Nos frères mulsumans et la religion musulmane

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Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Jean le baptiste le Dim 22 Avr 2012 - 8:04

Rappel du premier message :

" L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa Mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes après les avoir ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne.
Même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. "


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Jean le baptiste

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par joel queyras le Dim 6 Mai 2012 - 16:19

Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte A DIEU, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne.
Nostra Aetate
le texte est clair pourquoi ergoter?
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joel queyras

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Dondedieu le Dim 6 Mai 2012 - 16:38

Pourquoi les appeler ...FRERES...?
Eux nous appellent .....SOUS CHIENS...PORCS...?

Devons-nous encore et toujours "tendre l'autre joue"...?
Tout en sachant qu'ils "vomissent" les Catholiques...Qu'ils "exécutent...?
Certes ... tous ne sont pas ainsi ...
Mais ..beaucoup... trop...!!

Dondedieu

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par joel queyras le Lun 7 Mai 2012 - 6:55

sans commentaires!!!!!!!!!!!! trop c'est trop Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre
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joel queyras

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Jean le baptiste le Lun 7 Mai 2012 - 7:11

Dondedieu, on se nourrit de ce qu'on choisi et on devient ce dont on se nourrit. Le Christ est Amour. L'Amour est non seulement une défense contre le mal mais aussi une source de joie. Nourrissez-vous de l'Evangile et retrouvez la paix dans les paroles du Christ.
Fraternellement.
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Jean le baptiste

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Invité le Lun 7 Mai 2012 - 8:00

Ce n'est pas une question d'appellation ou le fait de vouloir être gentil à tout prix. Jésus étant le berger de toute l'humanité, Marie la reine de tous les peuples, vous ne pouvez rien faire de moins que de considérer tout le monde comme vos frères et ils le sont par nature. Les hommes sont tous frères. Cela est une évidence. Dieu ne fait pas de différence entre tous ses enfants car nous sommes tous ses enfants et Jésus lui même nous le rappelle: Je retourne chez mon père, votre père. C'est la grandeur des Chrétiens que de reconnaitre dans l'autre son frère et dans son ennemi, une personne à aimer.

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par joel queyras le Lun 7 Mai 2012 - 12:52

Pauvre Pécheur a écrit:Ce n'est pas une question d'appellation ou le fait de vouloir être gentil à tout prix. Jésus étant le berger de toute l'humanité, Marie la reine de tous les peuples, vous ne pouvez rien faire de moins que de considérer tout le monde comme vos frères et ils le sont par nature. Les hommes sont tous frères. Cela est une évidence. Dieu ne fait pas de différence entre tous ses enfants car nous sommes tous ses enfants et Jésus lui même nous le rappelle: Je retourne chez mon père, votre père. C'est la grandeur des Chrétiens que de reconnaitre dans l'autre son frère et dans son ennemi, une personne à aimer.

Merci pour le ton nuance de ces deux dernieres reponces.
Les propos violents et absolus que j'ai lu precedament m'ont meurtri l'ame. J'y ai vu des potentialites de violence et d'integrisme et cela m'est viceralement insuportable.
Le ministere qui m'a ete confie par mon eveque est le dialogue interreligieux. Je vis depuis 10 ans au milieu des hindoux, des Bouddhistes et des musulmans. J'ai pu decouvrir les valeurs que contiennent leurs traditions sans pour cela en nier les erreurs et les confusions. C'est a partir de ces valeurs que le Seigneur me permet de tisser des liens d'unite, de paix et d'amour et ainsi de rendre peu a peu present Jesus au coeur de ces freres vers lesquels il m'a envoye. Je recois beaucoup d'eux et appronfondis aussi mon enracinnement en Christ et dans l'Eglise. Il me faut a partir de ces semences du Verbe presentes aussi chez eux faire grandir le visage du Christ qui s'y trouve. Le regard positif porte sur la religion de l'autre n'est pas un aveuglement mais une attitude chretienne qui permet a ce positif de grandir par la grace de Dieu et ainsi en devenant plus lumineux de devoiler les erreurs et mansonges qui sont aussi present dans leur religion. Si Je restais dans une attitude deffencive cela ferait longtemps que je les auraient quittes. Je me veux par la grace de Dieu une presence de priere au milieu d'eux et de partage de ce qui fait leur quotidien dans toutes ses dimentions. La nouvelle evangelisation est la foi en la puissance d'amour mise en pratique qui boucule toute les barriere que nos integrisme apeures ont trop souvent dresse entre notre frere et nous. En aimant l'autre tel qu'il est je contribue a faire grandir le royaume de Dieu. L'Esprit Saint est a l'Oeuvre au sein meme de leur relalite religieuse afin de les conduire a la plenitude de la Verite au rytme et selon les modalite qu'il a choisit dans Sa Sagesse. Et cela se fait j'en suis le temoin emerveille.
Quittons nos peurs et nos jugements hatifs qui sont le fruit de ces peurs pour oser l'Amour, l'incendi de l'amour. C'est un feux que je suis venu apporter sur la terre et comme je voudrais qu'il soit deja allume[b]( Luc 12:49)
Ce feux commence en nous, par notre propre conversion dans l'intimite de la priere, la regularite de la vie sacramentelles et la charite qui surpasse toutes les vertues. Ne laissons pas la verite captive dans nos resonnements mais faisons la jaillir de nore coeur en allant rencontrer l'autre, tous les autres.

Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre.

20 Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi quoique je ne sois pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi ;
21 avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ, afin de gagner ceux qui sont sans loi.
22 J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns.
(1Cor 9:19-23)
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joel queyras

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Invité le Lun 7 Mai 2012 - 14:21

Ce que vous dites Joël est, je crois, le parfait exemple de l'attitude que doit avoir chaque Chrétien. C'est en nous abreuvant à la source d'eau vive que nous devenons nous-même une source d'eau vive pour tous nos frères. En Jean IV 14 nous lisons: <<... qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif; l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle.>> Il n'y a pas d'attitude défensive, pas de violence, pas de méchanceté mais don, don de soi et don de Dieu. Le vrai pas est celui qui nous fera boire de cette eau vive.

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Annie le Lun 7 Mai 2012 - 15:50

C'est bien beau, tout ça, mais vous parlez de ce qui est évident: aimer les individus... Mais pas leurs croyances. Et le titre de ce post faisait clairement un amalgame: "nos frères musulmans et la religion musulmane". Il faudrait peut-être distinguer la charité envers les hommes et les hérésies et idolâtries condamnées par l'Eglise.

Avant de sauver les âmes des autres, il faudrait peut-être sauver la nôtre en étant conscient de ce qui est compatible avec le message du Christ et ce qui ne l'est pas. En particulier, laisser la porte ouverte à des croyances qui nient la divinité du Christ est mauvais pour notre âme. Le Vatican interdit formellement de prononcer la profession de foi musulmane, c'est assez clair.

Que les personnes d'autres religions aient des dispositions pour la conversion, très bien. Mais les religions ne sont pas équivalentes, et pour un catholique, il y a danger de mort à renier sa propre religion. Mort de l'âme, pas mort physique.

