint Empire des Carolingiens- est le suzerain depuis le partage en 843 du SAINT EMPIRE ROMAIN ET FRANC fondé par Charlemagne. Le SAINT ROYAUME DE FRANCE est issu du démenbrement du Saint Empire. Alors que ce dernier se décompose -rebellion des villes italkiennes puis des Princes proestants- Dieu refonrce le Saint Royaume de France pour lui permettre d'accomplir sa Mission Divine.

L’intégration progressive des fiefs féodaux au domaine Royal nécessite la mise en place d’une administration Royale. Les Capétiens construisent les cathédrales et instituent la Chevalerie qu'il envoient aux Croisades. Saint Louis accorde une importance primordiale à son rôle de protecteur de l'Eglise, de justicier et le parlement, cour supérieure de justice, est mise en place. La longue Guerre de Cent ans est l’occasion d’instaurer sous Charles VII une armée et des impôts permanents. Richelieu, ministre de Louis XIII, qui consacre la France à Marie, et Louis XIV, qui renouvelle la Consécration, confortent l’autorité Royale dans les provinces en mettant au pas les gouverneurs locaux issus de la Noblesse et en y déléguant des intendants commis du Roi.

La tendance de la Royauté à exercer un pouvoir de plus en plus absolu a pu être contestée dans les périodes de troubles, guerres civiles et règnes de Rois mineurs. La contestation prend un
caractère plus prononcé à l’occasion de la diffusion de la philosophie des lumières et des valeurs que celle-ci véhicule : gouvernement de la raison, séparation des pouvoirs, libertés
individuelles qui portera au protestantisme puis au laïcisme... La Révolution dite Française débouche sur l’instauration d’une Monarchie constitutionnelle dont le Catholicisme n'est plus la religion de l'Etat.
Cependant les différentes formules expérimentées échouent successivement en 1792, 1830 et 1848, amenant la fin de la Royauté en France, ce qui est une offense à Dieu.

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Origines (481-843)

La fondation du Royaume des Francs par Clovis
Le partage du Royaume au gré des successions
Les Pépinides
Le saint Empire des Carolingiens

La France, Fille Anée de l'Eglise (843-1515)

La fin des Carolingiens
Le début des Capétiens
La construction du  Saint Royaume de France
La crise de la guerre de Cent Ans : le pouvoir Royal renforcé
De la fin du féodalisme à l'idée d'absolutisme

La France, Royaume Très Chrétien (1515-1789)

Les difficultés de la Renaissance et le règne réparateur d'Henri IV
L'affirmation du pouvoir Royal : vers l'absolutisme
Le siècle des Lumières et la contestation du pouvoir Royal

Monarchies constitutionnelles (1789-1848)

Le Royaume sous la révolution
La Restauration
La Monarchie de Juillet

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1. Origines (481-843)



A. La fondation du Royaume des Francs par Clovis



Les Francs sont un peuple de grands guerriers blonds installé aux confins de la Gaule du Nord, vers l'Alsace, qui combattent à cheval avec une courte lance, un glaive et la terrible hache à deux tranchants, la francisque. Ils servent l'Empire romain d'Occident comme mercenaires et se romanisent assez rapidement. Ils obtiennent le statut de peuple fédéré, mais ne parviennent pas à s'unir et éclatent en plusieurs petits Royaumes : Neustrie, Austrasie, Burgondie. Plusieurs Rois se succèdent, dont Mérovée, fondateur de la dynastie des Mérovingiens. Le premier Roi qui rénuit les trois Royaume en un ROYAUME DES FRANCS est est Childéric Ier qui règne sur un petit royaume autour de Tournai.

Cinq ans après l'effondrement de l'Empire romain d'Occident, Clovis hérite en 481 d'un Royaume dont Dieu lui fait dire par la bouche de Saint Rémy qu'il aura pour frontières "le Rhin, les Alpes, la Méditérannée, les Pyrénnées, l'Atlantique la Manche et de nouveau le Rhin" : en somme, un "Pré Carré" de forme héxagonale. En 486, Clovis bat Syagrius à la bataille de Soissons et étend ses territoires. En 496, il bat les Alamans à
Tolbiac et se fait baptiser à Reims la nuit de Noël 496. Il peut désormais se présenter comme le libérateur des peuples Chrétiens de Gaule, alors sous domination de barbares qui pratiquent l'arianisme : Goths et Burgondes. En 507, celui que l'on surnomme "le nouveau Constantin" défait les Wisigoths ou Goths de l'Ouest lors de la bataille de Vouillé, ce qui lui permet de d'étendre le Catholicisme dans le Sud de la Gaule. En 509, il est élu Roi de tous les Francs et son Royaume prend le nom de GAULE FRANQUE.



B. Le partage du Royaume au gré des successions



Clovis Ier meurt en 511 ; son Royaume est partagé entre ses quatre fils. Chacun hérite d'une partie du Royaume et prend le titre de... « Roi des Francs » ! Néanmoins, ce partage ne fait pas disparaître l'idée d'un ensemble uni, le Regnum Francorum/ROYAUME DES FRANCS. Ce dernier est divisé en trois grandes régions désormais Chrétiens : l'Austrasie, la Burgondie et la Neustrie, dont les frontières évoluent au gré des guerres et des héritages. Plusieurs rois parviennent à réunir l'ensemble, mais dès la mort du souverain il est divisé entre ses descendants. Les Francs s'étendent à l'est aux dépens notamment du Royaume alaman ou encore de la Bavière : ainsi, on appelle FRANCS SALIENS les Francs intallés en deçà du Rhin, c'est à dire en France, et FRANCS RIPUAIRES les Francs installés au-delà du Rhin, en Franconnie, aujourdhui une région géographique et historique du centre-sud de l'Allemagne. Depuis 1815, la Franconie est annexée à la Bavière, dont elle représente aujourd'hui environ les deux cinquièmes nord du territoire. Elle rassemble trois des sept circonscriptions administratives (Regierungsbezirke) bavaroises : Moyenne-Franconie (Mittelfranken), Basse-Franconie (Unterfranken) et Haute-Franconie (Oberfranken).

Car le père de Clovis est un Franc Salien mais sa mère est une Franque Ripuaire...



C. Les Pépinides



En 639, une crise éclate, permettant à l'aristocratie de renforcer sa puissance, en particulier, ceux qui occupent le poste de Maire du Palais récupèrent le pouvoir réel. La famille qui occupe cette charge, que l'on dit descendre du frère de Mérovée, les Pépinides, s'impose. L'un de ses membres, Charles Martel, remporte plusieurs succès militaires dont la bataille de Poitiers qui met un terme à l'extension musulmane en Europe de l'Ouest : ce fait prestigieux fait que son nom sera associé à la dynastie Carolingienne.

En 737, le dernier Roi Mérovingien, un enfant de 8 ans, fils du Bon Roi Saint dagobert II, meurt dans l'indifférence générale . Après une période de vacance du pouvoir, Pépin le Bref, fils de Charles Martel, est nommé Roi des Francs en 751 grâce au soutien de l'Église Catholique qui souhaite un Souverain fort. Pépin signe avec le pape le Pacte de Quircy : "le Roi protège le pape  et le pape soutient le Roi". Il est aussi le premier Roi des Francs à être Sacré, pour montrer que son pouvoir vient de Dieu. Il Sacre aussi ses fils, Charlemagne et Carloamn, pour établir un caractère héréditaire nécessaire à assurer une continuité dans la vocation Catholique du Royaume. En 755, Pépin triomphe des Lombards qui menacent Rome et permet la fondation des États Pontificaux, et la décennie suivante il chasse les musulmans de Septimanie. Il impose plusieurs réformes, religieuses comme la dîme, et politiques comme le monopole de la création monétaire pour la Monarchie. À sa mort, le Royaume est partagé entre ses deux fils, puis Charle I° le Magne règne seul après la mort de son frère : ses exploits font de lui Charlemagne, le Saint Empereur à la Barbe Fleurie. Ce dernier agrandit son Royaume en annexant notamment la Bavière et mène une guerre Sainte contre les Saxons païens. Il organise l'administration politique et religieuse de ses territoires et installe sa capitale à Aix-la-Chapelle.



