Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

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Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par Francesco le Lun 25 Juil 2011 - 17:47

Rappel du premier message :

La question s'est pausée suite a un échange inéressant entre moi,Véronica et Totustuus.Et il n'y avait pas concensus.Donc nous ouvrons ce message pour approfondir le sujet et trouver,si possible,la vérité.

Louis XVII a t'il survécu au massacre de son pere et de sa mere?Et si oui,qui était il a l'age adulte?Si il n'a pas survécu,qu'elles sont les preuves supportant votre hypothese?Les pro survivant sont aussi invités a poster leurs preuves qui soutient leur position.

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par veronica le Jeu 4 Aoû 2011 - 12:16


Le Duc d'Anjou, Louis XX


Quand Louis XX réhabilite Louis XVI ***


Louis XX, roi de France

À l'issue d'un procès bâclé et injuste, le trente-troisième souverain capétien de la France, cinquième monarque de la Maison de Bourbon à régner sur le pays, fut condamné au supplice de la guillotine. Il fallait qu'il mourût pour que mourût « l'ancien régime », cet édifice multiséculaire qui avait fait la grandeur de la France.

Contrairement à la légende noire, Louis XVI avait été consciencieusement préparé à son métier de roi. Il était nourri d'une très grande culture, sans doute aussi grande que sa taille – près de deux mètres –, avait beaucoup lu et continuait de lire tout ce qui se publiait dans son royaume comme au dehors, en un temps où bouillonnaient les idées et les recherches dans les directions les plus diverses et vers les horizons les plus nouveaux.

Il fut novateur dans bien des domaines, comme celui de la marine, faisant construire sur ses propres et magnifiques dessins à la plume le port de Cherbourg qui devait hisser la France au rang de puissance navale de premier ordre à la veille de la Révolution.

Il avait la passion des sciences et des grandes découvertes. Que l'on songe à l'intense intérêt qu'il portait personnellement à l'expédition de La Pérouse : qui se souvient qu'à l'heure même de monter sur l'échafaud, il s'inquiétait encore de son sort inconnu : « A-t-on des nouvelles de M. de La Pérouse ? »

Avant tout, la place et le rôle de sa Maison – notre Maison – dans l'histoire de l'Europe et du monde l'habitait, le hantait, et ne le quittait jamais. Il avait parfaitement compris le sens exact des profonds bouleversements qu'on voulait lui imposer. En témoigne la protestation qu'il adressa le 12 octobre 1789 à son cousin le roi d'Espagne Charles IV, texte privé et resté d'abord secret mais qui, tout en nous révélant ses conceptions dynastiques, nous en dit bien plus long que tous les commentaires que l'on pourrait en faire :

« Je me dois à moi-même, je dois à mes enfants, je dois à ma famille et à toute ma maison de ne pouvoir laisser avilir entre mes mains la dignité royale qu'une longue suite de siècles a confirmée dans ma dynastie […]. J'ai choisi Votre Majesté, comme chef de la seconde branche, pour déposer en vos mains la protestation solennelle que j'élève contre tous les actes contraires à l'autorité royale qui m'ont été arrachés par la force. »

Mais le fond de sa personnalité complexe – « le plus complexe de nos rois », écrivait l’historien Paul Lombard – reposait dans sa foi chrétienne profonde sur laquelle il ne pouvait ni transiger, ni admettre un quelconque écart, fût-il d’accommodement passager. Et c'est bien son refus de la Constitution civile du clergé qui devait finalement entraîner l'enclenchement fatal des événements qui le mena à la mort.

Au Consistoire secret qu'il tint le 17 juin 1793, l'infortuné Pape Pie VI, qui croyait fermement que Louis XVI avait mérité la palme du martyre, ne manqua pas d'interroger ainsi ses cardinaux : « Et qui ne pourra jamais douter que ce monarque n'ait principalement été immolé en haine de la foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques ? »

Catholique et dépositaire légitime de l'héritage « Très Chrétien », je confie patiemment la cause du roi Louis XVI, mon ancêtre, à la clairvoyance de l'Église qui seule peut, ici-bas, décider de hisser peut-être un jour le Roi-martyr sur les autels.

Aîné des Capétiens et chef de la Maison de Bourbon, je me dois d'encourager tout ce qui contribue à une meilleure appréciation de l'histoire de ma Maison dans ses heures de gloire comme dans ses heures sombres. L'ouvrage d’Emiliano Procucci va permettre au public de langue italienne d'entrer dans le mystère de Louis XVI en rendant accessibles des recherches approfondies, inspirées par l'abondante littérature existant en français et dont la connaissance fait souvent défaut à nos amis transalpins attachés à la vérité historique.

Je salue donc son remarquable travail et lui souhaite de rencontrer le large succès qu'il mérite.

Louis, duc d'Anjou (Louis XX)


*** Préface de l’ouvrage de M Emiliano Procucci « Il RE MARTIRE » editions Il Cerchio. Italie 2010
SOURCE / [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (en bas de page)


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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par Francesco le Ven 5 Aoû 2011 - 2:14

Texte tres intéressant Véronica.

Mais il n'est pas roi au sens clair du terme?

