Les saints du jour

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Les saints du jour

Message par jaimedieu le Dim 1 Déc 2013 - 16:56

Rappel du premier message :

1er décembre

Bienheureux Charles de Foucauld

Ermite, prêtre, missionnaire et martyr


Charles de Foucauld (Frère Charles de Jésus) naquit à Strasbourg, en France, le 15 septembre 1858. Orphelin à six ans, il fut élevé, avec sa sœur Marie, par son grand-père, dont il suivit les déplacements dus à sa carrière militaire.


Adolescent, il s'éloigna de la foi. Connu pour son goût de la vie facile, il révéla cependant une volonté forte et constante dans les difficultés. Il entreprit une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le témoignage de la foi des musulmans réveilla en lui la question de Dieu : « Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse ».


De retour en France, touché par l'accueil affectueux et discret de sa famille profondément chrétienne, il se mit en quête. Guidé par un prêtre, l'abbé Huvelin, il retrouva Dieu en octobre 1886. Il avait 28 ans. « Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui ».


Un pèlerinage en Terre Sainte lui révéla sa vocation : suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passa sept années à la Trappe, d'abord à Notre-Dame des Neiges, puis à Akbès, en Syrie. Il vécut ensuite seul dans la prière et l'adoration près des clarisses de Nazareth.


Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d'abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus loin, « les plus délaissés, les plus abandonnés ».


Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le considère comme un frère, le frère universel. Il voulait « crier l'Évangile par toute sa vie » dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. « Je voudrais être assez bon pour qu'on dise: Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître ? ».



Le soir du 1 décembre 1916, il fut tué pas une bande qui avait encerclé sa maison.


Il avait toujours rêvé de partager sa vocation avec d'autres : après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il pensa que cette vie de Nazareth pouvait être vécue partout et par tous.


Charles de Foucauld a été béatifié à Rome le 13 novembre 2005.
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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Jeu 27 Mar 2014 - 11:18

Le 27 mars

Bx François Faà di Bruno

Officier d'état-major, mathématicien,

physicien, astronome, musicien et compositeur

Prêtre et fondateur des :
“Sœurs Minimes de Notre-Dame du Suffrage”

Francesco Faà di Bruno naît à Alexandrie (Italie) le 29 mars 1825, dans une famille noble piémontaise ; il est le dernier de douze enfants. Élevé chez les Pères somasques, il entre à 15 ans à l’Académie militaire de Turin.

Francesco hésite entre la carrière militaire et la prêtrise. Il participe avec ardeur à la première guerre d’indépendance italienne (1848). Très doué pour les mathématiques, il est nommé officier d’état-major, spécialisé en géographie et en cartographie. Mais lors de la défaite de Novare (1849), il est témoin de la souffrance et de l’angoisse des jeunes soldats blessés ou mourants et cela refroidit son enthousiasme ; il est lui-même blessé. Décoré, il est nommé capitaine. À la suite d’une vexation, il est provoqué en duel et refuse ; le duel est formellement interdit, mais en fait, il est admis par tous et considéré comme un devoir moral.

Faà di Bruno est alors tenu à l’écart. Ses supérieurs militaires l’envoient se perfectionner au point de vue scientifique à la Sorbonne à Paris où il travaille sous la direction du célèbre mathématicien Alfred Cauchy, lequel admire chez lui, non seulement le génie, mais la foi et la philanthropie. C’est pourtant l’époque où la recherche scientifique et la foi paraissent incompatibles. Faà travaille aussi avec Le Verrier (les calculs de ces deux savants avaient conduit à la découverte de la planète Neptune par Galle en 1846).

De retour à Turin, il obtient sa mise en congé; il quitte l’armée en 1853 à 28 ans. Continuant ses recherches en mathématiques, il découvre en 1859 une formule qui porte son nom. Déjà diplômé à Paris, il est docteur de l’université de Turin en 1861. Il professe à l’académie militaire et à l’université, mais jamais comme professeur en titre, à cause du climat anticlérical de l’époque. Il ne sera nommé qu’en 1876, et comme professeur extraordinaire seulement.

Pour l’une de ses sœurs, aveugle, il invente le « bureau pour aveugle » et un réveil électrique pour scander les heures de la journée. Son activité multiforme embrasse aussi la musique. Il crée une école de chant du Dimanche pour les domestiques, publie un magazine sur le chant et compose des mélodies simples et pacifiantes qui ont l’heur de plaire à Franz Liszt. De plus, il mène de front toutes ces activités, ainsi que le professorat, avec de nombreuses œuvres de charité; car il fait connaissance de don Bosco, l’éducateur des garçons pauvres, qui l’influence beaucoup.

Lui-même constate la situation sociale déplorable de l’époque, spécialement des femmes, fragilisées par leurs conditions de vie : domestiques, filles-mères, prostituées, femmes âgées ou infirmes. Pour elles, il crée en 1859 une œuvre qu’il met sous le patronage de sainte Zita (patronne des domestiques), pour leur promotion sociale et spirituelle. L’étoile qui le guide dans toute cette activité sociale, c’est son grand amour de Dieu. Il nourrit cet amour dans l’exercice constant de la prière et de la contemplation. Il répète souvent : « Se donner à Dieu équivaut à s’adonner à une activité supérieure, qui nous entraîne comme les eaux gonflées et tumultueuses d’un torrent en crue ». Pour l’aider dans ce travail en faveur des femmes, il crée la congrégation des “Sœurs Minimes de Notre-Dame du Suffrage”.

Pour son œuvre appelée “Œuvre de sainte Zita”, il construit une église dédiée à Notre-Dame du Suffrage, appelée communément Sainte-Zita. Il en fait les plans et lui donne notamment un clocher élevé où il place une horloge à 80m de hauteur, visible de toute la ville avec un cadran sur chacune des faces du clocher. Son but est que toutes les ouvrières puissent voir l’heure ... et qu’on ne puisse pas prolonger indûment leur temps de travail.

En 1869 a lieu la première prise d’habit des Sœurs de Notre-Dame du Suffrage, mais on se méfie un peu de l’œuvre du fondateur et sa congrégation n’est pas tout de suite reconnue.

À l’âge de 51 ans, influencé par don Bosco, il est ordonné prêtre à Rome, le 22 octobre 1876.

Il poursuit son inlassable ministère mais, le 27 mars 1888, âgé de 63 ans, il meurt brusquement, suite à une infection intestinale. Son ami don Bosco l’avait précédé de deux mois (31 janvier 1888). Sa congrégation sera enfin reconnue en 1893 avec les premières professions religieuses.

Francesco Faà di Bruno a été élevé à la gloire des autels le 25 septembre 1988 par le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Ven 28 Mar 2014 - 11:28

Le 28 mars 2014

Saint Józef Sebastian Pelczar

Évêque de Przemysl (Pologne)
Fondateur de la Congrégation des
« Servantes du Sacré Cœur de Jésus »

Józef Sebastian Pelczar naît le 17 janvier 1842, en Pologne dans la petite ville de Korczyna, près de Krosno. Il y passa son enfance, en grandissant dans l’atmosphère de piété propre à l’ancienne Pologne, entouré de ses parents, Wojciech et Marianna née Miesowicz.

A l’école primaire, l’enfant manifeste des capacités extraordinaires. C’est pourquoi on lui fait continuer sa scolarité dans une ville voisine, mais il comprend la vanité des succès humains et décide de se consacrer au service de Dieu.

Il entre au petit séminaire puis, en 1860, au Grand Séminaire de Przemysl. Il est ordonné prêtre le 17 juillet 1864. Il est d’abord vicaire en paroisse un an et demi, puis il se rend à Rome où il étudie, entre le 1866 et le 1868, dans deux Universités renommées: le Collegium Romanum (l’actuelle Université Grégorienne) et l’Institut Saint-Apollinaire (l’actuelle Université du Latran). Au terme de ce séjour, il obtient deux doctorats : Théologie et Droit Canon. A Rome, il approfondit également son amour pour l’Église et pour son chef visible, le pape.

Peu après son retour en Pologne, il est nommé professeur au Grand Séminaire de Przemysl, puis, pendant vingt deux ans, il enseigne à l’Université Jagellone de Cracovie. En sa qualité de professeur et de Doyen de la Faculté de Théologie, il fut unanimement considéré comme un homme cultivé, un organisateur remarquable, proche de la jeunesse.

Outre son travail scientifique, il se livre sans compter à une activité sociale et caritative. En tant que Président de la « Société de l’Instruction populaire » - fonction qu’il occupe pendant seize années - il crée plusieurs centaines de bibliothèques populaires, dispense des cours gratuits, diffuse dans le peuple plus de cent mille livres et ouvre une école pour employées de maison.

En 1894, il fonde à Cracovie les Servantes du Sacré Cœur de Jésus « pour propager le Royaume de l’Amour du Sacré-Cœur ». Il veut que les sœurs de cette Congrégation soient signe et instrument de cet Amour auprès des jeunes filles, des malades et de toute personne en détresse morale et matérielle.

En 1899, il est nommé évêque de Przemysl, d’abord comme auxiliaire, et bientôt comme titulaire. Sa spiritualité est marquée par l’amour du Saint-Sacrement, du Sacré-Cœur et de la Vierge Marie. D’où sa devise : « Tout pour le très Saint Cœur de Jésus à travers les mains de la très sainte Vierge ».