D. Le Saint Empire des Carolingiens



Lors du Noël de l'an 800, Charlemagne est couronné Empereur d'Occident par le pape. C'est la fondation du SAINT EMPIRE ROMAIN ET FRANCS. Le Saint Empire, qu'on apelle FRANCIE, est consacré tout entier à Saint-Michel Archange et le souverain Carolingien se dit Vassal de la Vierge Marie. Charlemagne étant devenu le plus grand souverain Chrétien d'Occident, le pape a besoin de son soutien au moment où l'Empire byzantin connaît une crise interne et n'existe plus aux yeux des chrétiens de l'ouest . Pour affirmer son pouvoir centralisateur, il divise le Saint Empire, et donc le Royaume, en plusieurs centaines de Comtés où il nomme un fidèle avec les pouvoirs judiciaires, militaire et de percepteur.

Charlemagne meurt en 814 ; son fils Louis le Pieux lui succède à la tête du Saint-Empire. La question de sa succession pose problème puisque le titre impérial ne peut être divisé. La guerre civile entre les trois fils de Louis -Charles le Chauve, Lothaire et Louis le Germanique- éclate en 830 et Louis le Pieux abdique avant d'être remis sur le trône par les évêques. Il n'est plus qu'un souverain fantôme qui doit lutter contre les Vikings encore païens jusqu'à sa mort en 840, moment où Lothaire lui succède. Le 25 juin 841 à la bataille de Fontenoy-en-Puisaye, Charles le Chauve et Louis le Germanique battent leur frère Lothaire et l'obligent à diviser l'Empire en trois Royaumes Chrétiens avec le traité de Verdun.



2. La France, Fille Anée de l'Eglise (843-1515)



A. La fin des Carolingiens



En 843, Charles II le Chauve hérite de la Francie Occidentale. En plus de la Francie Médiane ou Lothariengie, Lothaire Ier hérite du titre impérial, mais théoriquement, une fraternité Chrétienne doit être maintenue entre les Royaumes Francs, Louis le Germanique régnant quand à lui sur la Francie Orientale ou Franconnie agrandie du reste de l'Allemagne, de la Suisse, du Bènélux et de l'actuelle Autriche. La mort de Lothaire en 855 met fin à cette idée et son domaine est partagé entre ses trois fils. En 869, Charles le Chauve s'empare du domaine de Lothaire II, puis de la Couronne impériale en 875, mais il n'est pas reconnu par l'ensemble de la Chrétienté, le pape préférant se tourner vers la dynastie Otthonnienne, issue d'un des fils de Louis le Germanique et, à l'époque, plus puissante. En 877, Charles le Chauve rédige le capitulaire de Quierzy qui réorganise le Saint Royaume de France en permettant aux Comtes de transmettre héréditairement leurs charges. Il meurt la même année : ses successeurs sont confrontés à des crises politiques et à des invasions extérieures, Vikings et sarrazines. La Francie Orientale deviendra par la suite le Saint-Empire Romain Germanique.

Face aux envahisseurs normands et hongrois, les grands seigneurs du Royaume Français appellent l'Empereur à l'aide. Mais celui-ci ne parvient pas à contenir la menace et ils élisent comme Roi Eudes, Comte de Paris, de la dynastie des Robertiens, que l'on dit descendre du frère de Charles Martel. La Monarchie étant élective, les Carolingiens et les Robertiens se succèdent en France comme Rois pendant plusieurs années. En 936, Louis IV d'Outremer devient Roi, son fils et son petit-fils lui succèdent, laissant penser à une restauration Carolingienne. Mais en 987, les Grands du royaume élisent le Robertien Hugues dit Capet acr il porte la cape de Saint-Martin et qui règne sur une principauté autour de Paris, et dont la mère est la soeur de l'Empereur Otthon II.

Durant cette période de paix avec le Saint Emppire Germanique, les Principautés territoriales émergent. Le Roi n'a plus le pouvoir réel et il ne gouverne plus que par l'intermédiaire des Princes. Pour organiser la résistance contre les envahisseurs, Charles le Chauve a créé de grands commandements militaires qui regroupent plusieurs comtés confiés à un prince qui possède les pouvoirs administratifs et militaires. Au cours du X° siècle, le Roi perd le contrôle sur ce système et les Princes deviennent presque totalement indépendants et transmettent leur charge à leurs descendants : ce sont les Princes féodaux.



B. Le début des Capétiens


Le 3 juillet 987, Hugues Capet est donc élu Roi des Francs. Il règne sur les Princes qui le reconnaissent comme leur suzerain, mais il ne possède aucun pouvoir sur les territoires hormis sur le domaine
Royal . Au X° siècle, les vassaux des Princes féodaux acquièrent aussi une indépendance de fait (sauf dans le Duché de Normandie, le Comté de Flandre et le Comté de Barcelone) et c'est le châtelain qui possède le pouvoir judiciaire et économique réel . Les Rois profitent de cette désorganisation pour imposer une transmission héréditaire de la couronne voulue par Dieu comme elle est exposée dans le Songe d'Hugues Capet qui lance les grandes lignes des LOIS FONDAMENATLES DU ROYAUME DE FRANCE, mais prennent conscience que leur pouvoir ne dépasse pas les frontières du domaine Royal. Le fils aîné est alors associé au pouvoir en étant
Sacré du vivant de son père. En 1066, le duc de Normandie Guillaume conquiert la couronne d'Angleterre. Il est vassal du Roi des Francs pour les terres continentales, mais indépendant dans son Royaume d'Angleterre. S'ouvre alors une rivalité entre l'Empire anglo-normand et le Royaume des Francs.

A l'issue de l'élection de Senslis, s'était fait jour dans l'esprit du nouveau Roi l'idée d'une milice Royale ayant pour but de contraster les féodaux rebels des temps Carolingiens finissants. La cavalerie lourdement armée, avec homme en armure qui combat avec la lance ou l'épée, faisait partie de l'appareil militaire Carolingien. Le Roi et chaque féodal possèdent leur propre cavalerie. L'idéal d'une milice Royale Chrétienne lui est donnée par l'Evangile de Saint-Luc :

-Puis Il (il s'agit de N.S. Jésus-Christ) leur dit : "Quand je vous ai envoyé sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose?" - "De rien!", dirent-ils. Et Il leur dit : "Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même qu'une besace, et que celui qui n'en a pas vende son manteau pour acheter un glaive !"  (Luc 22:35-36).

Et aussi par l'oeuvre d'Eudes de Clunys, rédigée peu avant l'An 942, sur la vie de SAINT-GERAUD D'AURILLAC (855-909), un Comte imprégné d'une grand foi Chrétienne qui, depuis le décès de son épouse, vit comme un moine dans le siècle et n'utilise sa cavalerie que pour secourir les pauvres et les déshérités de son Comté et leur assurer la justice, appliquant à la perfection la religion pure et sans tache devant Dieu : secourir les veuves et les orphelins, et se gerder de toute souillere du monde (Jaqcues 1:26). Lorsque son fils atteint l'age de porter les armes et de le substituer à la tête de son fief, il se retire dans un vrai couvent et finit véritablement sa vie comme un moine.

La figure de Saint-Géraud d'Aurillac est présenté comme l'idéal du Chevalier, cavalier pieux et milicien Chrétien au service du Roi. L'idéal du Chevalier est sensiblement le même que l'idéal proposé au Roi de France: combattre pour le droit et la justice, protéger les clercs, les femmes, les faibles, les pauvres, l'Eglise et le Saint-Royaume de France. Cette Chevalerie est consacrée à la Très Sainte Virege Marie. On ne peut comprendre le recul de la brutalité féodale que par un action Royale continue, héréditaire, qui oppose une Chevalerie dévouée à des soudards à cheval, sipendiés par des féodaux brutaux et grégaires les utilisant comme des mercenaires.

