Les prophéties du Pape Jean XXIII

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Les prophéties du Pape Jean XXIII

Message par MichelT le Lun 18 Avr 2011 - 3:30

Jean XXIII, le prophète

« Chaque feuille portait l'en-tête du temple, ‘Le Chevalier et la Rose’ »
Pier Carpi

Nous nous souvenons de l'impact produit par la parution du livre de Pier Carpi, « Les Prophéties du Pape Jean XXIII ». L'ouvrage avait été publié à Rome par les « Editions Méditerranée » en 1976 puis, quasiment aussitôt, repris en français par Jean-Claude Lattes/ Williams-Alto.
Celui-ci devait susciter une certaine polémique dans les milieux spiritualistes et intriguer au plus haut point bon nombre d'exégètes des textes prophétiques.
Si l'on en croit Jacques Duchaussoy, «... ce que cet auteur a condensé dans son livre ‘Les Prophéties du pape Jean XXIII’ a dû provoquer en haut lieu des réactions terrifiantes ou terrifiées car dans la semaine qui suivit la parution en français du livre, celui-ci disparut de chez tous les libraires et l'éditeur répondit « épuisé ». » (1).
Toujours est-il que l'intérêt manifesté à l'égard de ces prophéties pontificales -sous quelque forme que ce soit- retomba rapidement. Il fallut attendre l'automne 1978, l'étrange conclave qui plaça Jean-Paul 1er sur le trône de Pierre, et le décès hâtif du nouveau Pontife, pour que l'on se souvienne des révélations de Pier Carpi et que l'on redécouvre son livre.
Or, curieusement, celui-ci avait reparu en collection de poche (‘J'ai Lu’ A353) quelques mois auparavant, en mars plus précisément...
Tant la divulgation de données d'ordre ésotérique dans le livre de Pier Carpi, selon l'aveu de l'auteur lui-même, que la relation de l'initiation d'Angelo Roncalli puis de sa réception dans une énigmatique société secrète et, finalement, la communication de ses prophéties, furent le fait d'un mystérieux vieillard qui se présenta chez lui, sans s'être annoncé, avec une serviette gonflée de documents :
« Mon livre sur Cagliostro venait de paraître. Il arriva un soir, sans s'être annoncé. Nous restâmes ensemble jusqu'à 6 heures du matin. Il parla sans arrêt, sur un ton décidé. J'écoutai, posai quelques questions auxquelles il ne répondit pas toujours. C'est cette nuit-là qu'entre autres choses il me fut donné de connaître les prophéties du pape Jean.
Tout ce qu'il me dit, j'eus l'occasion de le vérifier. » (2).

Ce vieillard, Pier Carpi l'avait d'ailleurs déjà rencontré un soir ‘fortuitement’, au pied de l'imposante forteresse de Saint-Léon-de-Montefeltro où Cagliostro avait été emmuré vivant. L'inconnu était vêtu de gris. Carpi le décrit sommairement: «...la peau olivâtre et les cheveux blancs, il avait quelque chose d'oriental.» Les deux hommes s'entretinrent de Cagliostro et des travaux que Carpi consacrait au maître inconnu.
Rapportant cette conversation, l'auteur mentionne ainsi sa conclusion : «Ils vont fermer, dit-il pour terminer. Nous avons encore bien des choses à nous dire, vous et moi. Je viendrai vous voir quand le moment sera venu.
J'attendis sa visite. Je savais qu'il viendrait.» (2)

Au cours de la visite nocturne, l'inconnu exposa donc à Pier Carpi les circonstances du cheminement spirituel et initiatique d'Angelo Roncalli, archevêque de Mesembria, délégué apostolique en Turquie.

M. Vincent Auriol, président île la Republique, impose la haretté au cardinal Roncalli
Le début du récit remonte à l'année 1935.
A cette époque, Angelo Roncalli doit faire preuve de la plus extrême prudence du fait des persécutions. Vêtu en civil, surveillé par tous, pratiquement dans l'impossibilité de se déplacer car les espions sont nombreux et difficilement décelables, il en est réduit à célébrer les sacrements à l'intention d'une communauté réduite à quelques fidèles. «C'est justement en ce temps-là qu'a lieu son premier contact avec le monde inconnu» écrit Pier Carpi.
Sept nuits de suite, alors qu'il s'abandonnait à son premier sommeil, le délégué apostolique reçut en songe la visite d'un étrange personnage, «vieux, les cheveux très blancs, le visage maigre, la peau sombre, des yeux doux et perçants. » (2), avec lequel il s'entretenait mentalement.
Mais, semble-t-il, les mots sommeil, songe, ou autres peuvent paraître tout à fait impropres ou insuffisants pour qualifier réellement l'état de conscience dans lequel il se trouvait plongé. La septième nuit fut décisive.
Le « vieil homme du sommeil » se manifesta en questionnant d'emblée :
«Sauras-tu me reconnaître?
Et Angelo Roncalli de répondre :
— Toujours, maître.»
Et, toujours dans cet état indéfinissable, Angelo Roncalli vit deux livres apparaître dans les mains du vieillard, les livres sacrés de «T» et de «M».
Il s'agissait des livres de la connaissance que le vieillard feuilletait sous ses ‘yeux’, rédigés dans une langue inconnue mais qu'Angelo Roncalli décryptait sans le moindre effort. Et pour lui, tout devint incroyablement simple, une grande lumière se fit en lui, semblable à celle qui nimbait les deux couvertures aux deux lettres d'argent en relief lorsque le « vieil homme du sommeil » referma les livres.
Le vieillard l'assura qu'il était sur la voie, qu'il était prêt et que lui-même n'était venu que parce qu'Angelo Roncalli l'avait appelé, que maintenant il savait, mais qu'il avait encore beaucoup de choses «à apprendre, à voir, à vivre ».
-«C'est pourquoi nous nous reverrons.
Je t'attends, maître, répartit le délégué apostolique. » (2)
Avant de disparaître, par trois fois, le vieil homme demanda à Angelo Roncalli s'il saurait le reconnaître, et par trois fois, ce dernier répondit affirmativement.
Réveillé, celui-ci tenta de retranscrire ce qu'il avait lu, mais sans y parvenir : il ne retrouvait aucun mot. Pourtant, il y avait en lui une certitude jamais atteinte auparavant, qu'il ne pouvait qualifier que d'un pauvre mot, la «lumière», reflétant bien imparfaitement l'état de conscience nouveau qui l'habitait et que rien ne pourrait plus jamais effacer.
Pier Carpi, rapportant toujours les confidences de son visiteur, relate qu'ensuite Angelo Roncalli reçut sept jours plus tard la visite ‘physique’ du vieillard qui l'avait contacté en «songe». Il était assis dans l'entrée de son logis. Un court dialogue s'ébaucha :
« - Es-tu prêt ?
- Je ne sais.
- Alors, tu l'es. Laisse tout et suis-moi. » (2)
Les deux hommes gagnèrent une maison, dans une ruelle, et se retrouvèrent dans une vaste pièce pentagonale aux murs nus avec, en son centre, une table de cèdre, également pentagonale. «Trois chaises, adossées à trois des murs. Sur les chaises, une tunique de lin, des ceintures de couleur et des enveloppes cachetées de rouge. Sur la table, une bible ouverte au début de l'évangile de saint Jean. Une épée flamboyante à poignée d'argent ; un encensoir ; des rubans d'étoffe de couleur ; deux candélabres de bronze à trois branches, portant trois bougies rouges chacun. Puis le symbole magique et ésotérique de l'ordre auquel Angelo allait, sous peu, être initié. Sous le symbole, trois roses croisées, en tissu. Une blanche, une rouge, une noire. » (2)