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par mick le Ven 5 Aoû 2011 - 2:59

j espere du font du coeur que le fils de louis XVI a ete sauvé et remplacé par un autre corps.... cheers et si c est le cas j aimerai aussi voir un jour un descendant de louis XVI diriger la france!!! cheers

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par veronica le Ven 5 Aoû 2011 - 9:54

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Texte tres intéressant Véronica.

Mais il n'est pas roi au sens clair du terme?

@ Francesco
Louis-Alphonse de Bourbon, Duc d'Anjou, est l'unique héritier légitime du trône de France.
Contrairement, à ses cousins descendants de régicide (les d'Orléans) qui usurpent des titres (jamais consentis par les rois de France du temps où ils gouvernaient), ambitieux affairistes et fm, ce Prince ne prétend pas, il est (selon le principe de l'ordre naturel qui a toujours été la loi de succession du royaume de France).
Pour l'instant, il est un roi sans couronne. Seule la volonté des Français peut l'appeler à règner un jour sur notre pays, pour le servir, ramener l'harmonie civile. Cela implique d'abord que Louis-Alphonse (Louis XX) soit sacré à Reims, car seule l'Onction Divine, valide le règne d'un souverain en France. En effet, le Roi de France se doit d'abord à DIEU, puis à ses Peuples. Toutes ces notions ont été balayées par plus de 200 ans de mensonges et de propagande républicaine. Il est quasiment impossible de rétablir la vérité, tant les Français sont persuadés que nos rois qui "ont fait la France", étaient des tyrans sans scrupules et sans moralité ! Calomniez, il en restera toujours quelque chose !
Jusqu'à la veille de la révolution, n'importe lequel des Français pouvait aborder le roi, lui présenter personnellement ses doléances (requêtes, plaintes, etc...), et se faire entendre de lui! Il suffisait de se rendre à Versailles (où l'on entrait comme dans un moulin).
Essayez d'en faire autant avec un président de la république !!! lol!

@ Mick
Contente de te lire à nouveau ! Il est clair que la légende a pris pas sur la cruelle réalité en ce qui concerne Louis XVII. La thèse survivantiste est un complot alimenté par les ennemis de la royauté (et donc forcément du Catholicisme) pour empêcher le retour du SEUL héritier légitime (je le répète) du trône de France. Je te suggère de relire mes posts sur ce fil et là [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (consulte aussi les sites en lien dans les posts pour les détails). A + Very Happy





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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par veronica le Ven 5 Aoû 2011 - 11:30

Pour mieux comprendre ce qui inspire la pensée, la ligne spirituelle et politique royaliste-légitimiste (fidèle à la véritable tradition de notre pays) :

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par totustuus le Ven 5 Aoû 2011 - 12:46

Il me semble que, légalement, ce sont les Orléans qui seraient les 1ers dans l'ordre de succession à ce jour... Les Bourbons d'Espagne ayant renoncé à toute prétention sur le trône de France il y a de cela plusieurs siècles...
Quant à la "thèse survivantiste", je ne me permettrais pas d'être aussi catégorique. J'ai tendance à croire que Louis XVII a bel et bien survécu. L'analyse du coeur faite par le Dr Delorme est assez spécieuse, et il y a bien des hypothèses plausibles pour que l'enfant mort au Temple le 8 juin 1795 ne soit pas le Dauphin. Nombreux, et parmi même les révolutionnaires, avaient leurs intérêts à cela. Exemple Barras, opportuniste et fourbe, qui avait intérêt à avoir une monnaie d'échange en cas de retour royaliste. Vous pouvez lire le livre de l'historien et académicien Octave Aubry, Le Roi Perdu, qui reprend, sous la forme d'une enquête d'un certain Comte de Vaisons, les mémoires du marquis-général de Bonneval qui sont d'une précision chirurgicale.
Je suis royaliste, et je pris Saint Rémi, Saint Louis, Sainte Jeanne d'Arc et Louis XVI pour un retour du Roi. Néanmoins, tout n'était pas rose non plus dans la royauté par le passé. Le peuple souffrait terriblement, et nous avons eu de bien mauvais rois. Je suis d'ailleurs convaincu que Louis XVI a payé, en roi-martyr, pour les crimes de ses pères égoïstes, ambitieux, cupides et débauchés. Ce n'est pas parce qu'il était Roi de France qu'on doit davantage pardonner un Louis XIV ou un Louis XV qu'un simple homme du peuple.
Mais il est vrai que la royauté, qui vient de Dieu, est le meilleur régime politique car il défend la foi catholique. Même si cette considération est bien insignifiante et ridicule pour nombres de nos concitoyens...
C'est aussi, je repense à cela, dans une vision de la Bienheureuse Anna-Maria Taigi, où elle voit Napoléon Ier répandre la guerre à travers l'Europe et qu'elle interroge notre Seigneur : "pourquoi laisser agir un tel homme ?" et la réponse fut : "pour punir les crimes et les iniquités des puissants par un homme encore plus impie qu'eux" (ce n'est pas la phrase exacte mais l'idée est là).
Les temps que nous connaissons depuis +- 200 ans sont le fruit de nos péchés, mais nous ne le réalisons pas, et nous ne convertissons pas. Au contraire, nous nous endurcissons. C'est pourquoi viendront les grandes tribulations, et tout sera rétabli... avec un Roi au service du Roi des Rois et du Peuple.