Mgr Joseph Sébastien veille à la formation doctrinale et spirituelle de ses prêtres. Il prêche aussi l’appel universel à la sainteté. Il déclare. « Aucun état, ni aucun âge ne constituent un obstacle à une vie parfaite. Dieu, en effet, ne considère pas les choses extérieures mais l’âme, et il exige seulement ce que nous pouvons donner ». Malgré sa santé précaire, il a une grande activité caritative : garderies pour enfants, cuisines populaires, foyers pour sans-abri, écoles ménagères pour jeunes filles, études gratuites pour séminaristes pauvres.

Comblé par Dieu de grands talents, il ne les gaspilla pas, mais les multiplia et les fit croître. On retiendra, pour preuve de son inlassable activité, son œuvre imposante d’écrivain, qui comprend des ouvrages théologiques, historiques, des traités de Droit Canon, des manuels et des livres de prières, ainsi que des lettres pastorales, des discours et des homélies.

L’évêque Pelczar mourut dans la nuit du 27 au 28 mars 1924, à quatre vingt deux ans, au terme de vingt cinq années d’épiscopat. Le souvenir qu’il nous laisse est celui d’un homme de Dieu qui, malgré les difficultés de son époque, accomplit la volonté divine.

Józef Sebastian Pelczar a été béatifié le 02 juin 1991 à Rzeszow (Pologne) et canonisé, à Rome, le 18 mai 2003, par le même Pape : le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Ven 28 Mar 2014 - 11:29

Le 28 mars

Saint Gontran
(545-592)

Petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Il est, à 16 ans, roi d'Orléans, de Bourgogne, du Berry. Il connut cette époque féroce et cruelle où la reine Frédégonde fit assassiner sa sœur, son beau-frère, son mari et l'évêque Prétextat.

Clotaire II fit périr Brunehaut, reine d'Austrasie, en l'attachant à un cheval au galop. Gontran lui-même fit bien quelques écarts dans la fidélité conjugale, répudia sa femme, crime qu'il ajoutait à bien d'autres.

Et puis, il se convertit, pleura ses péchés pendant le reste de sa vie, racheta ses fautes par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent « le bon roi Gontran ». Il essaya toujours de réconcilier ses frères et fit fonder de nombreux monastères.

Vers la fin de sa vie, il entra au monastère Saint-Marcel de Chalon sur Saône. Peu après sa mort, il fut proclamé saint par son peuple.



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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Sam 29 Mar 2014 - 11:47

Le 29 mars

Gladys, prénom toujours apprécié dans le monde anglo-saxon, était princesse du Pays de Galles.

Elle et son mari Gondlée étaient devenus des saints, non sans peine. Gondlée, chef de clan, avait enlevé sa future épouse, dont la fidélité conjugale fut loin d'être exemplaire.

Or le fils de tels parents, Cadoc, se manifesta très vite, au contraire, comme un saint authentique. Il eut assez d'influence pour amener ses parents à quitter leur existence brutale.

Devenue veuve, Gladys se convertit et se fit ermite, vivant dans la prière et la pénitence au bord de la rivière Ebbwé, dans l'Ouest de l'Angleterre. Elle termina sa vie dans la paix de la conversion du cœur.

Quant à son fils, devenu moine, il fonda un monastère dans la région de Cardiff, puis se réfugia avec ses moines en Armorique, notre Bretagne, lors de l'invasion des tribus saxonnes. Ayant rencontré saint Gildas, le moine Cadoc portera l'Évangile dans la région de Vannes en Morbihan.

Ainsi, le fils et la mère se sont retrouvés par la miséricorde du Seigneur qui « écrit droit avec les lignes courbes de nos vies ».

De retour en Angleterre, Cadoc prend soin de ses compatriotes, les Celtes des comtés orientaux combattant les conquérants saxons, qui le livrent au martyre à Weedon. Il avait mené jusqu'au bout le beau combat de la foi. Le prénom Cadoc, ou encore Kadeg, a d'ailleurs le sens, en celtique, de "combattant valeureux".

Cette notice fait référence au dictionnaire hagiographique intitulé Dix mille saints et rédigé par les bénédictins de Ramsgate en Angleterre (Éditions Brépols).
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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Dim 30 Mar 2014 - 13:26

Le 30 mars

Saint Jean Climaque

Anachorète, higoumène et
Grand écrivain de l’Église d’Orient

Jean naquit vers 575. Sa vie se déroula donc pendant les années où Byzance, capitale de l'empire romain d'Orient, connut la plus grande crise de son histoire. A l'improviste, le cadre géographique de l'empire se transforma et le torrent des invasions barbares fit s'effondrer toutes ses structures. Seule tint bon la structure de l'Église, qui continua pendant ces temps difficiles à exercer son action missionnaire, humaine et socio-culturelle, en particulier à travers le réseau des monastères, dans lesquels œuvraient de grandes personnalités religieuses, comme celle, précisément, de Jean Climaque.

Jean vécut et raconta ses expériences spirituelles dans les montagnes du Sinaï, où Moïse rencontra Dieu et Elie en entendit la voix. On conserve des informations le concernant dans une brève Vita (pg 88, 596-608), écrite par le moine Daniel de Raito : à seize ans, Jean, devenu moine sur le mont Sinaï, y devint le disciple de l'abbé Martirio, un « ancien » ; c'est-à-dire un « sage ». Vers vingt ans, il choisit de vivre en ermite dans une grotte au pied de la montagne, dans un lieu appelé Tola, à huit kilomètres du monastère de Sainte-Catherine. Mais la solitude ne l'empêcha pas de rencontrer des personnes souhaitant avoir une direction spirituelle, ainsi que de se rendre en visite dans plusieurs monastères à Alexandrie. En effet, sa retraite d'ermite, loin d'être une fuite du monde et de la réalité humaine, déboucha sur un amour ardent pour les autres (Vita 5) et pour Dieu (Vita 7).

Après quarante ans de vie érémitique vécue dans l'amour pour Dieu et pour son prochain, des années pendant lesquelles il pleura, il pria, il lutta contre les démons, il fut nommé higoumène du grand monastère du mont Sinaï et revint ainsi à la vie cénobitique, dans un monastère. Mais, quelques années avant sa mort, nostalgique de sa vie d'ermite, il laissa à son frère, moine dans le même monastère, la conduite de la communauté. Il mourut après 650.

On possède de lui deux œuvres ascétiques « l'Échelle de perfection », d'où son surnom de Climaque, et le « Livre au Pasteur ».



Saint Léonard Murialdo
Prêtre et fondateur de la :
« Congrégation de Saint-Joseph »

Leonardo Murialdo nait à Turin, le 26 octobre 1828 : c'est la Turin de saint Jean Bosco, de saint Joseph Cottolengo lui-même, une terre fécondée par de si nombreux exemples de sainteté de fidèles laïcs et de prêtres.

Léonard est le huitième enfant d'une famille modeste. Enfant, avec son frère, il entra au collège des Pères scolopes de Savone, et suivit le cours élémentaire, le collège et le lycée : il trouva des éducateurs formés, dans une atmosphère de religiosité fondée sur une catéchèse sérieuse, avec des pratiques de piété régulières. Pendant son adolescence, il vécut toutefois une profonde crise existentielle et spirituelle qui le conduisit à anticiper le retour en famille et à conclure ses études à Turin, en s'inscrivant au cours biennal de philosophie.

Le « retour à la lumière » eut lieu - comme il le raconte - quelques mois plus tard, avec la grâce d'une confession générale, dans laquelle il redécouvrit l'immense miséricorde de Dieu ; il mûrit alors à 17 ans la décision de devenir prêtre, en réponse d'amour à Dieu dont l'amour l'avait saisi.

Il fut ordonné le 20 septembre 1851. C'est à cette époque que, comme catéchiste de l'Oratoire de l'Ange gardien, Don Bosco fit sa connaissance, l'apprécia et le convainquit d'accepter la direction du nouvel Oratoire de Saint-Louis à Porta Nuova, qu'il dirigea jusqu'en 1865. Là, il fut au contact des graves problèmes des classes sociales les plus pauvres, il visita leurs maisons, mûrissant une profonde sensibilité sociale, éducative et apostolique qui le conduisit à se consacrer de manière autonome à de multiples initiatives en faveur de la jeunesse. Catéchèse, école, activités récréatives furent les fondements de sa méthode éducative à l'Oratoire. Don Bosco le voulut à nouveau à ses côtés lors de l'audience accordée par le bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) en 1858.

En 1873, il fonda la « Congrégation de Saint-Joseph », dont l'objectif apostolique fut, dès le départ, la formation de la jeunesse, en particulier la plus pauvre et abandonnée. Le contexte turinois de l'époque fut marqué par l'intense floraison d'œuvres et d'activités caritatives promues par Léonard Murialdo jusqu'à sa mort, le 30 mars 1900.