Pier Carpi retrace ensuite quelques phases de cette étrange cérémonie d'initiation directe à l'issue de laquelle Angelo Roncalli devint le «frère Johannes »...
L'auteur enchaîne avec la suite de sa conversation avec le vieil homme à la serviette bleu azur. Manifestement, celui-ci joue le rôle de porte-parole de cette confrérie qui accueillit jadis Angelo Roncalli et sa visite à l'écrivain semble motivée par le désir d'en faire son intermédiaire.
A travers ces propos est évoquée la réception du délégué apostolique dans un temple de Turquie, quelques semaines après son initiation, laps de temps qu'il consacra à la pratique de ses exercices spirituels et au cours duquel il rencontra son maître à plusieurs reprises.
Pier Carpi, donnant la parole au vieillard, livre ainsi la clef, la conception de sa démarche, de son entreprise même :
«- A la fin de la cérémonie, Johannes prit la place qui lui revenait parmi les frères. Alors quelqu'un lui parla. Les frères resserrèrent la chaîne autour de lui, se pressèrent pour lui communiquer leur force. Et, d'une voix qui n'était pas la sienne, Johannes parla. Il parla jusqu'à la fin des travaux, tout au long des trois cérémonies qui eurent lieu en sa présence dans le temple. Tout ce qu'il dit fut retranscrit dans les procès-verbaux du temple, par le grand chancelier. Ces procès-verbaux, les voici. Pas tous, bien sûr, uniquement ceux que nous avons jugé utile de rendre publics. Lisez-les. Copiez-les. Faites-les connaître autour de vous, car il est temps que ces choses se sachent. » (2)
Et de préciser: «Je saisis les feuilles bleues. Ecrites en français, c'étaient les paroles que Johannes avait prononcées, écrites par le grand chancelier.
Ses prophéties. » (2)

Sans vouloir d'aucune manière mettre en doute la probité morale et intellectuelle de Pier Carpi, face à une révélation aussi déroutante, nous sommes amenés à nous interroger sur la véracité de telles affirmations. Poussant à l'extrême notre raisonnement, il est même sain que nous posions ouvertement la question : Angelo Roncalli a-t-il ou non été initié par un membre d'une société secrète en 1935 et été reçu dans un temple situé en Turquie, cette même année?
Pour tenter d'apporter une réponse, il convient au premier chef de cerner le degré de perspicacité de Pier Carpi à travers les entretiens qu'il put avoir avec son énigmatique visiteur, tels qu'il les rapporte lui-même dans son livre.
Apparemment, Pier Carpi, en Italie tout au moins, fait autorité en ce qui concerne certains sujets peu connus du grand public. Son visiteur ne lui déclare-t-il pas : «Servir d'intermédiaire pour le Bien est toujours agréable. Vous êtes un spécialiste digne de foi. On vous croit lorsque vous abordez certains sujets. Vous, ils vous croiront. » (2) Le dialogue engagé entre l'auteur et le vieil homme, à propos de la réception du frère Johannes, est lui aussi riche de significations : à plusieurs reprises, Pier Carpi donne lui-même des précisions quant à l'agencement du temple de Turquie et au déroulement de la réception, comblant ainsi les silences de son interlocuteur, et ce à la stupéfaction de ce dernier. D'ailleurs, dès le début de la conversation, sitôt le visiteur installé chez lui, celui-ci de déclarer à Carpi : « Votre livre sur le comte de Cagliostro me plaît et il plaît aussi à mes amis» (l'éditeur précise en note : « Dans ce livre, Pier Carpi récuse les thèses faisant de Cagliostro un escroc et rétablit sa figure de grand initié. ») Et d'ajouter aussitôt : « Il contient beaucoup de vérités. Si certaines manquent, c'est parce que vous les ignorez. A leur place on trouve une bonne foi évidente. Et beaucoup de courage. » (2) Un peu plus loin, Carpi, s'adressant toujours au vieil homme, dans un bref exposé, développe certaines de ses thèses : l'ensemble est rigoureusement véridique, par exemple lorsqu'il affirme, entre autres : «Cagliostro n'est pas venu pour détruire, mais, au contraire, pour unir » et « Croire que, au cours de la Révolution Française, les traditions secrètes faisaient un seul bloc me semble absurde. »