Et on comprend que l'Eglise, pour contrôller ces guerriers turbulants à cheval et leur donner l'idéal Chevaleresque, de s'emparer au passage de l'institution Chevaleresque en y introduisant des rites religieux. Les formules lithurgiques, inspirées de la remise d'arme de Charlemagne à son fils Louis le Pieux, rappellent cet idéal et le jeune Chevalier, après une nuit passée en prière, jure au petit matin, à genoux et sur l'évangile, de défendre l'Eglise, les veuves, les orphelins, les faibles, d'observer les règles Chrétiennes, d'être juste, d'aimer la Paix et de combattre non pas pour tuer les hommes mais pour atteindre les puissances du mal au travers de ceux qui les défendent.

Et sous le règne de Louis VI, la vision du Royaume commence à changer. Ce Roi mène au cri de MONT-JOIE SAINT-DENIS ! MIKAEL ! MIKAEL ! ses Chevaliers dévoués dans plusieurs expéditions au sein du domaine Royal, pour soumettre les châtelains qui ne reconnaissent pas son pouvoir et abattre le tyrrannies des féodaux, et aussi des expéditions en dehors, signe que les Capétiens commencent à imaginer le Royaume Très Chrétien comme une unité. Louis VII le Jeune continue cette politique en épousant Aliénor d'Aquitaine. En dehors des Rois, une famille s'impose, celle des Plantagenêt, qui règnent sur un territoire immense dont une grande partie dépend du Royaume des Francs. Les Plantagenêt sont alors plus puissants que le Roi.



C. La construction du  Saint Royaume de France


Les Rois Capétiens se décarlent Sergents de la Trés Sainte Vierge Marie. Louis VII est le premier à partir physiquement en Terre Sainte. Partir aux Croisades assure l'indulgence pléniaire. Lorsqu'un Croisé endosse son Blanc-Manteau, il renaît, lavé de ses péchés. Si le thème de la Jérusalem Céleste comme symbole du paradis est un lieu commun de l'époque, la Jérusalem Terrestre, vision de Paix, de Justice et d'Union pour toutes les tribus d'Israël, est le symbole du Royaume messianique et de l'Eglise Chrétienne ouverte à tous les peuples.

Un Ordre de Chevalerie est un insitution Christique, dispensant à ses membres l'initiation, la consécration et l'investiture de la Chevalerie, distribuant aux Chevaliers et à leurs cercles d'influence les lumières et les forces sourdants de l'iimuable traditon de la garde de l'Eglise et de la défense de la Chrètienté, assument en son vivant esprit l'honneur de la Chatolicité, au service de N.S. Jésus-Christ et de l'établissement ici-bas de Son Royaume.

Les premiers Ordres Croisés sont L'Ordre du Souverain Hospitalier et Militaire de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhôdes et de Malte, dit Ordre de Malte, L'Ordre Royal, Militaire et Religieux du Saint-Sépulcre, l'Ordre Royal Militaire, Hospitalier de Saint-Lazarre de Jérusalem, de Nazareth et de Béthléem, en-deçà et au-delà des mers, dit Ordre de Saint-Lazarre, l'Ordre Militaire et Religieux de la Pauvre Milice du Christ et du Temple de Jérusalem, dit Ordre du Temple, et l'Ordre Militaire et Hospitalier des Teutons de Sainte-Marie de Jérusalem, dit Ordre Teutonique. Mais le Royaume Saint de Jérusalem est constitué à partir des institutions Capétiennes, catholiques et Royales.

En 1180, Philippe II Auguste devient Roi. Le titre de ROI DES FRANCS (Rex Francorum) commence sous son règne à être remplacé par celui de ROI DE FRANCE (Rex Franciæ), sporadiquement à partir de 1190, officiellement à partir de 1204 . Son idée est d'étendre le domaine Royal et la Chrétienté au détriment des Princes féodaux. Il commence par obtenir une partie de l'Artois en dot. En 1185, une guerre contre plusieurs de ses vassaux lui permet d'obtenir le Comté d'Amiens et une partie du Vermandois , ainsi que le Comté d'Auvergne . En 1204, il s'empare militairement d'une partie des terres continentales du Roi d'Angleterre -Normandie, Bretagne, Poitou, Aquitaine- après avoir utilisé le droit féodal pour prononcer une confiscation, dont le Duché de Normandie. Pour reprendre ses terres, Jean d'Angleterre, dit Jean sans Terre, constitue une grande coalition que Philippe Auguste bat lors de la bataille de Bouvines : il mène les Chevaliers Français au cri de MONT-JOIE SAINT DENIS ! FRANCE EN AVANT ! MIKAEL ! MIKAEL ! Il renforce son pouvoir dans
le midi, en soutenant la croisade des albigeois qui combat l'hérésie cathare. Désormais, LE ROI DE FRANCE EST EMPEREUR EN SON ROYAUME. Et Philippe Auguste, pour remercier la Mère de Dieu, lance la construction de la cathédrale N.D. de Paris, dont il pose lui-même la première pierre.

Louis VIII ne règne que qatre ans ans, mais parvient à conquérir des fiefs dans le midi. Saint Louis IX hérite d'une situation compliquée avec des provinces en révolte. Après plusieurs grandes victoires, la situation est rétablie dans les années 1240. Il hérite de la Provence par mariage.  Il part en Croisade de 1248 à 1254. Il en ramène la Couronne d'épine, qu'il place dans la Sainte Chappelle qu'il fait construire pour accueillir la relique : désormais, notre pays devient officellement le SAINT ROYAUME DE FRANCE ! À son retour, il profite de son prestige pour devenir l'arbitre des conflits diplomatiques Français et européens, recuillant les Couronnes du Royaume Saint de Jérusalem et de l'Empire Latin de Constantinople. À l'intérieur du Royaume, cette politique permet de placer la Royauté au-dessus des autres Princes. Il met aussi en place les bases d'une justice Royale où le Roi Très Chrétien se place dans le rôle de juge et arbitre, notamment contre les abus de l'administration.

Après la chute de Jérusalem, le Roi de France Louis IX, dit Saint-Louis, va crééer un Ordre de Chevalerie à soi, sur le modèle des Ordres Croisés, pour domestiquer une Noblesse parfois turbulante. L'antique lien de vassalité risquant de se relacher à nouveau, le Roi, pour restaurer une hiérarchie pyramidale entre sa Noblesse et lui, se réfère tout naturellement à la hiérarchie angélique et créé une confrérie de fidélité qu'il préside à la manière du Roi Arthur et des Chevaliers de la table Ronde, l'Ordre Royal de la Cossse de Genêt. Il sera imité par la suite par les Rois d'Europe. Plusieurs corporations Chevaleresques devaient voir ainsi le jour jusqu'à la Renaissance, et on connait par exemple l'Ordre de la Jaretière du Roi d'Angletrerre, de la Toison d'Or des Ducs de Bourgogne, de l'Ecu d'Or des Bourbons ou de l'Hermine de Bretagne.

Alors que le Saint Empire Gerrmanique se dsiloque -rebellion des villes italiennes puis des Princes allemands- le Saint Royaume de France des Capétiens se renforce. Philippe III le Hardi devient Roi en 1270, il réunit notamment le comté de Toulouse au domaine Royal. Il règne désormais sur l'ensemble du Royaume où il peut légiférer et appliquer la justice, mais il ne touche des revenus que de son domaine.

Philippe IV le Bel fait tout pour augmenter le Trésor Royal, en réorganisant l'administration et en procédant à des dévaluations monétaires. Il convoque aussi pour la première fois les États généraux pour lever de nouveaux impôts . En 1312, il dissout l'Ordre du Temple auprès duquel il est endetté, comme la plupart des Souverains européens. La même année, il rattache Lyon au Royaume. Son mariage avec Jeanne Ire de Navarre permet l'union des deux Royaumes et le rattachement du Comté de Champagne au domaine Royal.