Leonardo Murialdo a été béatifié le 03 novembre1963 et canonisé le 03 mai 1970, par le même pape : Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978).
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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Lun 31 Mar 2014 - 14:02

Le 31 mars

Bse Natalia Tułasiewicz
Laïque et martyre

Nathalie Tułasiewicz naquit à Rzezow près des Monts Carphates le 9 avril 1906 dans une famille d'intellectuels polonais. Elle passa son baccalauréat chez les Ursulines de Poznan et étudia la philologie à l’Université Mickiewicz de Poznan où elle passa sa maîtrise. Le sujet en était Mickiewicz et la musique. Elle devint enseignante à l’école privée Saint-Casimir et chez les Ursulines.

En 1938 Nathalie préparait un doctorat de lettres. Elle s’intéressait au théâtre, à la philosophie, à la psychologie et à la musicologie. Elle étudiait particulièrement les écrits de saint François d' Assise, sainte Thérèse d' Avila et saint Jean de la Croix.

L’occupation allemande fut un terrible choc pour Nathalie comme pour ses compatriotes. Elle y répondit par l’intensification de ses forces spirituelles devenant une véritable Mulier Fortis. Elle faisait partie de la Sodalité de Marie (Sodalicja Marianska ) association de laïcs à la spiritualité mariale.

En 1940, Nathalie quitta Poznan qui faisait partie de la Pologne annexée au Reich et déménagea à Cracovie siège administratif du Gouvernement Général, où elle recevait quotidiennement la Sainte Communion. Elle avait des contacts avec des Polonais fidèles au Conseil polonais de Londres et donnait des leçons de littérature polonaise et de théologie en cachette. A la même époque à Cracovie un certain Karol Józef Wojtyła ouvrier à l’usine de Solvay allait se préparer clandestinement au séminaire...

Après une récollection près de Varsovie, Nathalie prit la décision d’accompagner volontairement en 1943 un groupe de femmes polonaises, au titre du travail obligatoire en Allemagne, pour leur apporter un soutien spirituel. Elles travaillèrent dans une usine à Hanovre. Sa décision est comparable à celle en France du bienheureux Marcel Callo.

Comme lui elle organisait des conférences, des cercles de prières, des pièces de théâtre après le travail, etc... (>>> Bx Marcel Callo).

Lorsque la Gestapo découvrit cette présence chrétienne, en avril 1944, elle fut arrêtée, torturée et incarcérée à Cologne. En septembre 1944, elle fut déportée au camp de Ravensbrück.

Le Vendredi Saint 1945 recueillant ses pauvres forces, Nathalie réunit des compagnes pour faire une conférence sur la Passion et la Résurrection du Seigneur.

Deux jours après, elle fut envoyée à la chambre à gaz. C'était le jour de Pâques le 31 mars 1945.

Le camp fut libéré par l'armée soviétique le 30 avril 1945.

Natalia Tułasiewicz a été béatifiée le 13 juin 1999, à Rome, par le Saint Père Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Mar 1 Avr 2014 - 12:31

Le 1er avril

Saint Hugues
Évêque de Grenoble
(1053-1132)

Hugues naquit à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence, en Dauphiné. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que saint Pierre, accompagné d'autres saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées ; aussi soignèrent-ils son éducation et n'hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique.

Choisi, jeune encore, par l'évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d'accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l'onction épiscopale des mains de saint Grégoire VII (Ildebrando Aldobrandeschi di Soana, 1073-1085) qui, connaissant à l'avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l'Église et pour la sanctification du clergé.

Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l'époque y régnaient en maîtres. Le nouveau Pontife fit d'incroyables efforts pour raviver la foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.

C'est dans les années suivantes que saint Bruno vint fonder dans son diocèse l'admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d'entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu'il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire : « Allez à votre troupeau; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez. »

Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d'épiscopat, son diocèse avait changé de face.

Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu'à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d'une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l'Église ; il restera toujours comme l'un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage. Son exemple apprend aussi que si le salut des âmes est une chose inestimable, il ne s'opère souvent qu'au prix d'une longue persévérance et d'une grande abnégation.


Bienheureux Martyrs du Mexique
tués le 1er avril 1927 :


José Anacleto Gonzalez Flores, père de famille, avocat ;

(Tepatitlán, 13 luglio 1888 - Guadalajara, 1er avril 1927)
José Dionisio Luis Padilla Gómez

(Guadalajara, 9 décembre 1899 - 1er avril 1927)
Jorge Ramon Vargas González
(Ahualulco de Mercato, 28 septembre 1899 - Guadalajara, 1er avril 1927)
Ramón Vicente Vargas González
(Ahualulco de Mercato, 22 janvier 1905 - Guadalajara, 1er avril 1927)

Béatification : le 20 novembre 2005 sous le pontificat de Benoît XVI.
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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Mer 2 Avr 2014 - 12:32

Le 2 avril

Saint Francesco de Paule
Ermite et fondateur de :
« Ordre des Minimes »

Francesco (François) naquit, dans la petite ville de Paule (en Calabre), le 27 mars 1416, du couple Giacomo Alessio et Vienna di Fuscaldo. François fut plus l'enfant de la grâce que de la nature, car il vint au monde contre toute espérance de ses parents, et l'on aperçut, pendant la nuit de sa naissance, de vifs jets de lumière sur la toiture de la maison de ses parents, symbole du flambeau qui venait de paraître dans l'Église.

L'enfance de ce petit prédestiné fut tout extraordinaire. Il poussa l'humilité jusqu'à vouloir être appelé le plus petit, le minime, parmi les enfants de Jésus-Christ. Les veilles et les abstinences lui furent inspirées du Ciel dès l'âge le plus tendre ; aussitôt après son lever, sa première pensée était de courir à l'église, où il passait la grande partie de ses journées, ne s'ennuyant jamais avec le bon Dieu, comme il disait dans son naïf langage.

Admirons la belle réponse qu'il fit un jour à sa mère, qui le pressait, par un temps froid, de couvrir sa tête en récitant son rosaire : « Maman, lui dit-il, si je parlais à une reine, vous me commanderiez de me tenir nu-tête ; mais la Sainte Vierge n'est-elle pas plus que toutes les reines, puisqu'elle est la Mère de Dieu et la Souveraine de l'univers ? »

Quand il eut treize ans, ses parents le placèrent pour un an dans un couvent de saint François ; sa vertu et sa régularité y furent confirmées par des miracles. Un jour, le frère sacristain l'envoie chercher du feu pour l'encensoir ; il y court et, n'ayant pas d'instrument, remplit sa robe de charbons ardents, qu'il dépose avec les doigts un à un dans l'encensoir, sans avoir ni sur les doigts ni sur son vêtement la moindre trace de brûlure.

À quatorze ans, François se fit ermite et s'enfonça dans un rocher profond, au bord de la mer, résolu d'y vivre et d'y mourir oublié des hommes. Mais Dieu, qui le voulait fondateur d'un ordre religieux, lui envoya une foule de disciples, si bien qu'au bout de six ans il lui fallut bâtir un grand monastère où, nous dit un historien, François fit entrer plus de miracles que de pierres et de pièces de bois.

Il guérit tant de malades, qu'il faisait le désespoir des médecins ; il ressuscita plusieurs morts ; il traversa le bras de mer qui sépare la Calabre de la Sicile sur son manteau, avec deux de ses frères. Mais le plus grand des miracles, c'est sa sainteté elle-même. La nuit, pendant que ses frères dormaient, il priait encore. Il allait toujours nu-pieds, à travers les rochers, la neige et la boue ; le cilice était son vêtement, la terre son lit. À l'imitation de Notre-Seigneur, il passa des Carêmes entiers sans prendre de nourriture.

C'est un fait d'histoire que le roi Louis XI, instruit de sa puissance miraculeuse, le fit venir pour obtenir sa guérison d'une maladie mortelle. Le saint lui obtint plus que la santé du corps, il le prépara à mourir en chrétien.

François mourut en France, à Plessis-les-Tours, le vendredi saint, 2 avril 1507, à 3 heures de l'après-midi ; il avait 91 ans.

Francesco de Paule fut béatifié par le Pape Léon X (Giovanni de’ Medici, 1513-1521) en 1513 et canonisé, par le même pape, en 1519.


Saint François Coll y Guitart
Prêtre dominicain et fondateur des :

« Sœurs Dominicaines de l'Anunciata »

François (Francisco) Coll y Guitart, naquit à Gombren (Gérone) le 18 mai 1812. Il était le dixième et dernier enfant d'un cardeur de laine.

En 1823, il entra au séminaire de Vic où, parallèlement à sa propre formation de séminariste, il se dédia à celle des enfants.

Par une claire inspiration de Dieu, il rentra dans l'Ordre des Prêcheurs à Gérone en 1830 où il y demeura jusqu'à la profession perpétuelle et où il reçut le diaconat, jusqu'à ce qu'en 1835 la claustration des religieux l'obligeât à vivre en dehors du couvent. Mais jamais il ne renonça à sa profession dominicaine, au contraire, il la vécut avec toujours plus d'intensité.

Avec le consentement de ses supérieurs, il reçut le sacrement de l'Ordre avec le « titre de la pauvreté » en 1836. Il fut envoyé au ministère paroissial et ensuite à la prédication itinérante, comme cela correspondait à son charisme dominicain. Il pratiqua durant quarante ans une intense prédication dans toute la Catalogne, à travers des missions populaires, soit en groupe, soit en solitaire et il contribua à la rénovation religieuse de la société. Sa prédication, toujours fidèle à l'Évangile, surmontait largement les circonstances adverses avec grande foi en la vie éternelle.