Paris. 26 juin 1951. UNESCO.
En outre, il apparaît parfaitement au fait de la démarche ésotérique. Ainsi écrit-il : « Si, au fil de mon récit, je bouscule un peu les pièces, si je néglige certaines choses -et les adeptes s'en apercevront bien vite-, si je mets en scène des expériences personnelles ou des personnages facilement identifiables, j'ai pour cela de sérieux motifs. » (2)
Pour preuve encore, tout le début du chapitre de son livre intitulé « La Chaîne du Temple » où on peut lire entre autres : «Je m'étais tu. Je voulais encore me taire. Ce récit était ahurissant. Aucun détail de l'initiation n'était caché. Le vieux avait parlé de choses précises, d'un rituel que peu de gens connaissent. Et ceux qui le connaissent n'en parlent pas volontiers. Moi-même, je l'ai abrégé, je n'en ai pas décrit toutes les phases, surtout la phase centrale qui doit demeurer très secrète. Celui qui a connaissance d'un tel rituel n'est pas homme à raconter des histoires, à spéculer sur son caractère magique ou sensationnel. Je devais écouter encore. » (2)
Mieux, l'auteur ne fait nullement mystère du milieu dans lequel il évolue : «Je dois d'ailleurs remercier de leur aide quelques représentants de sociétés initiatiques et ésotériques que je ne peux nommer», écrit-il.
Aussi, comment être surpris de le voir admettre facilement la nécessité d'une certaine discrétion et la loi d'une révélation progressive et contrôlée: « A ce point de mon récit, je dois prier le lecteur de m'excuser si je ne dis pas tout. On m'a demandé de taire certaines choses. » (2) Et son visiteur, plus tard de proférer, après un long silence : « Oui, j'en suis certain, vous ne direz rien et, surtout, vous n'écrirez rien de plus que ce qui est nécessaire. Je peux avoir confiance» car «certains éléments, s'ils étaient mal compris, pourraient devenir dangereux. » (2)
Enfin, une lecture attentive de la relation de Pier Carpi permet de déceler en lui une authentique quête personnelle — «Certaines choses, d'abord, me concernent personnellement, que ce soit sur le plan spirituel ou à un niveau plus subtil » — et un grand souci de rigueur dans sa démarche: «J'ai voulu parcourir après lui le chemin initiatique emprunté par Angelo Roncalli. Entre le moment où j'ai eu pour la première fois entre les mains les textes des prophéties et aujourd'hui, il m'a fallu des années pour contrôler leur réalité. » (2)
Mais si Angelo Roncalli devint bien membre d'une société secrète ayant des attaches en Turquie, dès 1935, encore conviendrait-il de connaître la nature de celle-ci.
Et sur ce chapitre, Pier Carpi ne se montre guère loquace, même s'il nous livre quelques éléments révélateurs permettant sans doute de mettre la vérité à jour : ainsi, il revient à plusieurs reprises sur les trois couleurs de la Société, le blanc, le rouge, le noir, symboliquement manifestées sous forme de rubans ou de roses, «couleurs de l'ordre » précise-t-il, après les avoir définies comme «couleurs initiatiques de la tradition martinienne et gnostique ».
De même cite-t-il la « Table des Trois Maîtres », rappelant la conception initiatique de la liberté de l'homme et permettant aux « ...initiés d'être des initiateurs libres» (2), contresignée par Louis-Claude de Saint-Martin, le comte de Saint-Germain et le comte de Cagliostro.

Il attire également notre attention sur l'importance du nombre 7, l'évangile de saint Jean, le pentagone, etc.
Sans parler de Azoth, Tetragramma-ton, 999...
Il mentionne encore les «cénacles ésotériques islamiques, gardiens jaloux des antiques secrets»...
Mais surtout, il est constamment fait référence aux livres sacrés de « T» et de «M», dans lesquels toute la connaissance est contenue. « Ces textes que les rois, les hommes des sciences et des arts ont cherché presque toujours en vain, pendant des siècles ! Ces livres qui, s'ils devaient tomber dans des mains profanes, verraient leurs pages devenir blanches. D'une blancheur pouvant atteindre l'ultime violence de la lumière : capable d'aveugler. » (2)
Curieusement, un ordre néo-templier, l'OVDT-Militia Templi (6), fonde son enseignement sur le « livre M », présenté comme «définition de l'Esprit Universel», et tirant son origine du Livre de Thot (Hermès Trimegiste), «transmis, perdu, retrouvé».
Ainsi, le «livre M» est-il nominalement désigné. Et, à voir dans le « livre de Thot» le «livre T», il n'y a qu'un pas.