À la mort de Philippe le Bel en 1314, la petite Noblesse se révolte contre le pouvoir central, qui s'impose en matière fiscale et judiciaire. Une crise dynastique éclate avec la mort prématurée de Louis X le Hutin en 1316. Un Roi sans descendance est une première depuis l'avènement d'Hugues Capet et il est décidé d'exclure par la Loi Salique la fille de Louis X de la Couronne. Les deux autres fils de Philippe le Bel règnent successivement jusqu'en 1328, mais s'éteignent sans héritier. Le plus proche héritier est le Roi d'Angleterre par sa mère, mais ce choix est repoussé par la Loi Salique, rappelée encore une fois par une assemblée qui lui préfère Philippe de Valois, neveu de Philippe le Bel, plutôt que voir le Royaume tomber sous la tutelle anglaise.



D. La crise de la guerre de Cent Ans : le pouvoir Royal renforcé



Avec Philippe VI de valois, une nouvelle dynastie arrive sur le trône, les Capétiens Valois. En 1337, Philippe VI confisque les terres continentales -Normandie, Bretagne, Poitou, Aquitaine- du Roi d'Angleterre pour manque d'obéissance. En réponse, celui-ci revendique la couronne de France . Le conflit débute par plusieurs victoires anglaises, mais l'épidémie de peste noire, qui fait baisser la population, empêche
l'Angleterre de tirer parti de ses victoires.

En parallèle à ces événements, en 1349, avec le traité de Romans, Philippe VI achète à Humbert II le Dauphiné de Viennois, le rattachant à la France et le faisant devenir la province du Dauphiné. En 1350, Jean II le Bon est fait prisonnier lors du désastre de Poitiers. Pour être libéré, il est obligé de signer le Traité de Brétigny qui l'oblige notamment à accorder l'indépendance aux terres continentales anglaises. Plusieurs révoltes aristocratiques, bourgeoises et paysannes éclatent contre le pouvoir Royal. En 1360 est créée une monnaie stable, le franc.

La Chevelerie voit son éclat s'accroitre tout au long du Moyen Age, l'institution Chevaleresque attairant la Noblesse post-féodale qui la dirige à en revendiquer bientôt l'appartenmance, le contrôle, puis dans une certaine mesure l'exclusivité, le fils de Noble étant éduqué dès l'enfance pour devenir un Chevalier, entre art du combat et spiritualité. L'Ordre de la Cosse de Genêt sera substitués plus tard par l'Ordre Royale de l'Etoile de la Maison Noble de Saint-Ouen, fondé le 16 Novembre 1351 par Jean II le Bon, assisté par Godfroy de Charny, théoricien de l'idéal Chevaleresque et déjà conseiller de Philippe VI de Valois, ce pour repousser les anglais, Ordre inspiré de l'Ordre de Notre-Dame de l'Étoile créé par Robert II le Pieux (François Sicard, Histoire des institutions militaires des Français, éd. Corréard, Paris, 1835) : l'Ordre de l'Etoile aura une belle épiphanie en tombant presque dans la totalité de ses membres à la bataille de Crécy où les anglais, utilisant des archers, violèrent les règles du combat Chevaleresque.

Le nouveau Roi Charles V lutte contre les compagnies qui ravagent le pays et reconquiert les territoires perdus avec des chefs comme Bertrand Du Guesclin. À sa mort en 1380, les Anglais ne contrôlent plus beaucoup de territoires. Charles VI s'entoure de conseillers pour réformer l'État, les Marmousets . À partir de 1392, le Roi est atteint de crises de folie. Une rivalité pour contrôler le gouvernement commence et après plusieurs assassinats, la lutte devient une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Les Anglais s'allient au parti Bourguignon et relancent les hostilités en 1413 . Deux ans plus tard la bataille d'Azincourt, défaite écrasante pour les Français, mène à la signature du traité de Troyes qui déshérite le Dauphin au profit du Roi d'Angleterre .

En 1422, Charles VI meurt quelques mois après le Roi d'Angleterre Henri V. Le fils de ce dernier, Henri VI, âgé de neuf mois, est alors proclamé Roi de France et d'Angleterre. Charles VII n'accepte pas ce fait et se proclame aussi roi de France. Le Royaume est divisé en trois, les provinces occupées par les Anglais, celles fidèles à Charles VII et les États de Bourgogne . En 1429, Sainte Jeanne d'Arc, apôtre et Martyre de la Royauté universelle de N.S. Jésus-Christ et du caractères Sacré et Divin du Roi de France Son Lieutenant, convainc Charles VII d'aller se faire sacrer à Reims, ce qui lui permettra d'apparaître légitime pour une grande
partie de l'opinion. En 1435, le traité d'Arras réconcilie les Armagnacs et les Bourguignons et met fin à la guerre civile par le mariage du jeune Duc Charles I° de Bourbon et de la file du dernier Duc de Bourgogne. Charles VII réorganise l'État, en mettant en place la première armée et le premier impôt permanent . En 1449, le duché de Bretagne rejoint le camp Français et la Normandie est reconquise. En 1453, les
Anglais perdent définitivement l'Aquitaine. Mais cette victoire est avant out celle des Chevaliers du Roi, dont certains furent compagnons de Sainte-Jeanne d'Arc !

La littérature et les tournois de Chevalerie, alors en vogue, diffusent aussi, et bien d'avantage l'aspect social de la Chevalerie qui a un énorme succès dans toutes les classes sociales, les tournois étant des spectacles publics et gratuits et où les seigneurd peuvent montrer leur bravoure et leur courage, au milieu de force de blasons et de bannières. Le Roi Philippe VI de Valois a publié plusieurs lois et ordonnances touchant ces tournois. On connait la qualité des tournnois de Chavalerie de la Cour de Bourgogne. Mais c'est René II d'Anjou, qui a codifié les règles des tournois de Chevalerie, donnant naisance à ce que l'on appelle aujourd'hui l'héraldique ou science du blason. René II d'Anjou, Duc de Lorraine -c'est l'ancêtre de Marie-Antoinette!- Comte de Provence et Roi de Naples: c'est le Bon Roi René dont la soeur a épousé Charles VII le Victorieux et lui a donné un fils, le futur Louis XI, Bon Roi René dont Sainte Jeanne d'Arc était la sujette et à qui il donnera son propre fils, le beau Duc d'Alençon, comme compagnon...


E. De la fin du féodalisme à l'idée d'absolutisme


Les Anglais vaincus, Charles VII le Victporieux s'attaque au Duché de Bourgogne et au duché de Bretagne qui sont des principautés quasi indépendantes. En 1465, plusieurs princes s'unissent dans la Ligue du Bien public contre l'accroissement des pouvoirs de Louis XI. Charles le Téméraire, beau-père de Charles I° de Bourbon, mène la fronde. Le Duc de Bourgogne est retrouvé mort en 1477, ses terres sont partagées entre le Roi (qui récupère notamment le Duché de Bourgogne et la Picardie) et l'empereur. Ce partage ouvre une rivalité avec les Habsbourg qui durera jusqu'au XVI° siècle. Puis Louis XI, accomplissant une volonté de son père Charles VII mort avant d'avoir pu la réaliser, insituera l'Ordre de Saint Michel pour domestiquer la turbulante Noblesse de France.

Charles VIII, devenu Roi en 1483, prépare l'union de la Bretagne en mariant son héritier avec la duchesse Anne. Des territoires comme le Comté d'Anjou et le comté de Provence sont rattachés à la Couronne,
tandis que le comté de Flandre est perdu. Les guerres d'Italie débutent en 1494 pour faire valoir les droits des Valois sur le Royaume de Naples, ce en vue de lancer une nouvelle Croisade, puis le Duché de Milan pour Louis XII, devenu Roi en 1498.



