Le Deal du moment : -15%
TOSHIBA 43UA3A63DG TV 4K UHD – 43″
Voir le deal
312.99 €

L`Épiphanie – 6 janvier 2020 - Le Jour des Rois Mages - ( Musique et Images) - Vicomte Walsh - 19 eme siècle

Aller en bas

L`Épiphanie – 6 janvier 2020 - Le Jour des Rois Mages - ( Musique et Images) - Vicomte Walsh - 19 eme siècle Empty L`Épiphanie – 6 janvier 2020 - Le Jour des Rois Mages - ( Musique et Images) - Vicomte Walsh - 19 eme siècle

Message par MichelT le Ven 3 Jan 2020 - 3:26

L`Épiphanie – 6 janvier 2020 - Le Jour des Rois Mages - ( Musique et Images) - Vicomte Walsh - 19 eme siècle

Les nations viennent adorer l`Enfant-Jésus

Si le printemps parsème les champs de fleurs quand rient le riant mois de mai, le catholicisme répand sur la triste et froide saison de l'hiver, sur les mois de décembre et de janvier, de saintes fêtes, qui sont comme des fleurs dans la vie du peuple chrétien. Voyez quelle succession de jours joyeux : Noël, les saints Innocents, le premier de l'An, et les Rois!...

Le jour des Rois a surtout un grand attrait ; mais, avant de nous laisser aller au plaisir de peindre les beautés poétiques de cette fête religieuse, qui est devenue une des plus douces fêtes de famille, disons son origine et l'adoration qu'elle rappelle. En faisant venir autour du berceau de l'enfant Sauveur les étrangers et les gentils  (les non-juifs), Dieu a voulu montrer que tous les hommes, que toutes les nations, étaient destinés à le connaître, à l'aimer, à le servir. L'Épiphanie, c'est la manifestation de Jésus- Christ à tous :  dès ce jour où les Mages de l'Orient sont venus adorer le fils de Marie, il n'y a plus eu de privilège de nation, plus de peuple de Dieu à part. Le peuple de Jésus-Christ, ç'a été tous les peuples; la nation choisie, ç'a été toutes les nations de la terre.


L`Épiphanie – 6 janvier 2020 - Le Jour des Rois Mages - ( Musique et Images) - Vicomte Walsh - 19 eme siècle HarrySiddonsMowbray1915LesRoisMages


Ainsi, la fête de l'Adoration des Mages est notre fête à tous, car nous descendons de ceux qui sont venus de loin pour adorer le Désiré des nations; nos pères n'étaient pas possesseurs de la terre de Chanaan (La Judée): pour les y conduire, une étoile s'est levée dans le ciel, a marché devant eux, comme la colonne de feu avait jadis guidé les tribus de Moïse. Nous devons reconnaissance à Dieu de ce prodige. Sans l'étoile qu'il a fait briller à leurs yeux, nous serions restés dans les ténèbres et l'ombre de la mort. Nous devons donc chaque année, quand le jour des Rois revient, aller au pied de ces autels qui représentent la crèche de Bethléem, adorer celui qui est né pour le salut de tous. Et si nous n'avons ni myrrhe, ni encens, ni or à offrir, ne nous décourageons pas ; souvenons-nous que les bergers ont adoré le fils de Marie avant les mages ou les rois. Et, eux, qu'avaient-ils à lui porter en hommage, hors leur pureté et leur foi?...

L`Épiphanie – 6 janvier 2020 - Le Jour des Rois Mages - ( Musique et Images) - Vicomte Walsh - 19 eme siècle %C3%A9piphanie


Dans les premiers siècles, depuis la nuit de Noël jusqu'au jour de l'Épiphanie, ce n'était qu'une fête continuelle, et dans cette sainte joie que ressentaient nos devanciers, ils n'avaient pu trouver une place pour la mortification ; la vigile des Rois n'avait point de jeûne, et voici ce que nous lisons à ce sujet dans l`Histoire des fêtes de l'Église : La veille de l'Épiphanie, quoique des plus célèbres depuis son institution, n'avait rien dans les commencements qui la distinguât des autres. On passait la nuit à l'église, en prières et en lectures ; et ce qui la rendit en suite plus auguste que toutes les autres en Orient, ce fut la grande cérémonie du baptême des catéchumènes, et le grand nombre des luminaires, en quoi elle égalait les veillées de Pâques et de Noël.

«Lorsqu'on changea l'usage de veiller la nuit dans l'église, on se trouva partagé sur l'observation du jeûne qui semblait devoir être observé le jour précédent, comme
on en usait aux autres veilles de fêtes ; mais parce que ce jour était compris dans l'espace d'entre Noël et de l'Épiphanie, qui était considéré comme une fête continuelle, cette considération fit qu'en plusieurs endroits l'on se crut dispensé de jeûne, sous prétexte d'honorer la fête, ce qui s'étendit même jusqu'aux religieux. » L'auteur du livre dont j'extrais ce passage s'appuie de l'autorité de saint Pierre Damien et de saint Grégoire. Tout usage qui réunit les familles au nom de Dieu, toute fête qui rapproche les parents, toute réjouissance qui est partagée par les maîtres et les serviteurs, par les riches et les pauvres, sont bonnes. Écoutez Chateaubriand : « Ceux qui n'ont jamais reporté leurs cœurs vers ces temps de foi où un acte de religion était une fête de famille, et qui méprisent des plaisirs qui n'ont pour eux que leur innocence ; ceux-là , sans mentir, sont bien à plaindre.»

