LA MISSION POSTHUME DE SAINTE JEANNE D'ARC

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Message par Hervé J. VOLTO le Mer 1 Mai 2019 - 16:04

Le Marquis de La Franquerie, dans son livre JEANNE D'ARC LA PUCELLE, APOTERE ET MARTYRE DE LA ROYAUTE UNIVERSELLE DE N.S. JESUS-CHROIST ET DU CARACTERE SACRE ET DIVIN DU ROI DE FRANCE (Editions Sainte Jeanne d'Arc), nous dit que:

-Hérault de la libération du Royaume de France et Martyre du principe Sacré et Divin de la Royauté en France et de la Royauté universelle du Christ, le Coeur de notre Jeanne bat toujours plus que jamais et c'est lui qui va libérer le monde Chrétien du joug tyrannique de Lucifer et assurer le triomphe du règne du Sacré-Coeur et de sa Divine Mère par le rétablissement miraculeux du Roi de France...

C'EST QUE MRG DELASSUS APPELLAIT LA MISSION POSTHUME DE SAINTE JEANNE D'ARC.

-Jeanne, A dit le P. Ayroles, n'a pas accompli toute sa mission durant sa vie terrestre. On cherche inutilement la réalisation de la prédiction formulée dans la dernière phrase de sa lettre aux Anglais.
Pour Mrg Delassus, LA FRANCE EST APPELÉE A RESTAURER LE RÈGNE DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST ! Et Sainte Jeanne d'Arc aura pour mission posthume de rétablir la Royauté en France PAR LE GRAND MONARQUE à venir SMTC HENRI V DE LA CROIX, nouveau Constantin et Lieutenant du Christ.

Mais qui est Sainte-Jeanne d'arc ?

La Guerre de Cent Ans! Le Peuple priait ; le Dauphin Charles, lui aussi, n'espérait plus qu'en Dieu :

-A donc Seigneur mon Dieu, est-ce que à cause de la conduite de ma Mère, je ne serais pas, ainsi que je l'ai cru, l'héritier légitime du trône et de la couronne de France ? S'il en est ainsi, inspirez-moi, Seigneur, auquel cas je suis décidé à rendre le Royaume à qui il appartient et à quitter le pouvoir pour me retirer en royaume ami. Au contraire, si je suis véritablement Fils du Roi et légitime héritier de la Couronne, je Vous prie et demande de combattre pour moi et m'aider à recouvrer mon royaume. Si les malheurs de la France sont arrivés à cause de mes péchés, qu'il Vous plaise, Seigneur, de me punir tout seul, tout en m'épargnant rude prison et male mort ; mais si ces malheurs sont la conséquence des péchés du Peuple veuillez bien apaiser Votre colère et pardonner (Prière faite secrètement une nuit par Charles VII ; c'est cette prière que, par une inspiration céleste, Jeanne d'Arc va révéler au Roi, comme preuve de sa Mission Divine) !

Mgr Debout écrira:

-Le 6 janvier 1412, les habitants de Domremy sont rentrés chez eux après avoir assisté aux offices de la belle fête de l’Épiphanie. Soudain, à chaque foyer, sans qu'aucun motif extérieur ait pu y donner lieu, un souffle d'allégresse pénètre dans les coeurs ; étonnés, les bons villageois s'interrogent, ouvrent les portes, se mettent sur le seuil de leurs chaumières, examinent le firmament. C'est en vain : rien ne leur révèle la cause du sentiment de bonheur qu’ils éprouvent. Et voici que des êtres sans raison, eux-mêmes, partagent cette exubérance, les coqs battent des ailes et pendant deux heures font entendre leurs chants sonores et prolongés (Lettre de l’Évêque du Mans, le 27 avril 1456 pour le procès de Réhabilitation. (Traduction du P. Ayroles : La Vraie Jeanne d'Arc, t. I, p. 46) ...

Que se passe-t-il donc ? Pourtant tous ont l'âme endeuillée ; le lendemain s'annonce encore plus sombre que la veille; pourquoi cette joie délirante, subite, inexplicable et générale ?