Plus curieux encore, en 1971, l'Omnium Littéraire publiait un livre intitulé « RC - La Rose+Croix Johannite » sous la signature de M.F. Nouveau-Piobb. Celui-ci constituait en fait la réédition d'un ouvrage semblablement intitulé, publié à paris en 1960, présenté par Jean Jeanne, lequel mentionnait la dédicace suivante : «Je dédie ce livre à P.V. Piobb, mon père spirituel, mais non de race, qui m'a légué l'Héritage des Morts».
La quatrième de couverture est ainsi libellée : « Le « Livre M » contient le secret des Templiers. Il indique d'une façon précise où se trouvent les papiers de l'Ordre du Temple. Il permet de montrer la Vérité du Temple».
Le T de Templiers est imprimé en caractère gras...
L'auteur de cet ouvrage avance que Christian Rosenkreutz, lorsqu'il se trouvait chez les Arabes, traduisit en bon latin un « livre M », qu'il emporta par la suite. Et de préciser: «Quand on s'est occupé de la question de la Rose +Croix, on ne peut ignorer que le nœud même de l'énigme réside dans l'existence d'un livre désigné par la lettre M»...
Templiers, ésotéristes islamiques, Rose+Croix, les courants traditionnels majeurs sont tour à tour évoqués et paraissent interférer lorsque l'on tente de définir la nature exacte de la Société à laquelle Carpi se réfère. Peut-être à dessein.
La seule indication affirmative de l'auteur en la matière est mentionnée en une seule courte phrase: « Le vieil homme de la forteresse de Saint-Léon, donc, voulait me faire entendre qu'il était rosicrucien, comme tous ceux qui lui ressemblaient. Qu'il avait lu en songe les livres de «T» et de «M ». (2) Mais cela ne l'empêche pas de faire allusion à la Gnose et au Martinisme... »
Natya Foatelli, en somme, résume assez bien le problème en parlant d'une «...mystérieuse société secrète dont nous ignorons le nom véritable, les mobiles et les buts». Mais, ensuite, elle s'engage sur la voie d'une hypothèse autrement plus précise : « En lisant avec beaucoup d'attention cette prophétie obscure, je me demandais comment elle a été composée. Le prophète nous répond. La tête de l'île d'Egée (Lesbos actuelle), c'est-à-dire la tête d'Orphée qui continue à parler même après sa mort terrestre, instruit, parle par la voix des initiés, collège de Rose+Croix qui se réclament de trois maîtres du passé. Louis Claude de Saint-Martin, l'immortel. Cagliostro, qui ne fut certainement pas le simple escroc et charlatan du XVIIIe siècle, mais un personnage très important qui mourut tragiquement étranglé dans sa prison forteresse de Saint-Léon de Montefeltro à l'arrivée des troupes françaises...