3. La France, Royaume Très Chrétien (1515-1789)



L'Ancien Régime voit l'aboutissement du processus de reconquête par le Roi de la puissance publique. Les institutions clés de l'Ancien Régime trouvent leurs racines depuis le règne de François Ier.



A. Les difficultés de la Renaissance et le règne réparateur d'Henri IV



François Ier devient Roi en 1515 et remporte tout de suite la bataille de Marignan qui lui permet de s'emparer de terres en Italie. En 1519, le Roi d'Espagne Charles Quint est élu Empereur : ses territoires encerclent la France qui, en réponse, s'allie avec l'Empire Ottoman avec lequel elle  signé des Capitulaires permettant aux Chrétiens d'accéder aux Lieux Saints : ici se trouve l'institution du Protectorat Français sur les Lieux Saints, chef d'oeuvre dipolmaitique qui ne sera abandonné q'uejn 1926 ! François Ier est fait prisonnier en 1524 par le Connétable de Bourbon qui est passé au service de Charles Quint après la confiscation des Etats Bourbonniens : Principauté des Dombes, Duchés de Bourbon et d'Auvergne, et de nombreux Contés. Le Duché de Bourgogne est livré pour obtenir la liberté Royale. Mais les États de la province refusent et demandent à rester sujets du Roi de France, signe que le Roi, malgré la centralisation, ne peut décider de tout. En 1539, il promulgue l'ordonnance de Villers-Cotterêts qui fait notamment du Français la langue officielle de l'État.

À partir des années 1530, la réforme protestante provoque une crise dans l'Église. La France est touchée et la répression contre les hérétiques s'accentue avec l'avènement d'Henri II . Après la mort de ce dernier en 1559, plusieurs rois se succèdent, tandis qu'une partie de la noblesse se convertit au protestantisme pour défier le pouvoir central. Catherine de Médicis assure la régence, les protestants deviennent un parti dans l'État qui se rassemble autour des Condé et des Châtillon. Pour éviter la guerre civile, plusieurs Edits sont promulgués qui autorisent la liberté de culte pour les protestants, mais ils indignent les Catholiques fervents psar leurs abus.

Durant les années 1550, Henri II s'empare de Calais, chassant définitivement les Anglais de France , et des Trois-Évêchés de Toul, Metz et Verdun.

Les guerres de religion, opposant Catholiques et protestants, débutent en 1562 avec le massacre de Wassy, une représaille contre un attentat perprétré contre le Duc de Guise et sa famille. Les villes tombent dans les mains des deux protagonistes et le chef des Catholiques, François de Guise, est assassiné. Une trêve est signée avec une clause qui prévoit le mariage d'Henri de Navarre (futur Henri IV) avec la soeur du Roi Charles IX. Il est célébré en 1572 et, pour l'occasion, la Noblesse protestante monte à Paris. Leurs soldats se comportent en soudards, pillant des églises, renversant les satues de la Vierge, et s'en prennent aux femmes, quelles soient mariées, célibataires ou... religieuses ! le viol de peuvres soeurs d'un couvent parisien est le goutte qui fait déborder le vase. Cet acte odieux provoque une grande clameur chez le peuple parisien, Ultra-Catholique, et amnène dans la nuit du 24 aout 1572 le massacre de la Saint-Barthélemy, qui se propage dans de nombreuses villes du Royaume. Cet événement provoque une rupture des protestants avec la Monarchie Catholique. Ils commencent à s'émanciper dans le Midi en organisant un pouvoir parallèle.

Henri III devient Roi en 1574 et accorde l'Edit de Beaulieu. Les Catholiques trouvent les dispositions excessives et forment la Ligue Catholique qui mène des opérations militaires. En 1588, une insurrection Catholique éclate dans Paris et oblige le Roi à se réfugier à Chartres . En réponse, il fait assassiner Henri Ier de Guise, provoque une rupture avec la Ligue et s'allie avec les protestants pour récupérer son trône. Dirigés par des Princes Lorrains dont l'un d'eux, le Duc de Mercoeur, qui se trouve être le chef d'une famille Ultra-Catholique, les Ligueurs s'engagent par serment:

-A maintenir la double et inséperable unité Catholique et Monarchique du Saint Royaume de France, telle qu'elle fut fondée miraculeusment au Baptistère de Reims par Saint-Rémy, telle qu'elle fut restaurée miraculeusement parJeanne d'Arc, telle qu'elle est inscrite dans la Loi Salique. A faire dans ce but le sacrifice de nos biens et de nos vie, à la défendre jusqu'à la mort nos ennemis !

L'assassinat d'Henri III en 1589 propulse le chef protestant sur le trône, mais les Ligueurs refusent de le reconnaître. En 1593, Henri IV se convertit au Catholicisme et doit combattre jusqu'en 1598 pour conquérir son Royaume. Après une guerre terrible, meurtrière, acharnée, la Ligue l'emporte et Madame Sainte Marie rient Elle-même à présider cette victoire: c'est aux pieds de N.D. que vient s'échouer l'hérésie, par la conversion du Bon Roi Henri IV, qui estime sagement que "Paris vaut bien une messe" et qui se fera Sacrer à N.D. de Chartre, les Ligueur tennt Reims, et il crééra un Ordre de Notre du Mont Carmel, Ordre de Chevalerie dédié à la Mère de Dieu. La Ligue peut se dissoudre. Et lorsqu'au retour à paris, le Roi se rend à N.D. de paris pour une messe da'ction de Grâce, Saint-Michel apparait aux côtés du Roi pour montrer que le palisr de Dieu est fait.

Cette même année est signé l'édit de Nantes qui reconnaît la liberté de culte aux protestants . Avec la réunion des deux couronnes, les Rois portent désormais le titre de ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE.

Avec Henri IV s'affirme une nouvelle dynastie, les Bourbons. Pour reconstruire le Royaume ravagé par plusieurs années de guerre, il met en place une des premières véritables politiques économiques de la France . La colonisation Française des Amériques débute avec la fondation de Port-Royal en 1604 et de Québec. Le Roi est assassiné en 1610 ; il faut attendre quelques années de régence de Marie de Médicis pour que Louis XIII ait l'âge de régner et s'entoure par la suite de ministres tel que le Cardinal de Richelieu. ftiguée des "poutannes" de son mari, marie de Médicis donne à son fils une éducation Catholique stricte.


B. L'affirmation du pouvoir Royal : vers l'absolutisme

Louis XIII intègre les fiefs Bourbons à la Couronne, comme le Comté d'Armagnac, le Comté de Foix ou encore le Vicomté de Béarn. En 1635, la France s'engage dans la guerre de Trente Ans qui lui permet de s'étendre à l'est avec notamment l'annexion de la Haute-Alsace. Il fonde la première ambassade de France permanante à Jérusalem : Désormais, tout Catholique, même s'il n'est pas Français, peut trouver refuge et spoutient auprès de l'ambassafde de France !  Le Roi de France, dans ces régions, est si bien considéré comme le protecteur des Chrétiens, que notre ambassadeur écrit à son maître qu'à Naxos et à Scio «La fleur de lys et le nom du Roi sont en même honneur que dans la propre France» (4G. Fagniez : Le Père Joseph et Richelieu, pp. 326 et 356, T. I.). Présenté au Roi par le Père Joseph en 1626, l'Archevêque de Naxos lui attesta la popularité persistante de la France dont le Roi prenait place dans les prières publiques, immédiatement après le Pape. L'ambassadeur de France était, en effet, le protecteur de la population des Cyclades contre les exactions des fonctionnaires ottomans (E. Jarry : Les Missions coloniales françaises. Almanach Catholique Français 1931, p. 264) . Des missions sont fondées à Constantinople, Smyrne, Alep, Beyrouth, Sidon, en Chypre et en Perse, etc... Le Roi les soutenait par de nombreuses libéralités, à tel point qu'en 1633 " le Saint Siège consentit à ce que les missionnaires désignés par le Roi, pussent se rendre à leur poste sans autre approbation que celle du Nonce en France (E. Jarry : Les Missions coloniales françaises. Almanach Catholique Français 1931, p. 264) ".