L`Épiphanie – 6 janvier 2020 - Le Jour des Rois Mages - ( Musique et Images) - Vicomte Walsh - 19 eme siècle 44

Les cœurs simples ne se rappellent point sans attendrissement ces heures d'épanchement où ils se rassemblaient autour des gâteaux qui retraçaient les présents des mages. L'aïeul, retiré pendant le reste de l'année au fond de son appartement, reparaissait dans ce jour comme la divinité du foyer paternel. Ses petits-enfants, qui depuis longtemps ne rêvaient que la fête attendue, entouraient ses genoux et le rajeunissaient de leur jeunesse; les fronts respiraient la gaieté, les cœurs étaient épanouis, la salle du festin était merveilleusement décorée, et chacun prenait un vêtement nouveau.

L`Épiphanie – 6 janvier 2020 - Le Jour des Rois Mages - ( Musique et Images) - Vicomte Walsh - 19 eme siècle 1-galette-des-rois-frangipane-recette-patisserie-empreinte-sucree
Le gâteau des Rois - une tradition de l`Épiphanie

Dans cette journée de l'Épiphanie, l'Église a réuni trois commémorations, celle du baptême de Jésus-Christ, celle de son premier miracle aux noces de Cana, et celle de l'adoration des Mages. La réunion de ces trois commémorations le même jour est d'un usage fort ancien : il parait que l'Église, dans l'établissement de cette triple fête de l'Épiphanie, a eu égard à l'opinion de quelques anciens pères, qui ont cru que les trois mystères pouvaient être arrivés en un même jour. La fête, telle qu'elle est aujourd'hui, était célébrée très-solennellement dans les Gaules dès le milieu du quatrième siècle, puisqu'au rapport d'Ammien Marcellin, l'empereur Julien, surnommé l'Apostat, n'osa se dispenser d'assister à l'office de ce jour, étant alors à Vienne en Dauphiné, et ne s'étant pas encore ouvertement déclaré contre la religion de Jésus-Christ au commencement de l'an 361 Ap J.C.

Avant l'union des trois mystères de l'Épiphanie, la fête de l'adoration des Mages s'appelait Théophanie. La pensée du Sauveur adoré dans sa crèche par les rois ou les Mages est celle qui domine dans l'office et dans les hymnes de la fête du 6 janvier ; ainsi l'Évangile ne parle que du voyage des Mages guidés par l'étoile : « Jésus étant né dans Bethléem, ville de Juda, au temps du roi Hérode, des Mages vinrent de l'Orient à Jérusalem, et ils demandèrent : Où est le roi des Juifs qui est nouvellement né? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer. Ce que le roi Hérode ayant entendu, il fut troublé, et toute la ville de Jérusalem avec lui. Et ayant assemblé tous les princes des prêtres et les docteurs du peuple, il s'enquit d'eux où devait naîtra le Christ.  Ils lui dirent que c'était dans Bethléem, de la tribu. de Juda, selon qu'il a été écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es pas la dernière parmi les principales villes de Juda; car de toi sortira le chef qui conduira mon peuple d'Israël !  Alors Hérode ayant appelé les Mages en secret, s'enquit d'eux, avec un grand soin, du temps que l'étoile leur était apparue ; et les envoyant à Bethléem, il leur dit : Allez, informez-vous exactement de cet enfant, et,
lorsque vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'aille aussi l'adorer.»


Ayant ouï ces paroles du roi, ils partirent ; en même temps l'étoile qu'ils avaient vue en Orient reparut, et elle allait devant eux, jusqu'à ce qu'étant arrivée sur le lieu où était l'enfant, elle s'y arrêta. «Lorsqu'ils virent l'étoile arrêtée, ils furent transportés d'une extrême joie; et, entrant dans la maison, ils trouvèrent l'enfant et sa mère, et se prosternant en terre , ils l'adorèrent ; puis , ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent pour présents de l'or , de l'encens et de la myrrhe ; et ayant reçu en songe un avertissement du Ciel de n'aller point retrouver Hérode , ils s'en retournèrent dans leur pays par un autre chemin.»

Tel est le récit fait par saint Matthieu, et du voyage des Mages et des terreurs d'Hérode. Le mot de Roi n'est pas prononcé dans l'Évangile, et cependant la tradition a fait
de ces Mages de l'Orient des Rois; serait-ce parce que dans l'office de la fête l'Église répète ces paroles des prophètes : « Les rois de Tharsis et des îles viendront lui
apporter des présents ; les rois d'Arabie et de Saba lui feront des offrandes , et tous les peuples seront sous sa domination.»