Ces trois noms sont très significatifs de l'orientation de la société secrète qui divulgue cet étrange message. » (3)
Le doute ne semble, par contre, guère effleurer Jacques Duchaussoy. Pour cet auteur, la Société mentionnée par Carpi ne pourrait être autre que la Grande Fraternité Rose+Croix. Dans son ouvrage, Jacques Duchaussoy note la similitude entre la cérémonie partielle décrite par Pier Carpi et celle relatée par Spencer Lewis, se déroulant, celle-là, dans un centre initiatique languedocien. «Ces concordances entre les rites initiatiques rosicruciens d'un échelon élevé, dans des pays aussi différents, montrent l'universalité du travail et de la mission des véritables Rose+Croix, lorsqu'ils ont notamment un message et un programme à confier sur divers plans à des êtres qu'ils ont éprouvés et jugés dignes de l'adeptat». (1)
Et Jacques Duchaussoy d'enchaîner : « Mais cela pourrait en venir à dire qu'Angelo Roncalli était un véritable adepte, un maître peut-être, de la Rose+Croix (...)» (1)
Cela pose bien évidemment le problème -insoluble semble-t-il- de savoir si le pape Jean XXIII était un simple adepte ou un maître de la société.
Tout comme il paraît difficile de trancher sur la question de savoir s'il fut le seul auteur des prophéties, s'il participa à leur élaboration avec un collège d'initiés ou bien si l'on se contenta de les placer sous son patronage, avec son assentiment ou non.
Peut-être faut-il tenir compte d'un vieux dogme chrétien affirmant que tous les successeurs de Pierre, outre les dons de guérison et miracle, reçoivent celui de la prophétie. Et cela s'est vérifié au XXe siècle tout particulièrement, avec Pie X, Pie XI, Pie XII, Paul VI, à des degrés divers... (4)
Mais, en 1935, Angelo Roncalli était archevêque et non pape...
Il est vrai que, pour qu'il soit élevé à cette dignité, 23 ans s'écouleront... 23 = 2+3 = 5, 5 qui est un nombre vénéré du soufisme, et qui, dans le tarot, correspond à la lame dénommée «le Pape» !
Commentant la prophétie, Natya Foatelli poursuit son analyse : «On a dû, pour l'obtenir, employer des procédés magiques, l'hydromancie, le miroir, la transe prophétique, puis ce recueil a été placé sous le nom de Jean XXIII. Pourquoi? Là réside le mystère. Pour en asseoir l'autorité et la véracité, pour vendre plus facilement le livre sous un titre alléchant pour le lecteur parce que le futur pape Angelo Roncalli a appartenu à une société secrète ? » (3)
Jean-Luc Maxence pose la question sans ambages : « Doit-on accorder crédit aux prétendues «prophéties du pape Jean XXIII» révélées par un certain Pier Carpi dans un ouvrage qui fit un certain bruit, en France, comme ailleurs ? » (5) Et plus loin, il conclut d'une manière dubitative qui permet néanmoins de percevoir son sentiment quant à la nature même de la Société : «On ne saura jamais, enfin, de manière certaine, si le nonce apostolique Angelo Roncalli fut bien «initié» en 1935 en Turquie par un vieux rosicrucien particulièrement éclairé... » (5)
Notre propos n'est pas de développer une exégèse des prophéties de Jean XXIII. Nous nous bornerons à relever certains grands thèmes abordés par celles-ci et à citer certains exemples susceptibles de les illustrer.
Une quarantaine de textes composent les prophéties publiées par Pier Carpi environ dix ans après qu'il en ait eu connaissance, comme il le précise lui-même: l'auteur ajoute que ceux-ci ne constituent que 20 % -soit 1 / 5e- de prophéties d'Angelo Roncalli dans ce temple «... où il fut le truchement —il ne faut jamais l'oublier— d'une action initiatique à laquelle ont collaboré soit les frères et les maîtres présents, soit les frères et les maîtres du passé, grâce à un rituel très ancien que je ne peux absolument pas rendre public. » (2)
Pier Carpi s'est attaché à commenter ces textes, aussi bien ceux se rapportant au passé (1935-1966/1976) que ceux ayant trait à l'avenir. Parlant de la prophétie, Pier Carpi écrit : « Pour l'essentiel, celles du passé sont déchiffrables» avant d'ajouter : « Lorsque certains éléments restent encore obscurs, c'est qu'ils portent sur des faits purement initiatiques ignorés de nous, ou qu'ils concernent des événements que nous n'avons su retrouver. » (2)
Et, ce faisant, il nous laisse quelque peu perplexes...
Car, si certains grands thèmes -nazisme, seconde guerre mondiale, papauté, marxisme, etc.- se devinent bien facilement en effet, dans le détail, combien d'apparentes contrevérités laissent-ils apparaître. Et, à notre sens, « l'essentiel » n'est pas fourni par le « déchiffrable» mais par ces «faits purement initiatiques ignorés de nous» et «les événements que nous n'avons pas su retrouver».
En fait, avec ce qui est « lisible », il y aurait de quoi réécrire l'histoire jusqu'à l'aube des années soixante-dix...
Pour le reste, contrairement à ce qu'affirme Pier Carpi, ces singulières prophéties manquent pour le moins de clarté. Et là réside sans nul doute pour nous le plus énigmatique de la démarche de Pier Carpi et de son mystérieux commanditaire.
En effet, à lire attentivement Carpi, il était capital pour la Société que la partie des «prophéties de Jean XXIII» communiquée par son émissaire à l'écrivain italien soit publiée et admise comme véridique par le public.
D'autre part, le vieillard, curieusement, s'obstina à taire la raison faisant qu'il était temps « que ces textes soient divulgués ».
Or, théoriquement, la nécessité de rendre un texte public implique sa compréhension par le lecteur : cela n'est nullement le cas.
Ainsi pourrait-on en déduire que le message des «prophéties» soit réservé à une seule élite d'« initiés » ? Qu'en fait de «prophéties» il s'agisse plutôt d'«instructions», toujours réservées à un cénacle d'adeptes bien déterminé? Ou bien encore que l'ensemble de ce texte obscur ne soit que fantaisiste et n'ait d'autre raison d'être que de véhiculer quelques informations précises ? Autant de questions auxquelles il ne nous est pour l'instant malheureusement pas possible d'apporter de réponses.
Les douze premiers textes se rapportent à la ‘Papauté’ dans l'Eglise, depuis Pie XI jusqu'à 2033 ; dans un style -à l'image de celui qui préside à l'ensemble de la rédaction des prophéties- puissant et évocateur, coloré et poétique, il retrace les démêlés de la barque de Pierre avec le nazisme et le communisme, mais aussi ses soubresauts internes, ses luttes intestines et son rôle dans l'évolution du monde.
A travers ces douze textes où les nazis sont désignés sous le vocable de «loups à la croix usurpée», nous apprenons ainsi que Pie XII sera reconnu saint «et plus saint que lui jamais on ne verra » lorsque paraîtront «les lettres de Barcelone», l'importance d'un saint inconnu né en Emilie et réfugié en Terre Sainte, des détails capitaux jusqu'alors inconnus sur la destinée de Jean XXIII lui-même, « ses papiers seront cachés. Ses papiers seront volés. On dira peu de choses de lui », la conclusion d'un pacte mystérieux par Paul VI, l'avènement du « règne béni de la Très Sainte Vierge », etc.
Mais aussi des faits qui ne peuvent que soulever la curiosité ou la crainte.
Ainsi «les urnes ouvertes dans les lieux secrets sous le trésor et seront découverts les pas du premier homme» passage que commente ainsi Pier Carpi: «Dans le sous-sol de Saint-Pierre, c'est-à-dire «sous le trésor», des lieux secrets seront découverts ou bien encore des choses jusqu'alors ignorées, «et seront découverts les pas du premier homme». S'agit-il d'un élément important sur le premier pape romain, Pierre ? Ou bien d'une découverte scientifique très importante qui expliquerait les origines de l'humanité en donnant, de tout ce qui est dit dans les Ecritures, une explication rationnelle?» (2)
Et: « S'affronteront croissant de lune, étoile et croix. Quelqu'un brandira la croix noire. Des vallées du Prince viendront les chevaliers aveugles. » Les trois religions révélées s'affronteront d'une quelconque manière -symbolique ou bien concrète- alors que les armes de l'Anti-Christ se déchaîneront, tout comme les forces du mal issues des vallées, dévouées au Prince (Satan) : l'image des « chevaliers aveugles » est bien connue comme manifestation de l'anti-initiation et de la contre-initiation.

Puis viendra le Jugement :
«Ce sera un bon jugement
Notre Père, qui es aux cieux, que ton règne arrive. Ta volonté est faite, au ciel et sur la terre.
Il y a vingt siècles plus l'âge du Sauveur. Amen. »
2000 + 33 = 2033 !


Adolph Hitler & Eva von Braun

Les textes qui suivent sont plus particulièrement consacrés à la politique, à la guerre et à la paix. Les six premiers se préoccupent quasi exclusivement de la seconde guerre mondiale, d'Hitler et du nazisme, de l'Italie et du fascisme, mais aussi des autres grandes puissances et de certains de leurs dirigeants, U.R.S.S. et Staline, Angleterre, U.S.A., Chine...
Le style y atteint une densité peu commune, soulignant une exceptionnelle valeur artistique mise au service de l'évocation prophétique.
Angelo Roncalli ne s'y montre tendre pour personne mais son courroux ou son mépris visent principalement l'Italie, l'Angleterre et l'U.R.S.S. de Staline. Curieusement, il fustige surtout ce dernier pour la trahison dont il se rendit coupable envers Lénine. Quant au nazisme, il ne semble rien ignorer de ses arcanes. « Et toi nouveau Tsar, maudit par le petit père, tu serres la main au dictateur noir. Regarde la mer. Elle sera rouge de sang».

