Changements Climatiques:Constatations Alarmantes

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Changements Climatiques:Constatations Alarmantes

Message par Francesco le Mar 21 Déc 2010 - 1:14

Changement climatique : un constat alarmant
Le réchauffement de la planète
Réchauffement attendu à la fin du 21ème siècleLa hausse des températures moyennes à la surface du globe est la première conséquence attendue et constatée des émissions massives de gaz à effet de serre. Or, les relévés météo enregistrent des anomalies positives de températures qui se confirment d'années en années par rapport aux températures enregistrées depuis le milieu du XIXème siècle...

De plus, les paléoclimatologues soulignent, dans le rapport 2007 du GIEC, que la température actuelle moyenne de l'hémisphère Nord est la plus élevée depuis 500 ans et probablement depuis plus de 1 300 ans !

Evolution de la température moyenne à la surface du globe, d'après trois jeux mondiaux de données : celui du Centre national de données climatologiques (NCDC) de la NOAA, celui du Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA et le jeu de données combiné (HadCRUT3) du Centre Hadley du Met Office et de la Section de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia (Royaume-Uni). En ordonnée, se trouvent les écarts de températures en °C par rapport aux normales calculées pour la période 1961-1990.
© OMM, 12/2009 Evolution des températures moyennes mondiales sur mer et sur terre, par hémisphères de 1880 à 2008.
En ordonnée, se trouvent les écarts de températures en °C par rapport aux normales calculées pour la période 1951-1980. En rouge la moyenne sur 5 an, en noir la moyenne sur une année.
L'élévation de température depuis le début des années 1980 est notable tout comme les records des premières années du XXIème siècle.
Source : NASA GISS Surface Temperature Analysis, 02/2010 Evolution des températures moyennes mondiales sur mer et sur terre de 1850 à 2008. En ordonnée, se trouvent les écarts de températures en °C par rapport aux normales calculées pour la période 1961-1990.
© Copyright 2010, Climatic Research Unit, 03/2010 D'après le 4ème rapport du GIEC, "le réchauffement du climat ne fait aucun doute et est désormais attesté par l'augmentation observée des températures moyennes de l'air et de l'océan, la fonte généralisée de la neige et de la glace et l'augmentation du niveau moyen de la mer".
Depuis le début du XXe siècle (1906-2005), la température moyenne à la surface du globe a augmenté de 0,74°C, mais cette progression n'a pas été continue puisque depuis 1976, la hausse s'est nettement accélérée, atteignant 0,19°C par décennie en accord avec les prédictions des modèles. La période 1997-2006 est marquée par une anomalie positive moyenne de 0,53°C dans l'hémisphère Nord et de 0,27°C dans l'hémisphère Sud, toujours par rapport à la normale calculée pour 1961-1990 (OMM, 12/2006). Ceci alors même qu'il a été enregistré une baisse de l'activité solaire.

Onze des douze dernières années (1995-2006) furent les années les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850. Ainsi, l'année 2005 est la plus chaude, suivie de près par 1998. L'année 2005 est également la plus coûteuse sur le plan des catastrophes naturelles météorologiques avec plus de 200 milliards de dollars de dégâts.

La température des eaux tropicales a augmenté de 1,2°C au cours du XXè siècle (contre 0,5°C en moyenne pour les océans), entraînant un blanchiment des récifs coralliens apparu en 1997. En 1998, le réchauffement prolongé de l'eau a détruit la moitié des récifs de corail de l'Océan Indien.
De plus, la température dans les zones tropicales des cinq bassins océaniques, où se forment les cyclones, a augmenté de 0,5 degré Celsius de 1970 à 2004, or de puissants cyclones sont apparus dans l'Atlantique Nord en 2005 (Katrina, Rita, Wilma), tandis qu'ils étaient plus nombreux dans les autres parties du monde.

