Comment la catastrophe de BP risque de provoquer une future glaciation

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Message par Francesco le Ven 3 Sep 2010 - 1:53

Climat mondial : comment la catastrophe de Bp risque de provoquer une future glaciation


mercredi 1er septembre 2010 par NewsOfTomorrow


(Source : NutriMedical via RealInfo via SdT, traduction NewsOfTomorrow.org)

La Vie sur Terre vient de Changer. - Le Courant Nord Atlantique a disparu.

Les dernières données satellite confirment que le Courant Nord Atlantique (aussi appelé la Dérive Nord Atlantique) n’existe plus, de même que le Courant de Norvège. Ces deux courants chauds font partie du même système qui porte plusieurs noms selon là où ils se trouve dans l’Océan Atlantique. Tout ce système est un élément clef du système de régulation de la chaleur de la planète ; lequel protège l’Irlande et le Royaume-Uni de la glace et les pays scandinaves d’un froid trop important ; et protège aussi le monde entier d’un nouvel Âge Glaciaire. Le Système de Circulation Thermohaline est arrêté à certains endroits et en cours d’arrêt à d’autres.


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Le "fleuve" d’eau chaude qui se déplace dans l’Océan Atlantique se nomme, selon le lieu, Courant Atlantique Sud, Courant du Brésil Nord, Courant des Caraïbes, Courant du Yucatan, Loop Current, Courant de Floride, Gulf Stream, Courant Nord Atlantique (ou Dérive Nord Atlantique) et Courant de Norvège.


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La circulation thermohaline est parfois appelée la courroie de transmission de l’océan, la grande courroie océanique, ou la courroie de transmission mondiale.

Une expérience de niveau universitaire en physique consiste à utiliser un bac d’eau froide et y introduire un courant d’eau chaude colorée. Vous pouvez y voir les couches limites du courant d’eau chaude. Si vous ajoutez du pétrole dans le bac, celui-ci casse les couches limites du courant d’eau chaude et détruit efficacement le tourbillon du courant. C’est ce qu’il se passe dans le Golfe du Mexique et dans l’Océan Atlantique.

Le ’fleuve d’eau chaude’ tout entier qui s’écoule des Caraïbes jusqu’au bord de l’Europe Occidentale disparait à cause du Corexit que l’administration Obama a permis à BP d’utiliser pour cacher l’étendue de la Catastrophe pétrolière du Deepwater Horizon de BP. Les deux millions de gallons de Corexit, ajoutés aux plusieurs autres millions de gallons d’autres dispersants, ont surtout fait couler au fond de l’océan les deux cent millions ou plus de gallons de pétrole brut qui jaillissent depuis des mois de la tête du puits de BP et de sites proches. Cela a contribué à dissimuler une grande partie du pétrole, avec l’espoir pour BP de réduire de beaucoup les amendes fédérales adoptées en raison de la catastrophe pétrolière. Cependant, il n’existe actuellement aucune façon efficace de "nettoyer" le fond du Golfe du Mexique, qui est environ à moitié recouvert de pétrole brut. De plus, le pétrole a remonté la Côte Est des Etats-Unis et est entré dans l’Océan Atlantique Nord, et il n’existe aucun moyen de nettoyer ce "pétrole des fonds marins". Il est probable, selon les nombreux rapports, que le pétrole s’écoule encore en quantités massives à de nombreux endroits du plancher océanique. Cela signifie que même si nous avions la technologie disponible pour nettoyer l’épais pétrole brut s’échappant librement dans les profondeurs de l’océan, ce serait certainement pas assez pour annuler les dégâts causés au Système de Circulation Thermohaline dans l’Océan Atlantique.
Dr Deagle : La preuve nous est venue de la vidéo du ROV et d’experts tels que Matt Simmons, BK Lim, et Lindsay Williams et mes propres informateurs anonymes à l’intérieur du cercle fermé de Cameron Ironworks, Tranocean Marine, Oceaneering International. Ma source a fourni des infos très solides au sujet de l’analyse du ROV par des ingénieurs d’Oceaneering que le BOP (NdT : Blow Out Preventer, blocs obturateurs du puits) a été "modifié" et n’a jamais eu l’hydraulique nécessaire à sa fermeture. BP savait que le terrain contenait des niveaux élevés dangereux de méthane, de sulfure d’hydrogène, et que les pressions dépassaient les capacités des meilleures technologies actuelles de valve. Les fuites continuent de s’écouler le long d’une ligne de faille fracturée, depuis le site du puits de Macondo. A ce propos, BK Lim a prouvé que le seul des trois puits ayant atteint l’océan de pétrole et de gaz abiotique batholite n’a jamais été bouché ou stoppé et continue de fuir le long du plancher océanique, libérant pétrole, gaz et goudron dans les couches rocheuses.

