Ceux qui ne veulent plus de Dieu en croisade

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Message par Rémi le Mar 29 Mar 2011 - 18:07

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Il faut décrocher le crucifix à l'Assemblée nationale, interdire aux fonctionnaires le port du voile ou du turban et abolir le cours de culture religieuse dans les écoles, prône le Conseil du statut de la femme.

Ce sont là quelques exemples des demandes qu'a formulées en conférence de presse sa présidente, Christiane Pelchat, à l'occasion de la publication d'un avis qui réclame la laïcité totale de l'État.

La présidente du Conseil du statut de la femme s'inquiète de la mollesse grandissante du gouvernement Charest sur cette question.

En 2007, Québec a amendé la Charte québécoise des droits de la personne pour y ajouter le principe de l'égalité entre les hommes et les femmes.

Depuis, selon Mme Pelchat, l'idée a été fortement diluée, au point où Québec a fini l'an dernier par proposer le projet de loi 94, qui interdit aux fonctionnaires de se couvrir en entier le visage mais qui leur permet le port des signes religieux.

Or, dit Mme Pelchat, le voile «est un signe sexiste», tout comme l'est le crucifix. «Quand je regarde le crucifix, il me rappelle combien nos mères ont été brimées par la religion catholique.»

Étant donné que «les trois religions monothéistes continuent d'être discriminatoires à l'égard des femmes», il faut les évacuer de l'État. «Quand l'État n'est plus associé à la religion, il y a une plus grande garantie d'égalité des sexes.»

Mme Pelchat n'a pas bronché quand on lui a fait valoir que la Cour européenne des droits de l'homme vient d'autoriser l'Italie à conserver les crucifix sur les murs de ses écoles publiques, les juges européens ayant conclu qu'il est «l'expression de l'identité culturelle et religieuse des pays de tradition chrétienne».

Pour Mme Pelchat, le crucifix à l'Assemblée nationale ne peut avoir de valeur patrimoniale dans la mesure où il a été placé là par Maurice Duplessis en 1936. Elle ajoute cependant qu'il n'est pas question d'enlever les anges ou les croix qui ornent l'extérieur de l'hôtel du Parlement.

De façon générale, le Conseil du statut de la femme réclame que soit affirmée en toutes lettres la laïcité de l'État dans la Charte québécoise des droits et libertés.

Que souhaite le Conseil du statut de la femme avec ce nouvel avis? Mme Pelchat a dit avoir bon espoir que cet avis soit débattu à l'Assemblée nationale et relance les discussions.

Pour l'instant, Renaud Dugas, attaché de presse de Kathleen Weil - ministre responsable de l'Immigration et des Communautés culturelles -, a dit à La Presse que Québec entend s'en tenir au projet de loi 94, qui «trace une ligne et balise bien les demandes individuelles d'accommodements raisonnables».


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Le MLQ en croisade contre la prière


Les opposants à la prière dans les sphères publique et politique sont on ne peut plus clairs : il est nécessaire d’interdire la pratique de la prière lors des réunions des conseils municipaux et autres instances décisionnelles publiques. La récitation de la prière porte atteinte à la liberté de conscience des citoyens, disent-ils.

La présidente du Mouvement laïque québécois (MLQ), Marie-Michelle Poisson, est outrée que des personnes élues démocratiquement disent s’en remettre à une force spirituelle, afin de prendre les meilleures décisions pour leur ville et leurs citoyens.

« Lorsqu’on prend des décisions municipales, on ne devrait pas se fier à Dieu, mais à des données et à des faits avérés. Les élus doivent prendre des décisions selon leurs compétences, et non pas devant une référence spirituelle », s’indigne-t-elle.

À Saguenay, le débat sur la prière date déjà de quelques années. Lorsqu’un citoyen a poursuivi le maire Jean Tremblay, ce dernier a apporté des changements à la prière récitée. Au lieu de faire référence au Christ, il fait maintenant référence à un dieu général.

Cette nouvelle prière peut paraître complaisante pour des citoyens qui ont des croyances religieuses autres que catholiques, mais ce n’est pas suffisant, selon Mme Poisson.

« C’est un discours purement déiste, on remercie et on fait référence à un dieu. Le problème, c’est que ce texte est tout de même discriminatoire pour les athées, pour ceux qui ont décidé de ne croire en aucune religion. Ces personnes demeurent brimées », avance-t-elle.

Selon Mme Poisson, il est plus que temps que le gouvernement intervienne dans ce dossier, avant que la situation ne dégénère.

« Le maire Tremblay a reçu un jugement du Tribunal et il ne le respecte pas. Dois-je rappeler que c’est la deuxième fois en autant de tentatives (Laval en 2006 et Saguenay en 2011) que l’on juge que la prière devrait être retirée? Il est temps que le ministère des Affaires municipales intervienne. Il doit créer une loi pour interdire la prière dans les conseils municipaux », tranche la présidente du MLQ.

Sujet épineux pour l’Union des municipalités du Québec

L’Union des municipalités du Québec (UMQ), qui représente plus de 275 administrations municipales à travers le Québec, ne s’aventure pas trop sur ce terrain glissant.