La température dans les Alpes à 1800 m durant l'hiver a augmenté de 1 à 3 degrés dans les 40 années les plus récentes (Météo-France, 02/2005)

Evolution du réchauffement climatique de 1880 à 2006 pour les températures de surface. Le rouge sombre indique un plus fort réchauffement et le bleu sombre un plus fort refroidissement par rapport aux normales 1950-1981.
Crédit : NASA/GISS et NASA/GSFC/SVS.NASA, 10/2007
La hausse du niveau des océans
Niveau des mers depuis 1880Le niveau moyen des océans s'est élevé de 17 cm depuis 1880 à cause de la fonte des glaciers mais aussi avec la dilatation thermique de l'eau - on parle de contribution stérique -, qui, plus chaude, augmente son volume.

Au XXème siècle, le niveau des mers a augmenté d'environ 2 mm par an. De 1990 à 2003, il a atteint le rythme relativement constant de près 3 mm par an (A. Cazenave, La Recherche, 07/2006). Durant cette période, la moitié de la hausse provenait de la dilatation thermique des eaux océaniques et l'autre moitié des pertes pertes de masse des calottes polaires et des glaciers de montagne.

Depuis 2003, on constate toujours une hausse assez rapide (3,4 mm/an) du niveau marin, mais la dilatation thermique voit sa contribution diminuer (0,4 mm/an) alors que la fonte des calottes polaires et des glaciers continentaux s'accélère.

D'ici à 100 ans, les scientifiques prévoyaient une élévation d'environ 1 m du niveau des océans : 1/3 de cette hausse proviendra de la dilatation des eaux, 1/3 de la fonte des glaciers de montagne qui devraient avoir tous disparu et le dernier tiers de la fonte partielle des deux inlandsis (l'inlandsis du Groenland et l'inlandsis à l'ouest de l'Antarctique).
Des évaluations récentes révisées avant la tenue du Sommet de Copenhague en décembre 2010 montrent qu'en 2100 le niveau de la mer dans le monde entier pourrait être au moins deux fois plus élevé que les estimations du 1er groupe de travail, spécifiées dans le 4ème rapport d'évaluation du GIEC : si les émissions non pas été modifiées il pourrait bien dépasser 1 mètre. La limite supérieure a été estimée comme - une élévation du niveau de la mer de 2 mètres dès 2100. Une fois que les températures mondiales se seront stabilisées, le niveau de la mer continuera à s'élever pendant des siècles et des élévations du niveau de la mer de plusieurs mètres sont prévues au cours des prochains siècles.

La fonte des glaciers et des glaces
La fonte des glaciers continentaux
Les mesures effectuées par satellite et sur la glace prouvent actuellement que les nappes de glace du Groenland et celles de l'Antarctique perdent de leur masse à une vitesse croissante. La fonte des glaciers et des calottes glaciaires dans les autres parties du monde s'est aussi accélérée depuis 1990 (Résumé exécutif pour le sommet de Copenhague, 12/2009).

Depuis la fin des années 1960, la couverture neigeuse mondiale a décru d'environ 10 à 15%. Les vagues de froid hivernales dans une grande moitié septentrionale de l'hémisphère nord durent deux semaines de moins qu'il y a 100 ans. Pour autant, les glaciers de montagne, bien qu'en régression un peu partout dans le monde, sont sujets à de fortes variations pluri-temporelles qui rendent les prévisions sur ce point difficiles selon certains spécialistes.

Les glaciers polaires comme ceux du Spitzberg (à une centaine de km du pôle Nord) reculent depuis 1880, libérant de grandes quantités d'eau (Laboratoire de Géodynamique des milieux naturels et anthropisés, Clermont-Ferrand, 01/2004).

Bilans de masse cumulatifs moyens de tous les glaciers suivis (ligne noir) et des glaciers de référence (ligne rouge).
© World glacier monitoring service
La fonte de la glace de mer
L'Arctique perd environ 10% de sa couche de glace permanente tous les dix ans depuis 1980 (NASA, 2003). Dans cette région, les températures moyennes ont augmenté à une vitesse deux fois plus rapide qu'ailleurs dans le monde durant les dernières décennies (ACIA, 11/2004).

