2010:RECORDS DE CATASTROPHES DS LE MONDE

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2010:RECORDS DE CATASTROPHES DS LE MONDE

Message par Francesco le Ven 14 Jan 2011 - 0:58


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Signes des temps:Bilan 2010 des catastrophes naturelles dans le monde
430 lectures / 6 commentaires13 janvier 2011, 16 h 22

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© OMMSéisme à Haïti, canicule en Russie, inondations au Pakistan, éruptions volcaniques en Indonésie... Les forces de la nature ont été particulièrement meurtrières en 2010. Avec 390 511 morts, le bilan humain des catastrophes naturelles pour l'année écoulée est le plus élevé depuis au moins 1983.

Au total, CATNAT.net, via sa base de données BD CATNAT a comptabilisé 788 événements catastrophes naturelles en 2010, un chiffre bien supérieur à la moyenne de ces trente dernières années (630 catastrophes annuelles). Elles ont fait presque 6 fois plus de victimes que la moyenne des catastrophes depuis 1980 : plus de 390 000 morts contre 66 000 en moyenne, et ont été plus coûteuses (130 milliards de dollars de dégâts contre une moyenne de 95 milliards d'après le réassureur Munich Ré).

L'homme a souvent une part de responsabilité dans le bilan de ces tragédies, soulignent les experts. Le séisme de magnitude 7 qui a frappé Haïti le 12 janvier, faisant plus de 316 000 morts et quelque deux millions de sans abri, en est un parfait exemple. Ravagée par le tremblement de terre, Port-au-Prince compte presque trois fois plus d'habitants et davantage de bidonvilles qu'il y a 25 ans. Si le même séisme s'était produit en 1985, le nombre total de morts aurait été probablement d'environ 80 000.

Le 27 février, un séisme bien plus puissant, de magnitude 8,8, a provoqué un tsunami et la mort de "seulement" 486 personnes dans une région du Chili moins peuplée, moins pauvre et dotée de bâtiments plus résistants que Port-au-Prince.

L'année a aussi été marquée par deux épisodes météorologiques exceptionnels. Cet été, la Russie a connu une canicule meurtrière durant laquelle une température record de 38,2 degrés Celsius a été enregistrée à Moscou. La surmortalité dû à cet événement a été estimé à 55 000 morts par les autorités Russes. De son côté, le Pakistan a été frappé par des inondations catastrophiques qui ont submergé 160 000 km carrés et fait 2 600 morts.

Les épisodes météo extrêmes survenus cette année apparaissent comme des symptômes du réchauffement climatique, causé par l'homme. Les chercheurs ont calculé que sans le réchauffement, la canicule de cet été en Russie ne se produirait qu'une fois tous les 100 000 ans. Des données préliminaires montrent que 2010 a été l'année la plus chaude jamais recensée dans 18 pays. Et elle pourrait être l'année la plus chaude jamais répertoriée sur la planète ou au moins l'une des trois plus chaudes, selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Si le séisme en Haïti a été de loin la catastrophe la plus meurtrière, devant la vague de chaleur en Russie et les inondations au Pakistan, des tremblements de terre ont également tué au Chili, en Turquie, en Chine et en Indonésie. L'activité sismique a été intense en 2010. Entre janvier et la mi-décembre, 20 séismes de magnitude 7 ou plus ont été dénombrés, contre une quinzaine habituellement.

Les catastrophes naturelles n'avaient plus été aussi meurtrières depuis 1983, année marquée par la sécheresse et la famine en Ethiopie, selon l'OMS. Swiss Re estime de son côté qu'il faut remonter à 1976 pour trouver un nombre plus élevé de décès liés à de tels événements.

Les catastrophes naturelles ont également causé pour 222 milliards de dollars (169 milliards d'euros) de pertes économiques en 2010. C'est plus que la moyenne, mais ce n'est pas un record. En Islande, le volcan Eyjafjöll a paralysé le trafic aérien pendant des jours en Europe, avec des conséquences notables sur l'activité économique du continent.

Les inondations ont fait 6 300 morts dans 59 pays entre janvier et septembre, selon l'OMS. En début d'année, de fortes tempêtes de neige se sont abattues sur les Etats-Unis, tandis que la Chine et la Russie ont enregistré des chutes de neige record.

En octobre, l'Indonésie a connu en l'espace de 24 heures un séisme meurtrier de magnitude 7,7, un tsunami qui a fait plus de 500 morts, et le réveil du volcan Merapi, dont les éruptions se solderont par plusieurs centaines de morts. Le pays avait déjà eu son lot de catastrophes depuis le début de l'année, enregistrant des centaines de morts dans des inondations, des glissements de terrain et des séismes.