Comment vous étonner des réponses vives des uns et des autres quand vous annoncez, dès le titre, que vous faites un amalgame entre les croyants et leur croyance? Ceux qui ont réagi l'ont fait pour dénoncer un danger spirituel, pas par agressivité envers les personnes.

Annie

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Cyclopede le Lun 7 Mai 2012 - 16:42

Certes, l'Islam qui ne reconnaît pas la Rédemption n'est pas le Christianisme et toutes les religions ne se valent pas. D'ailleurs, personne ici, y compris Cyclopède, ne soutient le contraire!
Par contre, traiter la religion musulmane de "religion de l'Antichrist" ou autre chose de ce genre comme je l'ai lu parfois sur ce forum va à l'encontre de ce que nous enseigne l'Eglise catholique. En effet, même si les musulmans nient (par ignorance) la Divinité de NSJC, c'est bien le même Dieu Créateur que nous adorons en commun avec eux, comme l'atteste la constitution dogmatique du concile vatican II (cf.Lumen gentium, §16):


16. Les non-chrétiens

Enfin, pour ceux qui n’ont pas encore reçu l’Évangile, sous des formes diverses, eux aussi sont ordonnés au Peuple de Dieu [32] et, en premier lieu, ce peuple qui reçut les alliances et les promesses, et dont le Christ est issu selon la chair (cf. Rm 9, 4-5), peuple très aimé du point de vue de l’élection, à cause des Pères, car Dieu ne regrette rien de ses dons ni de son appel (cf. Rm 11, 28-29). Mais le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui, professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour. Et même des autres, qui cherchent encore dans les ombres et sous des images un Dieu qu’ils ignorent, de ceux-là mêmes Dieu n’est pas loin, puisque c’est lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses (cf. Ac 17, 25-28), et puisqu’il veut, comme Sauveur, amener tous les hommes au salut (cf. 1 Tm 2, 4). En effet, ceux qui, sans qu’il y ait de leur faute, ignorent l’Évangile du Christ et son Église, mais cherchent pourtant Dieu d’un cœur sincère et s’efforcent, sous l’influence de sa grâce, d’agir de façon à accomplir sa volonté telle que leur conscience la leur révèle et la leur dicte, eux aussi peuvent arriver au salut éternel [33]. À ceux-là mêmes qui, sans faute de leur part, ne sont pas encore parvenus à une connaissance expresse de Dieu, mais travaillent, non sans la grâce divine, à avoir une vie droite, la divine Providence ne refuse pas les secours nécessaires à leur salut. En effet, tout ce qui, chez eux, peut se trouver de bon et de vrai, l’Église le considère comme une préparation évangélique [34] et comme un don de Celui qui illumine tout homme pour que, finalement, il ait la vie. Bien souvent, malheureusement, les hommes, trompés par le démon, se sont égarés dans leurs raisonnements, ils ont délaissé le vrai Dieu pour des êtres de mensonge, servi la créature au lieu du Créateur (cf. Rm 1, 21.25) 21.25) ou bien, vivant et mourant sans Dieu dans ce monde, ils sont exposés aux extrémités du désespoir. C’est pourquoi l’Église, soucieuse de la gloire de Dieu et du salut de tous ces hommes, se souvenant du commandement du Seigneur : « Prêchez l’Évangile à toutes créatures» (Mc 16, 16), met tout son soin à encourager et soutenir les missions.

Il faut faire attention à ce que nous écrivons au risque de nous mettre de facto en dehors de l'Eglise tout en croyant défendre notre Foi!!!!!!


Cyclopede

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Jean le baptiste le Lun 7 Mai 2012 - 17:33

Annie, un amalgame signifie utiliser un terme pour un autre. Ici ce n'est pas le cas. Le texte parle des musulmans et de leur religion, de leur croyance.
Sinon, vous avez raison de dire qu'il faut d'abord sauver notre âme avant de vouloir sauver les autres car c'est en étant dans la lumière qu'on apporte la lumière aux autres. C'est en aimant les autres qu'on peut porter la parole et la faire accepter.
Inversement, en méprisant et en haïssant on est dans l'obscurité. Là on est vulnérable à toutes sortes de lumières, y compris celles qui sont artificielles.
Annie, nous ne devons pas nous opposer les uns aux autres. Nous devons nous entendre et nous soutenir mutuellement dans la recherche de la vérité.
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Jean le baptiste

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par MichelT le Lun 7 Mai 2012 - 19:35

Il serait grand temps que l`Église catholique détermine qui sont ses plus grands saints potentiels - ses meilleurs hommes - ceux qui ont communication avec Dieu -
Et ils devrait demandé a Dieu conseil pour l`Église catholique - sur l`islam et sur le judaisme. Cette est Église chambranlante, divisée, faible et elle peine a trouver le chemin et a guider ses troupeaux.

Perso je ne voit comment un concile controversée dans l`atmosphere rebelle et gauchiste des années 60 pourrait avoir raison sur l`opinion d`un des plus grands docteurs de l`église catholique et la Somme contre les Gentils

Quelle effroyable époque. Et sur ces 4 possibilités ils sont incapable de dire laquelle est la vrai - pourtant il a 1400 ans de tradition continue qui dit la meme chose versus 50 ans de la pensée nouvelle.

Petite synthèse sur la vision catholique de l'Islam.

1- la position de saint Thomas sur l'Islam

2- La position de l'apologétique traditionnelle d'Eglise (Boulenger)

3- La position traditionnaliste

4- la position conciliaire

Administration : j'ai retiré les commentaires de ce texte venant probablement d'un sédévacantiste ou d'un contre Vatican II

1- Saint Thomas d'Aquin et l'Islam (Somme contre les gentils).

L’Épître aux Hébreux fait allusion à ce genre de confirmation : Celui-ci, le salut de l’homme, inauguré par la prédication du Seigneur, nous a été garanti par ceux qui l’ont entendu. Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et par diverses communications de l’Esprit-Saint.

Les fondateurs de sectes ont procédé de manière inverse. C’est le cas évidemment de Mahomet qui a séduit les peuples par des promesses de voluptés charnelles au désir desquelles pousse la concupiscence de la chair. Lâchant la bride à la volupté, il a donné des commandements conformes à ses promesses, auxquels les hommes charnels peuvent obéir facilement. En fait de vérités, il n’en a avancé que de faciles à saisir par n’importe quel esprit médiocrement ouvert. Par contre, il a entremêlé les vérités de son enseignement de beaucoup de fables et de doctrines des plus fausses. Il n’a pas apporté de preuves surnaturelles, les seules à témoigner comme il convient en faveur de l’inspiration divine, quand une oeuvre visible qui ne peut être que l’oeuvre de Dieu prouve que le docteur de vérité est invisiblement inspiré. Il a prétendu au contraire qu’il était envoyé dans la puissance des armes, preuves qui ne font point défaut aux brigands et aux tyrans. D’ailleurs, ceux qui dès le début crurent en lui ne furent point des sages instruits des sciences divines et humaines, mais des hommes sauvages, habitants des déserts, complètement ignorants de toute science de Dieu, dont le grand nombre l’aida, par la violence des armes, à imposer sa loi à d’autres peuples. Aucune prophétie divine ne témoigne en sa faveur ; bien au contraire il déforme les enseignements de l’Ancien et du Nouveau Testament par des récits légendaires, comme c’est évident pour qui étudie sa loi. Aussi bien, par une mesure pleine d’astuces, il interdit à ses disciples de lire les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament qui pourraient le convaincre de fausseté. C’est donc chose évidente que ceux qui ajoutent foi à sa parole, croient à la légère.