Pier Carpi souligne que le prophète attribue à l'Italie l'origine des maux de notre temps.
Vient Hitler: «Marche le fils de la Bête, enfanté en un an dans le secret.» Et à nouveau Staline: «Le nouveau Tsar tue les vrais fils du petit père.» U.S.A. et Angleterre sont également condamnées : fils de Luther et citoyens de « la terre des anges » exploitent et colonisent les Etats du futur, «aujourd'hui piétines, demain maîtres éclairés». Aussi, «les trois loups des trois erreurs du monde» sont-ils le capitalisme, le nazisme et le socialisme.
Et reviennent l'Italie et Hitler : «Dans les laboratoires on prépare les armes inconnues de tous. L'Italie en est la forge.

L'Italie qui met dans le faux marbre ce qu'elle n'a pas dans le cœur. Ses hommes sont des statues sans pensée.
La guerre voulue. La guerre de tous, sans frontières. Le fils de la Bête lâche les fauves.
Et l'Europe s'écroule comme une statue de boue».


Le texte suivant est sans doute le plus énigmatique de toute la prophétie. Tous les faits qu'il mentionne nous sont connus, mais jusqu'à présent sous un éclairage tout différent. Ainsi Italo Balbo, Churchill, Staline ont-ils trahi les leurs, chacun d'entre eux pour des motifs différents. La révélation de certaines lettres permettra de rétablir la vérité et elle sera fracassante. La dernière partie de la prophétie est consacrée à Mao Tsé Toung pour lequel le prophète semble avoir une vénération toute particulière.
Mais le plus étonnant concerne ce qui constitue pour nous l'énigme la plus profonde de la seconde guerre mondiale et des ramifications souterraines du nazisme : le secret de Rudolph Hess : «Quand sera découvert le secret de l'ami du fils de la Bête, envolé dans la nuit sur la terre des anges.» La découverte de ce secret ira de paire avec la publication de lettres établissant la trahison de Churchill...
De Gaulle est grand. Sous l'occupation, des deux chefs de la France, il est celui du désert. Et « il doit beaucoup au général de l'Espagne».
Mais la Résistance est abusée «parce que les chefs qu'ils croiront abattre commanderont encore, toujours les mêmes. Ils abattront les marionnettes de l'argent, pas les patrons de l'argent. Et ils se laisseront séduire par le nouveau Tsar, qui a vaincu malgré la trahison, grâce à l'ardeur de la flamme rouge. »
Le dernier texte de cette période insiste sur les «crimes» de Roosevelt, puis de Truman, de Churchill et de Staline. Quant à Mussolini « personne ne saura jamais comment il fut tué. L'ordre est venu de loin.» L'indignation de l'emploi de l'arme atomique n'a d'égale, aux yeux du prophète, que son admiration pour Gandhi, «la conscience du monde».
La prophétie, à travers différents textes, envisage ensuite la plupart des grands processus qui se déroulèrent, se produisent toujours ou se manifesteront dans notre monde livré à l'anarchie et au chaos: décolonisation, interventions militaires des USA, conflits du Moyen-Orient, prolifération des armes nucléaires, coupure de l'Allemagne en deux avec la honte du mur de Berlin, déchirements latino-américains, massacres perpétrés par les responsables de l'Union Soviétique, conquête spatiale entreprise avant tout à dessein militaire, terrorisme, matérialisme et dégradation des valeurs morales, guerres civiles, coups d'Etats, etc.
Le prophète accorde également une place prépondérante à certains événements particuliers: assassinat de Staline et des frères Kennedy, annonce d'un renouveau du culte de Notre-Dame et de la réunion d'un grand concile spirituel à Alexandrie. Mais surtout naîtra enfin l'Europe véritable. Des signes précurseurs de ce grand bouleversement, peut-être lié à l'avènement du Grand Monarque, se manifesteront dans un premier temps à Malte et à Milan.

John F Kennedy

Le plus étrange toutefois, lancinant leitmotiv scandant les phases les plus cruciales de la prophétie, se rapporte au procès de Nuremberg et à un mystérieux personnage échappé du bunker de Hitler et de Berlin écrasé sous les bombes.
Mais avant d'envisager cette énigme dans l'énigme, abordons brièvement -comme le fait d'ailleurs le prophète- le mystère de la fin d'Adolph Hitler lui-même, le « fils de la Bête » : « Le fils de la Bête a échappé à trois attentats. Pas au quatrième. Ils lui servent à tuer celui qu'il hait. Mais pour lui c'est la fin. Enfermé dans la tanière, serré à la femme de l'autre. Sur sa mort le mystère.»

Effectivement, la fin de Hitler a toujours constitué un mystère, le prophète ne fait que confirmer la chose. Mais que penser de ces trois attentats qui lui servent à tuer celui qu'il hait... Comment «celui» pourrait-il correspondre à une seule et même personne ?
L'Histoire nous apprend que le Fuhrer s'est suicidé, après avoir épousé Eva Braun, le 30 avril 1945. A ce propos, il n'est sans doute pas sans intérêt de souligner que le seul récit de la fin du couple est de source allemande, émanant d'Arthur Axmann, chef des Jeunesses hitlériennes. Seuls pourront confirmer Linge et le général Guensche: les autres témoins cités par Axmann se suicidèrent, furent abattus ou disparurent.

Mais le prophète ne l'entend pas ainsi : Hitler a été victime d'un attentat, le quatrième... En outre, Hitler a bien épousé Eva Braun, le 30, entre I et 2 heures du matin, devant Walther Wagner, officier municipal de Berlin, et en présence de deux témoins, Joseph Goebbels et Martin Bormann. Pourtant, Hitler mort, écrit le prophète, «est serré à la femme de l'autre». Eva Braun était-elle déjà mariée ? Dans ce cas, avec qui? Ou bien s'agissait-il d'une autre femme -laquelle et épouse de qui?
Durant de nombreuses années, la fin tragique du bunker a alimenté d'innombrables colonnes de journaux. Peut-être n'est-ce pas sans raison...
Mais venons-en à Nuremberg : «Les bourreaux savent, ils mentiront à Nuremberg.

