Le jeudi de la 8e semaine du Temps Ordinaire

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Le jeudi de la 8e semaine du Temps Ordinaire

Message par etienne lorant le Jeu 30 Mai 2013 - 10:27

Livre de l'Ecclésiastique 42,15-25.
Je vais rappeler les œuvres du Seigneur. Ce que j'ai vu, je vais le raconter : c'est au moyen de sa parole que le Seigneur a réalisé ses œuvres. Comme le soleil, dans son éclat, regarde chaque chose, ainsi la gloire du Seigneur rayonne dans toute son œuvre.
Il n'a pas été possible aux anges, les saints du Seigneur, de décrire toutes les merveilles de sa création, celles que le Seigneur tout-puissant a fondées pour que l'univers soit affermi dans sa gloire. Le Seigneur a scruté aussi bien les profondeurs de l'abîme que le cœur des hommes, il a discerné leurs subtilités. Car le Très-Haut possède toute connaissance, il a observé les signes des temps,
faisant connaître le passé et l'avenir, et dévoilant les traces des choses cachées.
Aucune pensée ne lui a échappé, pas une parole ne lui a été cachée.
Il a organisé les chefs-d'œuvre de sa sagesse, lui qui existe depuis toujours et pour toujours : rien ne peut lui être ajouté ni enlevé, il n'a eu besoin d'aucun conseiller.
Comme toutes ses œuvres sont attirantes, jusqu'à la plus petite étincelle qu'on peut apercevoir ! Tout cela subsiste pour toujours ; pour répondre à tous les besoins, tout lui obéit. Toutes les choses vont deux par deux, face à face, il n'a rien fait de défectueux, une chose confirme l'excellence de l'autre : qui peut se rassasier de contempler la gloire de Dieu ?



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,46-52.
Jésus et ses disciples étaient venus à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route.
Apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
Beaucoup de gens l'interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »
Jésus s'arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l'aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t'appelle. »
L'aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? - Rabbouni, que je voie. »
Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a sauvé. » Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.


Près de deux siècles avant la venue du Christ, l'Ecclésiastique décrit la perfection de l'oeuvre de Dieu dans sa création C'est un contemplatif, qui se nourrit de sa contemplation et qui s'y abreuve. Mais pratiquement à l'opposé de l'Ecclésiastique, la Liturgie nous désigne aujourd'hui l'aveugle Bartimée. Cela semble ironique, car comment, privé de la vue, celui-ci pourrait-il accéder à la sagesse que l'autre a tirée d'un regard attentif posé sur la création ?

Mais c'est pourtant à une autre oeuvre de Dieu que l'aveugle va puiser sa joie. Et cette oeuvre ultime, qui dépasse toutes les beautés de l'univers, c'est la miséricorde divine.

Comme j'écoutais l'Evangile, je me suis dit : qu'est-ce qui m'inspirera encore dans cet épisode ? Et aussitôt, il me fut donné de voir comment la rencontre du jeune homme riche, dans une précédente lecture, n'avait abouti à rien du fait de l'encombrement de la richesse. Pour ce riche, comme il sera difficile d'entrer dans le Royaume ! Tandis que Bartimée, le fils de Timée - dont tout le monde connaît l'existence et l'infortune, va d'un seul bond, dès le premier appel, trouver "le chemin, la vérité, la vie". Pourtant, il est, lui aussi, soumis à l'exigence du renoncement: après avoir été appelé, il lui faudra courir vers Jésus - et pour ce faire, pour aller plus vite, c'est sans hésiter qu'il va abandonner son manteau. Hors, lorsqu'on n'a qu'un manteau sur soi, pourquoi le jeter ? Ce manteau est à lui seul le symbole de tout ce dont nous sommes couverts, dont nous n'avons même plus conscience - mais qui et nous empêche de voir.

Pour moi, c'est un des plus beaux passages de l'Evangile. Surtout à cause des mouvements qui se produisent dans la scène qui est rapportée. L'appel à la pitié, l'appel, le bon, la course, la demande, tellement douce et tendre que fait Jésus, et la finale: "Il se mit à voir et il le suivait".

Cette question que Jésus pose à un aveugle, elle nous est posée à nous aussi, car elle nous oblige d'entrevoir tous les biens qui nous encombrent encore: "Et moi, qu'est-ce que je veux que Jésus fasse pour moi ?"

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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