2- La critique apologétique traditionnelle (Boulenger)

Art. VI. — L'Islamisme.

201. — Avant la fondation du Mahométisme, les Arabes, sémites comme les Hébreux, se disant descendants d'Ismaël, fils d’Abraham et d'Agar,, étaient divisés en tribus indépendantes, les unes nomades, et les autres sédentaires. Un lien rapprochait ces tribus : c'était la Kaaba, leur sanc­tuaire commun, qui s'élevait dans une gorge de l'Hedjaz, à environ 90 kilo­mètres de la mer Rouge. Là, ils adoraient le Dieu d'Abraham, mais ce culte n'excluait pas celui des idoles particulières à chaque tribu. Les Arabes y venaient chaque année en pèlerinage.
Notons encore, pour mieux faire connaître les influences qui purent s'exercer sur l'esprit de Mahomet, que la Mecque qui fut construite vers le VIe siècle après Jésus-Christ, était peuplée en partie de Juifs et de chrétiens.

1° Fondateur. — Mahomet (Mohammed, en arabe) naquit à la Mecque en 570 après Jésus-Christ. Pauvre, et orphelin de bonne heure, il fut. mis au commerce par son oncle Abu-Talib. C'est justement dans un voyage commercial qu'il fit pour le compte d'une riche veuve, Khadidja, qu'il épousa par la suite, qu'il eut, dit-on, l'occasion de rencontre! un moine chrétien avec qui il put s'entretenir. Il eut aussi des relations avec Zeïd, un judéo-chrétien, qui voulait restaurer la religion d'Abraham. Faut-il chercher là l'origine de sa vocation ? On peut en douter ; mais ce qui est certain, c'est que vers l'âge de 40 ans il commença à se préoccuper des questions religieuses et se livra dans la solitude à de longues méditations. Un jour qu'il était en contemplation au mont Hira, il eut deux visions (prétendit-il sans preuves miraculeuses) au cours desquelles l'Archange Gabriel lui apparut et lui ordonna de prêcher qu'il n'y avait d'autre Dieu qu'Allah, et que Mahomet était son prophète. Conformément à cet ordre, Mahomet prêcha d'abord à la Mecque, mais il fut accueilli par les railleries des Koreischites, ses parents, et il eut à subir les objections des Juifs. Il dut même, à la suite d'une persécution plus violente, quitter la ville. Il partit alors avec quelques fidèles à Médine, ville rivale, de la Mecque : c'est de cette fuite, appelée Y-hégire, que date l'ère musulmane (16 juillet 622). Reçu en prophète à Médine, il s'y ins­talla ; et, à partir de cette date, il prêcha la guerre sainte. Il dit à ses parti­sans : « Faites la guerre à ceux qui ne croient pas en Dieu, ni en son pro­phète. Faites-leur la guerre jusqu'à ce qu'ils paient le tribut et qu'ils soient humiliés. » Alors, de son vivant, et après sa mort, les Arabes entre­prirent la guerre sainte. C'est ainsi, par les armes, qu'ils imposèrent la religion nouvelle chez les peuples de l'Asie (Syrie, Egypte, Perse) et de l'Afrique (Tripoli, Tunisie, Algérie, Maroc). Au début du viii6 siècle, ils attaquèrent l'Europe ; ils pénétrèrent en Espagne, où la victoire de Xérès leur livra le pays ; ils entrèrent en Gaule par la vallée du Rhône jusqu'à Lyon, puis ils conquirent la vallée de la Garonne et ils s'avançaient déjà dans la vallée de la Loire lorsque les Francs commandés par Charles Mar­tel vinrent les arrêter et les battre à Poitiers (732). Cette victoire brisa l'élan musulman sur le front d'Occident, comme, quinze ans plus tôt, l'empereur LÉON III et les Byzantins l'avaient brisé sur le front d'Orient.

202. — 2° Doctrine. —Le Coran est le livre sacré de l'Islam, il contient les révélations (supposées) de l'archange Gabriel au prophète. Mais le livre n'a pas été écrit par le prophète lui-même ; il est le recueil de fragments de dis­cours que ses disciples avaient retenus ou recueillis sur des tablettes. Le Coran est pour le mahométan Je livre par excellence, celui qui remplace tous les autres : il renferme la loi civile aussi bien que la loi religieuse, le Code du juge et l'Évangile du prêtre.

En voici les points principaux.
— a) Sur la question de Dieu, Mahomet enseigne l’unité divine. Il rejette la Trinité et l'Incarnation, et considère les chrétiens qui adorent Jésus-Christ comme des polythéistes. Parmi les attributs de Dieu il insiste surtout sur sa puissance, laquelle se manifeste bien plus par l’ordre et la beauté du monde que par les miracles ; il parle aussi du « Dieu clément et miséricordieux ». Mahomet admet les anciens prophètes dont les principaux sont Abraham, Moïse, Jean-Baptiste et Jésus. Mahomet, lui, est le dernier et le plus parfait ; il est le «Paraclet promis par Jésus à ses Apôtres » (Jean, XV, 26).

b) Sur la question de l’homme. D'après le Coran, il semble bien que la destinée humaine, ici-bas et là-haut, dépende absolument de la volonté arbitraire et souveraine de Dieu. Il est vrai que les docteurs musulmans n'admettent pas que leur religion soit fataliste ; elle en a au moins toutes les apparences, et si en théorie elle ne l'est pas, elle y aboutit certainement en pratique. L'on sait que les populations musulmanes se plient sans peine aux coups du sort, au Destin, comme on disait dans l'antiquité. Le mot islam signifie du reste résignation, abandon à la volonté de Dieu.
La mort est suivie du jugement particulier : l'âme est destinée alors au Paradis ou à l'Enfer, mais, jusqu'à la résurrection, elle reste dans la tombe, heureuse -ou malheureuse suivant la sentence prononcée.

c) La morale et le culte de la religion de Mahomet prescrivent cinq devoirs principaux :
— 1. la foi : « I1 n'y a de Dieu qu'Allah, et Mahomet est son prophète », telle est la brève profession de foi imposée à celui qui veut appartenir à l'Islam ;
— 2. la prière. Le mahométan doit prier cinq fois par jour : à l'aurore, à midi, dans l'après-midi, au coucher du soleil et après la tombée de la nuit. Il peut prier, soit en particulier, soit à la mosquée ; pour les mosquées, l'heure de la prière est annoncée par le muezzin du haut des minarets. La prière est précédée des ablutions : le musulman se lave les mains et les bras jusqu'au coude, les pieds jus­qu'aux chevilles ; il se déchausse avant d'entrer dans la mosquée. Les attitudes sont prescrites ; en même temps qu'il récite les formules de prières, tirées pour la plupart du Coran, le musulman fait des génu­flexions, des prosternations, il élève les mains de chaque côté de la tête, les abaisse le long du corps ou sur les genoux. Il prie sur des tapis spé­ciaux, et tourné vers la Mecque, comme le chrétien vers Jérusalem ;
— 3. Aumône. Celle-ci affecte une double forme : l'une obligatoire et à un taux fixé d'après la fortune individuelle, l'autre non officielle, en argent ou en nature, et pratiquée surtout à la fin du mois de jeûne ;
—4. le jeûne. Le Coran impose un mois entier de jeûne : le mois de Ramadan. Deux heures avant le lever du jour, les fidèles sont avertis d'avoir à préparer leur repas du matin ; puis, à partir de ce moment jusqu'au coucher du soleil, le musulman ne peut ni manger, ni boire, ni fumer, ni même avaler exprès sa salive ;
— 5. un pèlerinage à la Mecque que tout musulman qui en a les moyens, doit accomplir au moins une fois dans sa vie.