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par veronica le Ven 5 Aoû 2011 - 20:59

Bonsoir Totustuus.
Comment peut-on croire que les d'Orléans soient les héritiers du trône ? Leur ancêtre direct a voté la mort de son cousin le roi Louis XVI ! Il a largement oeuvré pour provoquer la révolution pensant ainsi pouvoir se saisir du trône de France à bon compte, peu importe le nombre de cadavres sur sa route. De plus il était FM du 33e degré, maître absolu de la FM française de cette fin de 18e siècle. Ses descendants sont suspecté d'avoir une sympathie pour la secte. Etre royaliste orléaniste, c'est comme se déclarer Catholique et prier judas au lieu de Jésus !
Je remets le lien d'un post que tu as du lire distraitement car les problèmes de succession dynastique y sont clairement expliqués. Le "prince" Jean d'Orléans, prétendument duc d'Anjou (titre usurpé car jamais un roi régnant ne le lui a accordé, ni à lui ni à sa famille !) n'est qu'au 70e rang de la succession ! Il ne manque pas de culot ! Heureusement que l'imposture pas plus que le ridicule ne tuent ! Cette famille a même essayer de s'emparer des "Armes de France" qui sont celles du Prince de Boubon ! La justice les a déboutés, grâce à DIEU ! Connais-tu la tactique du coucou qui supprime la nichée des autres oiseaux, pour déposer leurs oeufs à la place de ceux qui ont construit le nid ?

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Dernière édition par veronica le Dim 7 Aoû 2011 - 20:16, édité 1 fois

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par veronica le Sam 6 Aoû 2011 - 12:13


Ce texte est à lire attentivement pour en comprendre la portée.

La question du meilleur parti pour la future reine d'Espagne, Isabelle II, se posa en pleine guerre carliste.
Il fut décidé qu'elle épouserait un Bourbon de la descendance de Philippe V, François d'Assise, et que sa soeur épouserait de son côté le plus jeune des princes d'Orléans, le duc de Montpensier, son père, Louis-Philippe, étant à ce moment-là "roi des Français".
Un accord se conclut en août 1846 pour qu'Isabelle épousât François d'Assise, duc de Cadix et petit-fils de Charles IV, né en 1822, tandis que le même jour, Antoine, duc de Montpensier épouserait sa soeur.
"Le 22 septembre, Lord Palmerston, ministre britannique des Affaires étrangères remit à Guizot une note de protestation rappelant les renonciations d'Utrecht, en vertu desquelles "tous les descendants mâles et femelles du duc d'Orléans de l'époque, [étaient] exclus, invalidés et révoqués de la succession au Trône d'Espagne, de quelque manière que la succession pût revenir à leur branche, et c'est pourquoi les enfants et descendants du Duc de Montpensier seraient, en conséquence, exclus de la succession à la Couronne d'Espagne." Guizot répondit que le traité d'Utrecht avait seulement poursuivi le double but
"1° d'assurer la couronne d'Espagne à Philippe V, et à ses desendants ;
2° d'empêcher que l'union des couronnes de France et d'Espagne sur la même tête fût jamais possible", ajoutant que "par le mariage de l'Infante avec M. le duc de Montpensier, la couronne d'Espagne [était] assurée de ne point sortir de la Maison de Bourbon et des descendants de Philippe V, et qu'en même temps, les empêchements établis contre toute union possible des deux couronnes de France et d'Espagne [demeuraient] en pleine vigueur."
Dès lors, "la double intention du Traité d'Utrecht [était] toujours accomplie". Palmerston tempêta et tenta de rameuter les autres puissances européennes dans une protestation commune. En vain. Le 10 octobre 1846, on célébra simultanément les deux mariages à Madrid. Louis-Philippe ambitionnait-il vraiment de placer la couronne d'Espagne dans la descendance de son dernier fils ? Son meilleur biographe l'affirme :"Il est le nouveau Louis XIV, et les deux trônes Bourbons du XVIIIe siècle deviendront d'Orléans au XIXe. "Guizot, plus sûr de lui que jamais, écrivit à l'ambassadeur de France à Madrid que le duc et la duchesse de Montpensier devaient maintenant se faire connaître de l'Espagne :"Ils prépareront l'avenir {...] Rappelez-vous l'attitude et la conduite du duc d'Orléans sous la Restauration [...]. Il est resté intact, et le moment venu, il s'est trouvé parfaitement propre et préparé à sa grande destinée. La même attitude, la même conduite sont naturellement indiquées, prescrite à M. le duc de Montpensier."

