Vocation de Pierre - Jésus, les apôtres, les poissons

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Vocation de Pierre - Jésus, les apôtres, les poissons

Message par etienne lorant le Jeu 6 Sep 2012 - 16:07

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 3,18-23.
Que personne ne s'y trompe : si quelqu'un parmi vous pense être un sage à la manière d'ici-bas, qu'il devienne fou pour devenir sage. Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. L'Écriture le dit : C'est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.
Elle dit encore : Le Seigneur connaît les raisonnements des sages : ce n'est que du vent !
Ainsi, il ne faut pas mettre son orgueil en des hommes dont on se réclame. Car tout vous appartient,
Paul et Apollos et Pierre, le monde et la vie et la mort, le présent et l'avenir : tout est à vous,
mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,1-11.
Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth : la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu.
Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »
Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient.
Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient.
A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. »
L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise ;
et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent
.




Le lien entre la première et la deuxième lecture ne m'a pas paru évident, mais au second regard, s'il faut être fou pour devenir sage, alors, c'est ce qu'a fait Pierre au moment de sa conversion. Il a abandonné sa barque juste au moment où il venait de réaliser ses meilleures prises, et il a abandonné le lac de Galilée, et sa famille, tout simplement parce qu'il a reconnu la sagesse de Dieu présente en Jésus.

J'avoue que je regrette un peu de ne pas connaître ce que Jésus a pu dire à la foule, depuis cette 'tribune' inédite que Jésus a choisi pour enseigner. Mais, pour le reste, la symbolique vient à mon secours: Jésus se tient assis dans la barque, qui est sur les eaux, et il s'adresse aux hommes demeurés sur la terre ferme. Ensuite, il prend dans les eaux de quoi nourrir la foule. N'y a-t-il pas quelque chose à dire à ce sujet ? Je le dirai comme cela me vient à l'instant : Simon-Pierre, Jacques et Jean vont devenir apôtres afin d'enseigner comme Jésus : ils devront, pour ce faire, d'abord avoir été choisis par lui et ensuite, comme Jésus, passer de l'enseignement à la retraite - une autre façon de vivre que celle qu'il y a dans le monde.Ensuite, il y a la pèche miraculeuse. C'est que la Parole n'est pas seulement enseignement, elle est aussi nourriture. Jésus dira: "J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas; ma nourriture, c'est d'accomplir la volonté de mon Père". Comme il est écrit dans la Loi: "L'homme ne se nourrit pas que de pain, mais aussi de toute parole qui sort de la bouche de Dieu".

L'amour de Dieu est-il donc une force capable de se substituer aux besoins de la chair ? C'est ce que je crois de plus en plus. Ce monde, à mes yeux, est déjà perdu. J'y suis encore pour un temps, mais il y a déjà près de trente ans que je m'en tiens en retrait. Cela veut dire: avant le travail, chaque jour durant vingt ans, temps de silence de six à sept heures, de Laudes (psaumes chantés sans accompagnement) et l'Eucharistie. Ce n'est pas moi qui l'ai voulu ainsi, mais c'est le Seigneur. Il m'a entraîné après la guérison d'une dépression. Aujourd'hui, dans mon diocèse, personne, pas même mon confesseur, n'a - semble-t-il, entendu parler de sainte Faustine et de la congrégation qu'elle a fondée. J'ai bien "fait" ma théologie, mais par correspondance. Personne ne connaît non plus ma signature au bas des budgets de Fabrique de ma paroisse. Jésus a permis seulement que je devienne un pseudonyme - et moi qui voulais plus ! Mais je prie. Ah, si je savais prier comme on respire, quelle heureuse respiration !

.

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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