203. — 3° Critique.
— On s'est demandé si Mahomet qui se donnait pour un prophète inspiré, était réellement convaincu de sa mission. Le ton enthousiaste de ses prédications, la conviction profonde qu'il sut inspirer à ses compatriotes, pourtant si fiers, sa ténacité devant l'indiffé­rence, et même l'hostilité des siens, tout cela peut nous autoriser à croire qu'il fut sincère au début de sa mission, mais il n'en reste pas moins vrai que, dans la seconde phase de sa carrière, il n'a plus rien du messager divin. Non seulement il ne recule devant aucun moyen pour propager ses idées, mais il prétexte même de fausses révélations pour excuser son immoralité et ses brigandages.
« Si l'on voulait, dit l’abbé de Broglie, attribuer à l'islamisme une origine divine, on pourrait poser ce dilemme : ou le christianisme direc­tement opposé à l'islamisme est divin de son côté, ou c'est une œuvre humaine. S'il est divin, il y aurait donc deux religions divines opposées, l'une prêchant la chasteté, la patience, la douceur de ses martyrs, l'autre permettant les mœurs dissolues, la propagation de la vérité par le sabre. Si, d'autre part, on considérait l'islamisme comme divin et le christia­nisme comme uns œuvre humaine, ce serait alors l'homme qui prêcherait la chasteté, l'indissolubilité du mariage, la patience, le mépris des richesses, et ce serait Dieu qui, par son prophète, autoriserait les hommes à se livrer à leurs passions sensuelles et à leur cupidité. »

Nous pouvons donc conclure que l'islamisme « présente le plus singulier mélange d'erreur et de vérité que l'on puisse imaginer. Son dogme fondamental, l'unité de Dieu, est une grande et salutaire vérité. Il en est de même du principe dé l'exclusion de l'idolâtrie, qui en est la conséquence... La sanction de la morale se trouve également dans l'idée de la vie future, du jugement, du ciel et de l'enfer.»1 Les prières précédées d'ablutions qui ont lieu cinq fois par jour, le jeûne rigoureux du Ramadan, sont des pratiques excellentes. On peut supposer que les musulmans qui « croient que Dieu existe et qu'il récompense ceux qui l'approchent», selon la parole de saint Paul (Héb., XI, 6), qui sont de bonne foi dans leur religion et sui­vent leur conscience, y trouvent les éléments nécessaires pour leur salut.



3- La critique traditionnaliste

Type Catholique de Contre réforme :

L'application des méthodes critiques à la « Sira », ou biographie traditionnelle de Mahomet, a démontré son caractère légendaire, au point de rendre même l'existence historique du personnage des plus problématiques. Quant à l'exégèse scientifique du Coran, elle ne lui fournit aucun appui positif. Elle révèle, par contre, l'inspiration juive de ce qui ne fut sans doute, à l'origine, qu'un essai de prosélytisme de la Synagogue en Arabie au VIIe siècle. Le catholique n'accorde donc pas grande estime à la religion musulmane.
1. Par un grossier artifice littéraire, l'essentiel de la Bible juive, l'Alliance et les promesses faites à Abraham, se trouve détourné de son dépositaire historique, Isaac, le fils de la Promesse, au profit d'Ismaël, et, par là, vidé de son messianisme davidique. De ce fait, le racisme de l'Islam, quoique moins ambitieux, est encore plus charnel que celui de la religion dont il est sorti et dont il n'a retenu que le fanatisme et le matérialisme. Il constitue lui aussi un formidable obstacle à la religion divine, à la morale chrétienne, à la civilisation. Son monothéisme est foncièrement opposé à la foi trinitaire, comme celui du judaïsme synagogal. Sa morale est légaliste, comme celle du pharisaïsme ancien. Son espérance, dénuée de tout messianisme, ignorante de la rédemption apportée par Jésus-Christ, est aussi charnelle que celle des sadducéens. Ce ne peut être une religion de salut, une véritable alliance de Dieu avec les hommes, une sainte théocratie.
2. Aujourd'hui frère ennemi du judaïsme, dont il fut à l'origine une tentative de réforme « prophétique » et « sapientiale », l'Islam en est venu à pratiquer contre lui des violences injustifiables. Mais il partage avec lui la volonté d'exterminer les peuples chrétiens par la Guerre sainte ou de les dominer par la force et par la ruse. C'est ainsi qu'il se trouve en accord constant avec tous les courants révolutionnaires hostiles à notre civilisation, actuellement avec le communisme.
3. Le catholique ne reconnaîtra aucun intérêt, aucune valeur, aucun droit à cette fausse religion ; il ne préconisera aucune entente ou collaboration avec elle, mais seulement une tolérance de circonstances dans les bornes d'une étroite sujétion.
Il est nécessaire donc de dénoncer l'erreur et la faute des colonisateurs occidentaux qui ont reconnu, soutenu et fortifié l'Islam de toute leur autorité, appesantissant le joug de la superstition et du fanatisme musulmans sur des peuples qu'ils vouent à la misère pour le plus grand dommage de la civilisation humaine et de la vraie religion. En revanche, une muette tolérance peut mieux manifester la supériorité du vrai, du beau, du bien, sur des croyances et des mœurs barbares en voie d'extinction, tout en marquant une estime certaine pour la foi religieuse, la prière, la soumission des musulmans à une loi et à une discipline sociale qui les maintiennent dans un médiocre état de civilisation en attente de leur conversion au Christ Jésus, Fils de Dieu sauveur.



4- Le discours de Vatican II

La religion musulmane (Nostra Aetate, Vatican II)

3. L'Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de ta terre (5), qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu'ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète; ils honorent sa mère virginale, Marie, et parfois même l'invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l'aumône et le jeûne.
Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s'efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté.


Pauvre Église...Si ils sont incapable eux-meme comme bergers de s`accorder sur quelque chose comment le bon troupeau pourrait-il suivre et avoir confiance?
En général les aveugles qui cherchent a guider conduisent les gens dans des fosses.