Pourquoi ? parce qu’elle est née notre Jeanne d'Arc : c'est la réponse de Dieu. Le Seigneur a voulu qu'à la naissance de notre Pucelle tout comme à celle de Son Divin Fils la terre tressaillit d'allégresse à la venue de sa libératrice ; Il a voulu aussi comme pour bien marquer le sens monarchique de la mission de Jeanne qu’Elle naquît en ce jour de l’Épiphanie, fête des Rois.

Saint Michel, le Chef des milices célestes, l'Archange gardien de notre France et de nos Rois, le grand vainqueur de Satan, apparaît à l'humble bergère et pendant plusieurs années l'inspire, la guide, demeure jusqu'à la fin le chef de son «Céleste Conseil» et lui affirme sa mission et ses droits sur notre Pays par ces paroles définitives :

-Je suis Michel, le protecteur de la France (Voir la belle étude du Marquis de la Franquerie : Mémoire pour servir à une nouvelle consécration de la France à Saint Michel) .

A dix-sept ans, la petite bergère quitte son Père, sa Mère, sa Famille, et son village et ses moutons ; elle s'en va, elle, l'humble fille (mais la Fille au grand coeur) rendre son Roi à la France et bouter l'Anglais. Elle surmonte tous les obstacles, traverse le pays, échappe miraculeusement aux brigands, aux Bourguignons, aux Anglais ; arrivée à Chinon, sans avoir jamais vu le Roi, qui s'est déguisé en simple Chevalier et qui a fait revêtir à son cousin le Duc Charles I° de Bourbon les insignes Royaux, elle le reconnaît et se jette à ses pieds :

-En nom Dieu, je sais bien que c’est vous et non un autre qui êtes le Roi, Gentil Dauphin...

Tant qu'Il ne sera pas Sacré à Reims, elle appellera toujours Charles «Gentil Dauphin» pour bien montrer que le pouvoir n'est légitime qu'autant qu'il est de Dieu : omnis potestas nisi a Deo. Or, ce pouvoir n'est conféré au Roi que par l’Onction Sainte du Sacre.

-J'ai nom Jeanne la Pucelle ET VOUS MANDE PAR MOI LE ROI DES CIEUX QUE VOUS SEREZ SACRE ET COURONNE A REIMS ET QUE VOUS SEREZ LIEUTENANT DU ROI DES CIEUX QUI EST ROI DE FRANCE !

Elle affirme ainsi dès sa première rencontre avec le Roi en présence de toute la Cour le caractère Divin de sa mission et la Mission Divine de la Monarchie Française. Afin de prouver au Roi sa mission, elle l'entraîne au fond de la salle et lui révèle à lui seul qui doute de sa légitimité la prière qu'il a faite à Dieu au cours d'une nuit de détresse et lui apporte la réponse divine ; pour bien marquer au Roi que c'est Dieu qui parle par sa bouche, elle le tutoie :

-Eh bien, je te dis, de la part de Messire, TU ES LE VRAI HERITIER DE FRANCE ET FILS DU ROI, et Il m'envoie pour te conduire à Reims y recevoir ton Sacre et la couronne, si tu le veux !

Par cette affirmation fulgurante et qui ne peut être que Divine, Jehanne arrache au Roi tous ses doutes. Dès lors ELLE accepte d'accomplir la volonté divine, elle entreprend alors sa mission libératrice. Elle sait que la guerre est l'ultima ratio d'un peuple en état de légitime défense, que ce fléau n'est justifié qu'autant que le droit est violé, que, dans ce cas seulement, la guerre devient non seulement légitime, mais Sainte et bénie de Dieu, aussi, avant de faire couler le sang, elle somme, au nom de Dieu, les Anglais de quitter le Royaume qu'ils ont injustement envahi :

-Jésus ! Maria ! Roi d'Angleterre et vous, Duc de Bedford qui vous dites régent du Royaume de France... Rendez au Roi, par la Pucelle, qui est envoyée par Dieu le Roi du Ciel, les clefs de toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. ELLE EST VENUE DE PAR DIEU RECLAMER LE SANG ROYAL!