Le roi des Français aurait donc voulu mettre un point final aux questions soulevées par l'interprétation du traité d'Utrecht. Certain du régime qu'il avait instauré et conforté par son abondance descendance, il ne redoutait plus, comme en 1830 que l'on reparlât du droit des Bourbons d'Espagne au trône de France. En revanche, il aurait aimé disposer d'arguments irréfutables en faveur du droit des siens en Espagne. Il s'adressa pour cela à Charles-Joseph-Barthélémy Giraud, un des meilleurs juristes du moment. L'étude que celui-ci remit à Louis-Philippe en novembre 1847 soutenait la même interprétation restrictive du traité d'Utrecht que celle fournie par Guizot à Palmerston et reprenait la thèse de la relativité des renonciations :" Il est des principes immuables sur la certitude desquels l'assentiment unanime des hommes a été acquis dans tous les siècles. Quelles sont les choses auxquelles ont peut renoncer ? Celles dont on a la disposition actuelle et personnelle. Mais nul n'a le droit, ni heureusement le pouvoir, de mettre ses héritiers en état d'incapacité générale, et d'imprimer ainsi un caractère de mort civile à une série indéfinie de générations. Des clauses aussi exorbitantes sont forcément reléguées dans le domaine des clauses de style qui n'ont jamais été tenues pour obligatoires dans le droit commun des peuples civilisés d'Europe." Ce qui aurait donc entraîné l'invalidité partielle des renonciations : "On ne doit s'attacher, dans les renonciations, qu'à leur cause dominante, et au but qui doit être atteint ; et ce but étant seulement la prohibition du cumul des deux couronnes, il est évident que les termes des renonciations ne doivent et peuvent excéder les termes des traités eux-mêmes." Quant à la rédaction surabondante du texte des renonciations, allant bien au-delà de l'objectif poursuivi à Utrecht, "nous ne devons pas, ajoutait Giraud, être étonnés du luxe de formules inutiles qu'on a déployé dans ces actes ; pour qui connaît les habitudes de la procédure et de la pratique notariale, un tel débordement de clauses de surérogation n'a rien que d'ordinaire."
Ces conclusions contredisaient donc totalement celles de l'abbé Dubos, rédigées en 1718 au profit de la position du régent.
Ainsi, selon l'intérêt immédiat des princes d'Orléans, le traité d'Utrecht était tantôt réputé intangible, tantôt contingent et les renonciations tantôt indiscutables, tantôt invalides.

Selon les juristes et historiens qui se sont penchés sur l'oeuvre de Charles Giraud, son étude aurait même été rédigée sous la direction de Louis-Philippe lui-même :"M. Giraud soumettait au roi les diverses parties de son travail, à mesure qu'elles étaient rédigées, et, entre eux, elles étaient l'objet d'une révision minutieuse dont bien des pages sortirent, paraît-il, complètement refondues." Il est vrai que les conclusions de Giraud servaient sans réserve l'intérêt de la maison d'Orléans dans un contexte qui ne visait que la succession d'Espagne. Louis-Philippe ne pouvait alors deviner que son juriste de commande venait de tirer une balle dans le pied de l'orléanisme, ayant fait produire un document de première qualité dont les légitimistes pourraient se servir plus tard contre les intérêts de sa famille. Ni imaginer que la monarchie de juillet n'avait plus alors que trois mois à vivre."

Source : Louis XX, petit-fils du Roi Soleil, p. 192-193, Daniel de Montplaisir

CQFD les d'Orléans appuient leur prétention sur du... vent !!!

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par Francesco le Sam 6 Aoû 2011 - 21:55

Certains spécialistes pensent que les Habsbourg pourraient etre les héritiers du trone.Je ne connais vraiment pas assez ce sujet pour répondre a cette hypothese mais vous qui connaissez mieux le sujet,vous ne pensez quoi?

Et les Habsgourg sont ils liés aux Bourbons ou aux Orléans?

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par veronica le Lun 8 Aoû 2011 - 19:05

Un lien vers une vidéo qui montre qui sont les d'Orléans.

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@ Fransceco.

Les Habsbourg n'ont aucune prétention directe au trône de France.

La confusion provient essentiellement de deux faits historiques :

- Suite au traité d'Utrecht, le petit-fils de Louis XIV, Philippe, a succédé à un Habsbourg (sans descendance) qui était roi d'Espagne.
C'est lui l'ancêtre de la branche appelée Bourbon d'Espagne.

- Marie-Antoinette, reine de France, était la fille de l'Impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, donc, une Habsbourg.


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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par Francesco le Mer 10 Aoû 2011 - 0:59

Merci des infos Véronica.A+ Very Happy

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par essenien le Jeu 11 Aoû 2011 - 6:50

Ce récit de la fin de Louis XVII est poignant. Comment peut-on laisser mourir un enfant dans de telles consitions, qu'il soit dauphin ou enfant du peuple ? Quelle sauvagerie !

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par veronica le Jeu 11 Aoû 2011 - 8:53

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Ce récit de la fin de Louis XVII est poignant. Comment peut-on laisser mourir un enfant dans de telles conditions, qu'il soit dauphin ou enfant du peuple ? Quelle sauvagerie !


Les crimes majeurs commis contre l'enfance précipitent l'humanité dans un tourbillon diabolique.

Sang des enfants innocents, avortés, torturés, violés, prostitués, exploités ! Twisted Evil
Une gigantesque messe noire !!!