MichelT

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Annie le Lun 7 Mai 2012 - 19:55

Texte de Cyclopede:


16. Les non-chrétiens

Enfin, pour ceux qui n’ont pas encore reçu l’Évangile, sous des formes diverses, eux aussi sont ordonnés au Peuple de Dieu [32] et, en premier lieu, ce peuple qui reçut les alliances et les promesses, et dont le Christ est issu selon la chair (cf. Rm 9, 4-5), peuple très aimé du point de vue de l’élection, à cause des Pères, car Dieu ne regrette rien de ses dons ni de son appel (cf. Rm 11, 28-29). Mais le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui, professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour. Et même des autres, qui cherchent encore dans les ombres et sous des images un Dieu qu’ils ignorent, de ceux-là mêmes Dieu n’est pas loin, puisque c’est lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses (cf. Ac 17, 25-28), et puisqu’il veut, comme Sauveur, amener tous les hommes au salut (cf. 1 Tm 2, 4). En effet, ceux qui, sans qu’il y ait de leur faute, ignorent l’Évangile du Christ et son Église, mais cherchent pourtant Dieu d’un cœur sincère et s’efforcent, sous l’influence de sa grâce, d’agir de façon à accomplir sa volonté telle que leur conscience la leur révèle et la leur dicte, eux aussi peuvent arriver au salut éternel [33]. À ceux-là mêmes qui, sans faute de leur part, ne sont pas encore parvenus à une connaissance expresse de Dieu, mais travaillent, non sans la grâce divine, à avoir une vie droite, la divine Providence ne refuse pas les secours nécessaires à leur salut. En effet, tout ce qui, chez eux, peut se trouver de bon et de vrai, l’Église le considère comme une préparation évangélique [34] et comme un don de Celui qui illumine tout homme pour que, finalement, il ait la vie. Bien souvent, malheureusement, les hommes, trompés par le démon, se sont égarés dans leurs raisonnements, ils ont délaissé le vrai Dieu pour des êtres de mensonge, servi la créature au lieu du Créateur (cf. Rm 1, 21.25) 21.25) ou bien, vivant et mourant sans Dieu dans ce monde, ils sont exposés aux extrémités du désespoir. C’est pourquoi l’Église, soucieuse de la gloire de Dieu et du salut de tous ces hommes, se souvenant du commandement du Seigneur : « Prêchez l’Évangile à toutes créatures» (Mc 16, 16), met tout son soin à encourager et soutenir les missions.


Il y a quand-même une foule de conditions, je trouve.
Ce n'est quand-même pas "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil".

Dans le genre plus direct, on a aussi le syllabus de Pie IX:
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Principales erreurs de notre temps:

XVI. Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir ce salut éternel dans le culte de n'importe quelle religion

LXXVIII. Aussi c'est avec raison que, dans quelques pays catholiques, la loi a pourvu à ce que les étrangers qui s'y rendent y jouissent de l'exercice public de leurs cultes particuliers.


LXXIX. Il est faux que la liberté civile de tous les cultes, et que le plein pouvoir laissé à tous de manifester ouvertement et publiquement toutes leurs pensées et toutes leurs opinions, jettent plus facilement les peuples dans la corruption des mœurs et de l'esprit, et propagent la peste de l'Indifférentisme.


LXXX. Le Pontife Romain peut et doit se réconcilier et transiger avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne.

C'est simple.

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Invité le Lun 7 Mai 2012 - 20:50

Que ce soit clair, une religion qui autorise des hommes mûrs à chasser des petites filles sur le chemin de l'école, dans les champs de riz pour les décapiter ensuite sur un lit d'hôpital sous prétexte qu'elles sont Chrétiennes ne peut venir de Dieu. Cependant, cela n'enlève rien à ce que Joël Queyras dit, ni à ce que j'ai dit sur nos obligations de Chrétiens au sujet de tous nos frères. Néanmoins, je reconnais que la lecture du texte Nostra Aetate de Vatican II nous pose problème et nous nous demandons à juste titre comment il faut le recevoir. Il me semble que l'abbé Pagès en parle mais je ne retrouve la vidéo.


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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Rémi le Lun 7 Mai 2012 - 21:35

Pauvre Pécheur a écrit: Il me semble que l'abbé Pagès en parle mais je ne retrouve la vidéo.


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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Rémi le Lun 7 Mai 2012 - 22:27

Michel, le texte copier coller que vous avez posté allait dans les remarques de l'auteur (que j'ai supprimées) contre l'esprit de ce forum mais j'ai gardé les propos de st Thomas d'Aquin.

MichelT a écrit:Perso je ne voit comment un concile controversée dans l`atmosphere rebelle et gauchiste des années 60 pourrait avoir raison sur l`opinion d`un des plus grands docteurs de l`église catholique et la Somme contre les Gentils

La validité d'un concile ne s'établit pas sur l'avis d'un saint mais sur la communion des évêques unis au Pape. Un saint n'est pas infaillible et l'Église n'a pas construit son magistère sur l'avis d'un saint mais sur la communion des évêques réunis autour d'un Pape légitime qui peuvent être en accord avec les écrits d'un saint, là est la différence.

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par MichelT le Mar 8 Mai 2012 - 0:18

Pourtant son analyse est pointue et tres intéressante.


Remarques:

1- Dire du bien des musulmans et de la religion musulmane est légitime, rien n'est totalement faux. On peut aussi comme le font les papes, dire la part de vérité que contient une erreur. Par exemple dire que le National Socialisme est une doctrine qui met en valeur la fierté légitime des allemands pour leur race et le patriotisme légitime de cette doctrine et ses préoccupations sociales. Mais encore, dire du bien du communisme et sa légitime préoccupation pour les énormes injustices sociales générées par le libéralisme économique. Mais les papes mettent aussi en évidence que le danger d'une erreur vient de la part de vérité qu'elle contient et qui attire les hommes de bonne volonté et les aveugle sur le reste.
Il ne viendrait à l'idée de personne de chanter les louanges de ce qu'il y a de bien chez les nazis et les communistes sans parler de leurs turpitudes. le patriotisme légitime des uns et le souci de justice sociale des autres, sans mettre en exergue leurs doctrines perverses et leurs travaux pratiques criminels.
Vatican II réussit ce tour de force d'encenser tout le monde et de ne condamner aucune des erreurs qui affligent l'humanité. Votre enfant rentre dans une pharmacie, vous lui dites grand bien des médicaments et vous ne dites rien sur les poisons mortels qui l'attendent s'il goûte n'importe quoi. C'est ce que fait ce concile.

Qui peut parler de l'Islam ou des musulmans sans mises en garde ? Vatican II tient ce discours complaisant.

L'exemple de l'Islam est révélateur, on feint de croire qu'il n'y a pas de problème alors que tous les documents antérieurs à Vatican II sont sévères vis-à-vis de l`islam.

Ce qui me frappe le plus c'est le côté purement diplomatique et consensuel de Vatican II et la brièveté du propos pour un problème qui touche un grand nombre de gens.

De plus quelle fut l`influence de cet "orientaliste douteux Louis Massignon" sur ce texte?

Finalement les Papes sont prisonniers de ce travail baclé et en 1963 il n`y avait pas d`islam en Europe mais un complexe européen face a la décolonisation en Afrique.

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Rémi le Mar 8 Mai 2012 - 0:47

Vatican II réussit ce tour de force d'encenser tout le monde et de ne condamner aucune des erreurs qui affligent l'humanité.

