Doom's Day:Est ce la fin du monde ou la fin d'un monde anomique?

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Message par Francesco le Dim 12 Fév 2012 - 1:53

Doom's Day : est-ce la fin du Monde ou la fin d'un Monde anomique ?


[color:f27f=#666]1349 lectures / 23 commentaires[color:f27f=#F00]10 février 2012, 15 h 39
Doom's Day:Est ce la fin du monde ou la fin d'un monde anomique? Fin_du_mondeDR
"Selon
la phrase attribuée communément à Einstein, sans les abeilles, il ne
resterait que peu de temps à l'Homme. Leur disparition massive
témoigne-t-elle de l'arrivée de l'apocalypse ?"


Il semble, effectivement, que les abeilles sont l'avant-garde de l'extinction de l'humanité « Cette année,
écrit Luce Soullier, c'est la fin du monde. Du moins, nombre de
scénarios apocalyptiques la prévoient pour le 21 décembre 2012. La
preuve par les abeilles ? Un parasite de mouche les transformerait ainsi
en zombies, selon des chercheurs. Une transformation digne des pires
scénarios de science-fiction. Il s'agit en réalité d'un parasite qui
conduit les abeilles domestiques à quitter leur ruche, les désoriente et
provoque leur mort. Ce qui expliquerait leur disparition massive. Et
c'est précisément la menace de la disparition des abeilles qui ramène,
une nouvelle fois, au scénario de fin du monde. (...) Einstein ne
disait-il pas que si l'abeille disparaissait de la surface de la Terre,
l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre ? Reste que la
surmortalité de l'abeille domestique inquiète. Car les menaces se
multiplient. Olivier Belval, apiculteur dans le sud de l'Ardèche et
président de l'Unaf, se souvient : «Lorsque j'étais enfant, mon père me disait qu'à partir de 5% de destruction, il fallait se poser des questions.» La moyenne nationale est montée à près de 30%.(1)

Yves Leconte, directeur de recherche à l'Inra, ne va pas jusqu'à
prévoir l'apocalypse du fait de la disparition des abeilles: «Justement
parce que, même si elle est très critiquable, elle contient un fond de
vérité. Ainsi, «80% des plantes à fleurs sont pollinisées par l'animal
et les abeilles sont considérées comme les meilleurs pollinisateurs»,
explique Axel Decourtye. Au total, souligne Yves Leconte, «30% de ce qui
est dans nos assiettes est lié à la pollinisation». «sans elle, les
rendements sont bien moindres et les fruits de moins bonne qualité»,
selon Axel Decourtye. Et, surtout, il faudrait trouver des mesures
compensatoires aux coûts exorbitants. Un exemple frappant: sur les
contreforts de l'Himalaya, l'espèce sauvage qui pollinisait les pommiers
a disparu. Alors les Chinois le font à la main. Ou, plutôt, au plumeau.
D'autres ont tenté de polliniser des amandiers par la force du vent
provoqué par les pales d'un hélicoptère. Raté». (1)

Qu'en est-il justement de la fin du monde ?


Le monde, dit-on, est traversé en ce début 2012 de turbulence mettant
en jeu une nouvelle division des communautés humaines, en futures
esclaves et oligarchies conquérantes. D'aucun s'émeuvent de ce chaos
dont les prémices ont commencé en 1947. Pour mesurer le danger, des
savants ont proposé une horloge. «L'horloge de la fin du monde» est une
horloge conceptuelle sur laquelle «minuit» représente la fin du monde.
Elle est régulièrement mise à jour depuis, par les directeurs du
Bulletin des scientifiques atomistes, basé à l'Université de Chicago (18
prix Nobel). L'horloge utilise donc l'analogie du décompte vers minuit
pour dénoncer le danger qui pèse sur l'Humanité du fait des menaces
nucléaires, écologiques et techniques. Également baptisée horloge de
l'Apocalypse, elle indique, depuis le 11 janvier 2012, minuit moins cinq
(23:55). Justifié par les dangers clairs et imminents de prolifération
nucléaire et de changement climatique ainsi que la nécessité de trouver
des sources d'énergie sûres et durables. À l'origine, cette horloge
représentait la possibilité d'une guerre nucléaire mondiale, en
soulignant la menace liée à la prolifération des armes nucléaires ».(2)