Paradoxalement, la barbarie de l'homme du XXIe siècle est plus active qu'elle ne le fût dans le passé.


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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par veronica le Lun 22 Aoû 2011 - 7:48



Le martyre du Dauphin Louis, victime de l'acharnement des révolutionnaires. Conférence prononcée à Marseille par Hilaire de Crémiers le 21 janvier 2008 (anniversaire de la mort de LOUIS XVI)
, lors du repas organisé par la Fédération Royaliste Provençale.
Vidéo de la conférence sous ce lien :

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par veronica le Lun 22 Aoû 2011 - 8:58

Suite logique du post précédent, vidéo de l'émission "Secrets d'Histoire", "Louis XVII a-t-il survécu ?"

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par Francesco le Mer 24 Aoû 2011 - 0:48

Durant ma retraite,j'ai lu un livre sur Zita de Habsbourg et j'ai été étonné d'apprendre qu'elle était une Bourbon a 100%.....Bourbon de Parme en fait.

Son Fils Otto qui devait etre l'empereur d'Autriche a eu 7 enfants dont l'ainé masculin se prénomme Charles.....et il aurait 50 ans aujourd'hui.


Les Habsbourg sont tres catholiques a ce que j'ai entendu.




Zita descend de Louis XIV par son fils Philippe V Roi d'Espagne.Et donc ses descendants ont du sang Bourbon...Non?

J'ai aussi appris que le comte de Chambord(Henri) était le réel descendant de Louis XIV également......


En fait,la royauté européenne est tellement liée entre elle que ca donne une drole d'impression.Ils se mariaient tous entre cousins et cousines...Outch.....


Robert,duc de parme a eu 24 enfants dont 7 déficients mentaux....

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par Francesco le Mer 24 Aoû 2011 - 0:56

Les Bourbons d'Espagne ayant renoncé à toute prétention sur le trône de France il y a de cela plusieurs siècles...
Est ce a dire que les descendants de Zita et du Bienheureux Charles de Habsbourg ne pourraient etre roi francais?

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par Francesco le Mer 24 Aoû 2011 - 1:07

Bienheureux CHARLES DE HABSBOURG-LORRAINE

Nom: CHARLES DE HABSBOURG-LORRAINE (Charles d’Autriche)

Prénom: Charles

Pays: Autriche - Hongrie

Naissance: 17.08 1887 à Persenbeug (Basse-Autriche)

Mort: 01.04.1922 à Funchal (Madère)

Etat: Empereur

Note: Petit neveu de l’empereur François-Joseph, il lui succède en 1916. Il se distingue par son action sociale et tente tout pour faire cesser la guerre. Exilé en 1918 dans l’île de Madère, il y meurt dans la pauvreté.

Béatification: 03.10.2004 à Rome par Jean Paul II (Son ultime béatification)

Canonisation: à par

Fête: 1er avril

Réf. dans l’Osservatore Romano: 2004 n.40 p.1-3.8.10 - n.41 p.4

Réf. dans la Documentation Catholique: 2004 n.20 p.955-956

Notice brève
Le bienheureux Charles d’Autriche, petit-neveu de l’empereur François-Joseph, naît en 1887 et connaît une enfance pieuse et studieuse. Il se livre d’abord à la carrière militaire et, dans les deux premières années de la Guerre 1914-1918, il se distingue par ses succès militaires tout en ayant un grand souci du soldat. Dans son cœur, c’est surtout un ami de la paix ; de sorte que, lorsqu’il succède à François-Joseph en 1916, son objectif primordial de chrétien et de roi est d’arrêter ce fléau intolérable. Malheureusement ses initiatives de paix ne rencontrent pas d’écho, notamment près du premier ministre français Ribot qui fait échouer ses pourparlers secrets en 1917. A la fin de la guerre, il accepte de quitter le gouvernement, sans renoncer toutefois à sa légitimité d’empereur car “tout pouvoir vient d’en haut” (cf. Jn 19,11) et non des hommes. C’est pourquoi il fait deux tentatives pour reprendre son trône de Hongrie, que la trahison de l’amiral Horthy fait échouer. Alors il s’enferme définitivement dans le silence et la souffrance. Exilé sur l’île portugaise de Madère, il connaît avec sa nombreuse famille la plus grande pauvreté. Sur son lit de mort, en 1922, il répète ce qui fut la devise de toute sa vie : « Je m’engage toujours, en toutes choses, à connaître le plus clairement possible la volonté de Dieu et à la respecter, et cela de la manière la plus parfaite. »