Le Dr Gianluigi Zangari, PhD, de l’Institut Frascati est un scientifique ayant travaillé de longues années avec un réseau collaboratif de scientifiques surveillant le Loop Current du Golfe du Mexique et son influence sur le Système de Courant Thermonaline qui constitue le Gulf Stream, lequel se transforme en Courant de Dérive Atlantique Nord et en sous-courants. Après avoir été contacté par un scientifique naval par le biais d’un invité régulier de l’émission radio nationale NutriMedical Report, sur Genesis Network, John Moore a envoyé au Dr Deagle les informations du travail du Dr Zangari. Dr Deagle l’a joint en Italie par Skype au sujet de sa sérieuse analyse, contenant les données de six satellites sur la rupture du Loop Current, de mai jusqu’au 12 juin 2010. Les semaines suivantes, jusqu’au 28 juillet, par de nombreuses interviews au NutriMedical Report et mises à jour, la preuve incontestable est faite que le Gulf Stream s’est brutalement arrêté au 47ème parallèle longitudinal avec une chute de la température océanique de 10 degrés Celsius, une perte de vitesse et d’énergie, au point que le Gulf Stream ne s’étendait plus que sur moins d’un tiers de son trajet dans l’Atlantique, selon les mesures satellites. Comme l’a déclaré le Dr Zangari, ce n’est pas l’effet papillon mais "l’effet éléphant", et avec la quantité de pétrole libéré, le système naturel considéré comme étant le pacemaker du climat mondial depuis des millions d’années, a désormais disparu, remplacé par un système artificiel dans un Golfe du Mexique de sept degrés Celsisus au-dessus des normales fin juillet, et un Loop Current totalement détaché du Courant de Floride qui devient le Gulf Stream. Dans son rapport du 12 juin 2010, dans un article de revue, les données du CCAR Colorado correspondaient aux données des satellites de la NOAA et de la marine américaine. Cette carte de données satellites actualisée en permanence a été ensuite modifiée sur les serveurs du CCAR, et il a envoyé un email pour dire que c’était une "falsification" et qu’il ne pouvait pas expliquer ce fait de manière logique. Il retourna aux données de la NOAA et de la marine américaine le même jour et les jours suivants, et affirma début août que les données du CCAR n’étaient désormais plus fiables et que ses conclusions à propos de conséquences sérieuses n’étaient en rien changées. Il conclua qu’une "glaciation" à un rythme inconnu, suite à cette catastrophe, était inévitable.

Il y a presque un mois, nous avons parlé de l’arrêt du Loop Current dans le Golfe du Mexique. Nous avons cité le Dr Gianluizi Zangari, qui a découvert en premier les dégâts causés au Système de Circulation Thermohaline :

"Comme le montrent à la fois les cartes de la surface de la mer et les cartes de la hauteur de la surface de la mer, le Loop Current s’est arrêté pour la première fois vers le 18 mai et a provoqué un tourbillon dans les sens des aiguilles d’une montre, toujours actif. Aujourd’hui, la situation s’est tellement détériorée que le tourbillon s’est complètement détaché du courant principal, détruisant donc entièrement le Loop Current..."