Vatican II n'est pas une coupure mais une continuation du magistère, il n'a pas annulé tout ce qui se disait avant, si il n'y a pas d'abrogation claire des textes qui le précède, c'est qu'ils continuent d'être en vigueur, le concile n'est pas obligé de tout répéter ce qui a été dit avant. Vatican II n'est pas un commencement mais une poursuite de l'oeuvre et si un jour vient un Vatican III, qui sait ce qui pourrait advenir.

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par MichelT le Mar 8 Mai 2012 - 1:17

Il n`y a pas une contradiction entre - St-Thomas d`Aquin: C’est donc chose évidente que ceux qui ajoutent foi à sa parole, croient à la légère.

Et celle de Vatican 2: adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux

Alors il croient a la legere en une fausseté selon le docteur de l`Église ou ils adorent Dieu le Pere tout en massacrant ceux qui croient a la trinité selon Vatican 2? de plus ou sont les preuves divines? Ou sont les miracles ou les apparitions qui confirment le Coran? Il est vrai que la St-Vierge Marie est apparue en Égypte au-dessus d`une Église copte - mais jamais au-dessus d`une mosquée - que Mahomet lui-meme n`est jamais apparu a personne. Il y a plus de chance que la St-Vierge est apparue pour calmer la fureur islamique et protéger les pauvres coptes souvent victimes de la rage islamique.

On peut espérer que ils se convertissent mais si ils ne le font pas?

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Rémi le Mar 8 Mai 2012 - 1:36

Écoutez le vidéo de l'abbé Pagès pour mieux comprendre.


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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par MichelT le Mar 8 Mai 2012 - 1:55

C`est bien expliqué avec les nuances par l`abbé Pages mais il demeure que il est lui-meme combattu par plusieurs.

Le pape est trop pesant pour se prononcer sur cela parceque chacun de ses mots est comme une bombe diplomatique qui peut déclencher des massacres par les fanatiques islamistes.

Pourtant il serait peut-etre bon que un Éveque ou quelqu`un en autorité fasse la clarification avec les nuances pour démeler cette confusion. On entend trop de dissonnances, par exemple un éveque italien dit quelquechose en droite ligne de la tradition et un éveque d`un autre pays dit autre chose de différent. Comme on dit il faut aligner tout le monde sur meme balise.

La vidéo en question

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Rémi le Mar 8 Mai 2012 - 2:26

C'est le malheur de notre temps, le village global, un seul mot mal compris du pape et hop des milliers de chrétiens sont assassinés en représailles. Le pape est bien évidemment au courant de cette situation malheureuse, avant l'ère des médias, ce n'était pas aussi compliqué et les conséquences d'un seul mot pas aussi catastrophique.

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Invité le Mar 8 Mai 2012 - 6:12

Voilà le texte de l'abbé Pagès;
Vatican II et l'Islam.

Certains voudraient croire que l'Église a changé son regard sur l'islam parce que le concile Vatican II a dit : « Le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui, professant avoir la foi d'Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, juge des hommes au dernier jour. » (Lumen Gentium, 16). Mais, à bien y regarder, ce texte ne parle pas de l'islam, mais des musulmans. Et cela, dans la mesure où ils « professent avoir la foi d'Abraham ». Or, une chose est de professer avoir la foi d'Abraham, et autre chose de l'avoir. L'Église n'a jamais dit que les musulmans avaient la foi d'Abraham, mais qu'ils croyaient l'avoir. Nuance ! Les musulmans en effet n'ont pas la foi d'Abraham puisqu'ils ne croient pas que le Messie est le Fils de Dieu (Jn 8.56-59 ; 10.30-33 ; 20.30-31). Ainsi, lorsque « L'Église regarde avec estime les musulmans qui adorent le Dieu UN, vivant et subsistant, miséricordieux et tout puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. » (Nostrae Aetate, n°3), il faut entendre Jésus disant aux hérétiques : « Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; Nous, Nous adorons ce que Nous connaissons. » (Jn 4.22). Dans l'islam, Dieu est inconnaissable (Coran 2.255 ; 20.110 ; 112.2), c'est pourquoi, en L'adorant, les musulmans acceptent d'adorer a priori et nécessairement aussi bien n'importe quoi que rien du tout. Il ne suffit pas en effet de dire « Allah est notre Dieu » pour Le connaître (Jn 8.54-55). Les juifs disaient déjà la même chose, et se vont vus par Jésus traités de « fils du Diable » (Jn 8.44)... Reconnaître que Dieu existe et qu'il est unique est à la portée même des démons nous dit St Jacques (Jc 2.19), ce n'est donc pas suffisant pour être en communion avec Dieu et avec les chrétiens (2 Co 6.14-18). C'est donc ainsi qu'il faut comprendre le discours à Casablanca de Jean-Paul II disant aux jeunes musulmans (19.08.1985) : nous avons le même Dieu (n°1). Nous avons le même Dieu parce qu'il n'y en a qu'un, mais ne Le connaissent que ceux qui accueillent Jésus, qui est la Manifestation même de Dieu (Col 1.15), aussi vrai que la Parole de Dieu S'était déjà manifestée par l'humanité des Prophètes. Quant au fait que Jean-Paul II aurait embrassé un coran à lui offert par le grand mufti de Bagdad. Mais quand bien même le Pape aurait-il embrassé un Coran que cela ne devrait pas nous scandaliser outre mesure, puisque le Pape n'est infaillible que lorsqu'il engage l'autorité de l'Église, et non en ses actes personnels. Le premier pape a d'ailleurs lui-même succombé à pareille faiblesse (Ga 2), et justement sous la pression, déjà ! des premiers musulmans, c'est-à-dire de ces gens qui voulaient bien de Jésus comme Messie en raison de ses étonnants pouvoirs, mais refusaient son enseignement spirituel (Mc 10.15 ; Mt 11.25-27) préférant l'auto-justification que donnerait la pratique de la Loi (Col 2.16-23 ; Lc 18.9-14 ; Ga 3.1-6.8). Enfin, lorsqu'en Jordanie Jean-Paul II lance : « Que St Jean-Baptiste protège l'islam » (le 21.03.2000), il ne s'agit évidemment pas de l'islam en tant qu'idéologie, mais en tant que société humaine, selon que l'islam est un tout, à la fois politique, économique, juridique, religieux, culturel et social. Bref, ces textes du concile n'ont pas d'autre intention que d'appeler à évangéliser les musulmans avec un esprit désormais apaisé, sans passion ni rancœur du fait des crimes et violences subies au cours des siècles passés. Il ne suffit pas d'entendre des textes catholiques, il faut encore les entendre catholiquement. L'Église ne saurait pas plus renoncer à évangéliser qui que ce soit que cesser de voir en l'Islam une manifestation de l'Antichrist (Mt 24.4,11,24 ; 2 Co 11.4 ; Ga 1.8 ; 1 Jn 2.22-23 ; 4.2-3 ; 2 Jn 9-11...), de la Bête et du faux prophète (Ap 20.10), à moins de se renier elle-même comme « l'unique et vraie religion » (Dignitatis Humanae n°1), le signe et l'instrument de l'Alliance conclue par Dieu avec l'humanité en Jésus-Christ, une fois pour toutes (Jude 3).