« Mais par la suite, elle a pris en considération les perturbations
dues au changement climatique, les problèmes liés aux hydrocarbures (pic
pétrolier, géopolitique du pétrole) ou encore les risques liés aux
nouvelles technologies (nanotechnologie, biotechnologie, etc.). Lawrence
Krauss, co-président de l'association et professeur de physique à
l'Université d'Arizona (sud-ouest), a évoqué, pour justifier ce 19e
ajustement depuis sa création, «les dangers clairs et imminents de
prolifération nucléaire et de changement climatique ainsi que la
nécessité de trouver des sources d'énergie sûres et durables». Il a
estimé que les «dirigeants de la planète font preuve d'inaction face aux
problèmes essentiels que sont le changement climatique et la montée des
tensions internationales (2)

´´La fin du monde, écrit Marina Rafenberg, n'est pourtant pas une
invention des internautes ou des scénaristes. Ni des Mayas, du reste.
Dans le Nouveau Testament, l'apôtre saint Jean prédisait déjà
l'apocalypse avant le retour du Christ sur terre. Certains adeptes
actuels de la fin du monde s'en inspirent mais oublient que l'histoire,
cette fois, se termine bien: l'humanité est sauvée par Dieu! Au XVe
siècle, Nostradamus, célèbre astrologue de la Renaissance, a continué de
fasciner de nombreux disciples avec ses Centuries, quatrains qui
auraient prévu, selon les interprétations, la mort d'Henri II,
l'ascension au pouvoir de Napoléon ou encore les bombardements atomiques
sur Hiroshima et Nagasaki. Que dire, enfin, des mouvements chrétiens
millénaristes, comme celui des témoins de Jéhovah, qui, eux aussi,
prédisent régulièrement la fin du monde? Un argument devrait pourtant
suffire à nous rassurer: 183 annonces majeures de fin du monde ont été
recensées depuis la chute de l'Empire romain. Et l'Homme est toujours
là...» (3)

« A l'échelle d'une vie humaine, il est difficile de concevoir que
notre planète puisse être soumise à des stades d'évolution s'étalant sur
plusieurs dizaines de milliers ou de millions d'années. (...) La
probabilité que notre planète soit, régulièrement, le théâtre d'un grand
cataclysme est plus importante, au fur et à mesure que les preuves
scientifiques s'accumulent. Sommes-nous de nouveau à l'aube d'un grand
bouleversement terrestre, annonciateur d'un nouveau cycle géologique et
climatique, qui pourrait modifier, pour des milliers d'années, la façon
de vivre sur Terre? (...) Dans la pensée collective, les images
effroyables d'une Apocalypse relèvent, uniquement, de la mythologie et
des légendes. Des forces terrifiantes capables de dévier l'axe des
pôles, ou de transformer, en un instant, les mers en continents et les
terres en océans, ont, longtemps, été considérées comme des fantasmes de
scientifiques un peu trop catastrophistes. Peut-être parce que de
telles visions, si elles venaient à se matérialiser, seraient
insupportables au regard de l'Homme? Toujours est-il que les découvertes
archéologiques, paléontologiques et géologiques modernes tendent vers
l'hypothèse, de plus en plus cohérente, que la Terre a, déjà, subi
plusieurs «traumatismes» d'une violence inimaginable, et qu'elle en
subira d'autres...» (4)