"Il est raisonnable de prévoir la menace que cause la rupture d’un courant chaud aussi crucial que le Loop Current. Cela pourrait engendrer une réaction en chaine de phénomènes et d’instabilités critiques imprévisibles en raison de fortes non-linéarités pouvant avoir de graves conséquences sur la dynamique de l’activité de thermorégulation du Gulf Stream et donc sur le climat mondial." —Dr. Gianluigi Zangari,



La quantité massive de pétrole brut, qui continue à s’étendre et recouvre un espace si énorme, a gravement perturbé tout le système de thermorégulation de la planète, en raison de la rupture des couches limites du courant d’eau chaude. Le Loop Current dans le Golfe du Mexique a cessé d’exister il y a un mois, les dernières données satellites montrent clairement que le Courant Atlantique Nord a maintenant DISPARU et que le Gulf Stream commence à se disjoindre à environ 400 km des Outer Banks de Caroline du Nord. Le Système de Circulation Thermohaline, dans lequel un courant d’eau chaud s’écoule dans un océan beaucoup plus froid et plus grand, a un effet sur la haute atmosphère au-dessus du courant, jusqu’à 11 km d’altitude. L’absence de cet effet normal à l’est de l’Atlantique Nord a perturbé le flux normal du Jet Stream atmosphérique cet été, causant des fortes températures, inédites, à Moscou (40°C), des sécheresse et inondations en Europe centrale, ainsi que de fortes températures dans la majeure partie de l’Asie et des inondations massives en Chine, au Pakistan, et ailleurs en Asie.


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Figure 1. La vitesse du Gulf Stream il y a une semaine : le 18 août 2010

[Manquant : Figure 2. La vitesse du Gulf Stream il y a deux semaines : le 11 août 2010]


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Figure 3. La vitesse du Gulf Stream il y a trois semaines : le 4 août 2010


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Figure 4. La vitesse du Gulf Stream il y a quatre semaines : le 28 juillet 2010

Les données les plus récentes continuent de montrer la mort de tout le Système de Circulation Thermohaline dans l’océan atlantique. Ceci révèle que les dispersants ont maintenu le pétrole en place sous la surface de l’océan, qui selon la plupart des rapports subsiste presque entièrement (jusqu’à 80%) bien après le début de la catastrophe pétrolière de BP. Comme il n’existe actuellement aucun moyen d’enlever ces quantités massives de pétrole s’écoulant librement sous la surface de la mer à des profondeurs allant jusqu’à un kilomètre et demi, le pétrole peut continuer à bloquer toute reprise naturelle du Système de Circulation Thermohaline.

Alors, qu’est-ce que cela signifie ? Le violent mélange des saisons, les mauvaises récoltes, l’augmentation des sécheresses et inondations à divers endroits, fait maintenant partie des actualités quotidiennes depuis le volcan de pétrole de BP le 20 avril 2010. Ils ont tué le pacemaker du climat mondial, selon les mots du Dr Zangari, PhD. Le Dr Mike Coffman, PhD géologue des ressources et climatologue, et le Dr Tim Ball, PhD, climatologue, ont confirmé que si ces données sont exactes, une ère glaciaire, un changement de climat massif, accompagné de famine, est maintenant imminent. Nous voyons maintenant la Russie cesser toute exportation de blé, et la plupart des sources de cultures d’aliments de base font entrer le monde dans une crise de famine. Le Gulf Stream et les courants associés au Gulf Stream sont MORTS. Cela devrait enrager le grand public et amener les scientifiques à contester ou confirmer les données et analyses, puisque les conséquences pour la civilisation humaine et l’effondrement écologique est mondial, engendre famine, morts et migration massive de population en dehors des zones touchées par l’ère glaciaire et des régions inappropriées à la vie humaine. Cherchons les faits et demandons aux entreprises et au gouvernement de travailler sur ces problèmes maintenant, avant que nous soyons confrontés à un cataclysme mondial aux proportions bibliques. Nous allons continuer à faire le point sur cette catastrophe en cours extrêmement importante avec de nouveaux scientifiques experts.

Le ’processus’ d’entrée dans une nouvelle Ere Glaciaire peut s’abattre sur nous de pleine force (un peu comme dans le film "Le Jour d’Après") à n’importe quel moment, ou en trois à cinq ans, avec une glaciation précoce débutant en Amérique du Nord, en Europe et en Asie cet hiver (ces deux modèles se sont déroulés au début des différentes Eres glaciaires qui nous ont précédées sur Terre).

