EGLISE ET CHRETIENTE

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Message par Hervé J. VOLTO le Jeu 8 Aoû 2019 - 11:21

Il y a une grande différence et une opposition mortelle entre l'Église et le monde considéré comme étranger ou rebelle à l'Évangile, soumis au «  Prince de ce monde  », Satan, ce monde qui n'est encore ni conquis par l'amour ni vaincu par la puissance de son Seigneur et Roi eschatologique, Jésus-Christ. Mais que serait l'Église si elle n'était pas implantée dans le monde ? si elle ne devait pas l'être ? si elle n'était qu'une communauté spirituelle, un pur lien religieux sans aucun support matériel, sans institution sociale ? Il est normal, et il faut, et elle en a reçu l'ordre de Jésus-Christ, que l'Église assume toutes les réalités de la vie terrestre, des familles, des peuples, des Royaumes.

 
Le monde évangélique, libéré de la tutelle de Satan et tout entier régi par la loi du Christ, c'est « LA CHRETIENTE   ».


Les analystes du monde entier s'accordent sur les défits majeurs que l'Eglise Catholique devra affronter au XXI° siècle. D'une part, on assiste en occident au développement de mouvements protestants qui stigmatisent la pénétration de l'individualisme dans le monde Chrétien lui-même, le catholicisme moderniste s'anglicanisant de plus en plus. D'autre part, on constate partout dans le monde la monté de la puissance d'un islam radical qui viemnt se positionner auprès des laissés-pour-compte en contrepoint de la religiosité individualiste de l'Occident.


Confronté à cette double concurrence interne et externe, le Vatican est obligé de constater que ses églises occidentales sont en train de se vider et que ses églises des pays émergeants se fanent de plus en plus à l'ombre des mosquées voisines. Dsans parler des rapports difficiles avec Pékin et Moscou... Face à ces réalités, l'Eglise va avoir grand besoin de communiquer. Et qui dit communication à grande échelle dit surtout capacité de financer cette communication.


L'Eglise traverse aujourd'hui une crise prophétisée à La Salette et dans les messages d'Anne-Catherine Heimrich. Mais «  L'Église, c'est Jésus-Christ répandu et communiqué  » (Bossuet). Elle est donc, à toutes les époques, la réalisation de ce que Dieu, dans sa prescience et sa prédestination, a fixé selon le dessein mystérieux de sa sagesse. Elle est la manifestation de la gloire du Christ dans le monde. PRIONS pour qu'elle revienne de son modernisme et de son libéralisme et commençons à nous coporter, nous, Croisés, en Catholiques :

 
1. Le vrai Croisé refuse la désincarnation, le désengagement de l'Église. Pour lui Église et Chrétienté sont la même terre, les mêmes cités, les mêmes peuples, ici considérés dans leurs communautés, nécessités et traditions, activités et buts temporels, là dans leurs organisations, leur vie, leur destinée religieuses. Sans l'Église, comme aujourd'hui où elle est cruellement abandonnée par elle, la Chrétienté ne peut longtemps se maintenir dans son ordre, sa vertu, sa beauté, faute de ce qui lui donnait une âme, un élan, une armature surnaturels. Sans la Chrétienté, comme en temps de persécution et aujourd'hui de libéralisme et d'anarchie, l'Église est en malaise, et malgré des miracles d'héroïsme constant, exposée à la consomption et à la mort.

 
2. Le Croisé se gardera de vouloir un monde Chrétien sans soumission ni dévouement envers l'Église qui en est l'inspiratrice, la nourricière et même la régente indispensable. Il se gardera aussi bien de rêver d'une Église toute spirituelle, «  informelle  », sans aucune communication, sans concorde ni concordat avec la société temporelle, ses autorités, ses lois, exposant par de telles chimères l'une et l'autre société à la ruine.

 
3. Le Croisé garde un attachement raisonné et fort à la Chrétienté, à son concept, à sa gloire passée, à sa réalité présente, à son projet plénier et universel. Il ne supporte pas les critiques perfides qui lui sont faites : d'être un ghetto, fermée, jalouse de ses biens spirituels et temporels. Il sait que la Chrétienté qu'il aime n'a de légitimité, de vie, d'avenir, que par la sève mystérieuse de la grâce divine dont l'Église Catholique Romaine est seule dispensatrice : Église de l'ordre, certes !  Mais elle ne saurait être l'inspiratrice et l'animatrice de tout l'ordre humain si elle cessait d'être avant tout l'Église de la grâce, l'Église du salut éternel dont le cœur est ailleurs et loin au-dessus des choses de ce monde, au Ciel où est son époux Jésus-Christ et où elle ne cesse d'élever et de conduire ses enfants.

 
LE ROYALISME EN FRANCE, c'est avant tout UNE ATTITUDE CULTURELLE CATHOLIQUE, celle de la Tradition. En politique, il participe du PRINCIPE D'EXPENSION-EVANGELISATION dont Léon XIII et Charles de Foucault reprendront l'idée : tout le contraire de l'actuel euro-mondialime islamisant ! C'est aussi UN NATIONALISME FRANCAIS ET CHRETIEN : mourir pour la Patrie, c'est mourir pour le Salut de la société Française destabilisée par les idées révolutionaire. C'est, enfin, FACE A LA MASSE, L'AFFIRMATION DE LA PERSONNE... voulue Chrétienne.

 
Cathos Tradis, oui... mais avec l'Indult du pape !


-Avant d'êre Royaliste, je suis Catholique et Français; je dirai même que JE ne SUIS ROYALISTE que PARCE QUE JE SUIS CATHOLIQUE ET FRANCAIS (Maurice d'Andigné) !
 
 
 


 
Hervé J. VOLTO, CJA
 



 
________
 
A paraître : La Tradition exemplaire.

Hervé J. VOLTO

Date d'inscription : 19/12/2016

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