Nommé directeur de l'ordre laïc dominicain en 1850, il eut en son pouvoir l'instrument juridique pour pouvoir remédier à un besoin de son époque et de sa région : la formation chrétienne des jeunes dans les lieux les plus pauvres et délaissés et ainsi il posa les premières fondations de la Congrégation des « Sœurs Dominicaines de l'Anunciata » en 1856.

Malade depuis 1869, suite à diverses épreuves de santé, comme la cécité et la perte de ses facultés mentales, il mourut à Vic (Barcelone) le 2 avril 1875. Son corps est vénéré à la maison Mère de la Congrégation.

Il fut béatifié solennellement par Jean-Paul II le 29 mai 1979.

Francisco Coll y Guitart a été béatifié le 29 avril 1979, par le Bx Jean-Paul II, et canonisé le 11 octobre 2009, par le Pape Benoît XVI.


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Message par jaimedieu le Jeu 3 Avr 2014 - 12:29

Le 3 avril

Saint Richard
Évêque de Chichester
(1197-1253)

Richard naquit en Angleterre vers le 1197. Ses parents occupaient alors un rang élevé et jouissaient d'une belle fortune ; mais ils tombèrent dans une misère si profonde, qu'après leur mort, leur fils aîné fut longtemps retenu en prison pour dettes. Richard, son frère, travailla généreusement à sa délivrance ; mais il s'appauvrit lui-même au point d'être obligé de gagner sa vie comme valet de ferme.

Bientôt il put aller à Paris continuer les bonnes études qu'il avait déjà faites dans sa jeunesse. Il se lia d'amitié avec deux amis aussi pauvres que lui ; ils n'avaient qu'un manteau à tous les trois et se voyaient obligés de n'aller prendre leurs leçons que l'un après l'autre. Leur nourriture était plus que frugale, un peu de pain et de vin leur suffisait, et ils ne mangeaient de chair ou de poisson que le dimanche. Cependant Richard assura depuis que ce fut là pour lui le beau temps, tant il était absorbé par la passion de l'étude. Ses succès furent prompts et remarquables, si bien qu'à son retour en Angleterre il professa fort brillamment à l'Université d'Oxford.

Quelques années plus tard, sa modestie, sa chasteté, sa douceur et sa dévotion lui attirèrent le respect et l'amour de tout le monde ; il fut élu chancelier de l'Université. Nommé ensuite évêque de Chichester, il eut à subir quelques temps les vexations du roi Henri III, en guerre avec Rome, mais il rétablit la paix par ses prières et ses procédés de conciliation.

Devenu désormais libre dans l'exercice de son ministère, il se fit remarquer par sa grande condescendance pour les petits et par sa miséricorde pour les pauvres. Comme on lui disait que ses dépenses excédaient ses revenus : « Il vaut mieux, dit-il, vendre son cheval et sa vaisselle d'argent que de laisser souffrir les pauvres, membres de Jésus-Christ. »

Un jour, distribuant du pain, il en eut assez pour contenter trois mille pauvres, et il lui en resta pour cent autres qui survinrent après. Ces multiplications merveilleuses se renouvelèrent plusieurs fois. Il honorait les religieux et les embrassait souvent : « Qu'il est bon, disait-il, de baiser les lèvres qui exhalent l'encens des saintes prières offertes au Seigneur ! »

Il mourut en baisant le Crucifix et en invoquant Marie contre les ennemis du salut.


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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Ven 4 Avr 2014 - 12:35

Le 4 avril

Saint Isidore
Évêque et docteur de l'Église
(* v. 560 - † 636)

L'Espagne s'honore d'avoir donné le jour à une famille de saints avec les frères Léandre, Fulgence, Isidore et leur sœur Florentine. Léandre l'aîné, qui devint évêque de Séville (vers 580), éleva son jeune frère Isidore, né entre 560 et 570.

A la mort de Léandre (601), Isidore lui succéda et il continua avec éclat l'organisation de l'Église d'Espagne dans le royaume wisigothique, que son frère avait entreprise. Léandre avait tenu à Tolède un important concile en 586 ; Isidore prolongea son action en de nombreux synodes et spécialement dans le célèbre IVe Concile de Tolède (633).

Durant un épiscopat de trente-cinq années, il s'adonna à la formation du peuple chrétien non seulement par la prédication, mais par l'instruction des jeunes. Il fonda pour eux un collège dans lequel il voulut enseigner lui-même. C'était là une préoccupation tout à fait en avance sur son temps. Elle est en partie à l'origine de la production littéraire d'Isidore, qui est une sorte d'inventaire de l'ensemble des connaissances humaines, auquel l'auteur fournit un apport original.

Isidore mourut à Séville en 636.


Saint Gaétan Catanoso. prêtre et fondateur des
« Sœurs Véroniques de la Sainte Face »

Gaetano Catanoso, troisième de huit enfants, naît à Chorio di San Lorenzo (archidiocèse de Reggio de Calabre, Italie) le 14 février 1879, de Antonio et Antonina Tripodi, agriculteurs profondément chrétiens. Il est baptisé le même jour et en 1882 reçoit le Sacrement de la Confirmation.

Il entra à 10 ans au séminaire archiépiscopal de Reggio de Calabre et fut ordonné prêtre le 20 septembre 1902.

Pendant deux ans, il fut Préfet d'ordre au séminaire, puis, en 1904, il fut nommé curé de Pentidattilo, un village pauvre et isolé de la Calabre. Il partagea la vie difficile des habitants, se faisant « tout à tous ». Ressentant une profonde dévotion pour la Sainte Face du Seigneur, il se consacra à en diffuser le culte parmi la population, en faisant participer les prêtres et les laïcs à l'apostolat de la réparation des péchés. « La Sainte Face est ma vie », disait-il. Avec une heureuse intuition, il unit cette dévotion à la piété eucharistique.

En 1918, il devint « Missionnaire de la Sainte Face », s'inscrivant à l'archiconfrérie de Tours. L'année suivante, il institua dans son village la Pieuse Union de la Sainte Face. Il fonda l'Œuvre des Clercs pauvres pour offrir aux jeunes garçons démunis la possibilité d'accéder au sacerdoce.

De 1921 à 1940, il fut curé de l'église Santa Maria della Purificazione à Reggio, où il exerça une activité encore plus vaste. Il accomplit également les fonctions suivantes : directeur spirituel du séminaire archiépiscopal (1922-49), aumônier des hôpitaux Réunis (1922-33), confesseur des Instituts religieux de la ville et de la prison (1921-50) ; chanoine pénitencier de la cathédrale (1940-63) ; Recteur de la Pieuse Union de la Sainte Face, qui fut transférée de Pendatillo à Reggio en 1950.

La célébration de la Messe et l'adoration de l'Eucharistie occupaient une place centrale dans sa vie. L'idée de donner vie à une Congrégation religieuse féminine pour diffuser la dévotion à la Sainte Face et apporter un réconfort aux prêtres ayant besoin d'aide et aux paroisses les plus perdues et les plus isolées de la Calabre, commença ensuite à se concrétiser en lui.

En 1934, encouragé par son ami don Orione (>>> St Luigi Orione, prêtre et fondateur), il fonda la Congrégation des « Sœurs Véroniques de la Sainte Face », qui fut canoniquement approuvée en 1953. Il projeta ensuite la construction d'un sanctuaire consacré à la Sainte Face, mais n'eut pas la possibilité de voir son projet réalisé avant sa mort, qui survint le 4 avril 1963 à Reggio de Calabre.

Gaetano Catanoso à été béatifié, par le Saint Père Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 4 mai 1997 et inscrit dans le livre des saints, le 23 octobre 2005, lors de la première cérémonie de canonisation du Pape Benoît XVI.
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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Sam 5 Avr 2014 - 14:29

Le 5 avril

Sainte Julienne de Cornillon
Religieuse augustine

Julienne naquit entre 1191 et 1192 près de Liège, en Belgique. Il est important de souligner ce lieu, car à cette époque, le diocèse de Liège était, pour ainsi dire, un véritable « cénacle » eucharistique. Avant Julienne, d'éminents théologiens y avaient illustré la valeur suprême du sacrement de l'Eucharistie et, toujours à Liège, il existait des groupes féminins généreusement consacrés au culte eucharistique et à la communion fervente. Guidées par des prêtres exemplaires, elles vivaient ensemble, se consacrant à la prière et aux œuvres de charité.

Devenue orpheline à l'âge de cinq ans, Julienne, avec sa sœur Agnès, fut confiée aux soins des sœurs augustiniennes du couvent-léproserie du Mont-Cornillon. Elle fut éduquée surtout par une religieuse prénommée Sapience, qui suivit sa maturation spirituelle, jusqu'à ce que Julienne elle-même reçoive l'habit religieux et devienne elle aussi moniale augustinienne. Elle acquit une culture considérable, au point de lire les œuvres des Pères de l'Église en latin, en particulier saint Augustin, et saint Bernard. Outre sa vive intelligence, Julienne faisait preuve, dès le début, d'une propension particulière pour la contemplation ; elle possédait un sens profond de la présence du Christ, dont elle faisait l'expérience en vivant de façon particulièrement intense le sacrement de l'Eucharistie et s'arrêtant souvent pour méditer sur les paroles de Jésus :

« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20).