« L'Église , dit l'auteur de l` Histoire des Fêtes chrétiennes, fait profession de ne savoir autre chose des Mages que ce qu'elle en a appris de l'Évangile ; et il ajoute : Elle croit seulement qu'après être retournés en leur pays, ils eurent grand soin de conserver et de faire profiter la grâce qu'ils avaient reçue ; et qu'ils sont parvenus à la gloire du ciel, après avoir annoncé Jésus-Christ à la terre et par leurs instructions et par l'exemple de leur vie. » La tradition et de parole et de peinture a réduit le nombre des Mages à trois; mais encore, à cet égard, l'Évangile ne fixe rien, et nous avons de la peine à voir qui a pu établir si généralement dans les esprits le nombre trois, comme ayant été celui des Mages voyageurs.

Don Calmet, saint Léon, saint Césaire, Eusèbe, Bède, l'abbé Rupert, et après eux une foule de commentateurs, enseignent que les Mages étaient trois. Ce sentiment paraît fondé principalement sur les trois sortes de présents : l'or, la myrrhe et l'encens, qui sont marqués dans l'Évangile. Nous leur donnons les noms de Gaspar, Melchior et Balthasar; mais ces noms sont inconnus à l'antiquité, aussi bien que ces autres qu'on leur attribue dans des livres peu autorisés.

Je vais citer des extraits sur la fête de l'Épiphanie. On lit, à la fin du troisième volume des ouvrages du vénérable Bède, dans un livre intitulé Extraits des Pères, que Melchior, le premier des Mages, était un vieillard chauve, ayant une grande barbe, et de longs cheveux blancs ; qu'il portait, quand il s'est prosterné devant l'enfant annoncé par l'étoile, une robe couleur d'hyacinthe, ou de bleu céleste, un manteau jaune ou orangé (sagomelino), une chaussure de couleur mêlée de bleu et de blanc , et un manteau royal de différentes couleurs ; il offrit de l'or au roi Jésus-Christ. Le second Mage s'appelait Gaspar ; il était jeune, sans barbe, vermeil, vêtu d'une robe orangée et d'un manteau rouge. Sa chaussure était couleur d'hyacinthe ; il offrit de l` encens pour reconnaître la divinité de Jésus-Christ. Le troisième s'appelait Balthasar ; il était brun, portait une grande barbe, était vêtu d'une robe rouge, d'un manteau bariolé; sa chaussure était jaune ; il offrit de la myrrhe au. Sauveur pour marquer sa mortalité.



Marche des rois mages · Marie Michèle Desrosiers

Marche des rois mages -Paroles

De bon matin,
J'ai rencontré le train
De trois grands Rois qui allaient en voyage,
De bon matin,
J'ai rencontré le train
De trois grands Rois dessus le grand chemin.
Venaient d'abord les gardes du corps,
Des gens armés avec trente petits pages,
Venaient d'abord les gardes du corps
Des gens armés dessus leurs just'au corps.
Puis sur un char,
Doré de toute part,
On voit trois rois modestes comme d'anges
Puis sur un char,
Doré de toute part
Trois rois debouts parmi les étendards.
L'étoile luit
Et les Rois conduit,
Par longs chemins,
Devant une pauvre étable,
L'étoile luit
Et les Rois conduit,
Par longs chemins devant l'humble réduit.
Au fils de Dieu
Qui naquit en ce lieu
Ils viennent tous présenter leurs hommages,
Au fils de Dieu
Qui naquit en ce lieu
Ils viennent tous présenter leurs doux vœux.
De beaux présents,
Or, myrrhe et encens
Ils vont offrir au maître tant admirable
De beaux présents,
Or, myrrhe et encens
Ils vont offrir au bienheureux enfant.


Fête de l`Épiphanie – La Légende Dorée – de Jacques de Voragine – Italie – 13 eme siècle (extrait)

Entrés dans la crèche, et y ayant trouvé l`enfant avec sa mère, les mages se mirent à genoux et offrirent en présent de l`or, de l`encens et de la myrrhe. C`était l`usage des anciens de ne jamais s`approcher d`un roi sans lui offrir des présents et les mages qui venaient des confins de la Perse et de la Chaldée apportaient des présents selon les coutumes de leurs peuples. Ces trois présents signifiaient la Royauté du Christ, sa divinité et son humanité car l`or sert pour le tribut royal, l`encens pour le sacrifice divin, la myrrhe pour la sépulture des morts. Enfin ces trois présents signifient ce que nous devons offrir au Christ : car l`or est le symbole de l`amour, l`encens celui de la prière, et la myrrhe symbolise de faire pénitence pour nos péchés. ( Carême, ect)


Bethlehem of Noblest Cities - Bethléem noble cité - par Martin Gaskell - (Stuttgart - Allemagne) -



Mendelssohn - I waited for the Lord - Hymne de Louange - Psaume 40,1 - Maîtrise de l'Académie Vocale de Paris

MichelT

Date d'inscription : 06/02/2010

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum