La loi du Seigneur s'appelle délivrance

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La loi du Seigneur s'appelle délivrance

Message par etienne lorant le Mar 29 Jan 2013 - 14:13

Lettre aux Hébreux 10,1-10.
Le Christ commence donc par dire : Tu n'as pas voulu ni accepté les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les expiations pour le péché que la Loi prescrit d'offrir.
Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime l'ancien culte pour établir le nouveau. Et c'est par cette volonté de Dieu que nous sommes sanctifiés, grâce à l'offrande que Jésus-Christ a faite de son corps, une fois pour toutes
.

Psaume 40(39),2.4ab.7-8a.10.11.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j'ai dit : « Voici, je viens.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3,31-35.
Comme Jésus était dans une maison, sa mère et ses frères arrivent. Restant au-dehors, ils le font demander. Beaucoup de gens étaient assis autour de lui ; et on lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. »



Le point commun des trois textes de la Liturgie est, cette fois, très simple à relever: il s'agit pour l'homme d'accomplir la volonté de Dieu.

Les sacrifices d'animaux, si nombreux dans l'ancienne alliance, ce sont les hommes qui avaient décidé que c'était ce que Dieu voulait en réparation des péchés. Mais dans la vérité, non. Je me souviens de cette plainte issue du coeur de Dieu que le prophète Isaïe exclame dès sa première intervention:

Isaïe I, 11 :
"A quoi bon m'offrir tant de sacrifices ?dit le Seigneur.Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux,j'en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n'en veux plus.
Quand vous venez vous présenter devant moi,qui donc vous a demandé d'encombrer mes parvis ?
Cessez de m'apporter de vaines offrandes :l'encens, j'en ai horreur.Nouvelles lunes, sabbats, assemblées,je ne supporte plus ces fêtes sacrilèges.
Vos nouvelles lunes et vos solennités,je les déteste.Elles me sont un fardeauet je suis las de le porter.
Quand vous étendez les mains,je me voile les yeux.Vous avez beau multiplier les prières,je n'écoute pas :vos mains sont pleines de sang.
Lavez-vous, purifiez-vous,ôtez de ma vue vos actions mauvaises,cessez de faire le mal.
"

Le culte véritable consiste bien à accomplir la volonté de Dieu. Lorsque Jésus semble adresser une rebuffade à sa mère et aux gens de sa famille, il proclame encore la même chose: homme, femme, enfant, vieillard, étranger... peu importe: quiconque désire accomplir la volonté de Dieu devient la famille de Jésus.

Accomplir la volonté de Dieu, que l'Esprit Saint dévoile chaque jour à notre esprit, voici ce qui plait à Dieu, et c'est aussi ce qui nous délivre de toutes les lois que le monde prétend nous imposer. Dans son homélie, notre prêtre s'est fait un plaisir d'associer les lois promulguées par César du temps de Jésus à ces "lois fantaisistes" contre lesquelles les catholiques ont manifesté à Paris. Nous ne sommes liés qu'à la seule loi d'accomplir ce que Dieu veut et qu'il nous inspire par son Esprit. Mais quant aux autres lois, les règlements avec leurs multiples alinéa, les serments, les purifications, mais aussi : tous nos codes de comportement actuels, notre soumission aux écrans de télévision, nos idées préconçues sur l'amour, etc.... c'est ce qui pousse Jésus de dire encore :

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger.
» (Matthieu 11, 28)

Cette délivrance nous touche, nous aussi - chacun et chacune d'entre nous, dès le moment de la conversion. Songez-y. Dans mon histoire personnelle, il en fut ainsi. Avant de renouer avec la foi, j'étais totalement soumis à la "loi de la réussite". Cette loi impliquait pour moi toute une façon de me comporter qui, en réalité, n'avait rien à voir avec ma nature profonde, laquelle était plutôt poète et sentimentale.

Avant ma conversion et mon retour à la vie chrétienne, je me croyais obligé de combattre le coeur qui, aujourd'hui, commande à ma bouche pour parler et à mes doigts pour écrire. Mais pas seulement à la parole et l'écriture: car même l'heure de mon coucher et mon repas du soir sont devenus fonction de mon rendez-vous matinal à l'Eucharistie. Et c'est ainsi que j'ai ma "double vie": celle que mes clients connaissent n'est vraiment que la partie visible de mon existence. Par contre, ceux qui me connaissent depuis les années 80 et ont entendu mon témoignage, ont pris position depuis longtemps: il y a ceux que je ne revois plus et ceux qui viennent me rendre visite, mais ne m'invitent plus à un repas en famille. Mais dans tous les cas, ma joie demeure.

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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