À l'âge de seize ans, elle eut une première vision, qui se répéta ensuite plusieurs fois dans ses adorations eucharistiques. La vision présentait la lune dans toute sa splendeur, dont le diamètre était traversé par une bande noire. Le Seigneur lui fit comprendre la signification de ce qui lui était apparu. La lune symbolisait la vie de l'Église sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l'absence d'une fête liturgique, pour l'institution de laquelle il était demandé à Julienne de se prodiguer de façon efficace: c'est-à-dire une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l'Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus et réparer les offenses au Très Saint Sacrement.

Pendant environ vingt ans, Julienne, qui entre-temps était devenue prieure du couvent, conserva le secret de cette révélation, qui avait rempli son cœur de joie. Puis elle se confia à deux ferventes adoratrices de l'Eucharistie, la bienheureuse Ève, qui menait une vie d'ermite, et Isabelle, qui l'avait rejointe dans le monastère du Mont-Cornillon. Les trois femmes établirent une sorte d' « alliance spirituelle », dans l'intention de glorifier le Très Saint Sacrement. Elles demandèrent également l'aide d'un prêtre très estimé, Jean de Lausanne, chanoine de l'église de Saint-Martin à Liège, le priant d'interpeller les théologiens et les ecclésiastiques au sujet de ce qui leur tenait à cœur. Les réponses furent positives et encourageantes.

Ce qui arriva à Julienne de Cornillon se répète fréquemment dans la vie des saints : pour avoir la confirmation qu'une inspiration vient de Dieu, il faut toujours se plonger dans la prière, savoir attendre avec patience, chercher l'amitié et la confrontation avec d'autres bonnes âmes, et tout soumettre au jugement des pasteurs de l'Église. Ce fut précisément l'évêque de Liège, Robert de Thourotte, qui, après avoir hésité au début, accueillit la proposition de Julienne et de ses compagnes, et qui institua, pour la première fois, la solennité du Corpus Domini dans son diocèse. Plus tard, d'autres évêques l'imitèrent, établissant la même fête dans les territoires confiés à leurs soins pastoraux.

Le Seigneur demande toutefois souvent aux saints de surmonter des épreuves, pour que leur foi soit accrue. Cela arriva également à Julienne, qui dut subir la dure opposition de certains membres du clergé et du supérieur même dont dépendait son monastère. Alors, de sa volonté, Julienne quitta le couvent de Mont-Cornillon avec quelques compagnes, et pendant dix ans, de 1248 à 1258, elle fut l'hôte de divers monastères de sœurs cisterciennes. Elle édifiait chacun par son humilité, elle ne faisait jamais de reproches ou de critiques à ses adversaires, mais elle continuait à diffuser avec zèle le culte eucharistique. Elle s'éteignit en 1258 à Fosses-La-Ville, en Belgique. Dans la cellule où elle gisait, le Très Saint-Sacrement fut exposé et, selon les termes de son biographe, Julienne mourut en contemplant avec un dernier élan d'amour Jésus Eucharistie, qu'elle avait toujours aimé, honoré et adoré.

Jacques Pantaléon de Troyes, qui avait connu la sainte au cours de son ministère d'archidiacre à Liège, fut lui aussi conquis à la bonne cause de la fête du Corpus Domini. Ce fut précisément lui, devenu Pape sous le nom d'Urbain IV, qui institua en 1264 la solennité du Corpus Domini comme fête de précepte pour l'Église universelle, le jeudi suivant la Pentecôte. (...)

En nous souvenant de sainte Julienne de Cornillon renouvelons nous aussi la foi dans la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. (Benoît XVI)


Saint Vincent Ferrier (Vicente Ferrer)
Missionnaire

Vincent naît le 23 janvier 1350 à Valence, en Espagne. Sa mère, avant sa naissance, eut révélation de son avenir. Inquiète, elle consulta un saint personnage et en reçut l'assurance que cet enfant prédestiné serait un grand saint, dont l'éloquente parole ferait fuir les loups et ramènerait au bercail les brebis égarées.

Tout petit enfant, il réunissait ses camarades, leur parlait du bon Dieu et de la Sainte Vierge avec tant d'onction et d'amour, qu'ils en étaient touchés.

Après avoir édifié quelques années le couvent des Dominicains de Valence, il fit ses premiers essais dans la prédication, et l'on accourut bientôt de loin pour l'entendre. Il puisait son éloquence dans les plaies sacrées du Sauveur et dans les lumières de l'oraison. Un jour qu'il devait prêcher devant un grand seigneur, il se prépara, contre son ordinaire, plus par l'étude que par la prière ; son sermon fut remarquable. Mais le lendemain, prêchant devant le même seigneur, après une longue préparation aux pieds du crucifix, il parla avec beaucoup plus de chaleur et d'onction. Le prince lui en demanda la raison : « Monseigneur, dit le Saint, c'est Vincent qui a prêché hier, et c'est Jésus-Christ qui a prêché aujourd'hui. »

Vincent avait quarante ans quand il entra pleinement dans sa vocation de missionnaire, après avoir été guéri d'une grave maladie par Notre-Seigneur. Un bâton d'une main, un crucifix de l'autre, il parcourut à pied presque toutes les provinces de l'Espagne, de la France et de l'Italie, instruisant, édifiant, convertissant les foules ; il alla jusqu'en Angleterre, en Écosse et en Irlande, répandre la semence de la parole divine.

Les églises ne suffisant pas à contenir la foule de ses auditeurs, il prêchait ordinairement sur les places publiques et en pleine campagne. On compte que ce prédicateur tout divin convertit vingt-cinq mille juifs et autant de musulmans, et retira du vice plus de cent mille pécheurs. Dieu renouvela pour lui le miracle des premiers jours de l'Église : Vincent ne prêchait qu'en latin et en espagnol, et tous ses auditeurs, quels qu'ils fussent, le comprenaient dans leur langue.

Son triomphe était la prédication des fins dernières ; il fut l'apôtre du jugement dernier, et les foules frémissaient dès qu'il répétait les paroles du prophète : « Levez-vous, morts, et venez au jugement. »

Quand Vincent prêchait en quelque lieu, les marchands de disciplines, de cilices et autres instruments de mortification accouraient et ne pouvaient suffire à satisfaire les acheteurs. Tous les jours, après le sermon, son compagnon sonnait les miracles, et on apportait les malades en foule. Il mourut à Vannes (Bretagne) le 5 avril 1419.

Vicente Ferrer a été canonisé le 5 juin 1455, à Rome, par le pape Calixte III (Alonso de Borgia, 1455-1458).

Il est le saint patron des travailleurs de la construction en général, et plus particulièrement des constructeurs, fabricants de briques et de tuiles, poseurs de revêtements de sol.

Il est invoqué contre l'épilepsie et le mal de tête.


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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Dim 6 Avr 2014 - 15:39

Le 6 avril

Bx Michel (Michele) Rua
Ier successeur de saint Jean Bosco

La date de culte, pour l’église universelle, est le 6 avril ; la Famille Salésienne le commémore le 29 octobre, jour de sa béatification.

Michele Rua naît à Turin le 9 juin 1837, dernier de neuf enfants. Son père, Giovanni Battista, contrôleur à la Manufacture d'armes de Turin, décède le 2 août 1845. Veuve, Mme Rua garde son logement à l'intérieur de la Manufacture.

Un dimanche de l'automne 1845, Michel pousse la porte du fameux patronage de don Bosco ; en 1852 il entre à l'Oratoire du Valdocco (quartier de Turin). Deux ans après, il fait partie des premiers à qui don Bosco propose de former la Société salésienne.

Devenu prêtre, le 28 juillet 1860, il est toujours aux côtés de don Bosco, et son vicaire à partir de 1865, si bien qu'à la demande expresse du Saint, le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) le destine, en 1884, à succéder au Fondateur et le confirme comme Recteur majeur en 1888.

Considéré comme la Règle vivante pour sa fidélité et son austérité, don Rua fait preuve d'une paternité pleine de délicatesse, au point d'être appelé « un souverain de la bonté ». Par son action éclairée et prévoyante, mais parfois hardie au plan social, il équipe les oratoires de gymnases et de cercles sociaux ; il devance les lois de l'État pour doter les écoles professionnelles de programmes adaptés ; à côté de l'enseignement classique, il institue l'enseignement technique et commercial ; il érige des pensionnats. La multiplication des confrères et le développement des œuvres le pousse à ouvrir le monde entier aux salésiens et à assurer en particulier les expéditions missionnaires.

Au cours de ses longs voyages de visite aux œuvres salésiennes d'Europe et du Moyen-Orient, il encourage et réconforte les confrères en faisant toujours appel au Fondateur « Don Bosco disait ... Don Bosco faisait ... Don Bosco voulait ... ».

Quand il mourut, à 73 ans, le 6 avril 1910, la Société était passée de 773 à 4.000 salésiens, de 57 à 345 Maisons, de 6 à 34 Provinces dans 33 pays.