Le « jugement dernier », version américaine


Peter Dale Scott nous dit que le concept de jugement dernier est
aussi repris par un plan secret aux Etats-Unis. Une sorte de cabinet de
l'ombre qui est derrière tous les grands évènements. Nous l'écoutons:
«(...) Cette force obscure a fonctionné depuis au moins cinq décennies
en marge de l'État public. Le Projet «Jugement dernier» (Doomsday
Project). C'est le nom donné par le département de la Défense aux
planifications d'urgence visant «à assurer le fonctionnement de la
Maison-Blanche et du Pentagone pendant et après une guerre nucléaire, ou
toute autre crise majeure. (...) De manière plus explicite, cette
planification a été un facteur majeur derrière les trois phénomènes
préoccupants qui menacent aujourd'hui la démocratie états-unienne. Le
premier d'entre eux a été la conversion de notre économie en une
«plouto-nomie», une économie à visée ploutocratique, marquée par une
scission grandissante des États-Unis en deux classes - les nantis et les
défavorisés, les «1%» et les «99%». Le second phénomène est la
militarisation croissante des États-Unis, et principalement sa tendance à
mener ou à provoquer des guerres dans des régions lointaines, ce qui
est devenu de plus en plus courant et prévisible. Le troisième
phénomène, est l'influence considérable des événements profonds
structurels sur l'Histoire des États-Unis, une influence de plus en plus
néfaste: des événements mystérieux, (comme l'assassinat de JFK,
l'effraction du Watergate ou le 11-Septembre, qui affectent brutalement
la structure sociale états-unienne), ont un impact majeur sur la société
de ce pays. Par ailleurs, ils impliquent constamment des actes
criminels ou violents. Enfin, bien souvent, ils sont générés par une
force obscure inconnue». (5)

Dans le même ordre d'une guerre imminente, Maxime Chaix, pour sa
part, met en évidence la bataille sans merci livrée sur le plan
financier par les Etats-Unis à l'Europe. «(...) La guerre psychologique
menée contre l'Europe par les «officines» anglo-saxonnes et leurs relais
médiatiques et spéculatifs monte en intensité, l'Euroland étant ciblé
dans son ensemble. Pourtant, de l'autre côté de l'océan Atlantique, les
États-Unis - qui, malgré leurs difficultés structurelles, restent la
première puissance mondiale sur le plan financier, militaire, culturel
et économique - affichent un endettement national de plus de 15.000
milliards de dollars US. Dans ce contexte, les généraux du Pentagone,
qui représentent l'omnipuissant complexe militaro-financier-énergétique
des États-Unis, ne peuvent accepter la politique d'abandon du dollar
comme monnaie d'échanges pétroliers qui est menée par l'Iran, en ce
qu'elle constitue par essence une menace vitale contre le système des
pétrodollars. (...) Aujourd'hui, les États-Unis mènent à l'égard de
l'Iran une guerre économique totale, accompagnée de mouvements
militaires à grande échelle (...)» (6)

Où va l'humanité ?


Dans un Appel à un ressaisissement de l'homme, Fidel Castro décrit
les causes possibles de «fin du Monde»: «Je prétends, écrit-il, juste me
situer au point de départ actuel de notre espèce pour parler de la
marche à l'abîme.(...) L'idée d'un jugement dernier apparaît
implicitement dans les doctrines religieuses les plus pratiquées parmi
les habitants de notre planète, que nul ne qualifie pour autant de
pessimistes. (...) De nombreux périls nous menacent, mais deux d'entre
eux, la guerre nucléaire et les changements climatiques, sont décisifs
et leur solution ne cesse de s'éloigner toujours plus. (...) On parle de
plus en plus fréquemment de technologies militaires pouvant toucher la
totalité de notre planète, le seul satellite habitable connu à des
centaines d'années-lumière à la ronde, à moins qu'un autre ne nous soit
accessible si nous nous déplaçons à la vitesse de la lumière, soit trois
cent mille kilomètres par seconde. (...) À aucune autre époque de son
histoire, l'humanité n'a connu les périls actuels. (...) On dénombre
aujourd'hui plus de vingt mille ogives nucléaires, entre celles qui sont
entreposées dans les dépôts et celles qui sont déjà déployées en vertu
d'accords. Il en suffirait d'une centaine pour provoquer un hiver
nucléaire qui infligerait en peu de temps une mort épouvantable à tous
les êtres humains, comme l'a expliqué brillamment, à partir de données
informatiques, Alan Robock, scientifique et professeur à l'Université de
Rugers, dans le New Jersey» (7)

«(...)Le réalisateur français, Yann Arthus-Bertrand a, dans un
documentaire datant de mi-2009, alerté le monde de ce qu'il advenait à
partir de données irréfutables. Se fondant sur des arguments solides, il
a exposé les conséquences néfastes qu'impliquait le fait de consommer
en moins de deux siècles les ressources énergétiques créées par la
nature durant des centaines de millions d'années: «Tu bénéficies de
l'héritage fabuleux de quatre milliards d'années que t'a légué la Terre.
Et toi, en seulement deux cent mille, tu as changé la face du monde.»
(7)

Est-ce la fin du Monde ou la fin du Monde de la boulimie débridée


Cette fin du Monde est elle plus vraisemblablement la fin d'un Monde ?
Nous ne pouvons pas invoquer le fait que l'on ne savait pas que la
Terre va mal . Déjà en 1972, une équipe de chercheurs du Massachussetts
Institute of Technology (ou MIT) à la demande du Club de Rome. Le
rapport Meadows (le nom du directeur de l'équipe de recherche Dennis
Meadows), présentait les principaux résultats du travail. Pour Jean Marc
Jankovici il n'y a nulle trace d'une telle prévision sur la pénurie de
pétrole en l'an 2000 dans ce rapport Meadows ! Ce rapport n'a pas
"prédit" la fin du pétrole en 2000. Sa seule conclusion forte est que la
croissance matérielle perpétuelle conduira tôt ou tard à un
"effondrement" du monde qui nous entoure, et que, même en étant très
optimiste sur les capacités technologiques à venir, l'aptitude à
recycler ou à économiser les matières premières que nous consommons, le
contrôle de la pollution, ou encore le niveau des ressources naturelles ,
l'effondrement se produit avant 2100. Par "effondrement" il ne faut pas
entendre la fin de l'humanité, mais la diminution brutale de la
population accompagnée d'une dégradation significative des conditions de
vie (baisse importante du produit industriel par tête, du quota
alimentaire par tête, etc) de la fraction survivante. Pour parvenir à
cette conclusion d'un "effondrement" probable, qui certes n'est pas
anodine, les chercheurs ont fait ce qui se pratique dans bien des
domaines : ils ont réalisé un modèle mathématique, outil désormais
incontournable dès lors que l'on veut tenter de cerner l'évolution
future d'un système complexe (8)

Le grand agronome, Pierre Rabhi, ne cesse de sillonner la planète et
de répandre çà et là la bonne parole quant à la nécessité justement de
déconnecter la boulimie énergétique d'une façon de vivre respectueuse de
la Nature et de l'Homme .

Dans une interview remarquable , il donne sa vision de l'avenir:
«Plus que jamais, nous sommes dans une véritable impasse. Ce n'est pas
la première fois que l'homme se trouve face à des impasses. Mais, du
fait de la mondialisation, c'est la première fois que cette impasse est
généralisée. C'est l'humanité tout entière qui est invitée à se
concerter pour imaginer l'avenir. Ce qui se passe est sans précédent
dans l'Histoire. Tout est parti de l'idée que l'homme pouvait modifier
le cours de l'Histoire. Plutôt que de rester à sa place, il a voulu
s'élever au rang d'un démiurge. (...) Malheureusement, la conscience
collective n'a pas atteint le niveau de lucidité suffisant pour voir
l'ensemble des phénomènes et se définir de nouveaux objectifs. Nous
vivons encore dans l'illusion selon laquelle l'être humain va redresser
la situation. Politiquement, nous faisons de l'acharnement thérapeutique
sur un modèle moribond. Il est dans cet état parce qu'il est en
dissonance et en contradiction avec les lois fondamentales de la
vie.(...) Les religions ont une grande responsabilité pour avoir
instauré l'homme prince de la création. Les Peaux-Rouges ne disent pas:
«La Terre nous appartient.» Ils disent: «Nous appartenons à la Terre.»
(...) Le modèle que l'on disait triomphant est en train de se déliter
lamentablement. La peur du lendemain ne cesse de grandir. (...) Quand je
suis en Afrique, dans des villages reculés, je vois des gens qui
n'arrêtent pas de danser. Ils se retrouvent le soir autour du feu pour
bavarder au milieu des éclats de rire. On a l'impression qu'ils goûtent
chaque instant de la vie comme s'il était précieux.» (9)

« Quand je voyage dans le monde prospère poursuit Pierre Rabhi , je
vois des gens préoccupés d'avaler des cachets pour lutter contre le
stress, l'angoisse, etc. Le drame du monde moderne, c'est que
l'indispensable n'est pas garanti et le superflu n'a pas de limite.
Qu'est-ce qui ruine la planète? Ce n'est certainement pas la nécessité
(...) Tant que l'on continuera à donner à l'argent plus d'importance
qu'au destin collectif et à la nature, nous resterons dans ces
niaiseries-là. (...) Souvent je dis aux gens: prenez simplement une
graine de tomate, regardez-la bien, réfléchissez, méditez. Dans cette
simple graine, il y a des tonnes de tomates. C'est prodigieux. Comment
peut-on justifier l'existence de la faim dans le monde? (...) Le monde
de demain est en gestation. Au lieu de dire: ce sont des marginaux, il
faut que ceux qui détiennent l'autorité considèrent enfin que ce sont
eux les créateurs, et pas les modèles asservis à l'argent». (9)

Tout est dit. Il n'y aura pas fin du monde si on réhabilite les
valeurs qui font de la dignité humaine déclinée sous toutes ses
dimensions l'alpha et l'oméga de notre passage sur Terre.

Notes



  1. Lucie Soullier: La disparition des abeilles-annonce-t-elle la fin du monde? L'Expresse.fr 04/01/2012
  2. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 1070499.html
  3. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
  4. IRIB Les preuves des catastrophes du passé 12/01/2012
  5. Peter Dale Scott: Le Projet Jugement dernier et les événements profonds: JFK, le Watergate,
  6. 11/09 [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 10 01 2012
  7. Maxime Chaix [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 15 01 12
  8. Fidel Castro [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 15 01 2012
  9. Jean Pierre Jankovici : Le Rapport Meadows . [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
  10. Pierre Rabhi [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] sudouest.fr/ 2012/01/01/l-humanite-entiere-est-invitee-a-imaginer-l-avenir-594027-706.php
Auteur

Chems eddine Chitour / Professeur Ecole Polytechnique Alger , Conférencier ; date originale : 10 février 2012, 15 h 39


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Message par Francesco le Dim 12 Fév 2012 - 2:13

«L'horloge de la fin du monde» est une
horloge conceptuelle sur laquelle «minuit» représente la fin du monde.
Elle est régulièrement mise à jour depuis, par les directeurs du
Bulletin des scientifiques atomistes, basé à l'Université de Chicago (18
prix Nobel). L'horloge utilise donc l'analogie du décompte vers minuit
pour dénoncer le danger qui pèse sur l'Humanité du fait des menaces
nucléaires, écologiques et techniques. Également baptisée horloge de
l'Apocalypse, elle indique, depuis le 11 janvier 2012, minuit moins cinq
(23:55). Justifié par les dangers clairs et imminents de prolifération
nucléaire et de changement climatique ainsi que la nécessité de trouver
des sources d'énergie sûres et durables. À l'origine, cette horloge
représentait la possibilité d'une guerre nucléaire mondiale, en
soulignant la menace liée à la prolifération des armes nucléaires ».(2)

« Mais par la suite, elle a pris en considération les perturbations
dues au changement climatique, les problèmes liés aux hydrocarbures (pic
pétrolier, géopolitique du pétrole) ou encore les risques liés aux
nouvelles technologies (nanotechnologie, biotechnologie, etc.). Lawrence
Krauss, co-président de l'association et professeur de physique à
l'Université d'Arizona (sud-ouest), a évoqué, pour justifier ce 19e
ajustement depuis sa création, «les dangers clairs et imminents de
prolifération nucléaire et de changement climatique ainsi que la
nécessité de trouver des sources d'énergie sûres et durables». Il a
estimé que les «dirigeants de la planète font preuve d'inaction face aux
problèmes essentiels que sont le changement climatique et la montée des
tensions internationales (2)