Cherchez-les toujours les bourreaux, même quand vous les croirez morts. Cherchez-les partout où vit le pouvoir avec la terreur. Cherchez-les dans les maisons de celui qui s'est enrichi avec la guerre.
Pas pour la vengeance, mais pour empêcher qu'eux et leurs enfants envahissent encore le monde en camouflant le mot et le chef.»Passage étonnant pour le moins, surtout si l'on en considère la conclusion : «...en camouflant le mot et le chef».

Ce «chef» nous amène directement au fugitif: «Mais attention à celui qui est sorti de la tanière à la fin. II sera long à mourir et prépare au monde d'autres plaies.»Personnage sans doute terrifiant car «Lui connaît le visage de la bête». Et lui n'était pas présent au procès, car Nuremberg l'injuste. Les assassins sont absents» et même: «Quelques-uns d'entre eux sur les sièges des juges.»

Par contre, on le voit réapparaître en arrière-plan de l'assassinat des frères Kennedy, lié d'une quelconque manière à Jacqueline, veuve de John, et à Onassis car «Leurs secrets sont dans les armes, dans le crime. Et ce sont les secrets de celui qui n'était pas à Nuremberg.»La prophétie évoque encore le fugitif: «Et dans le palais où s'embrassent les Etats, le fugitif est bien vivant. » Pour en parler ensuite au pluriel: «Le temps a nourri un esprit trouble, à l'ombre de la croix rouge et noire, inconnue de tous, fille des fugitifs de Nuremberg.»

Ce spectre, ce fugitif de la tanière qui aurait dû s'asseoir au banc des accusés, qui pourrait-il être? Martin Bormann, comme l'avance Pier Carpi? On l'imagine mal à l'O.N.U... pas plus qu'un quelconque dignitaire nazi, politique ou militaire... Alors, le grand maître d'une société secrète nazi, inconnu des masses, un conseiller occulte d'Hitler, étranger pourquoi pas, devenu par la suite personnage important dans son pays d'origine ?
Personnage peu ordinaire en tout cas -«lui connaît le vrai visage de la Bête»- que seul, peut-être, Rudolph Hess, l'éternel reclus de Spandau, pourrait identifier...
Ce n'est certes pas le moindre mystère des «prophéties » du «bon pape Jean», qui nous apprennent avant tout que, derrière les chefs d'Etats et les chefs religieux se cachent ceux qui sont les seuls authentiques maîtres du destin mondial et que nul ne saurait distinguer.

Daniel Réju

(1) «Mystère et Mission des Rose+Croix », Coll. Gnose. Ed. du Rocher. Monaco 1981.
(2) Pier Carpi: «Les Prophéties du Pape Jean XXIII», J'ai Lu, l'Aventure Mystérieuse A253 Paris 1978.
(3) Centre «Conférence Natya», 163, rue Saint-Honoré 75001 Paris.
(4) Lire à ce propos : Daniel Réju : «Le Troisième Secret de Fatima», coll. Aux Confins de l'Etrange. Ed. du Rocher. Monaco 1981.
(5) Jean-Luc Maxence : «La Mystérieuse Prophétie de Saint-Malachie». Nouvelles Editions Oswald. Paris 1979.
(6) NDLR : l'OVDT-Militia Templi. Il faut se demander si cet ‘ordre’ n’est pas un autre, un vrai celui-ci, que du moins celui connu depuis une trentaine d’années sous ce nom. En effet, ce qu’on veut en savoir se fait très facilement ; il suffit simplement de payer son adhésion, car on y entre ‘comme dans un moulin’, pour y constater seulement une coquille entièrement vide. Comment imaginer un Roncalli en petit déguisement templier et en compagnie d’adhérents se chamaillant pour un rituel et des actions sans éclats ni envergure, sauf celle de la course aux titres aussi ronflants qu’inutiles.






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Re: Les prophéties du Pape Jean XXIII

Message par admin2 le Lun 18 Avr 2011 - 3:44

Je n'ai pas lu le tete en entier car juste l'idée que le pape Jean XXIII aie été victime de pratique ésotérique ou message de type ésotétique me semble absurde .....Ce n'est que mensonge pour vendre un livre....


Daniel Réju

Cet auteur a écrit un livre sur Fatima que je ne peux qualifier que de ridicule.....
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Re: Les prophéties du Pape Jean XXIII

Message par MichelT le Lun 18 Avr 2011 - 4:25

Le livre des prophéties du pape est de Pier Carpi.

Je ne sais pas si il a été Rose-croix ni ces prophéties sont authentiques mais elle sont intéressantes et date de au moins 1973 et vont jusqu`en 2033.

Celle-ci par exemple: Quant l`islam sera divisé, et les fils de Mahomet lutteront contre les fils de Fatima, les plus secrets, de l`Asie en flammes, parmi ces derniers, avec un nouveau visage, l`homme a la tunique jaune sera reconnu. Les fils de Mahomet vaincront, le nom de Fatima sera reconsacré, et le sang du cruel baignera le désert. De la petite ils de la Méditerranée partira le cris du nouveau chevalier. Et les bateau aux fausses bannieres seront coulés. Le premier jour d`Europe.

Et si cette petite ile c`était Lampedusa...

Et celle-ci

Voici le livre maudit écrit par celui qui se haissait et haissait sa race. Voici le livre du mensonge et de la haine, des égouts. A cause de ses mots ils mourront nombreux, sans comprendre, sans connaitre le véritable auteur. Parceque lui est mort depuis longtemps, celui qui l`a trouvé se cache. Voici le livre qui invoque la haine, qui divise les hommes. Combien de mal il fera, combien de douleur il fera naitre, combien de guerres. Pour ce livre on fabriquera de nouvelles armes et beaucoup d`homme se fermeront sur eux-meme.

