Nouvelle vie des convertis

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Nouvelle vie des convertis

Message par etienne lorant le Lun 29 Oct 2012 - 10:11

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,32.5,1-8.
Frères, soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans la Christ.
Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.
Vivez dans l'amour, comme le Christ nous a aimés et s'est livré pour nous en offrant à Dieu le sacrifice qui pouvait lui plaire.
Comme il convient à des membres du peuple saint, la débauche, l'impureté sous toutes ses formes et l'appétit de jouissance sont des choses qu'on ne doit même plus évoquer chez vous ; pas davantage de propos grossiers, stupides ou scabreux - tout cela est déplacé - mais plutôt des actions de grâce.
Sachez-le bien : ni les débauchés, ni les dépravés, ni les jouisseurs (qui sont de vrais idolâtres) ne reçoivent d'héritage dans le royaume du Christ et de Dieu ; ne laissez personne vous égarer par des paroles creuses. Tout cela attire la colère de Dieu sur ceux qui désobéissent.
N'ayez donc rien de commun avec ces gens-là. Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumière ; vivez comme des fils de la lumière -



Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,10-17.
Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. »
Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu.
Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »
Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?
Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? »
Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait.


Ces dix-huit années, pour notre prêtre, correspondent aux dix-huit siècles durant lesquels Abraham et le peuple d'Abraham ont erré et connu mille et un revers avant d'entrer en Israël - et, du temps de Jésus, sous occupation romaine. La guérison de la femme courbée "par un esprit mauvais" est tout à fait typique de la mentalité juive - qui fait correspondre à tout malheur, toute maladie, tout accident... autant de manifestations de la justice divine. C'est cette fausse compréhension de Dieu que le Christ est venu combattre et retirer des coeurs afin que le Père ait désormais de dignes serviteurs, et plus que des serviteurs : des enfants par adoption. Et les enfants ne sont pas des esclaves.

Saint Paul, exactement dans la même veine, dit aux Ephésiens que, puisque la page est tournée sur leur ancienne manière d'être, eh bien, qu'ils n'en parlent même plus entre eux. De fils des ténèbres qu'ils étaient, ils sont devenus des fils de lumière, et dès lors qu'ils ne se retournent pas sur le passé.

Ces lectures devraient selon ma compréhension, servir à conforter les convertis de fraîche date. Après la conversion, attestée dans l'Eglise par le sacrement de réconciliation, que les convertis n'éprouvent pas de scrupules à tourner la page. Devant d'autres humains, ceux qui nous ont connus "avant", ne souffrons d'aucune gêne, car la miséricorde divine nous a vraiment rendus libres - et l'apprentissage de la liberté nécessite un nouvel état d'esprit. Par ailleurs, le détachement à l'égard du passé doit devenir un réflexe chez "l'homme nouveau" : que quelque chose me semble louche, pas nette, il suffit de s'en détourner d'un seul coup. Les tentations sont vaincues ainsi: on referme la porte derrière soi; aussitôt qu'une tentation se présente, que l'on s'écarte, que l'on ne reste pas à lutter contre elle en sa présence, car la volonté est peu de choses.

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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