Drogue, sida, conversion.... témoignage !

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Message par Invité le Mer 11 Nov 2009 - 18:10

Ce soir, je vais à une conférence.... témoignage de Dominique Morin qui a connu la drogue, malade du Sida.... et qui s'est converti !
Il témoigne dans les écoles, les paroisses....
Voici deux articles pour vous donner un aperçu.
Bonne lecture,
lau

DEBAT SUR LA DROGUE
http://www.drogue-danger-debat.org/interview/interviewdominique.htm


Damien Meerman : Après être sorti de la drogue, de la violence et de l'errance sexuelle, vous avez appris que vous étiez malade du sida. Aujourd'hui, vous dénoncez le piège des drogues dites " douces " . Quelle a été votre première expérience de la drogue ?


Dominique Morin : J'ai d'abord découvert le cannabis dans des concerts de rock. A l'époque, je vivais un certain mal-être : absence de père, échec scolaire et angoisses existentielles. Le cannabis était proposé par les groupes de rock comme une expérience nouvelle et faisait partie d'une panoplie de rebelle, ce qui suffit à tenter un adolescent de 17 ans en crise. Et de fait, avec le cannabis, je me suis senti bien, au moins en apparence et à courte vue et j'ai eu l'impression d'exister. Je devenais subitement le héros d'un film. Fumer un joint me permettait de ressentir des sensations, d'apaiser mes tensions et d'oublier mes inhibitions. Ensuite, j'ai fréquenté d'autres fumeurs, je n'étaits plus seul. Puis, je suis entré dans un monde marginal avec ses rites et ses voyages initiatiques.

Damien Meerman : Pourquoi s'agit-il d'un piège ?

Dominique Morin : Contrairement à l'héroïne, le cannabis n'est pas une drogue qui a une image négative. On a le sentiment de pouvoir quand même assumer sa vie. De plus, le cannabis paraît une sorte de " médicament miracle " contre le mal de vivre. Il donne l'impression d'un bien-être, d'avoir des amis, alors que si ses effets anesthésient le malaise, qu'il rapproche ponctuellement et par intérêt égoïste les fumeurs, il empêche de chercher la solution à ses problèmes en permettant de les fuir et d'oublier la vie réelle. L'illusion paraissant plus belle que la réalité pourquoi se heurter à une vie avec ses combats, aux succès fragiles et aléatoires?

Damien Meerman : Mais le cannabis n'est-il pas officiellement classé comme une drogue "douce" ?

Dominique Morin : C'est là que réside le piège, car le cannabis n'est pas une drogue isolée. Tous les drogués sont entrés par le shit dans un gigantesque supermarché ou tous les produits possèdent la même vertu magique de vous faire oublier les galère de la vie. Le fumeur de cannabis veut se sentir bien temporairement et prend goût à ces sensations. De plus, il faut le dire, un jeune qui est sensible aux effets du shit est souvent fragile au départ. C'est pourquoi il est plus vulnérable qu'un autre à l'égard de tous les produits capables du même résultat voire "mieux " : ecstasy, cocaïne, amphétamine, héroïne etc.
L'influence d'une personne peut être déterminante s'il hésite encore. Ce fut mon cas pour l'opium, le speed, l'héroïne, la cocaîne et autres drogues. En fumant un joint la première fois, le jeune croit souvent faire une expérience sans lendemain. Mais les occasions reviennent et la tentation peut rencontrer une faiblesse personnelle : un mal-être, une angoisse. Chez certains jeunes, cette rencontre sera explosive. Le simple vide intérieur est plus que suffisant pour céder à cette tentation de fuir la réalité sans oublier les occasions omniprésentes aujourd'hui…
En France rappelons que 9O % des toxicos " durs "ont été initiés aux drogues par le cannabis. Aujourd'hui, la drogue est partout, le cannabis circule de plus en plus dans les lycées et les petites fêtes entre amis.

Damien Meerman : Comment les parents peuvent-ils aider leurs adolescents à ne pas tomber dans ce piège ?

Dominique Morin : Beaucoup de parents font semblant de ne pas savoir. Je connais deux jeunes dont les parents ont trouvé du shit dans leurt chambre. Le père de l'un d'eux a dit à son fils : " j'ai trouvé ça dans ta chambre " et lui a rendu avec " indulgence ". L'autre lui a dit : " je l'ai mis à la poubelle ". Dans le premier cas, la faiblesse du père encourage le jeune à continuer. Dans le second, le père donne à son fils une chance d'arrêter. Je ne veux pas accabler la faiblesse de certains parents, car elle part souvent d'un bon sentiment face à une situation d'impuissance. Mais si on ne dit pas la vérité à un jeune, il a moins de chances de s'en sortir. La démission éducative des adultes est toujours une injustice car ce sont les jeunes qui en paieront le prix.. Parler avec eux peut toujours être utile et permet maintenir le contact. En cas de galère ce sont bien souvent vers les parents qu'ils reviendront.
Sachez alors être indulgent, afin de lui permettre de franchir votre porte. Rappelez-vous aussi que la drogue est présente partout pour un jeune, que ses idoles se vantent de se droguer et que la société a renoncé, dans une certaine mesure, à les protéger par une prévention efficace. Votre réaction doit être juste mais ferme et doit prendre en compte cette réalité. N'ayez aucune complaisance envers le cannabis qui est un poison de l'esprit bien plus qu'il ne l'est du corps mais ayez une grande indulgence envers la personne, c'est-à-dire le fumeur.