Elle proclame hautement à la face du monde que:

-que le Roi Charles VII est le Roi Légitime car il est de Sang Davidique, le Roi de France, descendant Salique de Saint-Jacques le Mineur, Apôtre et cousin de Jésus, étant donc le petit cousin du Christ!
-que la volonté de Dieu est que la Loi Salique qui règle la succession au Trône de France soit toujours respectée!
-que le Sacre est nécessaire pour l'accomplissement la Mission du Roi de France et de son Royaume qui est de faire triompher la Royauté du Christ sur le monde!
Issue de la Maison Davidique, seule la Race Royale des Francs, la Maison de France doit régner notre Pays, et cela, de par la VOLONTE DIVINE.
Elle ajoute :
-Elle est toute prête de faire la paix si vous lui voulez faire raison en quittant la France et payant le dommage que vous lui avez fait.

Quelle leçon de haute et Chrétienne sagesse elle donne au monde. Elle sait en effet que le pardon et la charité ne doivent intervenir dans les relations internationales aussi bien qu'entre particuliers qu'une fois la justice pleinement satisfaite et le dommage intégralement réparé. Il eût été bien utile, après les deux dernières conflagrations mondiales, de s'inspirer de cet enseignement.

Enfin, elle achève sa lettre par cette magnifique déclaration :

-VOUS NE TIENDREZ POINT LE ROYAUME DE FRANCE, DE DIEU LE ROI DU CIEL... MAIS LE TIENDRA LE ROI CHARLES, VRAI HERITIER, CAR DIEU LE ROI DU CIEL LE VEUT (Ayroles : La vraie Jeanne d’Arc, IV, p. 44 et III, p. 74. Delassus : Mission Posthume de Sainte Jeanne d'Arc, p. 447) !

Affirmant ainsi que si le Christ est Roi de l'univers, Il est plus spécialement le Roi de France, et proclamant, au nom de Dieu, que la Loi Salique, cette loi de succession au trône qui a assuré la grandeur et l'unité de la France doit toujours être respectée. Et comme les Anglais ne répondent pas, elle marche sur Orléans. Avant la bataille elle entend la Messe et communie, et son Écuyer, Simon Beaucroix, déclare au Procès de réhabilitation :

-Je me rappelle fort bien que Jeanne recommanda à tous les hommes de l'armée de se confesser, de mettre leur conscience en ordre ; que Dieu alors leur viendrait en aide et qu'avec Son aide ils obtiendraient la victoire.

Les compagnons de Sainte-Jeanne d'Arc sont:

1. Robert de Beaudricourt.
2. Jean d'aulon.
3. Le Beau Duc Jean Alençon, fils du Bon Roi René.
4. Jean de Dunois, dit le Batard d'Orléans.
5. Jean Poton de Xantrailles.
6. Gilles de Rais.
7. Étienne de Vignole, dit La Hire.
8. Louis de Bourbon, Comte de Vendôme, que l'on cite moins : il est l'ancêtre direct de père en fils du Bon Roi Henri IV et de tous les Bourbons de France, d'Espagne, de Naples et de Parme qui signeront en 1765, sous Louis XV, le Pacte des Familles visant à renverser l'alliance des Royaumes protestants du Nord.

EN LA FETE DE SAINT MICHEL, PATRON DE LA FRANCE, SAINTE JEANNE D'ARC ET SES COMPAGNONS DELIVRENT MIRACULEUSEMENT ORLEANS!

Les jours suivants, elle met en déroute, les armées de secours anglaises : c'est la miraculeuse campagne de la Loire. Rien ni personne ne semble pouvoir l'arréter! Dès lors, elle a suffisamment prouvé la réalité de sa mission : elle va sur l'ordre exprès de Dieu par un acte officiel, solennel, public, authentique et ainsi revêtu de toutes les formes légales d'un contrat, pour lui donner toute sa signification et sa portée aux yeux du peuple, renouveler le pacte conclu à Tolbiac et aux fonts baptismaux de Reims, l'alliance du Christ et de la France :

-Gentil Roi, il me plairait avant de descendre dans le cercueil, d'avoir votre palais et votre Royaume...

-Oh ! Jeanne, répond Charles VII, mon palais et mon Royaume sont à toi.

-Notaire, écrivez, dit la Pucelle inspirée : Le 21 juin à 4 heures du soir, l'an de Jésus-Christ 1429, le roi Charles VII donne son royaume à Jeanne.
Écrivez encore : Jeanne donne à son tour la France à Jésus-Christ.