Le Vénérable Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) le béatifia le 29 octobre 1972 et affirma: « La Famille salésienne [...] a eu en Don Bosco son origine, et en don Rua sa continuité [...]. Il a fait de l'exemple du Saint une école, de sa Règle un esprit, de sa sainteté un modèle [...]. Don Rua a inauguré une tradition ».

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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Lun 7 Avr 2014 - 13:49

Le 7 avril

Jean-Baptiste de La Salle

Fondateur de l’Institut des
« Frères des Écoles Chrétiennes »

Jean-Baptiste de La Salle est né à Reims le 30 avril 1651, dans un monde totalement différent du nôtre (Louis XIV est roi de France de 1643 à 1715.) Il est le premier né de dix enfants de Louis de La Salle et de Moët de Brouillet.

Destiné, par sa noble famille de juristes, à la prêtrise, dès l'âge de 11 ans, il reçut la tonsure et fut nommé Chanoine de la Cathédrale de Reims à 16 ans.

A la mort de ses parents, il dut assumer la gestion des affaires familiales, il acheva ses études de théologie et fut ordonné prêtre le 9 avril 1678. Deux ans plus tard, il fut reçu Docteur en Théologie. Ce fut lors de cette période qu’il tenta de s’engager avec un groupe de jeunes gens rugueux et illettrés, dans le but de fonder des écoles pour garçons pauvres. A ce moment-là, seules quelques personnes vivaient luxueusement, mais la majorité vivait dans des conditions d’extrême pauvreté ; les paysans à la campagne et les habitants miséreux des villes. Seul un petit nombre pouvait envoyer les enfants à l’école ; la majorité des enfants n’avait que peu d’espoir en l’avenir.

Ému par la condition de ces pauvres, qui semblaient « si loin du salut » dans un monde ou dans l’autre, il prit la décision de mettre ses talents et son éducation au service de ces enfants, « souvent laissés à eux-mêmes et mal élevés ». Pour être plus efficace, il renonça à la maison familiale et emménagea avec des professeurs, renonça à sa position de Chanoine et à sa fortune, puis il forma la communauté aujourd’hui appelée « Frères des Écoles Chrétiennes ».

Son entreprise rencontra l’opposition des autorités ecclésiastiques, qui ne souhaitaient pas la création d’une nouvelle forme de vie religieuse, une communauté de laïques consacrés conduisant des écoles « ensemble et par association ». « L’establishment éducatif » fut choqué par ses méthodes innovatrices et sa volonté absolue de gratuité pour tous; totalement indifférent au fait de savoir si les parents pouvaient payer ou pas.

Malgré tout, Jean-Baptiste et ses Frères ont réussi, avec succès, à créer un réseau d’écoles de qualité, caractérisé par l’utilisation de la langue vernaculaire, par des groupes d’élèves réunis par niveau et résultats, par une instruction religieuse basée sur des thèmes originels, préparée par des professeurs ayant une vocation à la fois religieuse et missionnaire, et par l’implication des parents dans l’instruction.

De plus, il fut un précurseur en proposant des programmes pour former des professeurs laïques, des cours les dimanches pour les jeunes ouvriers, et l’une des premières institutions pour la prise en charge de « délinquants ».

Harassé par une vie faite d’austérités et de labeurs, il mourut à Saint Yon, près de Rouen, le 7 avril 1719, quelques semaines seulement avant son 68ème anniversaire.

Jean-Baptiste de La Salle est le premier à avoir mis en place des centres de formation pour les professeurs, des écoles d’apprentissage pour les délinquants, des écoles techniques, et des écoles secondaires pour les langues modernes, les arts et les sciences.

Son oeuvre s’est répandue très rapidement en France et, après sa mort, à travers le monde entier.



Jean-Baptiste de la Salle a été béatifié le 19 février 1888 et canonisé le 24 mai 1900 par le papeLéon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).

Le 15 mai 1950, en raison de sa vie et de ses écrits inspirés, il fut fait Saint Patron de tous ceux travaillant dans le domaine de l’éducation.

Jean-Baptiste de La Salle a montré comment enseigner et s’occuper des jeunes, comment faire face au manque et à la faiblesse avec compassion, comment soutenir, affirmer et guérir. Aujourd’hui, des écoles lasalliennes existent dans 86 pays autour du monde.

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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Mar 8 Avr 2014 - 13:17

Le 8 avril

fondatrice de l'Institut des

« Sœurs de Notre-Dame »
(1751-1816)

Sainte Julie Billiart, vierge et fondatrice (1751-1816)

Julie Billiart naquit le 12 juillet 1751 à Cuvilly (France).

À seize ans, elle se mit à travailler aux champs pour venir en aide à ses parents.
À 22 ans, se retrouva les jambes paralysées. Beaucoup de personnes font le voyage pour se faire recommander dans ses prières et pour prier avec elle. Lors de la Révolution, elle est transportée de cachette en cachette pour fuir les sans-culottes qui la surnomment « la fanatique ».

Malgré la situation, elle va fonder l'Institut des « Sœurs de Notre-Dame ». Cette action lui vaudra le miracle de retrouver l'usage de ses jambes.

Bx August Czartoryski
Prêtre salésien

August Czartoryski est né à Paris le 2 août 1858 où sa famille était en exil : depuis environ trente ans sa famille, en lien avec l’histoire et les intérêts des dynasties de Pologne, était émigrée en France.

Il avait six ans quand mourut sa mère, atteinte de tuberculose : un triste héritage que la maman transmit à son fils. Quand le mal manifesta ses premiers symptômes, commença pour Auguste un long pèlerinage forcé dans différentes nations, à la recherche de la santé, qu’il ne recouvrera jamais. Mais la santé n’était pas le principal objectif de sa recherche : coexistait dans son esprit de jeune une autre recherche bien plus précieuse, celle de sa vocation.

Sur le jeune prince fut exercée une grande influence par son précepteur, Joseph Kalinowski : ce dernier fut précepteur de Czartoryski pendant seulement trois ans (1874-1877), mais il laissa sa marque. Il devint ensuite carmélite, et sera canonisé par le Bx Jean-Paul II en 1991.

L’événement décisif fut cependant la rencontre avec Don Bosco. Auguste approchait des 25 ans. Cela se produisit à Paris, dans l’hôtel Lambert, où il habitait avec sa famille. Après cette rencontre il sentit non seulement le renforcement de sa vocation à l’état religieux, mais il eut la nette conviction d’être appelé à devenir salésien.

En 1887, il entra au noviciat où il eut pour maître don Giulio Barberis. Le 24 novembre de la même année, à Turin, des mains de Don Bosco, dans la Basilique Marie-Auxiliatrice il reçut la soutane. Le Saint Fondateur mourut deux mois après et c’est en émettant la profession religieuse sur sa tombe à Valsalice que le prince Czartoryski devint salésien.

Préparé par la souffrance et dans la souffrance, il fut ordonné prêtre le 2 avril 1892 à San Remo (Ligure, Italie) par Mgr Thomas Reggio, évêque de Vintimille (béatifié le 3 septembre 2000 par le Bx Jean-Paul II).

La vie sacerdotale du P. August Czartoryski dura à peine un an, qu’il passa à Alassio, dans une chambre qui donnait sur la cour des enfants. C’est là qu’il s’éteignit le soir du 8 avril 1893, assis sur le fauteuil, où Don Bosco s’était plusieurs fois reposé.

Son corps fut transporté en Pologne et enterré dans la crypte paroissiale de Sieniawa, à côté des tombes de la famille. Par la suite, ses restes furent transportés dans l’église salésienne de Przemyśl, où ils se trouvent encore aujourd’hui.

August Czartoryski, avec quatre religieuses : Laura Montoya, María Guadalupe García Zavala, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes et une laïque : Alexandrina Maria da Costa, a été béatifié à Rome, place Saint-Pierre, le 25 avril 2004, par le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).


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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Mer 9 Avr 2014 - 12:31

Le 9 avril

Bse Marguerite Rutan
Sœur de la Charité et martyre

Marguerite Rutan naît à Metz (Lorraine) le 23 avril 1736. Sa famille nombreuse (15 enfants) était fort modeste.

Entrée, en 1757, chez les filles de la Charité, elle fut envoyée à Dax avec cinq autres sœurs, sur la demande de l’évêque, pour diriger l’hôpital qu’il construisait dans sa ville.

Lorsque la Révolution éclata et que certains réclamèrent l’expulsion des sœurs, l’évêque constitutionnel, Saurine, se prononça énergiquement pour leur maintien.

Après la suppression des ordres religieux, les sœurs de St Vincent de Paul changèrent leur nom en celui de Dames de la Charité et continuèrent avec le même dévouement le service des pauvres.

Le 3 octobre 1793, les religieuses eurent à choisir : prêter serment à la Constitution ou être expulsées ? Toutes refusèrent de jurer. Les services qu’elles rendaient aux pauvres et aux malades de la ville étaient tels qu’on n’osa pas tout d’abord demander leur renvoi. La Terreur cependant, s’était installée à Dax : la maison des Capucins et celle des Carmes avaient été transformées en prison.

