Le lundi de la 14e semaine du temps ordinaire

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Le lundi de la 14e semaine du temps ordinaire

Message par etienne lorant le Lun 8 Juil 2013 - 10:44

Livre de la Genèse 28,10-22a.
Jacob était parti de Bershéba et se dirigeait vers Harrane.
Surpris par le coucher du soleil, il s'arrêta à l'endroit où il était, pour y passer la nuit ; il prit une pierre pour la mettre sous sa tête, et c'est là qu'il dormit.
Il eut un songe : une échelle était dressée sur la terre, et son sommet touchait le ciel ; des anges de Dieu montaient et descendaient. Le Seigneur se tenait près de lui. Il lui dit : « Je suis le Seigneur, le Dieu d'Abraham ton père, le Dieu d'Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je te la donne, à toi et à tes descendants.
Tes descendants seront nombreux comme la poussière du sol, ils se répandront à l'orient et à l'occident, au nord et au midi ; en toi et en ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre. Voici que je suis avec toi ; je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai sur cette terre ; car je ne t'abandonnerai pas avant d'avoir accompli ce que je t'ai promis. »
Jacob sortit de son sommeil et s'écria : « Vraiment, le Seigneur est dans ce lieu ! Et moi, je ne le savais pas. »
Saisi de crainte, il disait : « Que ce lieu est redoutable ! Il est réellement la maison de Dieu, la porte du ciel ! » Jacob se leva de bon matin, il prit la pierre qu'il avait mise sous sa tête, il la dressa pour en faire une stèle, et il la consacra en versant de l'huile sur le sommet.
Et à ce lieu, qui s'appelait alors Louz, il donna le nom de Béthel (c'est-à-dire : Maison de Dieu).
Alors Jacob prononça ce vœu : « Si Dieu est avec moi, s'il me protège sur le chemin où je marche, s'il me donne du pain pour manger et des vêtements pour me couvrir, et si je reviens sain et sauf à la maison de mon père, le Seigneur sera mon Dieu. Cette pierre dont j'ai fait une stèle sera la maison de Dieu. »


Psaume 91(90),1-2.3a.4.14-15ab.
Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut
et repose à l'ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge,
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr !
»

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,18-26.
Tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean Baptiste, voilà qu'un chef s'approcha; il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. "
Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples. Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »
Jésus se retourna, la vit et lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t'a sauvée. » Et la femme fut sauvée à l'heure même. Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule : « Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva. Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.


Cy Aelf, Paris

La résurrection de la fille de Jaïre et la guérison, en chemin, de la femme souffrant de pertes de sang ont fait l'objet d'intéressantes lectures quant à la condition de la femme du temps de Jésus. Cependant, le rêve que fait Jacob, avec la vision de l'échelle et des anges qui montent et descendent depuis les cieux vers la terre donne donne lieu à un commentaire que l'on imagine plus complexe et "théologique", alors que dans le cas précis, je n'y vois que l'attention que le Seigneur, Dieu d'amour et de miséricorde, porte à chacun et chacune d'entre nous.

Cette fabuleuse échelle, que les anges montent et descendent sans fin, sont l'image des prières que nos anges portent auprès du trône de Dieu et les grâce qui nous sont octroyées parfois même à notre insu. Qu'un contre-temps survienne, qu'une maladie nous cloue au lit, ou que nos forces nous abandonnent un temps, et nous nous faisons souvent l'idée que le Seigneur n'entend pas nos prières - alors que c'est notre bien et seulement notre bien qu'Il accomplit.  

Sur ce thème, comme j'aurais de belles histoires à rapporter !  Me voici, aujourd'hui même, privé de ma voiture car il faudrait de nouveau la porter à un entretien de carosserie. Et comme tout le monde à ma place, j'ai commencé par me plaindre. "Ah, Seigneur, fallait-il que cela m'arrive à moi !"   Mais oui, il le le fallait. Et à cause de ma foi, je me repents et je dis : oui, il ne pouvait pas y avoir de meilleur moment que cette année, en été.  N'avais je pas songé moi-même à acheter des chaussures à bonnes semelles et que j'ai bien imperméabilisées en vue de l'hiver  prochain ? Eh bien, j'ai été entendu et je crois - aussi - que cette idée, de retourner à la marche m'a également été inspirée. Pourquoi me faire du souci, puisque je suis exaucé !

Et ce que dit Dieu à Jacob, c'est à l'homme qu'il le dit, et c'est donc à chacun et chacune qu'Il le dit:
 "Voici que je suis avec toi ; je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai sur cette terre; car je ne t'abandonnerai pas avant d'avoir accompli ce que je t'ai promis. »

.

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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