Et elle poursuit:

-Nos Seigneurs, dit-elle d'une voix forte, à présent c'est Jésus-Christ qui parle : «MOI, SEIGNEUR ÉTERNEL JE LA DONNE AU ROI CHARLES (P. Théotime de Saint-Just : La Royauté Sociale de N. S. J.-C., d'après le Cardinal Pie, p. 17) !

Jeanne interpelle les Seigneurs, la Cour, pour les prendre à témoin que c'est Jésus-Christ qui parle par sa bouche, et pour consacrer, par leur témoignage et leur adhésion, ce pacte qui lie non seulement le Christ au Roi et le Roi au Christ, mais le peuple de France tout entier dans la personne de son Roi. Qu'elle est donc émouvante cette TRIPLE DONATION passée en bonne et due forme par devant notaires ! Elle est l'éclair fulgurant qui explique, éclaire, illumine, irradie toute notre Histoire. ELLE EST L'ACTE CAPITAL QUI CONSACRE LA RAISON D’ETRE DE NOTRE PAYS.

A la face de l'univers, eLA TRIPLE DONATION DE SAINTE JEANNE D'ARC proclame non seulement la Royauté universelle du Christ sur le monde et plus particulièrement sur notre Patrie, mais aussi LA MISSION DIVINE DE LA FRANCE ET DE SA MAISON ROYALE. Car cet acte a une portée générale; ce n'est pas seulement à Charles VII que Dieu confie le Royaume ; en sa personne, c'est à toute la Race Royale pour bien montrer que la Race Royale est aussi inséparable de la France que la France est inséparable de l'Église et du Christ.

Le Père Ayrolles écrit de ce véritable contrat qui fait du Roi de France le Lieutenant du Christ :

-Si Charles VII et ses successeurs avaient compris, ils auraient fait enchâsser le merveilleux parchemin dans l'or et la soie ; ils l'auraient entouré de pierres précieuses, car ils n'avaient pas dans leur trésor de diamant comparable. Ils l'auraient relu et médité tous les jours. Non seulement ils seraient aujourd'hui sur le trône, mais l'univers serait dans les bras de Jésus-Christ et ce serait la France qui l'y aurait placé.

L'Alliance étant renouvelée entre le Christ et la Monarchie, Jeanne d'Arc peut conduire le Dauphin à Reims:

-C'est à Reims maintenant qu'il me faut vous conduire... Venez donc au plus vite prendre la Couronne à laquelle vous avez droit. Mon Conseil me tourmente on ne peut plus là-dessus !

C'EST DONC BIEN LA VOLONTE DE DIEU QUE LE ROI SOIT SACRE, ET SACRE A REIMS.

Nous n'insisterons pas sur l'importance de ce fait, le lecteur connaissant déjà toute la signification du Sacre par l'un de nos articles précédents.

Le 17 juillet 1429 quand le Prélat consécrateur eut prononcé la formule :

-JE TE SACRE ROI DE FRANCE AU NOM DU PERE ET DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT !

Aux cris enthousiastes de tous les assistants : «Noël ! Noël ! Vive le Roi ; NOËL ! NOËL ! », Jeanne en larmes (larmes de joie) se jette aux pieds du Roi :

-GENTIL PRINCE, MAINTENANT EST EXECUTE LE PLAISIR DE DIEU, QUI VOULAIT QUE VOUS VINSSIEZ A REIMS POUR Y RECEVOIR VOTRE DIGNE SACRE, MONTRANT QUE VOUS ETES LE VRAI ROI ET CELUI AUQUEL LE ROYAUME DOIT APPARTENIR !

Très justement, Monseigneur Delassus écrit :

-EN DEHORS DE LA RACE DE DAVID, JAMAIS DYNASTIE N'A REÇU UNE PAREILLE CONSECRATION (Mgr Delassus, op. cit., p. 47. Voir p. de la présente étude l'explication de cette consécration par Dieu de notre Race Royale) .

Le jour même Sainte-Jeanne d'Arc écrit au Duc de Bourgogne pour lui demander de faire la paix car :

-Vous fais savoir, de par le Roi du Ciel, mon droiturier et souverain Seigneur, pour votre bien et pour votre honneur et sur votre vie, que vous ne gagnerez point de bataille à l'encontre des loyaux Français et que TOUS CEUX QUI GUERROIENT AU DIT SAINT ROYAUME DE FRANCE GUERROIENT CONTRE LE ROI JESUS, ROY DU CIEL ET DE TOUT LE MONDE !