Notice développée

Charles François Joseph Louis Hubert Georges Othon Marie de Habsbourg-Lorraine naît le 17 août 1887 en Autriche. Il est le petit-neveu de l’empereur François-Joseph. Il est élevé avec piété par ses parents et ses maîtres. Son premier professeur, le Père Geggerle, dominicain, fait remarquer sa réceptivité aux valeurs religieuses à une stigmatisée, la mère Vicentia, qui lui répond par ce commentaire inattendu : « Oui, nous devons l’envelopper de nos prières, car il sera empereur et aura à souffrir grandement. Il sera une cible pour le démon. » Le Père rapporte cette prophétie au comte et à la comtesse Wallis chargés de l’éducation du jeune garçon, lesquels constituent alors un petit groupe de prière, ‘La Ligue’, recrutée dans le cercle des amis et des relations de Charles. L’enfant reçoit un éducation soignée qui se poursuit par des études secondaires, chez les Bénédictins. On l‘initie à la musique. Il apprend toutes les langues qui se parlent dans le vaste empire austro-hongrois qui compte alors plus de 50 millions d’âmes, connaissance nécessaire pour celui qui est le troisième des successeurs potentiels de l’empereur. En outre, l’anglais, le français,…et le latin. Et pour finir, des études de droit à Prague. Comme il n’a guère de chances de devenir empereur, il se voue à une carrière militaire. Ayant reçu dès l’âge de 16 ans le grade de sous-lieutenant, il continue sa formation et accède par son mérite à des échelons supérieurs. En 1910 il a 23 ans et l’empereur François-Joseph lui dit que le temps est venu de choisir une épouse. Choix déjà fait dans son cœur, car il a été séduit par la pieuse princesse Zita de Bourbon-Parme. Lui-même ne manque jamais la messe quotidienne sauf nécessité. En 1911, il emmène la jeune fille au pèlerinage de Mariazell où, devant le Saint-Sacrement, il la demande en mariage. Tous les deux se mettent alors sous la protection de la sainte Vierge. La veille du mariage qui sera béni par le Pape Pie X (2), à Rome donc, Charles dit à sa fiancée : « Maintenant, nous devons nous aider mutuellement à gagner le ciel. » Mariage célébré le 21 octobre 1911. Le pape lui donne un chapelet en or dont il fera un usage intensif, (surtout dans les dangers de la guerre, au point de l’user complètement). Puis, au cours d’une audience privée accordée à Zita, le saint Pontife lui prédit que son époux deviendra empereur et que ses vertus seront un exemple pour tous les peuples. Belle union, d’un amour sans faille et grandissant, qui sera bénie, en dix années de vie commune, par la naissance de huit enfants.

Mais ce n’est pas la même sérénité dans le ciel international qui s’assombrit tandis que des peuples, pour la plupart chrétiens, s’apprêtent à s’entretuer. Pie X en est atterré, surtout lorsqu’il songe à ses fils prêtres qui vont s’affronter dans les deux camps. Le fatal attentat de Sarajevo où périt l’archiduc François–Ferdinand, héritier présomptif du trône, est l’étincelle qui risque de mettre le feu aux poudres. Aussitôt Pie X (2) écrit à Charles, devenu à son tour l’héritier présomptif et le prie d’exposer à l’empereur François-Joseph son grand-oncle les immenses malheurs qu’une guerre ne manquerait pas d’entraîner pour l’Autriche et l’Europe tout entière. Mais ceux qui militent en faveur de la guerre ont vent de l’affaire, et l’envoyé du Vatican chargé de transmettre cette lettre est bloqué à la frontière italienne…

Personnellement, Charles, pourtant privé du message de Pie X, est hostile à cette guerre alors que tout le monde la souhaite de part et d’autre, à quelques exceptions près (comme Jean Jaurès assassiné à la veille du conflit). Pourtant lorsqu’elle éclate, l’archiduc Charles, avec son grade de général, ne se dérobe pas et se distingue même sur le front de l’Est. Les victoires obtenues sur ce terrain d’opération ou sur d’autres encore, sont dues en grande partie à lui. Il n’a pas peur d’aller souvent au front et de parcourir les tranchées pour être près de tous, spécialement de ceux qui souffrent. C’est ainsi qu’un jour il rencontre sur le terrain un certain Wojtyla, officier polonais avec qui il a un bref contact. Celui-ci, qui le vénère, donne le nom de Charles à son deuxième fils, lequel n’est autre que Karol Wojtila, le futur Jean-Paul II. Le 21 novembre 1916 meurt l’empereur François-Joseph, et notre archiduc Charles devient empereur d’Autriche sous le nom de Charles Ier, et le 30 décembre suivant il est couronné Roi de Hongrie dans la cathédrale de Budapest avec le nom de Charles IV de Hongrie. Le jeune empereur a compris qu’au point où en sont les choses, une victoire par les armes est impossible. Il n’a dès lors qu’une idée : mettre fin à la guerre qui a déjà fait des millions de morts et impose de tels sacrifices aux populations que l’Autriche ne sera plus en mesure de les supporter encore longtemps. Dans son Manifeste d’Accession au trône, il déclare : « Je veux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour mettre un terme, sans délai, aux horreurs et aux sacrifices de la guerre, et donner à mes peuples les bienfaits de la paix. » Il est affligé de voir la population civile souffrir des restrictions et du froid. Alors, au Palais, il se met, lui et sa maison, au régime des rations militaires et, devant les officiers gênés, il se contente de manger du pain noir. Ses célèbres beaux chevaux servent à porter du bois de chauffage à ceux qui ont froid à Vienne. En août 1917, après une sanglante bataille, il pleure à la vue des corps mutilés et défigurés. On l’entend alors murmurer : « Personne ne peut justifier cela devant Dieu. Je dois mettre fin à cela le plus vite possible. » Il fait deux tentatives pour négocier la paix, et il est le seul souverain ou chef d’état à soutenir le Plan de paix proposé par le Pape Benoît XV, mais ses projets échouent à cause de la volonté belliciste qui prévaut dans les deux camps. Au moins cherche-t-il à humaniser cette guerre… autant que cela est possible : prohibition du gaz moutarde, respect du patrimoine historique, interdiction de bombarder les villes sans discernement. Il s’oppose à la guerre totale et cherche de toutes ses forces à empêcher ses alliés allemands de lancer la guerre sous-marine. En vain ; mal leur en a pris car cela provoque l’entrée en guerre des Etats-Unis. Il refuse, en vain aussi, de faire passer Lénine en Russie, car il nourrit des craintes justifiées pour l’avenir des pays de l’Est si la Russie sombrait dans le communisme, alors que son intérêt immédiat serait de voir imploser cette Russie faisant partie du camp adverse.