A la fin de l’année, Sœur Marguerite fut accusée d’avoir « par son incivisme, cherché à corrompre et à ralentir l’esprit révolutionnaire et républicain » (des militaires en traitement à l’hôpital) et fut envoyée à la maison de réclusion des Carmes.

Le 8 avril 1794, la commission extraordinaire fit comparaître la religieuse, ainsi que le père Jean Eutrope de Lannelongue, curé de Gaube et prêtre réfractaire. Tous deux furent guillotinés le lendemain ; le prêtre fut exécuté le premier, sous les yeux de Sœur Rutan. Marguerite chanta le Magnificat dans sa marche vers l’échafaud, repoussa le bourreau en disant « Aucun homme ne m’a jamais touchée » puis ôta elle-même son mouchoir de tête et ses fichus de cou. Leurs corps furent jetés dans une fosse commune au cimetière des Capucins.

Marguerite Rutan a été béatifiée, dans le cadre exceptionnel des arènes de Dax, le dimanche 19 juin 2011, fête de la Très Sainte Trinité.

Près de 7 000 personnes ont participé à la cérémonie présidée par le card. Angelo Amato, représentant du pape, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, en présence aussi du card. Jean-Louis Tauran, préfet du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, et d'une dizaine d'évêques de toute l'Aquitaine, accueillis par Mgr Philippe Breton, évêque d'Aire et Dax.



Waudru
Mère de famille puis abbesse
(† v. 688)

Fille de saint Walbert et de sainte Bertille, Waudru (Waldetrudis) épousa le comte Madelgaire honoré sous le nom de saint Vincent de Soignies. Ils eurent quatre enfants : Adeltrude, Madelberte, Landry et Dentelin tous honorés comme saints.

Ayant achevé l'éducation de leurs enfants, Waudru et Madelgaire décidèrent de mener une vie plus parfaite. Ils se séparèrent et choisirent l'état religieux. Waudru se retira dans un lieu solitaire où elle fonda un monastère autour duquel se formera la ville de Mons (Belgique).

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Message par jaimedieu le Jeu 10 Avr 2014 - 12:31

Le 10 avril

Michel des Saints
Trinitaire déchaussé

Miguel de los Santos est né à Vich, en Catalogne (Espagne), le 29 septembre 1591. Cet enfant de bénédiction méprisa le monde avant de le connaître et dès sa plus tendre jeunesse, il fait le vœu de chasteté perpétuelle.

À l'âge de six ans, pressé du désir de marcher sur les traces des Saints, il courut se cacher dans une caverne. Il s'y livrait à de pieuses méditations sur les souffrances de Notre-Seigneur, lorsqu'il fut découvert et obligé à revenir chez lui. En rentrant sous le toit paternel, Michel ne diminua en rien la sévérité du genre de vie qu'il s'était proposé de suivre. Il jeûnait trois fois la semaine, couchait sur des sarments, n'avait qu'une pierre pour oreiller et prenait fréquemment la discipline. Ses mortifications étaient si rigoureuses qu'on a peine à comprendre comment un âge aussi tendre a pu les supporter.

Michel n'avait que douze ans lorsqu'il prit la ferme résolution d'embrasser l'état religieux. Il se rendit à Barcelone et se présenta chez les Trinitaires qui l'admirent au noviciat. Dès qu'il eut atteint l'âge fixé par les canons de l'Église, il fit ses vœux, le 30 septembre 1607.

Peu de mois après, il apprit que le bienheureux Jean-Baptiste de la Conception venait d'entreprendre la réforme de l'Ordre de la Sainte Trinité. Il se hâta d'aller se joindre aux fervents religieux qui secondaient le zélé réformateur. Il se distingua bientôt par son ardeur à pratiquer la Règle primitive de l'institut que les réformés observaient dans toute sa rigueur.

Sa fidélité aux moindres observances était si grande que jamais on ne put le trouver en défaut sur aucun point de la Règle. Il ne possédait qu'une seule tunique, ne buvait jamais de vin et passait quelquefois une semaine entière sans prendre aucune nourriture. Il donnait très peu de temps au sommeil, et passait le reste de la nuit dans la contemplation des choses célestes.

On a écrit qu'il passait des heures et des heures agenouillé devant le Saint Sacrement à la chapelle et qu'il fut souvent favorisé d'extases et de visions célestes pendant qu'il célébrait les saints mystères. Mais quelles que soient les consolations célestes que Saint Michel des Saints goûta dans les exercices de piété, il savait s'en arracher pour remplir les devoirs imposés par la charité. Il passait un temps considérable au confessionnal, dévoué tout entier au service des âmes.

Aux yeux de tous, de son vivant même, il a paru être un véritable Saint. On l'appelait : « la fleur des Saints », d'où provient sans doute le nom de Michel des Saints que lui connaît la postérité. Son mérite le fit choisir par deux fois pour gouverner des maisons de son Ordre.

Il est mort âgé de trente-trois ans, le 10 avril 1625.

Miguel de los Santos a été canonisé le 8 juin 1862 par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).


Sainte Madeleine de Canossa
Religieuse et fondatrice des
« Fils et Filles de la charité »

Dans le Martyrologe Romain la date de la mémoire est celle de la naissance au ciel (dies natalis) : le 10 avril. Pour la Famille Canossienne et au niveau local, le jour de la mémoire est le 08 mai car ce jour, en 1808, est celui du début officiel des « Filles de la charité »

Maddalena naît le Ier mars 1774 à Vérone dans une noble et riche famille. Dès son enfance les épreuves ne lui manquent pas: mort de son père, remariage de sa mère, traitements rudes de la part d’une gouvernante française, maladie.

À partir de 17 ans, elle fait deux essais chez les Carmélites, mais ce n’est pas sa vocation. De retour chez elle, elle se montre une excellente administratrice de sa maison. Un jour, elle reçoit Napoléon en son palais de Vérone. La pureté de sa vie comme la modestie de son allure font grande impression sur celui-ci et il parle d’elle comme d’un ‘ange’. (Elle obtiendra de lui la cession d’un ancien couvent pour son institut).

La période révolutionnaire et les troubles de l’époque engendrent bien des malheurs sociaux ; elle-même, chassée de chez elle, aboutit à Venise. Elle y visite les hôpitaux. De retour à Vérone, elle continue les mêmes visites et c’est pour elle un choc. Dans l’homélie de canonisation, le Bx Jean-Paul II déclare : « Lorsqu’elle se rendit compte des plaies effrayantes que la misère morale et matérielle répandait parmi la population de sa ville, elle comprit qu’elle ne pouvait aimer son prochain “en grande dame”, c’est-à-dire en continuant à jouir des privilèges de son milieu social, se limitant à distribuer des biens, sans se donner elle-même. La vision du crucifix l’en empêchait… Des choix s’ensuivirent, paraissant à ses proches comme des “scandales” et des “folies” (1Co 1,23). À qui se montrait surpris, elle répondait : “Le fait d’être née marquise m’empêcherait-il d’avoir l’honneur de servir Jésus-Christ dans ses pauvres ?”»

Son activité caritative s’étend à toutes sortes de pauvretés, économiques tout autant que morales, liées à la maladie ou à l’ignorance. Poussée par la charité, cette jeune femme, avec toute son énergie ainsi qu’avec tous ses biens, aide de nombreuses familles dans le besoin, assiste des enfants abandonnés et de jeunes délinquants, reçoit les pauvres qui frappent tous les jours à la porte de son palais, et rend visite à ceux qui vivent dans des masures et des baraques. Cette fièvre de charité qui la dévore est due à son amour brûlant pour Jésus et Jésus crucifié.

Puis, avec quelques compagnes, elle part de chez elle, malgré l’opposition de son milieu, pour aller vivre dans les faubourgs les plus pauvres de Vérone.

Le 8 mai 1808, elle fonde les « Filles de la Charité ». Leurs activités embrassent cinq domaines : scolarisation gratuite des enfants pauvres, catéchèse, visite des hôpitaux, spécialement des femmes malades, soutien du clergé (par exemple: organisation de retraites), exercices spirituels pour les dames de la noblesse, afin de les inciter à la charité, et ensuite pour toutes celles qui le désirent.

Le 23 décembre 1828 elle obtient l'approbation pontificale de l'Institut des Filles de la Charité, lesquelles étaient déjà présentes également à Venise, Milan, Bergame et Trente. La fondatrice mène une vie très mortifiée, exemple vivant pour ses sœurs.

Pour compléter la famille canossienne, l'Institut des Fils de la Charité commence le 23 mai 1831 à Venise, car dès le début, elle avait conscience que cette branche masculine était nécessaire. Elle prépare d’autres implantations de son institut, quand la mort la surprend le 10 avril 1835. Après elle, l’institut continuera de s’accroître et de s’étendre.

Maddalena de Canossa a été béatifiée, le 07 décembre 1941, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée, le 02 octobre 1988, par le Bx Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

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Message par jaimedieu le Ven 11 Avr 2014 - 12:31

Le 11 avril

Stanisław
Évêque de Cracovie, martyr
(1030-1079)

Stanislas (Stanisław en polonais) naît à Cracovie en 1030 de parents fort avancés en âge, mariés depuis trente ans et encore sans postérité. Dieu, qui avait des vues élevées sur cet enfant, lui inspira dès son bas âge de grandes vertus, surtout la charité pour les pauvres, et une mortification qui le portait à jeûner souvent et à coucher sur la terre nue, même par les plus grands froids.