Si Louis XIII consacre la France à Marie, Elle le lui rend par la Naissance Miraculeuse de Louis XIV. Louis XIII meurt en 1643 : son fils n'a que cinq ans et sa mère Anne d'Autriche assure la régence avec le Cardinal de Mazarin. En 1648, les parlementaires, inquiets de la montée de l'autorité Monarchique et des impôts, tentent un coup de force pour contrôler la Monarchie : c'est la Fronde. Une émeute éclate à Paris obligeant la Cour à quitter la capitale. Les Princes rejoignent la Fronde, alors que les troupes royales partent à la reconquête des provinces révoltées. Les armées des princes sont défaites et en 1652, Louis XIV, déclaré majeur l'année précédente, peut faire son entrée dans Paris. En 1659, le Comté de Roussillon et le Comté d'Artois sont rattachés au Royaume.

En 1661, Louis XIV déclare qu'il règne et gouverne seul et réforme la gestion administrative. Jean-Baptiste Colbert devient le principal collaborateur du Roi, ensemble ils mènent une politique de soutien aux manufactures, de création de grandes compagnies de commerce, et de soutien aux arts. Marqué par la Fronde, le Roi souhaite réduire au silence la Noblesse. Pour la surveiller, il fait construire le château de
Versailles où il s'installe en 1682. Il met en place une société de cour où les grands seigneurs doivent vivre une grande partie de l'année pour obtenir des faveurs Royales. En 1682, la colonisation et l'évangélisation de l'Amérique s'accélère avec la fondation de la Louisiane.

Pour faire face aux guerres, l'armée et la marine Royale sont renforcées, Vauban fortifie les villes clés. La France s'impose comme la première puissance du continent par de nombreuses conquêtes militaires comme la Flandre française et la Franche-Comté. En 1685, Louis XIV, pour sefaire pardonner la tentation Gallicanne, révoque l'Edit de Nantes, ce qui assoit le caractère Catholique de la Couronne de France et de l'Etat Français : l'élite protestante restante s'exile. Le Roi Soleil met en place la politique des Réunions, qui a pour but d'annexer des enclaves comme Strasbourg. Les guerres suivantes sont plus difficiles et Louis XIV doit lutter contre une Europe coalisée lors de la guerre de la Ligue d'Augsbourg et la Guerre de Succession d'Espagne. Cette dernière permet à son petit-fils d'accéder au trône d'Espagne s'il renonce à ses prétentions sur celui de France , mais elle perd une partie de ses colonies en Nouvelle-France dont l'Acadie.

Si Louis XIV renpouvelle la consécration de la France à Marie, sous Louis XV, la Cour de Versaille verra tous les arts baroques se tourner Dieu et sa Sainte Mère -C'est par exemple l'époque de l'AVE MARIA, du MESSIA de Hendel, de la grande musique- et face à l'union protestnte des pays du Nord, le Bienaimé insitut le PACTE DES FAMILLES entre les Catholissimes Bourbons de France, d'Espagne, de Naples et de Parme, et le mariage entre Mme Isabelle, fille de Louis XV, avec Don Felippe de Bourbon-Parme, scelle le Pacte qui renverse les alliances. Louis XV, qui renouvelle la consécration de la France à Marie, invite ses cousins à en faire autant, ce qu'ils acceptent spontanément de faire : Le Roi d'Espagne consacrera son Royaumme à la Madonna del Pilar, celui des Deux-Siciles à la Madonna del Carmine (prononcer Carminé) et le Duc de Parme son Duché souverain à la Madonne della Steccata (Madonne de la Palissade).



C. Le siècle des Lumières et la contestation du pouvoir Royal


Louis XIV disparaît en 1715 ; son successeur est son arrière-petit-fils Louis XV, alors âgé de cinq ans. Le Régent, un débauché, ne pensera pas judicieux de lui faire faire le jour de son Sacre la consécration Royale à Saint-Michel. La régence est assurée par Philippe d'Orléans qui commence par casser le testament du défunt Roi qui devait le contrôler dans sa fonction. Des politiques sont menées pour éviter la banqueroute, dont le Système de Law qui mène à un désastre économique. La régence prend fin en 1723 et Louis XV nomme André Hercule de Fleury comme principal ministre. Louis XV se lance dans la guerre de Succession de Pologne qui aboutit à la nomination au duché de Lorraine de son beau-père polonais et au fait que le Duché revienne à la Couronne à la mort du Duc. Malgré la victoire Française lors de la guerre de Succession d'Autriche, Louis XV ne demande aucun territoire, ce qui provoque des mécontentements dans le Royaume. Les dépenses de ses maîtresses également. La guerre de Sept Ans sonne le glas des possessions Françaises aux Amériques.

Louis XVI devient roi en 1774. Rapidement, il rompt avec la politique de son prédécesseur. Il nomme Turgot ministre avec pour mission de réformer l'État. Ce dernier commence par libéraliser la vente des grains, ce qui mène à la guerre des farines et rompt la confiance du peuple envers le Roi qui, jusqu'ici, était vu comme le père nourricier. Pour venger la perte de ses territoires américains, la France soutient les rebelles dans la guerre d'indépendance des États-Unis, mais les frais engagés font replonger le Royaume dans les difficultés financières. Et Marie-Antoinette se voit bientôt accusée à son tour d'être dépensière.



4. Monarchies constitutionnelles (1789-1848)


A. Le Royaume sous la révolution


Pour sortir le pays de la crise financière, le roi fait appel aux États généraux. Ils s'ouvrent en mai 1789, mais le 17 juin 1789, les députés du tiers état se proclament en Assemblée Nationale et entament un bras de fer avec le Roi. Le renvoi de Jacques Necker et la concentration des troupes Royales provoquent des troubles. Le 14 juillet 1789, les Parisiens attaquent la Bastille pour y récupérer des armes, puis dans les
campagnes, c'est la Grande Peur qui oblige les députés à voter le rachat des droits féodaux lors de la nuit du 4 août 1789. En octobre, le Roi est ramené à Paris par une foule en colère : il doit désormais loger au Palais des Tuileries. L'Assemblée Nationale prend une série de mesures pour consolider l'unité nationale, dont l'égalité des droits, l'unification du droit au niveau national, ou encore la création des départements pour rationaliser le découpage administratif. La loi sur la Constitution civile du clergé réorganise l'Église de France en faisant des membres du clergé des fonctionnaires d'un Etat... laïc ! Les enclaves comme le Comtat Venaissin sont rattachées à la France.

Se sentant en danger, Louis XVI quitte secrètement Paris pour rejoindre des Royalistes à Montmédy, mais il est rattrapé à Varennes et ramené dans la capitale. Dès lors, le lien entre le Roi et la population est rompu . La constitution est promulguée en septembre 1791, mettant fin officiellement à la Monarchie absolue de droit Divin, ce qui est une offense à Dieu. En avril 1792, l'Assemblée nationale déclare la guerre à l'Autriche, mais les défaites s’enchaînent et la France est sur le point d'être envahie. Un manifeste, envoyé par le chef des armées étrangères et menaçant les Parisiens, met le feu aux poudres. Le 10 août 1792, la foule envahit la cour des Tuileries. Le Roi doit alors s'abriter à l'Assemblée Nationale, qui le suspend : la protection de Saint-Mixhel n'agissant plus, le démon peut se déchainer ! Le 21 septembre 1792, le lendemain de la bataille de Valmy, les députés votent l'abolition de la Royauté en France : la République succède à la Monarchie. Le Roi est jugé, condamné à mort et guillotiné le 21 janvier 1793, la Reine Marie-Antoinette est exécutée quelques mois plus tard, le 16 Octobre, et le dauphin disparaît : on le dit mort en prison le 8 juin 1795 mais certains pensent à son évasion et à sa subsitution. La Terreur, le génocide Vendéen et la guillotine ne s'arrèreront qu'avec l'avènement de Napoléon Bonaparte...


