Jésus, le maître du Sabbat

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Jésus, le maître du Sabbat

Message par etienne lorant le Sam 7 Sep 2013 - 10:25

Le samedi de la 22e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,21-23.

Frères, vous étiez jadis étrangers à Dieu, vous étiez même ses ennemis, avec cette mentalité qui vous poussait à faire le mal. Et voilà que, maintenant, Dieu vous a réconciliés avec lui, grâce au corps humain du Christ et par sa mort, pour vous introduire en sa présence, saints, irréprochables et inattaquables. Mais il faut que, par la foi, vous teniez, solides et fermes ; ne vous laissez pas détourner de l'espérance que vous avez reçue en écoutant l'Évangile proclamé à toute créature sous le ciel, Évangile dont moi, Paul, je suis devenu ministre.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,1-5.
Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé ; ses disciples arrachaient et mangeaient des épis, après les avoir froissés dans leurs mains. Des pharisiens lui dirent : « Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat ? » Jésus leur répondit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu'il eut faim, lui et ses compagnons ?
Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons, alors que les prêtres seuls ont la permission d'en manger. » Jésus leur disait encore : « Le Fils de l'homme est maître du sabbat. »

Cy Aelf, Paris

"Ne vous laissez pas détourner", dit saint Paul, de l’Évangile qui a été proclamé à toute créature sous le ciel." Cela vaut tout aussi bien pour nous qui devons chercher sans relâche, dans la foi, ce qu'il y a de meilleur et non nous laisser retomber dans nos anciennes mentalités. Pour nous et pour tous ceux qui croient, l'univers est déjà transformé par la présence du Christ.
Dans l’Évangile, lorsque Jésus rapporte l'histoire des pains d'offrande que David et ses compagnons avaient mangé, il n'avait pas outrepassé la règle puisque tous œuvraient pour Dieu. A plus forte raison, le Christ et les disciples peuvent d'autant mieux froisser et manger quelques épis de blé le jour du sabbat, puisqu'ils suivent le Fils de l'homme. Ce qui me frappe surtout dans cet Évangile, c'est la surveillance constante dont Jésus fait l'objet. Ses disciples et lui sont en train de traverser des champs de blé et les pharisiens sont déjà présents pour surveiller leurs faits et gestes.
Finalement, ce qui lie l’Évangile à la lettre de saint Paul, c'est la primauté à accorder à une vie complètement "immergée" dans le Christ.

***


Aujourd'hui, j'ai besoin de cette pensée de ma vie "immergée dans le Christ. Car la nuit dernière me fut très difficile.
Durant des années, je me suis inquiété de la pauvreté apparente d'une de mes tantes, célibataire, qui est à présent en observation constante dans une maison de repos et de soins. En cette occasion, du fait du coût de l'hébergement, il m'a été demandé à combien s'élève sa pension. J'ai donc contacté son banquier qui m'a répondu qu'il ne fallait pas qu'elle soit privée de rien: en plus de la maison dont elle a hérité, elle dispose de divers placements et d'une rente mensuelle de 1800 euros ! Eh quoi, comment est-ce possible ? Toutes ces années, où tous, dans la famille, nous avons cru à la semi-précarité de sa situation !

Comme elle se gardait bien de nous rassurer, j'avais déjà eu un contact avec ce banquier, qui m'avait encouragé à surveiller l'assistance financière qu'elle a accordée à l'un de mes cousins, ruiné dans une affaire de petite restauration. Et j'au découvert d'un seul coup que c'est la mère de ce cousin qui encoure une possible saisie de sa maison - mais ma tante n'a jamais pris de risque, bien que devant moi elle l'ait beaucoup plaint, et m'ait prétendu être intervenue pour payer diverses dettes - ce qui est bien possible, bien sûr ! Cette nuit également, je me suis souvenu des soucis de mon père - son frère - lorsqu'il a dû abréger sa carrière à cause de sa santé, mais n'a jamais voulu prendre des congés durant sa retraite.
Au contraire, il a repris divers travaux afin qu'à son décès, ma mère ait un supplément de pension de survie...
Au cours de la longue nuit que je viens de passer, je me suis demandé comment tous ces événements ont pu se dérouler. Et de remonter jusqu'à un "Oncle Henri", qui fut banquier dans les années cinquante - c'est certainement de ce côté que qu'il y aura eu des "manigances". La voilà donc bien avancée, ma tante et sa fortune cachée. Enfin, ce qui m'a troublé le plus : ancienne prof de religion, puis sacristine, elle a fini par diviser sa maison afin d'héberger l'ancien curé du village jusqu'à son décès. Ils ont tout su de ma conversion, ils m'ont encouragé à entrer au Séminaire ("Mais je n'aurais plus de revenus", disais-je - "Allons, il faut avoir la foi !", me répondait-on... etc, etc. J'ai ainsi passé la nuit dernière à "explorer" les effets de la "double vie" cachée de ma tante et je n'ai dormi que quelques heures... A présent, je ne veux plus y penser du tout.

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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