Les données satellites actuelles des températures de la surface de la mer montrent un refroidissement d’avant Ere Glaciaire.


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Une nouvelle Ere Glaciaire pourrait décimer les deux-tiers de l’espèce humaine la première année en cas d’apparition rapide ; une apparition plus lente tuerait tout autant de personnes mais prendrait juste quelques années de plus ! Merci BP ; merci au président Obama, les mensonges et dispersants étaient tout simplement fantastiques. Maintenant, si vous pouviez juste diriger tout cet air chaud aux bons endroits, peut-être pourrions-nous éviter un enfer glacial dans un futur proche.

Dr Bill Deagle MD AAEM
Emission NutriMedical Report sur le Genesis Network
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Le Dr Bill Deagle est un scientifique de l’environnement avec une formation en océanographie marine et animateur de l’émission radio internationale NutriMedical Report. Lord Stirling a été consultant pour un certain nombre d’entreprises de haute technologie et est l’administrateur d’EUROPE, un site d’actualité populaire.


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Message par Francesco le Ven 3 Sep 2010 - 1:57

Les dernières données satellite confirment que le Courant Nord Atlantique (aussi appelé la Dérive Nord Atlantique) n’existe plus, de même que le Courant de Norvège. Ces deux courants chauds font partie du même système qui porte plusieurs noms selon là où ils se trouve dans l’Océan Atlantique. Tout ce système est un élément clef du système de régulation de la chaleur de la planète ; lequel protège l’Irlande et le Royaume-Uni de la glace et les pays scandinaves d’un froid trop important ; et protège aussi le monde entier d’un nouvel Âge Glaciaire. Le Système de Circulation Thermohaline est arrêté à certains endroits et en cours d’arrêt à d’autres.

Si cette nouvelle est sure,ca va aller tres mal bientot.Souvenez vous du film catastrophe:Le Jour d'apres....Ce film était basé justement sur ces études scientifiques annoncant que le gulf stream allait disparaitre....

J'ai meme du mal a croire ce que je viens de découvrir...Si c'est vrai,ca changera bien des choses....


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Message par Francesco le Ven 3 Sep 2010 - 2:04

Il est raisonnable de prévoir la menace que cause la rupture d’un courant chaud aussi crucial que le Loop Current. Cela pourrait engendrer une réaction en chaine de phénomènes et d’instabilités critiques imprévisibles en raison de fortes non-linéarités pouvant avoir de graves conséquences sur la dynamique de l’activité de thermorégulation du Gulf Stream et donc sur le climat mondial." —Dr. Gianluigi Zangari,

Alors, qu’est-ce que cela signifie ? Le violent mélange des saisons, les mauvaises récoltes, l’augmentation des sécheresses et inondations à divers endroits, fait maintenant partie des actualités quotidiennes depuis le volcan de pétrole de BP le 20 avril 2010. Ils ont tué le pacemaker du climat mondial, selon les mots du Dr Zangari, PhD. Le Dr Mike Coffman, PhD géologue des ressources et climatologue, et le Dr Tim Ball, PhD, climatologue, ont confirmé que si ces données sont exactes, une ère glaciaire, un changement de climat massif, accompagné de famine, est maintenant imminent. Nous voyons maintenant la Russie cesser toute exportation de blé, et la plupart des sources de cultures d’aliments de base font entrer le monde dans une crise de famine. Le Gulf Stream et les courants associés au Gulf Stream sont MORTS. Cela devrait enrager le grand public et amener les scientifiques à contester ou confirmer les données et analyses, puisque les conséquences pour la civilisation humaine et l’effondrement écologique est mondial, engendre famine, morts et migration massive de population en dehors des zones touchées par l’ère glaciaire et des régions inappropriées à la vie humaine. Cherchons les faits et demandons aux entreprises et au gouvernement de travailler sur ces problèmes maintenant, avant que nous soyons confrontés à un cataclysme mondial aux proportions bibliques. Nous allons continuer à faire le point sur cette catastrophe en cours extrêmement importante avec de nouveaux scientifiques experts
Voila bien un dossier urgent a suivre...