Aux Etats-Unis, l'Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA) a déclaré un nombre record de catastrophes majeures dans le pays en 2010 : 79, contre 34 dans une année moyenne.

400 à 500 millions de personnes dans le monde vivent dans des grandes villes exposées à un risque sismique majeur. Un séisme comme celui d'Haïti pourrait, selon lui, se reproduire dans une dizaine de villes, par exemple à Alger ou Téhéran.

2010, année plus extrême que les précédentes ?
Toutes les années ont leurs événements météorologiques « extrêmes ». Mais 2010 aurait-elle été la plus extrême ? C'est ce qu'écrit le météorologue américain Jeff Masters, dont le blog Weather Underground est une revue de presse de l'actualité climatique mondiale. "Dans mes 30 années de météorologiste, je ne me rappelle pas avoir vu une année comme celle-ci, en ce qui concerne les événements extrêmes, pas seulement aux États-Unis mais dans le monde en général." Et il n'est pas difficile de trouver d'autres déclarations du même genre : "l'expression une fois par 100 ans a perdu toute signification cette année", lance Craig Fugate, de l'Agence américaine de gestion des urgences, qui a eu à faire face à un nombre record de désastres naturels en 2010 — rien qu'aux États-Unis.

Les climatologues se gardent bien d'associer une année en particulier aux conséquences du réchauffement climatique. Il y a toujours eu des tempêtes hors du commun, et il y en aura toujours. Par ailleurs, tous les scientifiques savent qu'il y a un seuil, ou plutôt des seuils, au-dessus desquels les systèmes atmosphériques seront irrémédiablement perturbés, mais personne ne sait où sont ces seuils.

Les assureurs paient plus qu'avant pour des dégâts liés à de telles catastrophes(1), mais les critiques ont beau jeu de rétorquer que davantage de gens qu'avant sont assurés. Parallèlement cette année, jusqu'à un quart de million de personnes seraient mortes des suites de ces catastrophes, soit le pire bilan « depuis plus d'une génération ». Mais là encore, est-ce le signe d'une tendance, ou l'effet d'une année « au-dessus de la moyenne »?

En attendant de trancher, il reste les statistiques. Dix-neuf pays, selon la compilation de Jeff Masters, ont battu cette année leur propre record de chaleur, et 19, c'est un record. Parmi eux, le Pakistan a atteint, dans l'antique ville de Mohenjo-daro, 53 degrés et demi le 26 mai, une température jamais enregistrée en Asie depuis deux siècles que ces mesures existent. Des déluges ont frappé l'est des États-Unis, notamment le Tennessee en mai, tandis que l'ouest battait des records de chaleur. Des déluges ont également dévasté le Sichuan, en Chine, où on parle des pires inondations en 150 ans. En Amazonie, la troisième sécheresse en 12 ans est en cours. Et il y a le cas des inondations catastrophiques au Pakistan, et des canicules en Russie, deux événements causés par le même système climatique.

Dans certains cas, on connaît la cause immédiate. Par exemple, la sécheresse en Amazonie est le résultat des eaux de surface plus chaudes dans l'Atlantique. Les dévastations plus grandes dans certains pays en voie de développement sont le résultat de constructions humaines trop fragiles.

Dans d'autres cas, comme la vague de froid extrême qui a frappé l'ouest de l'Europe, ou celle qui a touché le centre des États-Unis, on cherche encore cette cause immédiate. Mais surplombant ces causes immédiates, est-ce que tous ces évènements extrêmes sont liés, ou s'ils sont simplement le fruit d'une année plus malchanceuse ? Les climatologues aimeraient bien le savoir.

Des réponses, ils en ont tout de même quelques-unes. Des chutes de neige supérieures à la normale alors que la Terre est censée se réchauffer ? Normal : les modèles prévoient depuis longtemps que le réchauffement climatique se traduira par des précipitations plus élevées. Donc, en hiver, plus de neige. C'est "un symptôme d'une température de l'eau plus élevée à proximité de la côte, ce qui crée davantage d'humidité", donc davantage de pluie ou de neige, explique à l'émission Living on Earth Kevin Trenberth, du Centre national de recherche atmosphérique (Colorado). Trenberth est un de ceux qui s'avancent, prudemment, à pointer le réchauffement climatique. "Pour certains des évènements que nous avons eus cette année, il est clair... que les probabilités ont changé. Nous pouvons sans doute dire que certains ne seraient pas survenus sans le réchauffement planétaire, sans l'influence humaine sur le climat."

Notes
En septembre, le géant de l'assurance Munich Re a publié un communiqué intitulé "Le grand nombre d'événements extrêmes est un indicateur sérieux des changements climatiques".

Auteur
CATastrophes NATurelles.net

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