En politique intérieure, il voudrait des réformes sociales. C’est le premier des gouvernants à créer un Ministère des Affaires sociales qui s’occupe notamment du logement et prévoit des indemnités de chômage, lequel sévit en ce temps de guerre. On l’appelle “l’empereur du peuple” ; les socialistes eux-mêmes reconnaissent qu’on peut parler avec lui comme avec un frère. Plus large d’esprit que les hommes politiques de son entourage, il voudrait tenir compte de la diversité des peuples de son vaste empire en créant un gouvernement de type fédéraliste qui accorderait une large autonomie aux États membres, notamment aux Slaves et à la Pologne dont l’Autriche détient une partie. Au lieu de cela, après la guerre, l’empire autrichien sera complètement démantelé et les petits États isolés n’auront pas la cohésion nécessaire pour faire face à l’impérialisme soviétique.

A la fin de cette guerre, étant dans le camp des vaincus, et la république étant proclamée par les socialistes, il renonce à l’exercice du gouvernement pour éviter des souffrances supplémentaires à la population avec une guerre civile, mais sans abdiquer toutefois (et là-dessus, Zita, inflexible, l’encourage). D’après leur fils aîné, Otto, interviewé au moment de la béatification, cette idée de “droit divin” qu’on lui a reprochée, loin de constituer une prétention à l’absolutisme, permettait au contraire d’éviter la tyrannie d’un pouvoir méconnaissant le droit supérieur de Dieu, car c’est Lui qui “donne d’en haut ” l’autorité à ceux qui gouvernent, comme Jésus le dit à Pilate.

– Question : Quelle est selon vous la leçon politique la plus importante de votre père ?
– Otto de Habsbourg : Certainement la leçon la plus importante est qu’il faut reconnaître qu’il y a une limitation du pouvoir. Ni un monarque ni un dictateur ni une majorité n’ont le droit de légiférer contre les droits inaliénables que l’homme à l’image du créateur possède. Dans ce sens il peut être un exemple pour les hommes politiques qui de plus en plus s’éloignent de cette idée et croient que dès qu’ils ont une justification par une majorité, cela leur permet de violer les droits de l’homme.

Charles plie donc devant la nécessité et s’éloigne du gouvernement. D’abord relégué dans un petit château en Autriche, il vit ensuite hors frontières à Prangins en Suisse, mais beaucoup lui sont restés fidèles et, en Hongrie, on réclame son retour. Il y fait deux essais de restauration (sans aucun emploi de la force d’ailleurs), la deuxième fois sur la demande de Benoît XV qui craignait, à juste titre, la mainmise du communisme sur ce pays. Mais l’amiral Horthy, par ambition, le dessert et finalement le trahit. Il est alors exilé sur l’île de Madère au Portugal, où il est bientôt rejoint par sa chère famille. La population de Funchal, la capitale de l’île, lui est vite conquise. L’évêque du lieu témoigne : « Aucune mission n’a jamais contribué aussi efficacement à raviver la foi de mon diocèse que l’exemple que l’empereur nous a donné dans sa maladie et dans sa mort. » Il loge dans une villa qui n’est pas faite pour y passer l’hiver. La maison est humide. La famille est pauvre et souffre du froid et de la faim. Charles attrape une pleurésie, mais il ne veut pas appeler le médecin par manque d’argent car il faudrait prendre sur la nourriture de ses enfants. Quand il s’y résous enfin, c’est trop tard. Il fait appeler son fils l’archiduc Otto à son chevet (son fils aîné qui pourrait prétendre à la royauté) afin qu’il voie “comment un catholique et un empereur doit se conduire quand il meurt”. Il offre sa vie pour que ses peuples soient réunis (anticipation prophétique de ce qui se réalisera au sein de l’Union Européenne…). Sa femme le soutient dans ses bras ; il lui déclare une dernière fois son grand amour. Dans son agonie, le pauvre exilé lui murmure ces mots: « Je voudrais tant rentrer chez moi. Pourquoi ne me laissent-ils pas rentrer ? » Il regarde le Saint Sacrement exposé dans sa chambre. Sa dernière parole est : « Jésus ». Il meurt la conscience en paix le 1er avril 1922. Il n’a pas encore 35 ans. Toute l’île se presse à son enterrement.