La fonte de la banquise arctique se traduit par une perte de 15% de sa superficie et de 40% de son épaisseur depuis 1979.
De plus, la banquise atteint des records en terme de perte de superficie : en août 2007, la banquise ne représentait plus que 5,26 millions de km², pour 7,5 millions de km² en 1978 (National Snow and Ice Data Center, 08/2007). Tous les modèles prédisent la disparition de la banquise arctique en été d'ici quelques décennies, ce qui ne sera pas sans conséquence sur le climat en Europe. La fonte d'été de la glace de mer arctique s'est accélérée bien au-delà des prévisions des modèles climatiques.

Etendue de la banquise arctique le 19 décembre 2010 (en millions de km²). En gris la moyenne de 1979 à 2000.
Crédit : National Snow and Ice Data Center
Dans la plus grande partie de l'Alaska, le pergélisol a gagné 1,6°C depuis le début des années 1980 et jusqu'à 3,3°C dans certaines zones. Conséquences : des trous, appelés thermokarst, apparaissent subitement.

La multiplication des phénomènes extrêmes et des anomalies climatiques
Arbres couchés suite à la tempête de 1999
© C. Magdelaine / notre-planete.info A l'échelle de l'humanité, une moyenne de 200 millions de personnes sont touchées chaque année par les catastrophes naturelles et environ 70 000 périssent. En effet, comme en témoignent quelques exemples de catastrophes et anomalies climatiques, nous assistons à des signes avant-coureurs significatifs :


Août 2003, une canicule sans précédent touche l'Europe et principalement la France sinistrée avec 20 000 morts.

L'année 2000 fût marquée par des précipitations et des inondations sans précédent dans de nombreuses régions du globe : l'Italie, la Suisse et l'Angleterre des mois d'octobre à décembre, l'Indochine avec les crues du Mékong les plus importantes en quarante ans, à Nagoya, au Japon, les pluies de septembre, ont atteint un niveau jamais enregistré depuis 1891, le Texas a enregistré durant l'été, 66 jours sans pluie, du jamais vu depuis les observations de 1898.

La saison cyclonique 2005 dans l'Atlantique Nord a battu des records à la fois en nombre de tempêtes et en puissance des cyclones.

"Des sécheresses plus sévères et plus longues ont été observées sur des larges étendues depuis 1970, particulièrement dans les régions tropicales et subtropicales " (GIEC, 2007).

L'intensité de la circulation océanique profonde et lente qui redistribue l'énergie dans les océans diminue sensiblement depuis 5 ans, bien que les prévisions sur ce sujet soient encore très incertaines.

Juillet 2006, des canicules touchent une partie de l'Europe et de l'Amérique du Nord entraînant notamment une tension sur l'énergie. L'été 2007 sera également celui de feux de forêts importants et de records de températures dans la zone méditerranéenne de l'Europe.

Soulignons cependant que ces observations sont dépendantes des systèmes de relevés météorologiques qui n'existent que dans un nombre assez limité de pays avec des statistiques qui remontent rarement au-delà d'un siècle ou un siècle et demi. De surcroît, les scientifiques peinent à représenter les variations climatiques des deux derniers milliers d'années qui pourraient servir de référence dans les projections.
C'est pourquoi, il faut nuancer quelque peu le caractère exceptionnel de ces informations. En effet, il est encore difficile de connaître les périodes de retour des catastrophes climatiques dans une région donnée. Mais sur le dernier siècle, force est de constater l'emballement du système climatique.

En effet, tout porte à croire que le climat s'emballe... Dans un article paru dans Science, David EASTERLING, du NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), et ses collègues "suggèrent" avec prudence que divers événements climatiques exceptionnels deviennent de plus en plus nombreux.
Tandis que d'autres confirment cette tendance à l'intensification des catastrophes naturelles à l'échelle mondiale. Alors qu'il était enregistré un peu moins de 50 évènements significatifs par an sur la période 1970-1985, depuis 1995 on en compte environ 120.


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