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par joel queyras le Mar 8 Mai 2012 - 8:04


Pauvre Église...Si ils sont incapable eux-meme comme bergers de s`accorder sur quelque chose comment le bon troupeau pourrait-il suivre et avoir confiance?
En général les aveugles qui cherchent a guider conduisent les gens dans des fosses.

Voir les defauts d'une personne et les pointer du doigt et voir les qualites et les pointer du doigt n'est pas une contradiction mais une facon differente de regarder. Ces deux manieres se completent l'une l'autre et nous donnent une vision d'ensemble. Apres, selon notre sensibilite, notre vocation ou notre mission nous pouvons nous referer plus ou moin a l'un de ces deux regards. Si je regarde le positif ce n'est pas que j'ignore le negatif, c'est que je me sens pousser a le regarder pour le faire grandir et ainsi contribuer a que ce positif eclaire et guerissent les aspects negatifs existants.
Il y a des des personnent que l'Esprit Saint poussent a denoncer les dangers, les peches et les mansonges et cela est bien. D'autres que ce meme Esprit Saint pousse a temoigner de la Misericorde et a faire grandir le bien deposer par Dieu. C'est l'Eglise dans toutes les composantes des differents membres de son corps qui fait oeuvre de verite et de salut condamnant et absolvant, eduquant et consolant, fustigeant et encourageant. Ainsi fit le Christ lors de Son Passage sur terre. Ainsi continue de faire le Christ par Son Corps qui est l'Eglise. Il agit toujours en Son temps avec toute la lumineuse pedagogie et la sagesse qui est la Sienne tennant compte de chacun et de chaque epoque. Comme nous dit le livre de l'ecclesiaste:
1 Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux. un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ;
3 un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ;
4 un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser ;
5 un temps pour lancer des pierres, et un temps pour ramasser des pierres ; un temps pour embrasser, et un temps pour s’éloigner des embrassements ;
6 un temps pour chercher, et un temps pour perdre ; un temps pour garder, et un temps pour jeter ;
7 un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler ;
8 un temps pour aimer, et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix. (Ecclesiaste 3:1-8)
La Sagesse de Dieu est vivante et elle nous communique le message de Dieu selon des modes differents les uns ne niant pas les autres. Car le Sagesse de Dieu voit plus loin que nous elle qui sonde les reins et les coeurs et qui d'un seul regard couvre le passe, le present et l'avenir.
Le Seigneur nous dit:
[b]"C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel, le Dieu des armées : Parce que vous avez dit cela, Voici, je veux que ma parole dans ta bouche soit du feu, Et ce peuple du bois, et que ce feu les consume".
(Jérémie 5:14) " ma colère s’enflammera, et je vous détruirai par l’épée ; vos femmes deviendront veuves, et vos enfants orphelins" .(Exode 22:24)
Mais le Seigneur nous dit aussi:
"Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore ;"
(Esaïe 42:3). "Quel Dieu est semblable à toi, Qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les péchés Du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à toujours, Car il prend plaisir à la miséricorde." (Michée 7:18)
Pour chaque temps pour chaque situation, pour chaque peuple, pour chaque personne la Sagesse sait moduler Ses Paroles afin que le plus grand nombre soit sauve. Car Dieu est amour et veut le bonheur de tous et lui Seul peut faire contibuer meme le mal a la victoire du bien.
" Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein." (Romains 8:28)


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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Invité le Mar 8 Mai 2012 - 8:27

C'est comme lorsque Jésus traversait la Samarie alors que tous les Juifs préféraient la contourner. Les Juifs voyaient les défauts. Jésus qui était venu chercher ceux qui étaient perdus voyait les qualités, les possibilités de salut et il déclarait: Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas, nous, nous adorons ce que nous connaissons car le salut vient des juifs. Aujourd'hui nous pouvons reprendre cette phrase et la terminer par le salut vient des chrétiens. C'est cette attitude de Jésus que nous devrions aussi reprendre face aux musulmans.

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Annie le Mar 8 Mai 2012 - 10:58

Hé ben dis-donc, on nous dit que nos propos sont pleins de jugement etc, et voilà ce que dit l'Abbé Pagès:

Vatican II et l'Islam.

Certains voudraient croire que l'Église a changé son regard sur l'islam parce que le concile Vatican II a dit : « Le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui, professant avoir la foi d'Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, juge des hommes au dernier jour. » (Lumen Gentium, 16). Mais, à bien y regarder, ce texte ne parle pas de l'islam, mais des musulmans. Et cela, dans la mesure où ils « professent avoir la foi d'Abraham ». Or, une chose est de professer avoir la foi d'Abraham, et autre chose de l'avoir. L'Église n'a jamais dit que les musulmans avaient la foi d'Abraham, mais qu'ils croyaient l'avoir. Nuance ! Les musulmans en effet n'ont pas la foi d'Abraham puisqu'ils ne croient pas que le Messie est le Fils de Dieu (Jn 8.56-59 ; 10.30-33 ; 20.30-31).

Pour parler familièrement, "ça casse"!

Je suis d'accord avec MichelT et avec Rémi en même temps: les textes de Vatican II sont très ambigus et il faut se creuser les méninges pour comprendre leur sens, parce que, si on les lit vite, on risque de comprendre ce qu'ils ne disent pas- que toutes les religions conduisent au salut et ce genre de chose. En fait, il faut savoir exactement ce que l'Eglise a dit pendant 2000 ans pour comprendre que le sens n'est pas celui-là...

Et le danger, on le voit bien: des tas de gens pensent être fidèles à l'Eglise en se laissant polluer par des doctrines anti-chrétiennes. Ouvrir les bras tout grands, c'est bien, mais si on les laisse trop ouverts, on ne protège plus son coeur.

Autre chose: les missionnaires qui étaient confrontés à d'autres religions partaient toujours avec des prêtres et ils vivaient quotidiennement de l'eucharistie, ce qui les protégeait efficacement contre les attaques du démon. Maintenant, ce sont des laïcs qui vivent au milieu des païens (dans les pays lointains ou pas, et même chez nous). L'eucharistie, c'est seulement de temps en temps. Et certains se sentent protégés parce qu'ils ont reçu un prétendu "baptême de l'Esprit", qui les dispense des vrais sacrements... Et en deux temps, trois mouvements, ils nagent en pleine gnose sans s'en rendre compte.


Finalement, l'Eglise a décidé de s'ouvrir au monde pour que tout le monde puisse s'approcher de sa Vérité. Mais elle a oublié qu'il fallait ensuite fermer les bras pour accueillir les hommes dans son sein en les convertissant... Et ce faisant, elle met ses enfants en danger. Et là, je ne parle pas du Pape, mais de l'ensemble des Catholiques, qui ont laissé rentrer toutes sortes de dérives assassines.


Est-ce que vous croyez que c'est charitable de laisser croire aux autres religions que nous les considérons comme une autre vérité? Si des païens se sont approchés de la vraie religions et qu'ils ne se sont pas convertis, ils sont en danger de mort. Si nous les avons laissés s'approcher sans les appeler à la conversion, en adaptant notre langage pour leur plaire ou, pire, en étant intéressés par les aspects exotiques de leur religion, Dieu nous en demandera des comptes.