Sa mission est terminée, elle a sauvé la France en lui rendant son Roi, elle a consacré la Mission Divine de notre Pays et de notre Monarchie ; elle a sauvé la chrétienté, car en boutant l'Anglais hors de France, elle a empêché le Protestantisme, qui devait sévir en Angleterre au siècle suivant, de triompher de l'Eglise ; elle a proclamé la Royauté Universelle du Christ.

-Et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle!

Une fois de plus : Gesta Dei per Francos.

A la mission de Jeanne, il manquait encore une chose : l'auréole du sacrifice et du martyre, la prison, le procès et le bucher de Rouen. Comme le Christ, elle est trahie, livrée à ses ennemis, insultée, traînée devant un tribunal ecclésiastique. Pour tous deux, pas d'avocats, pas de débats contradictoires ; leurs juges sont leurs pires ennemis. Jeanne en appelle au Pape, il ne l'entend pas ; l’Épiscopat l'abandonne ou la trahit. Elle qui a sauvé l'Eglise et la France, elle est condamnée comme hérétique et schismatique ! Quelle douleur ne dut pas être la sienne de se voir si injustement persécutée, si odieusement condamnée ! C'est seulement après qu'elle eut consommé son sacrifice jusqu'au martyre que la France fut complètement sauvée, comme le monde le fut par la mort du Christ.

Louis de Bourbon, Comte de Vendôme, tentera bien de la délivrer, en vain. Louis est le second fils de Jean de Bourbon, comte de La Marche († 1393), et de Catherine, comtesse de Vendôme et de Chartres († 1412). Ce cousin du Roi est gouverneur de Picardie, Champagne et Brie, grand chambellan de France en 1408 et souverain maître de l'hôtel du roi en 1413. Il y fit de nombreux prisonniers dont le capitaine anglais Thomas Kyriel. Puis, le Comte de Vendôme lança en vain des troupes en direction d'Arras où la Pucelle était tenue en captivité.

Mais pourquoi tant de haine, tant d'acharnement contre Jeanne ?

Parce que tous les ennemis de la France et de nos Rois voulurent atteindre en elle le principe Divin de la Monarchie Française. Or, pensèrent-ils, quoi de plus efficace pour discréditer ce principe que de faire condamner comme hérétique et sorcière celle qui était venue le sauver et le confirmer au nom de Dieu. Oui, vraiment notre Jeanne est la martyre par excellence du principe divin de la Monarchie Française.

Un dernier mot encore sur Sainte Jeanne d'Arc. Toutes ses prédictions se sont réalisées jusqu'à ce jour. Or, le samedi 10 mars, lors de son procès, au cours de l'interrogatoire de Cauchon, elle a dit que la Couronne de France «durera mille ans et plus». Jeanne a prédit que la France accomplirait un jour pour le salut de la Chrétienté, un exploit grandiose qui dépasserait tout ce que l'univers a vu jusqu'ici. Le Monde sera donc un jour le témoin de cette entreprise merveilleuse qui surpassera les Croisades et Lépante.

-Et, pour l'accomplir, il faut bien que la France se relève et reprenne sa noble épée de Dieu (Chanoine Coubé, Revue O Salutaris, juillet 1903) !

Lors de la mort de la Pucelle, au milieu des flammes du bûcher, le Saint-Esprit s'envola, sous la forme d'une colombe, pour bien marquer qu'Il inspirait et habitait l'âme de la Vierge Martyre. Malgré l'acharnement des bourreaux et les ordres des Anglais, JAMAIS LE COEUR ET LES VISCERES DE JEANNE NE PURENT ETRE CONSUMEES ET CE COEUR, QUI INCARNA SI INTENSEMENT CELUI DE LA FRANCE, CONTINUA A BATTRE AU MILIEU DES CENDRES... N'a-t-elle pas assuré qu'elle reviendrait pour accomplir le «plus beau fait qui jamais aura été fait pour la Chrétienté» ?