Damien Meerman : Vous avez contracté le sida en couchant avec une fille, héroïnomane, qui est morte depuis. Vous vous consacrez aujourd'hui à parler à des jeunes du sida et de la drogue. Pensez-vous que les deux phénomènes soient indissociables ?

Dominique Morin : En effet, la drogue induit des comportements, en particulier des comportements sexuels, qui multiplient les risques d'attraper le sida. Or il existe une véritable promotion de la drogue dans notre société. J'en ai pris conscience un jour en découvrant le rayon sur la drogue d'une des plus grosses librairies de France. Les huit-dixièmes des livres font l'apologie du cannabis et il existe des maisons d'édition entièrement consacrées à cela. Sur le plan immunitaire le cannabis affaiblit les défenses de l'organisme et sur le plan de la conscience il diminue la capacité de prudence et de réaction face à un comportement à risque.

Damien Meerman : Quel discours tenir des jeunes tentés de fumer du cannabis ?

Dominique Morin : S'adresser d'abord à leur intelligence sans la pression du groupe si cela est possible car l'instinct grégaire est immense parmi la jeunesse et sans tomber dans le piège d'un faux débat qui éloigne de l'essentiel. Ne pas dramatiser ni culpabiliser mais oser secouer la torpeur et surtout le respecter etle considérer. Je suis parfois moqueur lors de mes témoignages pour faire passer le message mais jamais irrespectueux. L'attitude du fumeur de cannabis est irrespectueuse envers lui-même, à l'égard de qui il a des devoirs, comme il en a aussi envers les autres, ceux qui l'aiment et ceux avec qui il vit. Les avantages à courte vue ne règlent rien des vrais problèmes. La vie est un combat enthousiasmant bien que difficile. A chaque moment il faut faire des choix, en toute liberté. C'est cette liberté de faire des choix, peut-être de se tromper, mais d'agir sur notre vie qui assure sa dignité à l'homme. Un jour il parvient à construire, avec les autres, une existence qui mérite ce nom. Chacun peut y parvenir. Il suffit d'écouter battre son coeur, d'ouvrir ses yeux et de se mettre en marche. Nous qui avons le souci de l'autre, parce que nous avons eu d'abord le souci de nous-mêmes, en nous respectant, soyons déjà des témoins que la vie vaut la peine d'être vécue en toute vérité, en toute liberté. Aucune sensation d'aucune drogue, aucune quête hédoniste, ne vaudra jamais la joie de se savoir aimé et de savoir aimer.


Autre article tiré de la revue Famille Chrétienne :http://www.famillechretienne.fr/agir/vie-de-l-eglise/dominique-morin-malade-du-sida-le-preservatif-est-un-leurre_t11_s73_d50159.html

Dominique Morin, malade du sida : "Le préservatif est un leurre"

Malade du sida, Dominique Morin remercie le pape d’avoir brisé un tabou. Pour famillechretienne.fr, il réagit à la polémique et explique pourquoi le préservatif répond à une logique de peur.
Avez-vous jugé scandaleux les propos récents de Benoît XVI ?

Ce que je trouve scandaleux, ce sont ces choeurs de vierges effarouchées. Qu’a dit Benoît XVI ? L’homme ne peut se résigner à vivre des comportements sexuels à risque (vagabondage sexuel ou homosexualité), ni la société fonder une prévention du sida sur l’échec. Il a rappelé que l’homme est doté d’une raison, d’une liberté, et qu’il est capable de poser des actes. La réponse à donner au sida est dans ses moyens de propagation. Le seul moyen sûr d’endiguer le risque est d’éviter les comportements à risque. C’est du simple bon sens, mais ce n’est pas le mieux partagé à l’heure actuelle ! Alors je dis merci au pape d’avoir brisé un tabou.

Benoît XVI ne nous transmet pas une théorie qu’il vient d’inventer. Il ne fait que rappeler ce que prône l’Eglise, basée sur la Révélation. Dans l’Ancien Testament déjà est écrit "je te montrerai le chemin de la vie et de la mort. Tu choisiras la vie". Comme Dieu, l’Eglise croit en nous. Elle croit l’homme capable de poser des choix. Ces choix font sortir d’une logique fataliste qui fait de l’homme l’esclave de ses pulsions.

N’est-ce pas rendre service aux jeunes que de leur recommander le port d’un préservatif ?

