Le mardi de la 7ème semaine du temps ordinaire

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Le mardi de la 7ème semaine du temps ordinaire

Message par etienne lorant le Mar 21 Mai 2013 - 10:09

Livre de l'Ecclésiastique 2,1-11.
Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l'épreuve; fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne te tourmente pas à l'heure de l'adversité.
Attache-toi au Seigneur, ne l'abandonne pas, afin d'être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta vie pauvre, sois patient ; car l'or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de la pauvreté.
Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; suis une route droite, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber.


Psaume 37(36),3-4.18-19.27-28ab.39-40ac.
Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.

Il connaît les jours de l'homme intègre
qui recevra un héritage impérissable.
Pas de honte pour lui aux mauvais jours ;
aux temps de famine, il sera rassasié.

Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours.
car le Seigneur aime le bon droit,
il n'abandonne pas ses amis.

Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,30-37.
Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache.
Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger.
Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.
S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »



Dans un esprit assez logique - selon leur très humaine compréhension, les disciples ont réfléchi et se sont demandés comment se passerait le changement de mode de vie des hommes après la résurrection. Une fois ressuscité, selon leur façon de penser et de juger (qui est la nôtre aussi), Jésus sera le souverain absolu de toute la terre. Il sera le monarque divin envoyé par Dieu pour gouverner la terre à la place des prophètes et des rois qui l'avaient précédé. Et puisqu'il en sera ainsi, qui seront ses ministres ? Ils seront forcément choisis parmi ceux qui l'ont suivi et qu'Il a lui-même appelés: c'est tout à fait logique.

En outre, tout occupés de réfléchir ainsi, ils passent au-dessus des évènements de la mort et de la résurrection que le Seigneur leur annonce. Encore une fois, c'est très simple à comprendre. Ils n'admettent pas plus une mort cruelle de Jésus qu'ils ne peuvent s'imaginer ce qu'il fera après sa résurrection. En cela, ils nous ressemblent tout à fait.
La mission de Jésus n'a duré que trois années. Qui d'entre nous, après avoir rencontré un être d'une telle bonté, capable de temps de choses extraordinaires, pourrait admettre d'en être aussi tôt séparé ? Et qui d'entre nous aujourd'hui, se représente bien le Christ ressuscité ? Moi qui fus converti au cours d'une brève vision, j'ai été incapable d'en écrire un témoignage cohérent ! Car les mots que j'essayais ne correspondaient jamais à mon vécu.

Jésus n'est pas du tout offusqué: mais s'il place un enfant au milieu d'eux, c'est pour rompre une fois pour toutes avec la pensée des hommes. Car les disciples, comme l'on fait avant eux tous les autres Juifs, ne se représentent la toute puissance de Dieu que comme puissance pour dominer. Or, c'est simplement d'amour qu'il s'agit. La vraie puissance, le vrai pouvoir, c'est d'aimer. Quels que soient le principe et le mode de gouvernement.

Enfin, aussitôt que l'âme a adhéré au Christ, dès qu'elle a reconnu la prééminence absolue de l'amour, elle se retrouve dans cette situation où les conseils de l'Ecclésiastique viennent à point: faisons-nous un coeur droit, qui accepte les adversités en s'attachant au Christ, et multiplions les actes de confiance en sa Miséricorde. D'ores-et-déjà, notre vie est toute changée. J'approche de ma cinquante-septième année, j'ai déjà souffert, mais j'ai d'autant plus confiance au Seigneur du fait des grâces obtenues.



etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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