Est-ce la fin du Monde ou la fin du Monde de la boulimie débridée


Cette fin du Monde est elle plus vraisemblablement la fin d'un Monde ?
Nous ne pouvons pas invoquer le fait que l'on ne savait pas que la
Terre va mal . Déjà en 1972, une équipe de chercheurs du Massachussetts
Institute of Technology (ou MIT) à la demande du Club de Rome. Le
rapport Meadows (le nom du directeur de l'équipe de recherche Dennis
Meadows), présentait les principaux résultats du travail. Pour Jean Marc
Jankovici il n'y a nulle trace d'une telle prévision sur la pénurie de
pétrole en l'an 2000 dans ce rapport Meadows ! Ce rapport n'a pas
"prédit" la fin du pétrole en 2000. Sa seule conclusion forte est que la
croissance matérielle perpétuelle conduira tôt ou tard à un
"effondrement" du monde qui nous entoure, et que, même en étant très
optimiste sur les capacités technologiques à venir, l'aptitude à
recycler ou à économiser les matières premières que nous consommons, le
contrôle de la pollution, ou encore le niveau des ressources naturelles ,
l'effondrement se produit avant 2100. Par "effondrement" il ne faut pas
entendre la fin de l'humanité, mais la diminution brutale de la
population accompagnée d'une dégradation significative des conditions de
vie (baisse importante du produit industriel par tête, du quota
alimentaire par tête, etc) de la fraction survivante. Pour parvenir à
cette conclusion d'un "effondrement" probable, qui certes n'est pas
anodine, les chercheurs ont fait ce qui se pratique dans bien des
domaines : ils ont réalisé un modèle mathématique, outil désormais
incontournable dès lors que l'on veut tenter de cerner l'évolution
future d'un système complexe (8)


Le grand agronome, Pierre Rabhi, ne cesse de sillonner la planète et
de répandre çà et là la bonne parole quant à la nécessité justement de
déconnecter la boulimie énergétique d'une façon de vivre respectueuse de
la Nature et de l'Homme .

Dans une interview remarquable , il donne sa vision de l'avenir:
«Plus que jamais, nous sommes dans une véritable impasse. Ce n'est pas
la première fois que l'homme se trouve face à des impasses. Mais, du
fait de la mondialisation, c'est la première fois que cette impasse est
généralisée. C'est l'humanité tout entière qui est invitée à se
concerter pour imaginer l'avenir. Ce qui se passe est sans précédent
dans l'Histoire. Tout est parti de l'idée que l'homme pouvait modifier
le cours de l'Histoire. Plutôt que de rester à sa place, il a voulu
s'élever au rang d'un démiurge. (...) Malheureusement, la conscience
collective n'a pas atteint le niveau de lucidité suffisant pour voir
l'ensemble des phénomènes et se définir de nouveaux objectifs. Nous
vivons encore dans l'illusion selon laquelle l'être humain va redresser
la situation. Politiquement, nous faisons de l'acharnement thérapeutique
sur un modèle moribond. Il est dans cet état parce qu'il est en
dissonance et en contradiction avec les lois fondamentales de la
vie.(...


Tout est dit. Il n'y aura pas fin du monde si on réhabilite les
valeurs qui font de la dignité humaine déclinée sous toutes ses
dimensions l'alpha et l'oméga de notre passage sur Terre.
Et ,selon moi,Dieu est l'unique solution....


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Message par Rémi le Dim 12 Fév 2012 - 19:53

Même un humaniste écologique athée n'est pas viable, la nature humaine sans Dieu tend toujours vers la bestialité. Sans Dieu, les sept péchés capitaux domineront toujours l'espèce humaine. L'insatiabilité de l'homme non-combattue rendra ce système humaniste écologique athée non-viable, utopique et même dangereux pour sa survie.


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Message par Francesco le Mar 14 Fév 2012 - 2:12

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Même un humaniste écologique athée n'est pas viable, la nature humaine sans Dieu tend toujours vers la bestialité. Sans Dieu, les sept péchés capitaux domineront toujours l'espèce humaine. L'insatiabilité de l'homme non-combattue rendra ce système humaniste écologique athée non-viable, utopique et même dangereux pour sa survie.
C'est bien vrai...


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