B. La Restauration


L'Empire napoléonien n'est institué, contre l'a montré Bainville dans son remarquable "18 Brumaire", que pour empécher le retour de la Monarchie de Droit Divin. Mais les Chevaliers de la Foi du Comte Ferdinand Berthier de Sauvigny animent la résistance Catholique et Royale contre l'Empire autour du serment suivant:

-C'est ce grand principe de Légitimité Catholique et Royale que nous devons surtout proclamer dans nos discourts, affermier par nos travaux et défendre par nos épées, s'il était ouvertement attaqué. Les deux premiers soins sont le partage particulier des Députés que nous choisirons, et nous nous réservons, à nous qui leur donnons ce mandat spécial, l'emploi du troisième, dans le cas où le succès ne répondrait pas à leurs efforts !

Et de faire tomber Napoléon ! La Restauration mérita bien son nom. Ayant trouvé le Pays vaincu et ruiné, en 1815, elle restaura la France en quelques années, elle releva les finances, et dès 1823, grâce à la sage administration du Baron Louis, le franc était au pair et la rente le dépassait à 104 francs or. En dix ans, notre commerce extérieur avait presque doublé. La prospérité devint générale. On établit les caisses d'épargne. Successivement furent fondées l'Ecole des Mines, l'Ecole des Chartes, l'Ecole Forestière, l'Ecole Centrale, etc. Aussi Renan a-t-il pu dire : "La Restauration a fondé le vrai développement intellectuel de la France au XIXè siècle".

L'ancien Régime avait rendu la Chevalerie anoblissante: à côté de la traditionnelle Noblesse d'Epée se lèvait une Noblesse de Robe, au grand dam d'un Saint-Simon. La Révolution Française abolit les Ordres de Chevalerie le 30 juillet 1791. La Restauration rétablira les Ordres de Chevalerie. On lira avec fruit l’Ordonnance Royale de Louis XVIII du 16 Avril 1824 relative aux Ordres de Chevaleries Français, où on apprend que l’Ordre de la Légion d’Honneur fut institué par Napoléon I°, maintenue par la Restauration, la Monarchie de Juillet, le Second Empire et la République. Et encore plus l’Instruction du Grand Chancelier de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur, pour l’exécution de l’Ordonnance du 16 Avril 1824, et des décisions Royales qui y ont fait suite, concernant les Ordres Français et étrangers.

Il est dit dans l’Instruction:

-Les seuls Ordres Royaux avoués (reconnus) sont ceux: 1° du Saint-Esprit; 2° de Saint-Michel; 3° de Saint-Louis; 4° du Mérite Militaire; 5° de la Légion d’Honneur; 6° de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont Carmel réunis.

Au point de vue extérieur, la Restauration rendit à la France la place prépondérante que les défaites impériales lui aient fait perdre parce que Louis XVIII, se plaçant sur le terrain traditionnel de la politique Royale, et s'adressant à des Souverains, put leur parler non seulement «d'égal à égal», mais encore avec «toute la supériorité de sa race !» A tel point que quinze ans après, notre Ministre de la Marine ne craignit pas de répondre à l'Ambassadeur d'Angleterre, venu pour manifester l'opposition de son Pays à l'expédition d'Alger :

-La France se f... de l'Angleterre. Elle fera dans cette circonstance, ce qu'elle voudra sans souffrir de contrôle ni d'opposition.

Et la France alla à Alger...

Charles X succède à son frère. Il rétablit le Sacre, souhaite favoriser l'Ehglise et la Noblesse, et pour celà s'appuie sur les députés Ultraroyalistes qui souhaitent un retour à l'Ancien Régime. Il consacre l'Algérie à N.D. d'Afrique. En 1830, plusieurs ordonnances pour limiter les libertés de la presse ou la dissolution de la chambre, provoquent des émeutes connues sous le nom de « Trois Glorieuses » qui conduisent à l'abdication du Roi. Le Divin Christ-Roi Se fera voir à la Rue du Bac perdant tous attributs Royaux...



C. La Monarchie de Juillet

A partir de l’exil de Charles X en 1830, le Légitimisme est le mouvement politique Français favorable au rétablissement de la Royauté Très Chrétienne de Droit Divin dans la personne de l’Aîné des Capétiens, donc le chef de la Maison de Bourbon, prévu par les Lois Fondamentales du Royaume de France, et opposé à ce qu’ils voient comme la laïcisation et à une origine populaire  de l’Orléanisme. Pour beaucoup de ces Catholiques, répétons le, le Roi est la seule autorité Légitime émamanant de Dieu et les Légitmistes de l'époque soutiennent ce principe en la personne du Comte de Chambord.

La Chambre des députés nomme « roi des Français » Louis-Philippe Ier, chef de la branche capétienne cadette des Orléans. Le 9 août 1830, il prête serment et promet de respecter la Charte. Le drapeau tricolore remplace définitivement le drapeau blanc . Le régime s'installe et la bourgeoisie « prend le pouvoir » en excluant la majorité du peuple du suffrage . Commencée sous le régime précédent, la
conquête de la future Algérie s'accélère, relançant la politique de colonisation. La France s'implante aussi dans le golfe de Guinée, au Gabon, à Madagascar, à Mayotte et signe un protectorat avec le Royaume de Tahiti . La corruption et la crise économique font beaucoup de mécontents. Pour contourner l'interdiction deréunion, des opposants organisent des banquets républicains . L'interdiction d'un de ces banquets provoque des agitations qui se transforment en émeute après des tirs de la troupe sur des manifestants. trois jours d'émeutes, là aussi -"Trois Piteuses" ?- font fuir Louis-Philippe en carosse osu un déguisement. Le soir même de sa fuite, le gouvernement provisoire proclame la République...

Des Chevaliers modernes peuvent servir aujourd'hui à protéger la Tradition, l'attachement aux racines Chrétiennes de la France, à la Famille, à l'Armée et à la terre natale. Il appartiendra au Roi à venir de restaurer les Ordres de Chevalerie, rajoutant peut-être l'Ordre du Lys institué par Charles X pour la Garde Royale.

Un Ordre de Chevalerie sert aujourd'hui à trois choses: anoblir un roturier méritant comme on le voit encore en Angleterre, fidéliser une Noblesse déjà existante comme on le voit encore en Espagne et sacraliser le métier des armes, réintroduisant les grades de l'Ordre de Chevalerie au sein de la hiérarchie militaire. Les vrais Royalistes comprendront ici que l’une des fonctions Royales soit non seulement rayonner dans le Royaume visible, mais encore de faire rayonner aussi les sujets qui l’entourent: de même que le Soleil, en projetant ses rayons bienfaisants sur les astres qui l’environnent, les fait briller à leur tour. Cette belle métaphore louis-quatorzienne nous fait comprendre de quelle façon la Royauté, vécue comme l’ascension de chacun vers un idéal moral et politique, est une réalité à nouveau envisageable.

Le fait que certains Princes modernes utilisent dans un pays encore en République les Ordres de Chevalerie comme hochet de vanité démontre parfaitement que, deux siècles après que la Révolution dite Française ai voulu jusqu'à héradiquer l'idée même de Royauté, il y a encore en ce début de XXI° siècle des Français imprégnés d'idéal Cevaleresque et prêts à voir la France de nouveau gouvernée par un Roi. Pour un vrai Chrétien comme pour un vrai Royaliste, seule la Chevalerie peut extraire du chaos actuel un Ordre conforme au plan Divin...