Voici la vérité, on criera dans les jardins, sur les places. Celle-ci est la seule vérité. La terre et ses amours se retourneront. Soixante-dix ans le livre triomphera dans un quart du monde , il formera des meneurs, asservira des peuples. Et les hommes semeront haine et famine.

Orgueil, le reve de l`orgueil, le nouveau paradis, enfer sur terre. Entre les guerre quelqu`un parlera d`amour. Mais meme vaincu, faux et démasqué, le livre aura toujours quelques adeptes jusqu`a la fin des temps.

Quel est ce livre selon vous....



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Re: Les prophéties du Pape Jean XXIII

Message par Francesco le Lun 18 Avr 2011 - 4:30

L'article en question semble bien écrit par Daniel Réju et juste ca lui enleve bcp de crédit.

Aussi,je ne crois pas que Jean XXIII aurait agit de la sorte.Ca sent le milieux new age a plein nez selon moi....

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Re: Les prophéties du Pape Jean XXIII

Message par MichelT le Lun 18 Avr 2011 - 4:34

Selon des spécialistes ces prophéties ont plus de chances d`etre fausses et une invention -

Mes excuses - il faudrait les enlever.

Voici le texte

Nos recherches n'ont pas donné plus de résultat que les vôtres.
Le moins qu'on puisse dire est qu'effectivement Carpi n'indique pas clairement comment il aurait obtenu le texte de ces prophéties : il parle de "vieil homme", "vêtu de gris, la peau olivâtre et les cheveux blancs", "visiteur d'une nuit", etc. Cela n'est pas ce qu'on peut appeler une identification précise...
Nous nous demandons d'ailleurs bien pourquoi, quiconque aurait des révélations à faire, s'adresserait à un personnage dont la spécialité n'est pas vraiment l'histoire religieuse ni même la connaissance ésotérique, mais plutôt, comme vous le dites, la bande dessinée (voir wikipedia.org) et dont les talents s'étendaient aux films d'horreur à la sauce érotique, à la mode dans les années 70 (voir imdb.com, exxagon.it et deathrattlethirteen.blogspot.com)
Nous serions tentés de reprendre à son propos les paroles de Descartes (Discours de la méthode) sur : ceux qui font profession de savoir plus qu'ils ne savent, d'Umberto Eco : Le plus grand secret est celui qui ne cache que lui-même, et bien d'autres (cf. wikipedia).

Si les sédévacantistes estiment que de nombreuses preuves existent quant au fait que Jean XXIII était franc-maçon (cf. catholique-sedevacantiste.com), il semble bien que pour le sédévacantisme :

L'avènement d'Internet a donné à certains groupes sédévacantistes l'occasion de tenter à donner à leurs thèses une plus large audience. Une des caractéristiques de ces sites est de reproduire et commenter des photos ou montages visant à « démontrer » la généralisation des abus liturgiques les plus choquants ou à « prouver » l'apostasie formelle des papes[réf. nécessaire]. Parmi les supports les plus classiques, on trouve une photo de Jean-Paul II supposé embrasser le Coran ou des photos du pape Benoît XVI allumant un chandelier à sept branches (la menorah des Juifs). Le thème du « complot » y est omniprésent, en particulier le prétendu « complot maçonnique » à l'intérieur de l'Église catholique. Les sédévacantistes accusent ouvertement plusieurs papes ou cardinaux d'être ou d'avoir été des francs-maçons. Malgré les apparences, cette thématique ne date pas du concile Vatican II. Elle apparaît au lendemain de la crise moderniste, où des personnalités marginales comme Ernest Jouin ou André de La Franquerie développent le même type de théories. Entre autres exemples, le cardinal Mariano Rampolla del Tindaro, mort en 1913, a été l'objet des mêmes accusations que, cinquante ans plus tard, le pape Jean XXIII.

Nous ne pouvons pousser les recherches plus loin. Mais nous serions tentés de dire, en accord avec un professeur d’Histoire de l’Eglise à la Faculté de théologie de Lyon que nous avons interrogé, que ces pseudo- "prophéties de Jean XXIII" sont tout à fait fantaisistes.

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Re: Les prophéties du Pape Jean XXIII

Message par Francesco le Lun 18 Avr 2011 - 4:39

Mes excuses - il faudrait les enlever.

Non nous allons les laisser car l'échange a permis un discernement.A+

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Re: Les prophéties du Pape Jean XXIII

Message par Annie le Lun 18 Avr 2011 - 8:59

J'ai lu ces prétendues prophéties, et je les ai jetées parce qu'elles donnaient la nausée.

Comme par hasard, tout ce qui était "prévu" avant les années 60 était arrivé, et tout le reste était odieux: Jésus apparaissait comme un grand initié qui avait fait un voyage initiatique en Inde pendant sa vie cachée, il y avait des confusions sur le message de l'Eglise (des faits cachés, des symboles de couleurs, des vérités possédées par d'autres religions qu'il faut inclure au christianisme), et finalement ce qui apparaissait clairement, c'était que seuls les rosicruciens étaient dans le vrai.

La fin était particulièrement monstrueuse. Elle niait l'existence de Dieu.

Forcément, c'est un faux, qui fait planer des doutes odieux sur Jean XXIII.

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Re: Les prophéties du Pape Jean XXIII

Message par Rémi le Lun 18 Avr 2011 - 16:20

Alors puisque ces prophéties semblent être fausses, j'ai déplacé ce sujet dans la section discernement.

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Re: Les prophéties du Pape Jean XXIII

Message par Francesco le Lun 18 Avr 2011 - 20:45

Rémi a écrit:Alors puisque ces prophéties semblent être fausses, j'ai déplacé ce sujet dans la section discernement.
Bonne initiative. Very Happy

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Re: Les prophéties du Pape Jean XXIII

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