Jean-Paul II a résumé sa conduite en ces termes : « Charles d’Autriche voulut toujours être au service de la volonté de Dieu. La foi fut le critère de sa responsabilité de souverain et de père de famille. » Quant à “La Ligue” de prière (cf. ci-dessus), elle existe toujours ; elle s’est transformée en 1964 en “Ligue de prière de l’empereur Charles pour la paix entre les peuples.”

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par veronica le Ven 2 Sep 2011 - 13:56




Au royaume de France la succession s'effectue en faveur de la primogéniture mâle en vertu de la loi salique*, ce qui exclut les Habsbourg, "Bourbon" par la mère.
* Elle remonte à Clovis, le 1er roi qui était un Franc Salien.

***

Reparlons de Louis XVII

Un indice non-négligeable :

Louis XVIII tenait beaucoup à l'incontestabilité de sa légitimité sur le trône de France, en effet il était très chatouilleux sur son rang, ses titres et prérogatives. Il était très infatué de lui-même, (son homosexualité devait exacerber sa susceptibilité, on sait l'hypersensibilité de ces personnes). Ses rapports avec son aîné étaient tendus, le roi Louis XVI très pieux, se scandalisait de ses moeurs, de son appartenance à la Loge des trois frères, et n'appréciait guère son manque d'esprit... pour ne pas dire sa sottise et son orgueil. Les deux vont souvent de paire.

Voilà pourquoi nous savons que si le frère de Louis XVI n'avait pas été convaincu de la mort du petit Louis XVII au temple, il aurait régné en tant que Louis XVII et non Louis XVIII ! C'est l'évidence, lorsque l'on s'appuie sur les lois fondamentales du royaume, vieilles de 13 siècles !
C'est la certitude de la disparition de son neveu, qui l'a poussé à prendre le numéro de "XVIII" à la Restauration. N'oublions pas qu'avec Madame Royale, seul enfant de Louis XVI et Marie-Antoinette à avoir survécu, il avait des renseignements de première main !

Il a tout fait pour retrouver les corps du malheureux couple royal et leur donner une sépulture décente.

veronica

Féminin Date d'inscription : 14/01/2011

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Re: Louis XVII a t'il survécu au massacre?Et si Oui,qui était il?

Message par Hervé J. VOLTO le Mer 25 Jan 2017 - 11:29

Le Comte de Chambord lui-même, qui ne voyait de destin Français que dans le cadre de la Chrétienté, ne concevait de Mission Française que la fidélité de la France à son Baptême et ne désirait de salut national que dans l'esprit de justice, décida de renoncer au Trône -au grand dam de ses contemporains!- après la révélation de Maximin Giraud, le Berger de la Salette, de la Survivance de louis XVII et de la vraie descendance Royale, et la querelle du Drapeau Blanc ne fut qu'une excuse.

Ou se trouve cette descendance?

Il y a trois hypothèses:

1. Naundorff était Louis XVII et les descendants de Naundorff sont les descendants de Louis XVII. C'est l'hypothèse Naundorffiste.


2. Naundorff n’était pas Louis XVII, mais le fils adultérin du dernier Prince de Condé (et donc demi-frère de l'infortuné Duc d'Enghien), dont la cuisinière hollandaise se nommait Emma Naundorff : le futur Grand Monarque est le descendant Salique de Louis XVII mais on ignore complètement où se trouve cette descendance, qui est celle des Lys coupés. C'est l'hypothèse Survivantiste.


3. Le futur Grand Monarque ne descend de Louis XVII que par sa mère, petite-fille du petit-fil de l’Enfant-Roi, et membre de la branche coupée des Lys, et descend par son père de la Branche Aînée de Saint-Louis, qui est celle des Bourbons-Montpensier-de-Valois-et-de-La Croix, lignée oubliée mais Légitime, dont le Masque de Fer fut l’incarnation comme l’instrument Divin du témoignage de la permanance de la Légitimité : on ignore totalement, là aussi, où se trouve cette double descendance, dont on ne connaitrait que le nom, HENRI-Louis de Bourbon-Montpensier de Sainte-Croix de Valois DE LA CROIX, Duc de Bretagne, futur SMTC Henri V de la Croix (comme il y eu un Philippe VI de Valois), et que ce sera la Providence à nous le donner. Cette descendance Royale est masquée : notre Roi est caché. Mais il est Providentiellement... Légitime, car conforme aux Lois Fondamentales du Royaume de France, charte coutmière de notre Pays dont les Lois furent inspirées par Dieu : Vision prophétique de Saint Rémy lors du baptème de Clovis et définissant la vocation Catholique de la France, Songe de Hugues Capet, Geste Providentielle de Sainte Jeanne d'Arc, Apôtre et Martyre de la Royauté Universelle de N.S. Jésus-Christ et du caractère Sacré et Divin du Roi de France Son Lieutenant. Selon un message reçut par Martine, le Roi promis par la Providence serait un Bourbon. C'est l'hypothèse Providentialiste.

Hervé J. VOLTO

Date d'inscription : 19/12/2016

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