Hervé J. VOLTO

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Re: LA MISSION DIVINE DU SAINT ROYAUME DE FRANCE

Message par Spectre le Ven 20 Avr 2018 - 19:44

Merci pour ce partage cela faisait quelques temps que je cherchais à mieux connaître notre histoire, à l'âge où j'allais en cours on était loin de cet enseignement! Cette version me plait mieux, je suis surpris aussi de voir que c'est saint Michel qui nous est attitré, et j'en suis ravi, il a grandement participé à ma conversion et m'a souvent protégé. Quel dommage que sa protection au niveau gouvernement ai été rejetée par le refus de la monarchie de droit divin...
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Spectre

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Re: LA MISSION DIVINE DU SAINT ROYAUME DE FRANCE

Message par Hervé J. VOLTO Hier à 13:51

Merci pour le compliment. C'est depuis que le Régent n'a pas senti utile de faire faire au petit Louis XV -un enfant au moemnt de son Sacre Royal à Reims- la consécration de la France à Saint-Michel que les attaques de l'enfer se sont multipliées. Peut être faudrait-il des prières publiques, des processsions, des Pardons à la Bretonne, des pèlerinages faites à Saint-Michel Archange mais aussi au Coeur Immaculé de Marie et aux Sacré-Coeur du Divn Christ Roi, comme semble le demender sur dernier point Claire Ferchaud (voir LES ROIS DE FRANCE ET LE SACRE COEUR), Jésu, Sa Très Saint Mère et Saint-Michel étant les trois Lys de France comme les trois vainqueurs de Satan.

1925: Sept ans après avoir renouvelé les demandes de Paray-le-Monial par l’intermédiaire de Claire Ferchaud, au Président Poincaré ( Président dela République Française du 18 février 1913 au 18 février 1920) qui les a rejetéavec légèreté, le Christ-Roi apparait de nouveau à Claire Ferchaud (1896-1972) [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
et lui dit:

-Quand je verrai ces lieux que j’ai spécialement choisi pour répandre mon Amour miséricordieux sur le monde, LES FOULES A GENOUX et DEMENDER PARDON, mon Père fera grâce et mon Coeur apparaîtra dans le triomphe de la Paix sur une France régénérée!

Pour obtenir plus rapidement l'avènement du Roi du Sacré-Coeur qui régénèrera la France en Son Nom, ne faudrait-il pas obéir? Aller prier EN FOULE, et A GENOUX? De bonnes volontés ne pourraient-elles pas organiser cette initiative? habitant moi-même en Italie et n'étant pas encore à la retraite, je suis dans la totale incapacité d'organiser quoi que ce soit...

–Mais priez mes enfants, priez! Mon Fils se laisse toucher (N.D. de Pontmain) !http://www.pontmainpourleretourduroi.com/

Et l’intercession de Saint-Jospeh pourrait intervenir ici :

-Saint-Joseph, Patron des amis du Sacré-Coeur, Priez pour nous ! Saint-Joseph, Patron des amis du Sacré-Coeur,Priez pour nous ! Saint-Joseph, Patron des amis du Sacré-Coeur, Priez pour nous !

CAR LES ROIS DE FRANCE, REGNANTS OU EN EXIL, ONT REPONDU EN LEUR TEMPS AUX DEMANDES DU SACRE COEUR, ET LE ROI A VENIR, QUEL QU’IL SOIT, CONNAIT SA MISSION DE ROI DU SACRE COEUR : C’EST AUX FRANCAIS A PRESENT DE DEMANDER PARDON A DIEU POUR OBTENIR CE GRAND MONARQUE PROMIS ET ANNONCE…

TOUS A PARAY-LE-MONIAL ! TOUS A GENOUX ! (en plus de Pontmain, de Chartres et de Kérizinen) !!

Hervé J. VOLTO

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Re: LA MISSION DIVINE DU SAINT ROYAUME DE FRANCE

Message par Titi Hier à 14:50

TOUS A PARAY-LE-MONIAL ! TOUS A GENOUX ! (en plus de Pontmain, de Chartres et de Kérizinen) !!

Attention, Kerizinen n'est pas reconnu par l'Eglise.
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Titi

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Re: LA MISSION DIVINE DU SAINT ROYAUME DE FRANCE

Message par Titi Hier à 14:52

Et les apparitions non reconnues ?
Pour plusieurs apparitions l'Église s'est prononcée en ne reconnaissant pas la véracité de ce que disaient les prétendus "voyants". Ces décisions ne sont pas prises à la légère. Elles sont prise après plusieurs années d'enquête avec des médecins, des psychologues, des théologiens. Parmi ces prétendues apparitions il y a Kérizinen (en Bretagne), San Damiano (en Italie), Garabandal (en Espagne).

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Titi

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Re: LA MISSION DIVINE DU SAINT ROYAUME DE FRANCE

Message par Spectre Hier à 15:16

une chose que chacun peut faire c'est prier spécifiquement dans les alcoves, chapelles et sanctuaires dédiés à st Michel. De temps en temps je vais dans un village abandonné ou il y a une chapelle a saint Michel. J'irai le dépoussiérer un peu et y poser une bougie comme pour dire que cette place forte est toujours active cette idée me plait. Et redorer un peu ces chapelles "occasionnelles" où il n'y a que quelques pèlerins dans l'année peut-être bon... ces lieux sont pour nous si on ne s'en sert pas c'est gâché
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Spectre

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Re: LA MISSION DIVINE DU SAINT ROYAUME DE FRANCE

Message par Hervé J. VOLTO Aujourd'hui à 14:31

Je suis tout à fait d'accord avec Spectre. Commençons par prier Saint-Michel Archange, Protecteur de la France : ainsi on commencera à "déblayer" le chemin.

Pour ce qui concerne Kérizinen, pardon : je l'ai glissé comme çà car le Grand Monarque y est annoncé là-bas. Pour ce qui est du dogme des Coeurs-Unis, dans l'attente que l'Eglise reconnaisse Kérizinen, la dévotion à N.D. DU SACRE COEUR résume ce dogme : elle est reconnue elle par l'Eglise. Fréquentr le santuaire de N.D. du Sacré-Coeur pour y demender le Roi, en plus de grace personnelles, serait une idèe.

Pour ré-avoir le Roi, il faut le demender à N.S. Jésus-Christ, la Très Sainte Vierge Marie et et Saint-Michel : les 3 Lys des armes de France (le Blason Royal) comme les 3 vainqueurs de Satan. Peut-être à travers des prières PUBLIQUES à Paray-le-Monial, EN FOULE, A GENOUX, pour demmender PARDON au Sacré-Coeur (Coeur de l'Amour surmonté de la Croix du Sacrifice), Paray-le-Monial qui est reconnu par l'Eglise, de nombreuses processions, des pardons à la Bretonne, prières PUBLIQUES s'ajoutant à nos prières privées faites dans nos alcoves comme dit Spectre.

L'intercession de Mme Sainte-Marie et de Saint-Michel ne seront pas de trops...

–Mais priez mes enfants, priez! Mon Fils se laisse toucher (N.D. de Pontmain) !http://www.pontmainpourleretourduroi.com/

Hervé J. VOLTO

Date d'inscription : 19/12/2016

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Re: LA MISSION DIVINE DU SAINT ROYAUME DE FRANCE

Message par Titi Aujourd'hui à 15:11

Merci Hervé pour vos conseils et votre grande humilité.

Vous parlez de pardons à la bretonne. Je ne connais pas ceci. Pouvez-vous m'expliquer en quoi ça consiste?
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Titi

Date d'inscription : 28/09/2012

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Re: LA MISSION DIVINE DU SAINT ROYAUME DE FRANCE

Message par Titi Aujourd'hui à 15:36

Spectre moi aussi j'ai une église dédiée à st Michel dans un village voisin. Je n'y ai pas beaucoup mis les pieds jusqu'ici et je ne pense pas que beaucoup de monde le fasse mais en tout cas pour moi ça va changer. Je trouve votre idée très bonne et je vais faire mon possible pour aller y prier et y assister à la messe plus souvent.
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Titi

Date d'inscription : 28/09/2012

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Re: LA MISSION DIVINE DU SAINT ROYAUME DE FRANCE

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