UN VRAI FRANCAIS : LE COLONNEL REMY

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Message par Hervé J. VOLTO le Mer 4 Sep 2019 - 0:00

LE COLONEL REMY

Le Colonel Rémy, de son vrai nom Gilbert Renault (1904-1984) est un résistant Catholique et Royaliste Français.

Né à Guingamp, aîné d'une famille de neuf enfants, son père est professeur de philosophie et d'anglais, puis inspecteur général d'une compagnie d'assurances. Il est élève des « bons pères » du Collège Saint François-Xavier de Vannes. Après des études de droit à l'Université de Rennes, ce sympathisant de l'ACTION FRANCAISE et fidèle de cette Droite historique, Monarchique et Catholique traditionaliste qui est la notre, commence une carrière à la Banque de France en 1924.

Il participe aux émeutes du 6 Février 1934 et en revient avec "les vêtements maculés de boue et un œil au beurre noir".

En 1936, il se lance dans la production cinématographique et finance notamment le tournage de J'ACUSE, nouvelle version du film d'Abel gance. Nombre de liens qu'il noue au cours de cette période lui seront très utiles lors de son engagement dans la Résistance.

À l'Appel du 18 Juin, il refuse l'armistice demandé par le Maréchal Pétain, et passe à Londres avec un de ses frères, à bord d'un chalutier parti de Lorient. Là, il se voit confier par le Colonnel Passy, alors capitaine et chef du Bureau Central de Renseignement et d'Action, la création d'un réseau de renseignements sur le sol Français.

En août 1940, il crée avec Louis de La Bardonnie la CONFRERIE NOTRE DAME, qui deviendra en 1944 CND-Castille. Il organise, développe et perfectionne le réseau de renseignements de la CONFRERIE NOTRE DAME, qui devient un des plus importants réseaux de la Zone Occupée. Gilbert Renault est un des agents secrets les plus connus de la France occupée pendant la Seconde Guerre Mondiale et est connu sous différents pseudonymes comme Raymond, Jean-Luc, Morin, Watteau, Roulier, Beauce et Rémy. Le surnom de COLONNEL REMY lui restera collé à la peau toute sa vie.

Les agents sont consacrés aux Coeurs-Unis de Jésus et de Marie, ils agissent comme des Chouans modernes et ils sont chargés pour les uns de recueillir des renseignements militaires, pour d'autres des renseignements économiques et politiques qui alimentaient la campagne radiophonique de la France Libre ; d'autres encore organisaient la prise de pouvoir gaulliste dans les départements côtiers pour le moment où le débarquement aurait lieu ; d'autres enfin, agents de liaison et radios, permettaient aux renseignements de partir et aux ordres d'arriver. On y trouve LEON MILLET, LE CHEVALIER BLANC, que beaucoups pensaient être le Grand Monarque. On y trouve également Yves Rigoine de Fougerolles, pseudo « Prince » , Louis de La baronnerie, pseudo « Isabelle », ayant créé l'embryon de départ du réseau, sur lequel Rémy s'est appuyé, et Denise de La Bardonnie, pseudo « Ninette », ou « La Baronne» .

Le réseau s'implante d'abord dans la France de l'Ouest et recrute des informateurs de qualité dans les ports de l'Atlantique (Bordeaux, Brest) comme Jean Philippon à Brest. A Bordeaux, les renseignements fournis par des pilotes du port immédiatement informés sur les mouvements (heures, jours, entrées et sorties) des navires et des "u-boats" de la base sous-marine de Bordeaux-Bataclan, permettent la connaissance parfaite des déplacements de l'ennemi. Les informations sont transmises à Londres d'abord par courrier transitant par Madrid, puis par radio : la première liaison est établie en mars 1941 chez Louis La Bardonnie, en Dordogne, dont le petit groupe de patriotes a été le « contact » initial de Rémy en France. Puis, entre avril et juillet 1941, les émissions radio clandestines s'effectuent à partir de Thouars et Saumur.

Initialement axé sur la couverture de la façade Atlantique, la Confrérie Notre-Dame finit par couvrir la France occupée et la Belgique. Ce réseau est alors l'un des plus performants et ses informations permettront de nombreux succès militaires, comme les attaques de Bruneval et Saint-Nazaire. Il crée aussi en septembre 1940 le RESEAU CENTURY.

Il est fait Compagnon de la Libération par le Décret du 13 mars 1942.

Il devient membre du comité exécutif du Rassemblement du Peuple Français à sa création, chargé des voyages et des manifestations. Il fait paraître dans CARREFOUR, le 11 avril 1950, un article intitulé LA JUSTICE ET L'OPPROBE, prônant la réhabilitation du Maréchal Pétain. Peu de temps après, il adhère à l'Association pour Défendre la mémoire du Marérachal Pétain. Désavoué pour celà par De Gaulle, il démissionne du RPF. Il s'installe alors au Portugal en 1954 et revient en France quatre ans plus tard pour se mettre à la disposition de De Gaulle, qui ne répondra pas à ses attentes. Il milite dans plusieurs associations : il est notamment Vice-Président du Centre d'Etudes Politiques Et Civiques. Il fait partie des réseaux Catholiques traditionalistes et Royalistes. Dans son livre CATHECHISME POUR LA PATRIE (Editions France-Empire), le Colonnel Rémy se présente comme étant "de ces Français à qui l'enseignement de Charles Maurras a rendu la fierté de leur traditions" .

Renault rédige maints ouvrages sur ses activités dans la Résistance. Sous le nom de REMY, il publie ses MEMOIRES D'UN AGENT SECRET DE LA FRANCE LIBRE et LA LIGNE DE DESMARCATION (adapté au cinéma par Claude Chabrol en 1966), qui sont considérés comme d'importants témoignages sur la Résistance Française.

En 1976, il publie LE 18° JOUR, livre dans lequel il rétablit la vérité quant à la prétendue félonie du Roi Léopold III de Belgique, qui, avant la guerre, aurait refusé toute collaboration Franco-Anglaise en vue de préparer la guerre (alors que des contacts secrets avaient lieu, comme le reconnait le Général Gamelin dans ses mémoires : Servir, Paris 1946) et qui, en mai 1940, ne les aurait pas prévenu de la reddition de l'armée belge à partir du moment où le Roi apprit de la bouche même de l'attaché militaire anglais que l'armée britannique quittait le front pour rembarquer à Dunkerque sans rien prévoir pour sauver au moins une partie des combattants belges.

Rémy démontre que les appels et avertissements de Léopold III n'ont pas manqué et fait justice des accusations contre le Roi en appuyant sa démonstration sur plusieurs preuves dont le témoignage du Colonel Thiery des services d'écoute de l'armée Française qui ont capté les appels belges au général Français Gorges Banchard, qui restèrent sans réponse. Il faut y ajouter le jugement d'un tribunal anglais rétablissant les faits en 1941 en faveur de Lord Keyes qu'une partie de la presse anglaise avait accusé de "couvrir" le Roi Léopold III, alors qu'il ne faisait que le défendre au nom de la vérité, comme Rémy.

Celui qui a si bien servi la France, sa seule patrie, fut, comme l'a écrit sa fille, Catherine Regnault-Rémy, " un Catholique, un grand rassembleur, un grand Français tout simplement " .



Hervé J. VOLTO, CJA

Hervé J. VOLTO

Date d'inscription : 19/12/2016

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