On dit que le même Comte de Vendôme, venu avec quelques compagnons pour libérer notre héroïne nnationale, mais arrivé en retard, et travestit en soldat anglais, aurait tenu à la Sainte le crucifix attaché au bout d'une lance qu'elle réclamait, pleurant de gare et de dépit.

L'oeuvre de la Sainte Pucelle pourrait se résumer ainsi : l'âme de la France reforgée, la constitution nationale confirmée, l'union du Trône et de l'Autel recommandée, la pérennité promise à la France dans ces conditions.
A considérer ses origines que nous venons de rappeler, puis le rôle qu'elle a tenu dans l'histoire -Clovis bat les Ariens, Charles-Martel les Arabes, Charlemagne les Lombards, Montfort écrase les Albigeois, les Guise et la Sainte Ligue triomphent du protestantisme, et aujourd'hui parmi les missionnaires, ce sont ceux qui sont sortis du coeur de la France qui poussent le plus loin les conquêtes de l'Eglise dans les pays infidèles : il est bien vrai ce mot de l'histoire Ges-ta Dei per Francos- à considérer tout cela, on peut affirmer qu'elle a une vocation chrétienne, c'est-à-dire, qu'elle est providentiellement destinée à maintenir et à défendre parmi les nations l'existence et les droits de l'Eglise, à éta-blir dans le monde le règne du Roi des rois, Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Non seulement la monarchie Française a toujours fondé son autorité sur Dieu, mais elle a toujours reconnu la foi ca-tholique comme étant la loi première du royaume, toujours elle a défendu la conscience de ses sujets contre l'hérésie.

Toujours nos rois ont distribué la justice -ce qui est leur principal attribut, rex a recte judicando- au nom de Dieu, sous le regard et par l'autorité du Christ.

Toujours, devant leurs peuples, ils ont fait cette proclamation qu'ils n'étaient que les LieuTenants du Christ ; et ils l'ont faite de façon à la rendre perpétuelle, se renouvelant tous les jours et s'imposant à tout instant à l'attention de tous les sujets sans distinction de rang. Sur les monnaies qui sont en tout temps, aux mains de tous, ils gravèrent que le Christ a vaincu le césarisme païen, que c'est Lui qui règne, que c'est à Lui de faire les lois : Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat. Aussi Joseph de Maistre a-t-il pu dire que la Révolution, qui est, dans son fond, l'insurrection contre la royauté du Christ et même contre la souveraineté de Dieu, ne sera terminée que lorsque cette devise reparaîtra sur nos monnaies. Cette restauration sera en effet aux yeux de tous le signe manifeste que c'en est fait du laïcisme et de l'humanisme et que la civilisation Chrétienne reprend sa marche.

Les restes sacrés de Sainte-Jeanne d'Arc furent mis dans un sac et jetés à la Seine... Jeanne d'Arc est unique dans l'Histoire Universelle. Sa formation fut toute céleste. Nulle héroïne ne peut lui être comparée, elle les dépasse toutes. Sa mission surpasse toutes les autres. Après la Vierge, Mère de Dieu, et co-Rédemptrice du Genre Humain, la Pucelle est la créature la plus merveilleuse qui ait jamais paru ici-bas.
Contre la violence sournoise qui s’exerce partout, contre l’âme de nos enfants, contre les Catholiques, contre les traditions de notre pays, contre son histoire, contre la sécurité et l’honneur des Français, les jeunes Camelots du Roi opposeront vaillament leurs valeurs Chrétiennes, familiales et patriotiques, parfois "à coup de cannes"... et de 1909 à 1912, après de violents affrontements dans les rues, ils feront de Jeanne d’Arc leur patronne, et parviendront obtenir en 1920 sa canonisation et à imposer son hommage national dont les nationalistes, les Royalistes et les Catholiques maintiennent la tradition jusqu’à aujourd’hui.



Hervé J. VOLTO, CJA



A lire : Marquis de la Franquerie, Jeanne la Pucelle, Apôtre et Martyre de la Royauté universelle de Notre Seigneur Jésus-Christ et du carcatère Sacré et Divin du Roi ed France (Editions Sainte Jeanne d'arc)
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A paraître : Le Christ, clé de voute de la France Royale.

Hervé J. VOLTO

Date d'inscription : 19/12/2016

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