Je témoigne dans les écoles depuis quinze ans. Aujourd’hui, les jeunes pensent qu’une sexualité pulsionnelle, instinctive, est leur seul horizon. Or, derrière leur demande "Dis-moi comment avoir une partie de jambes en l’air tranquille" se cache une aspiration profonde, le désir d’aimer sans savoir comment s’y prendre. Dire qu’un jeune est obligé d’avoir des relations sexuelles pour se découvrir et apprendre à aimer correspond à la logique freudienne, qui est fausse. Pour des catholiques, faire de Freud un docteur de l’Eglise en dit long sur leur vision de l’homme !

Il existe une autre voie que celle de la pornographie, la masturbation, les relations instables. Oublier de leur dire cette vérité revient à leur mentir. Celui qui leur dit d’utiliser un préservatif se lave les mains et s’offre une bonne conscience à peu de frais. Le jeune se retrouve face aux limites du moyen et de relations sans confiance. Le préservatif est un leurre et une escroquerie !

Vous êtes vous même porteur du HIV. Quel a été votre parcours ?

Dans les années 1980, je vivais dans la délinquance, la drogue, le sexe, et la violence politique. En 1986, j’ai commencé à me convertir. Je n’en pouvais plus de toute cette violence. Par la pratique religieuse, j’ai découvert une joie que je ne connaissais pas. J’ai décidé de me confesser, persuadé de me faire jeter ! Or j’ai rencontré la miséricorde de Dieu, à travers le sourire bienveillant du prêtre et son absolution. Puis j’ai découvert en 1993 que j’étais infecté du sida, en phase 4. J’étais fichu.

Vous parlez de politique de prévention, comme le Saint-Père. Ce discours peut-il tenir face à un séropositif ?

Il existe bien sûr des cas d’exception, mais une morale ne se détermine pas en fonction d’un échec ni d’un mal. Jamais l’Eglise n’a dit d’aller s’infecter sans préservatif. Certaines pulsions sont parfois si fortes, notamment chez les homosexuels, que la personne n’est pas toujours capable, malgré ses efforts, d’y résister. Dans ce cas-là, bien sûr, le prêtre invite à ne pas en plus propager la mort.

Comment avez-vous tenu ce pari de la chasteté ?

Je n’ai pas eu de relations sexuelles depuis 29 ans et c’est pour moi le seul moyen complètement sûr de ne pas transmettre le virus. Je ne suis pas meilleur que les autres malades. Ma conversion m’a fait changer de perspective sur moi, mon corps, ma relation aux autres. La prière et les sacrements m’ont donné les grâces nécessaires pour déraciner en moi des habitudes et combattre ma faiblesse. J’ai appris à me "domestiquer". J’ai aussi découvert des relations chastes avec des filles. L’abstinence sexuelle est parfois difficile, mais le plaisir dont cela me prive ne me manque pas tellement, au regard de la vie apaisée que je connais aujourd’hui.

Vous êtes-vous senti condamné par l’Eglise ?

Jamais je ne me suis senti rejeté par l’Eglise, au contraire. Elle m’a ouvert ses portes, elle m’a accueilli comme j’étais, là où j’en étais. Je me suis senti aimé. Car l’Eglise distingue la personne de ses actes. Avant ma conversion, je me sentais condamné par les propos de l’Eglise, parce que je croyais faire corps avec mes actes. Je croyais que lorsque l’Eglise condamnait tel acte, elle condamnait l’homme. Or, "la vengeance de Dieu, c’est de pardonner", comme disait Pagnol. Dieu ne sait qu’aimer. Il couvre d’un amour de prédilection les malades du sida.

Beaucoup accusent l’Eglise aujourd’hui...

C’est oublier que l’Eglise fut la première à se soucier des sidéens. Dès les années 1980, aux Etats-Unis, le Cardinal O’Connor a ouvert un service spécial pour les accueillir, alors qu’on ignorait encore les risques de contamination. Mère Teresa est venue créer le premier centre "The gift of love" à New-York, dédié aux malades du sida. Il en existe plusieurs aujourd’hui, à travers le monde.

L’Eglise veut le bonheur de l’homme. Le pape tient son rôle de père, de pédagogue, lorsqu’il rappelle que l’homme est destiné à aimer en vérité, et non dans le mensonge, dans la peur et le risque de la mort. Il nous montre un chemin exigeant, sans chercher à plaire ni à séduire. Le sida se propage par le multi partenariat. Le seul moyen de l’endiguer est de revenir à la racine de l’amour. Chacun aspire à l’amour vrai, fondé sur la confiance. Voilà le véritable enfer : non pas être puni des conséquences de son péché, mais avoir peur d’aimer.

Stéphanie Combe

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Message par Invité le Jeu 12 Nov 2009 - 11:57

Dominique Morin raconte toutes les étapes, les épreuves qu'il a traversées avant de revenir vers Dieu.... il nous parle de sa découverte de la Miséricorde de Dieu...

1ère vidéo :


2ème vidéo :


3ème vidéo :


4ème vidéo :

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Message par Francesco le Ven 13 Nov 2009 - 1:34

Tres beau témoignage.Merci Lau. Very Happy


Dieu seul suffit,l'aimer,le suivre et faire sa volonté.
Francesco
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Masculin Date d'inscription : 11/01/2008

http://forumarchedemarie.forumperso.com/

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