Le ’processus’ d’entrée dans une nouvelle Ere Glaciaire peut s’abattre sur nous de pleine force (un peu comme dans le film "Le Jour d’Après") à n’importe quel moment, ou en trois à cinq ans, avec une glaciation précoce débutant en Amérique du Nord, en Europe et en Asie cet hiver (ces deux modèles se sont déroulés au début des différentes Eres glaciaires qui nous ont précédées sur Terre).


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Message par Francesco le Ven 3 Sep 2010 - 2:09

Trouvé sur un sie fiable mais qui traite du meme sujet mais le texte date de 2005:http://www.notre-planete.info/actualites/actu_784_debit_gulf_stream_circulation_thermohaline.php

Le débit du Gulf Stream ralentit, vers un refroidissement en Europe ?
69835 lectures / 33 commentaires03 décembre 2005, 15 h 13 - mise à jour : 06 décembre 2005, 09 h 52

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La circulation thermohaline
crédit : UNEPUne nouvelle étude note que le débit du Gulf Stream aurait diminué de façon significative, ce qui pourrait entraîner un refroidissement climatique majeur en Europe

C'est la revue scientifique britannique Nature qui a publié le 1er décembre les résultats d'une étude menée par Harry Bryden, Stuart Cunningham et Hannah Longworth, du National Oceanography Centre, de Southampton.
Régulièrement (1957, 1981, 1992 et 1998) des navires de recherche et des capteurs effectuent des sondages près du 25e parallèle pour connaître la température de l'eau, la pression, la salinité, la vitesse et la direction des courants de surface et du fond des océans. Ainsi, ils obtiennent une mesure de l'intensité du Gulf Stream.
Ces données valables pour 2004, enregistrent depuis 1957 une baisse de 30% du débit la dérive nord-Atlantique qui est passé de 20 millions de tonnes d'eau/seconde à 14 millions de tonnes d'eau/seconde. Si le Gulf Stream, en surface, évolue peu, les courants de retour les plus profonds auraient diminué de 50%. Ces résultats se retrouvent dans certaines simulations océaniques mais dans des proportions plus modestes.

"Les études précédentes menées au cours des 50 dernières années montraient une circulation océanique et un transport de chaleur de part et d'autre du 25e parallèle relativement constant. C'est pour cela que nous avons été surpris que les chiffres de la circulation océanique en 2004 soient si différents des estimations précédentes", a relevé le Pr Bryden.
Le réchauffement climatique en cause
D'après les scientifiques du National Snow and Ice Data Center, la banquise arctique se réduisait d'environ 8% tous les dix ans. Un phénomène inquiétant qui s'amplifie et semblerait devenir durable puisque ces quatre dernières années, la formation de glace durant l'hiver a été de 20% inférieure à la période 1978-2000, et que la température moyenne à la surface de l'océan Arctique était, entre janvier et août 2005, de 2 à 3 degrés Celsius plus élevée qu'au cours des cinquante dernières années.
Lorsque la banquise fond, le niveau de l'eau n'augmente pas pour autant puisque le passage de l'état solide à l'état liquide de l'eau n'induit pas une augmentation du volume d'eau. C'est la fonte des glaciers terrestres qui contribue à l'élévation du niveau des océans. Il n'y a donc pas, ici, d'élévation possible du niveau des océans.
Pour autant, en fondant, la banquise introduit un surplus d'eau douce qui pourrait contribuer à freiner la circulation thermohaline qui redistribue la chaleur sur Terre.
Vers un nouvel âge glaciaire en Europe ?
"Les implications de ces observations sont considérables", estime Detlef Quadfasel, chercheur à l'institut d'océanographie de l'université de Hambourg (Allemagne), dans un commentaire publié par Nature. "Les relevés paléoclimatiques montrent que les températures de l'hémisphère Nord peuvent s'effondrer de plus de 10 ºC en quelques décennies et que ces changements abrupts sont intimement liés à des interruptions de la circulation océanique."

