Dimanche - Sainte Trinité, solennité

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Dimanche - Sainte Trinité, solennité

Message par etienne lorant le Sam 25 Mai 2013 - 16:30

Livre des Proverbes 8,22-31.
Écoutez ce que déclare la Sagesse : « Le Seigneur m’a faite pour lui au commencement de son action, avant ses œuvres les plus anciennes.
Avant les siècles j'ai été fondée, dès le commencement, avant l'apparition de la terre. Quand les abîmes n'existaient pas encore, qu'il n'y avait pas encore les sources jaillissantes, je fus enfantée. Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée. Alors que Dieu n'avait fait ni la terre, ni les champs, ni l'argile primitive du monde, lorsqu'il affermissait les cieux, j'étais là. Lorsqu'il traçait l'horizon à la surface de l'abîme, chargeait de puissance les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l'abîme, lorsqu'il imposait à la mer ses limites, pour que les eaux n'en franchissent pas les rivages, lorsqu'il établissait les fondements de la terre, j'étais à ses côtés comme un maître d'œuvre. J'y trouvais mes délices jour après jour, jouant devant lui à tout instant, jouant sur toute la terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes.


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 5,1-5.

Frères, Dieu a fait de nous des justes par la foi ; nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a donné, par la foi, l'accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c'est d'espérer avoir part à la gloire de Dieu. Mais ce n'est pas tout : la détresse elle-même fait notre orgueil, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la valeur éprouvée ; la valeur éprouvée produit l'espérance ; et l'espérance ne trompe pas, puisque l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,12-15.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter. Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.

Après l'évènement de la Pentecôte, l'Esprit de vérité, l'Esprit Saint va commencer de pénétrer le coeur des hommes et, comme dit Jésus, "reprendre ce qui est de lui" pour le faire connaître à tous. Les croyants découvrent ainsi l'intimité de Dieu même et réalisent que Dieu n'est pas solitude infinie, mais au contraire communion infinie, dialogue perpétuel entre le Père, le Fils et l'Esprit. Le pape Jean-Paul II déclarait que le rapport entre les trois personnes de la Trinité étaient de l'ordre du "don intégral de soi".

C'est d'amour absolu, d'un échange qui se produit continuellement dans une espèce de ravissement dont il nous est impossible de dire la force, la beauté, l'étendue. Dans les retraites qu'il prêchait, l'Abbé Jean Lafrance évoquait, quant à lui, une sorte de "dynamique trinitaire", une forme de "danse" au cours de laquelle, incessament chacune des trois se communique entièrement à chacune des autres.

Le croyant éprouve cela, mais ne peut pas en rendre compte de manière intellectuelle, philosphique, car la philosophie demeure dans le domaine du rationnel, et l'amour trinitaire dépasse et engloutit complètement le rationnel.
Mais en réalité, comprendre n'est pas indispensable - il suffit d'aimer ! Si nous aimons véritablement, nous entrons nous-mêmes dans le mouvement éternel de la Joie du don parfait de soi et nous en éprouvons la douce chaleur.

Lorsque je cherche, dans l'Evangile, une trace de ce sentiment, je la trouve dans l'épisode des disciples d’Emmaüs. C'est seulement après avoir reconnu le Seigneur dans la fraction du pain, qu'ils réalisent et se disent l'un à l'autre : « Notre coeur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Écritures ? » Or, comment ces disciples ont-ils pu reconnaître que ce que l'un éprouvait, cette chaleur intérieure, les autres le ressentaient également ? Et aussitôt, ils reprirent la route... (St-Luc, 24,13)

En ce dimanche de la Trinité, puissions-nous donc accueillir dans la Joie le Dieu un et trinitaire - qui nous fait nous reconnaître dans la foi les uns les autres et qui nous pousse en avant.


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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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