La position de l’UMQ est simple : elle recommande à ses membres de présenter un moment de recueillement, qui permettrait à tous les citoyens, peu importe leur croyance, d’y trouver leur compte.

Cependant, il ne s’agit pas d’une politique, mais d’une simple recommandation. Les villes demeurent autonomes dans leur décision. Ce sont elles qui ont le dernier mot.




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Un jugement excessif
Pierre Allard
Le Droit

La laïcité de l'État va de soi dans une société moderne et pluraliste comme la nôtre. Voilà pour le principe, au sujet duquel il semble exister un consensus croissant. C'est en passant du principe aux actes que les choses se gâtent. Un turban dans la GRC. Un kirpan à l'école ou aux Communes. La prière au conseil municipal. Le crucifix à l'Assemblée nationale. Le Notre Père à Queen's Park. Les controverses se succèdent. Les élus tergiversent. Les tribunaux se contredisent. C'est un peu la foire.

Dans tout ce brouhaha, le Tribunal des droits de la personne du Québec vient d'interdire la récitation d'une prière et l'exposition d'un crucifix et d'une statue du Sacré-Coeur dans les salles d'assemblée du conseil municipal de la Ville de Saguenay. Entre un maire qui n'a pas appris à « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » et un citoyen athée en croisade, le Tribunal a rendu un jugement aberrant, frisant un dogmatisme antireligieux et donnant à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec une portée qu'elle n'a pas.

Ce n'est pas la conclusion qui est ici contestée. Ce sont les motifs. On pourrait bien argumenter que la récitation d'une prière soit remplacée par un moment de recueillement où chacun peut prier ou réfléchir à sa façon, on pourrait même s'entendre pour retirer les crucifix et statues pendant les assemblées, au nom de la laïcité. Il y a suffisamment de bonne volonté et de bonne foi dans la société pour en venir à un compromis.

Mais de là à prétendre, comme le fait le Tribunal, qu'une prière et la présence d'objets religieux violent cinq articles de la Charte des droits et libertés de la personne, et que cette violation justifie le versement de dommages « moraux » et « punitifs » de 30 000 $ au plaignant dans cette affaire, il y a nettement un pas de trop.

Les articles 3, 4 et 10 de la Charte énumèrent les libertés fondamentales des citoyens, le droit de chacun à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation et le droit à l'exercice des droits en pleine égalité. Vivement qu'un juriste nous explique comment la récitation d'une prière brime l'exercice des libertés des citoyens. Si, d'autre part, cette prière est récitée avant l'ouverture officielle d'une assemblée du conseil et que chacun est libre d'y participer ou pas, elle semblerait au contraire protégée par la Charte.

Seul l'article 11, interdisant l'exposition de symboles « comportant discrimination », paraît ici en cause. On pourrait prétendre qu'un non-croyant puisse se sentir lésé devant une statue du Sacré-Coeur. Mais était-ce vraiment l'intention du législateur quand il a écrit : «Nul ne peut diffuser, publier ou exposer en public un avis, un symbole ou un signe comportant discrimination ni donner une autorisation à cet effet. » Une statue du Sacré-Coeur sur une place publique deviendrait-elle un symbole discriminatoire ?

Dans sa décision, le Tribunal des droits de la personne a adopté un ton inflexible. Presque jacobin. Afin d'assurer l'égalité religieuse de tous, écrit-il, « les représentants de l'État réunis dans une assemblée politique tenue dans l'espace public ne peuvent s'acquitter de leurs obligations légales autrement qu'en s'abstenant complètement d'y prier et d'y exposer des symboles religieux. »

C'est de la bouillie pour les chats, sur le plan pratique et sur le plan juridique.

Le pire dans cette affaire reste la somme de 30 000 $ accordée au plaignant. Imaginez: 30 000 $ parce qu'il a entendu une prière, vu un crucifix et une statue du Sacré-Coeur !

Décidément, le ridicule ne tue pas. Et que dire du crucifix de l'Assemblée nationale, qui est diffusé à la télévision. Il y a là un potentiel de millions de nouvelles poursuites !

Le jugement du Tribunal des droits de la personne sera porté en appel. Il le faut. Il y a certainement moyen d'affirmer la laïcité de l'État - et de réparer les dégâts du maire de Saguenay - sans verser dans le dogmatisme et l'intolérance.


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Message par Francesco le Mar 29 Mar 2011 - 23:56

Les droits de la personne sont tellement idolatré qu'ils effacent une grande partie de l'histoire de notre pays......Ou est la Je me souviens....

Mais de là à prétendre, comme le fait le Tribunal, qu'une prière et la présence d'objets religieux violent cinq articles de la Charte des droits et libertés de la personne, et que cette violation justifie le versement de dommages « moraux » et « punitifs » de 30 000 $ au plaignant dans cette affaire, il y a nettement un pas de trop.

A quand une charte pour le respect de notre histoire et une autre sur la responsabilité de chaque individu face a la collectivité.


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Message par oscar le Mer 30 Mar 2011 - 12:10

Il y a 2 nouvelles religions maintenant, les droits de l'homme et l'environnement
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Message par Francesco le Jeu 31 Mar 2011 - 0:11

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Il y a 2 nouvelles religions maintenant, les droits de l'homme et l'environnement
et la science,et le plaisir,et le moi,etc....


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