Jésus a dit: "Allez dans le monde entier. De tous les peuples faites des disciples. Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit". Il n'a pas dit: "saluez-les de ma part", ou "faites vous-savez-quoi au nom de vous-savez-qui, mais surtout respectez bien leurs croyances en ne parlant jamais vous-savez-comment". Ce qui est très curieux, c'est que l'esprit charismatique pense autrement, c'est-à-dire exactement comme la FM.


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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Invité le Mar 8 Mai 2012 - 11:14

Annie, c'est juste une question de lecture attentive. Certains ont compris le contraire de ce que dit le texte. C'est sûr que c'est dommageable. Il reste qu'il ne faut pas avoir peur de traverser la Samarie, c'est à dire d'apporter la vraie lumière en nous appuyant sur ce qui nous rassemble.

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Cyclopede le Mar 8 Mai 2012 - 13:58

En fait, il ressort des textes du magistère que chrétiens et musulmans bien que n'ayant pas la même religion adorent le même Dieu mais que la connaissance de Dieu des musulmans est plus partielle que la notre puisqu'ils ignorent la dimension rédemptrice du Christ. Il n'y a pas besoin d'avoir fait de hautes études en théologie pour le comprendre. C'est à la portée d'un enfant de 7 ans.

Même si pour moi c'est clair et limpide, je préfère donner la parole au Saint Père Jean-Paul II :


Jean Paul II

"Les Arabes du Machreq et du Maghreb, et plus généralement les Musulmans, ont une longue tradition d’étude et de savoir : littéraire, scientifique, philosophique. Vous êtes les héritiers de cette tradition, vous devez étudier pour apprendre à connaître ce monde que Dieu nous a donné, le comprendre, en découvrir le sens, avec le goût et le respect de la vérité, et pour apprendre à connaître les peuples et les hommes créés et aimés par Dieu, pour vous préparer à mieux les servir.

La foi en Dieu Créateur et miséricordieux rapproche Chrétiens et Musulmans

Bien plus, la recherche de la vérité vous conduira, au delà des valeurs intellectuelles, jusqu’à la dimension spirituelle de la vie intérieure. L’homme est un être spirituel. Nous, croyants, nous savons que nous ne vivons pas dans un monde fermé. Nous croyons en Dieu. Nous sommes des adorateurs de Dieu. Nous sommes des chercheurs de Dieu. L’Eglise catholique regarde avec respect et reconnaît la qualité de votre démarche religieuse, la richesse de votre tradition spirituelle. Nous aussi, Chrétiens, nous sommes fiers de notre tradition religieuse.

Je crois que nous, Chrétiens et Musulmans, nous devons reconnaître avec joie les valeurs religieuses que nous avons en commun et en rendre grâce à Dieu:

- les uns et les autres, nous croyons en Dieu, le Dieu unique, qui est toute Justice et toute Miséricorde ;

- nous croyons à l’importance de la prière, du jeûne et de l’aumône, de la pénitence et du pardon ;

- nous croyons que Dieu nous sera un Juge miséricordieux à la fin des temps et nous espérons qu’après la résurrection, Il sera satisfait de nous et que nous serons satisfaits de Lui.

Mais la loyauté exige de reconnaître qu'il y a des divergences importantes entre foi catholique et musulmane

La loyauté exige aussi que nous reconnaissions et respections nos différences. La plus fondamentale est évidemment le regard que nous portons sur la personne et l’œuvre de Jésus de Nazareth. Vous savez que pour les Chrétiens, ce Jésus les fait entrer dans une connaissance intime du mystère de Dieu et dans une communion filiale à ses dons, si bien qu’ils le reconnaissent et proclament Seigneur et Sauveur. Ce sont là des différences importantes, que nous pouvons accepter avec humilité et respect, dans la tolérance mutuelle ; il y a là un mystère sur lequel Dieu nous éclairera un jour, j’en suis certain.

Nous avons à nous respecter, et à nous stimuler les uns et les autres dans les œuvres de bien sur le chemin de Dieu

Chrétiens et Musulmans, nous nous sommes généralement mal compris, et quelquefois, dans le passé, nous nous sommes opposés et même épuisés en polémiques et en guerres. Je crois que Dieu nous invite, aujourd’hui, à changer nos vieilles habitudes. Nous avons à nous respecter, et aussi à nous stimuler les uns et les autres dans les œuvres de bien sur le chemin de Dieu "

(Discours à Casablanca, 19 Août 1985)



Que ce texte puisse désormais présider à l'esprit du forum.

Cyclopede

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Invité le Mar 8 Mai 2012 - 14:44

Le problème, c'est que tout irait mieux s'il n'y avait pas ces massacres de chrétiens à travers le monde et ces comportements aggressifs contre les chrétiens en France et qui font craindre le pire. Je pense que la crainte exprimée par les uns et les autres est légitime vu le contexte. Et il est normal que chacun cherche à évaluer la nature du danger et envisage si une protection doit être mise en place. Je crois que la question primordiale est de savoir si le danger est réel ou fantasmé. Mais comme je le répète cela ne doit pas nous entraîner à la haine ou à la violence. Ensuite il y a la question de la légitime défense. Il y a toujours le danger de la manipulation et nous devons être très prudents.

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Invité le Mar 8 Mai 2012 - 14:55

Cyclopede a écrit: En fait, il ressort des textes du magistère que chrétiens et musulmans bien que n'ayant pas la même religion adorent le même Dieu mais que la connaissance de Dieu des musulmans est plus partielle que la notre puisqu'ils ignorent la dimension rédemptrice du Christ. Il n'y a pas besoin d'avoir fait de hautes études en théologie pour le comprendre. C'est à la portée d'un enfant de 7 ans.
C'est comme le dit l'abbé Pagès, ils adorent ce qu'ils ne connaissent pas. Ils n'adorent rien ou n'importe quoi. Le salut vient des chrétiens. Il leur manque l'essentiel. Et ce n'est pas parce qu'ils adorent un dieu unique que nous devons les respecter ou les comprendre, c'est juste parce qu'ils sont nos frères, c'est à dire comme tout un chacun, des enfants de Dieu. Pour un chrétien, cette valeur est intrinsèque.

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

Message par Amazone le Mar 8 Mai 2012 - 15:37


Chrétiens et musulmans ne peuvent pas aimer le même Dieu.

Tout d'abord parce que les musulmans n'aiment pas leur dieu mais ils en ont une peur maladive, avec raison lorsqu'on sait qui il est.

D'ailleurs il n'y a aucun appel à l'amour dans le coran mais uniquement des obligations à la haine, ce qui diffère encore entre le Dieu d'Amour Chrétien qui se sacrifie pour nous et le allah haineux de l'islam qui exige des sacrifices sanglants et le meurtre de tous juifs et Chrétiens.


Ensuite et surtout, parce que pour nous, Jésus Christ est Dieu, alors que pour les musulmans, notre Seigneur n'est qu'un petit prophète bien moins important que mahomet.


Donc non, nous n'avons pas le même Dieu, mais ils aimeraient le faire croire, ainsi que certains FM bien malins.

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Re: Nos frères mulsumans et la religion musulmane

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