La dérive nord-atlantique qui adoucit le climat de l'Europe occidentale transporte une partie de la chaleur tropicale du golfe du Mexique vers l'Atlantique nord, c'est la prolongation du Gulf Stream. Ce courant joue un rôle majeur dans l'équilibre climatique que nous connaissons.
"La chaleur qu'elle transporte apporte une contribution substantielle au climat modéré de l'Europe maritime et continentale et tout ralentissement de la circulation océanique aurait des implications profondes pour les changements climatiques", affirme l'étude.
L'interruption de la circulation océanique dans l'Atlantique pourrait faire baisser, d'ici à 2100 de 4°C les températures moyennes en Europe, ce qui plongerait notre continent dans des hivers très rigoureux avec des zones de froid localisés... Rien de comparable pour autant avec une glaciation en Europe.
La circulation thermohaline
Stéphane Foucart, dans son article dans le journal Le Monde, précise que "le Gulf Stream se divise en deux flux de retour. Le premier - qui circule dans le sens des aiguilles d'une montre - est constitué d'un courant de surface chaud, qui descend vers les côtes de l'Afrique de l'Ouest pour revenir ensuite vers l'Amérique centrale. Le second monte vers l'Atlantique nord, s'y refroidit et, ayant ainsi acquis une densité supérieure, plonge pour se transformer en courant profond. Ces eaux profondes retournent quant à elles à leur point de départ en descendant le long des côtes nord-américaines."
En effet, au niveau planétaire, actuellement, les eaux de surface des mers de Norvège et du Labrador, plus salées avec la formation de glace, plongent entre 2 000 et 4 000 mètres de profondeur (on parle de l'Eau Profonde Nord Atlantique) et circulent lentement vers les autres bassins océaniques. Dans le même temps, les eaux tropicales chaudes de surface remontent notamment vers le pôle Nord. Cette circulation lente (environ 1 500 ans) atténue les différences de températures entre les latitudes.
Un phénomène complexe encore peu prévisible
Ce phénomène est toutefois très complexe et les physiciens ajustent régulièrement leurs modèles climatiques pour tenter de prévoir les conséquences de cet affaiblissement. A ce titre, ils sont demandeurs de relevés encore plus précis et réguliers. Alain Colin de Verdière, professeur d'océanographie physique à l'université de Brest note à ce titre que "les mesures ont été faites sur une seule section et au cours d'une période très courte, environ un mois. Rien ne dit que ces mesures auraient été les mêmes deux mois ou un an plus tard." De plus, remarque Didier Paillard, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement, "l'océan est observé depuis peu de temps et nous n'avons pas le recul nécessaire pour avoir l'absolue certitude que les changements mesurés ne sont pas, par exemple, le fait de variations naturelles". Un fait que ne contestent pas les auteurs de l'étude qui confirment pour autant les simulations climatiques réalisés avec le réchauffement de la Terre.

Cette hypothèse qui est très loin de faire l'unanimité dans la communauté scientifique est toutefois de plus en plus acceptée comme une hypothèse probable car l'étude des climats passés montre que l'affaiblissement et le la disparition temporaire du Gulf Stream a eu des précédents.
Le dernier coup de froid enregistré dans les glaces du Groenland et en Europe s'est produit non pas en période glaciaire, mais il y a 8 200 ans au coeur de la période chaude actuelle. Il résulte d'un apport massif d’eau douce dans l’Atlantique nord depuis la Baie d’Hudson : cet évènement montre que, même en période interglaciaire, un apport massif d’eau douce peut entraîner un refroidissement significatif (typiquement 5°C pendant 40 à 200 ans) (Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, 11/2004). Si cet épisode devait se reproduire, le réchauffement climatique en cours serait alors, pour l'Europe occidentale, fortement atténué, voire inexistant.
Auteur
Christophe Magdelaine / notre-planete.info (tous droits réservés)


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Message par Rémi le Ven 3 Sep 2010 - 15:51

C'est assez catastrophique, à suivre...


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Message par Francesco le Dim 5 Sep 2010 - 3:24

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:C'est assez catastrophique, à suivre...
Les journaux ne semblent pas aborder le sujet....Étrange car c'est tellement gros...


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