Après de brillantes études, il n'aspirait qu'au cloître ; à la mort de ses parents, il vendit leurs vastes propriétés et en donna le prix aux pauvres. Stanislas dut se soumettre à son évêque, qui l'ordonna prêtre et le fit chanoine de Cracovie.

Il fallut avoir recours au Pape pour lui faire accepter, en 1072, le siège de Cracovie, devenu vacant. Ses vertus ne firent que grandir avec sa dignité et ses obligations ; il se revêtit d'un cilice, qu'il porta jusqu'à sa mort ; il se fit remettre une liste exacte de tous les pauvres de la ville et donna l'ordre à ses gens de ne jamais rien refuser à personne.

La plus belle partie de la vie de Stanislas est celle où il fut en butte à la persécution du roi de Pologne, Boleslas II. Ce prince menait une conduite publiquement scandaleuse. Seul l'évêque osa comparaître devant ce monstre d'iniquité, et d'une voix douce et ferme, condamner sa conduite et l'exhorter à la pénitence. Le roi, furieux, attendit l'heure de se venger.

Stanislas avait acheté pour son évêché, devant témoins, et il avait payé une terre dont le vendeur était mort peu après. Le roi, ayant appris qu'il n'y avait pas d'acte écrit et signé, gagna les témoins par promesses et par menaces, et accusa Stanislas d'avoir usurpé ce terrain. L'évêque lui dit : « Au bout de ces trois jours, je vous amènerai comme témoin le vendeur lui-même, bien qu'il soit mort depuis trois ans. »

Le jour venu, le saint se rendit au tombeau du défunt ; en présence d'un nombreux cortège, il fit ouvrir la tombe, où on ne trouva que des ossements. Stanislas, devant cette tombe ouverte, se met en prière, puis touche de la main le cadavre : « Pierre, dit-il, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, viens rendre témoignage à la vérité outragée. »

À ces mots, Pierre se lève, prend la main de l'évêque devant le peuple épouvanté, et l'accompagne au tribunal du roi. Le ressuscité convainc de calomnie le roi et les témoins, et de nouveau accompagne l'évêque jusqu'au tombeau, qu'on referme sur son corps, redevenu cadavre. Loin de se convertir, le roi impie jura la mort de Stanislas, et bientôt l'assassina lui-même, en 1079, pendant qu'il offrait le saint sacrifice.


Gemma Galgani
Vierge



Commémorée le 11 avril (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 16 mai par la Famille Passioniste et le diocèse de Lucques.

Une vie d'holocauste, de prodiges et de douleurs, tel est le résumé du court passage de cette vierge de Lucques en Italie.

Gemma naît le 12 mars 1878, à Borgonuovo di Camigliano (Lucques), de Enrico Galgani, pharmacien, et Aurelia Landi ; elle fut baptisée le lendemain. Elle était la cinquième de huit enfants (cinq garçons et trois filles dont elle était la première en ordre de naissance).

Sa mère tuberculeuse pressentant sa fin s'efforçait de diriger ses enfants vers Dieu. À peine âgée de trois ans, la petite Gemma était demi-pensionnaire à l'école ; aussi, dès l'âge de cinq ans la fillette savait lire l'office de la Sainte Vierge et y mettait tout son cœur. Dieu marqua cette enfant de prédilection du sceau de sa croix ; dès ses huit ans, elle perdit sa chère mère.

À cet âge, son plus ardent désir était de communier, mais la coutume ne le permettait pas. Voyant qu'elle dépérissait à vue d'œil, son confesseur lui donna une autorisation spéciale et c'est avec joie qu'elle put s'approcher de la Sainte Table. A partir de ce moment, Gemma prit la résolution de se tenir toujours en présence de Dieu.

La tuberculose dont moururent sa mère, son frère et son père avait déjà atteint Gemma dès l'âge de vingt ans. Orpheline, elle fut placée dans une famille amie où elle fut traitée comme une fille de la maison, et où elle pouvait mener dans le monde une vie cachée dans le Christ.

Un premier vendredi du mois de mars 1899, après plusieurs neuvaines à Saint Gabriel de l'Addolorata, ce Saint lui apparut et la guérit miraculeusement. Délivrée de son mal, Gemma tient à réaliser le grand désir de sa vie : devenir religieuse passioniste. Hélas ! ses démarches sont repoussées.

Le 8 juin 1899, Gemma reçoit les stigmates. La voie de sa sanctification se dessine de plus en plus clairement. « Apprends à souffrir, car la souffrance apprend à aimer », lui dit Jésus la veille de la fête du Sacré-Cœur.

En même temps que les ravissements la faisaient vivre dans un état d'union extatique, la souffrance ne la quittait pas. Gemma participait aux douleurs du Christ ; elle connut sa sueur de sang, son couronnement d'épines et ses stigmates. Le démon la harcelait, la rouait de coups ; Gemma souffrait tout en esprit de réparation. Au cours de la dernière maladie qui la terrassa, elle apprit d'une manière surnaturelle qu'avant de voir s'ouvrir le ciel, il lui faudrait passer encore par un déchirant calvaire en expiation des péchés commis dans le sacerdoce. Les tourments qu'elle endura pendant plusieurs mois furent indicibles, mais sa patience ne faiblit point ; elle s'offrit continuellement en victime d'holocauste jusqu’au jour de sa mort, le 11 avril 1903, Samedi Saint, à 13h45.

Gemma Galgani a été béatifiée le 14 mai 1933 par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) et canonisée, le 2 mai 1940, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).
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Message par jaimedieu le Sam 12 Avr 2014 - 14:39

Le 12 avril

Saint Giuseppe Moscati
Médecin de Naples

La fête liturgique, pour l'Église universelle est le 12 avril (dies natalis). Mais, à la demande des Jésuites de Naples, elle a été déplacée au 16 novembre (date de la translation des restes du saint) pour éviter que celle-ci ne tombe pendant la Semaine Sainte, ou une semaine proche de Pâques.
Celle-ci est donc le 16 novembre, date du transfert des restes de Giuseppe Moscati dans l'église du Gesù Nuovo, trois ans après sa mort.
Elle figure toujours à la date du 12 avril au Martyrologe romain.

Giuseppe Moscati naît à Bénévent (en Campanie), le 25 juillet 1880, du magistrat Francesco Moscati et Rosa De Luca, des marquis de Roseto. Il fut baptisé six jours après la naissance, le 31 juillet 1880. En 1884, la famille s’installa à Naples car Francesco Moscati fut nommé Président de la Cour d’Appel de cette ville.

Giuseppe fit sa première communion le 8 décembre 1888 et reçut le sacrement de confirmation, par Monseigneur Pasquale De Siena, le 3 mars 1890.

En 1889 entre au lycée classique Vittorio Emanuele de Naples où, en 1897, il obtient son baccalauréat avec mention.

Ému par l'accident d'un de ses frères, il décide de se mettre au service des malades et s'inscrit à la faculté de médecine. Il soutient une thèse sur l'uréogenèse hépatique, le 4 août 1903, et obtient son doctorat en médecine avec les félicitations du jury.

Giuseppe Moscati réussit le concours de Collaborateur Extraordinaire auprès de l'Hôpital des Incurables en 1903, puis celui d'Assistant à l'Institut de Chimie physiologique en 1908.

Il se distingua pour son travail et son dévouement pendant l'éruption du Vésuve du 8 avril 1906. Les Hôpitaux Réunis de Naples avaient une succursale à Torre del Greco, une petite ville près de Naples, à six kilomètres du cratère, où vivaient beaucoup de malades paralytiques et vieux. Moscati, en pressentant le danger, fit évacuer 1'hôpital juste avant l'écroulement du toit et sauva tous les hospitalisés. Deux jours plus tard il envoya une lettre au directeur général des Hôpitaux Réunis de Naples, proposant de gratifier les personnes qui l'avaient aidé, mais insista surtout pour qu'on ne citât pas son nom.

Suite à l'épidémie de cholera de 1911, il fut appelé par le Ministère au Laboratoire de l'Inspection de la Santé publique, pour faire des recherches sur l'origine du mal et les moyens les plus efficaces pour le vaincre. Il termina son étude rapidement, et présenta une relation sur les interventions nécessaires pour assainir la ville ; à sa grande satisfaction, il vit la réalisation de beaucoup de ses propositions.

Toujours en 1911, à 31 ans, le docteur Moscati fut reçu au concours de Collaborateur Ordinaire aux Hôpitaux Réunis et cette même année, sur l'initiative d'Antonio Cardarelli, l'Académie Royale de Médecine Chirurgicale le nomma Membre agrégé tandis que le Ministère de l'Instruction Publique lui attribuait le Doctorat en Chimie physiologique.

Outre son intense travail entre l'Université et l'Hôpital, le professeur Moscati assurait aussi la direction de l'Institut d'Anatomo-pathologie. Dans la salle d'autopsie, Le professeur Moscati avait eu l'idée de faire accrocher un Crucifix avec une inscription qui mentionnait : « Ero mors tua, o mors » (Osée 13,14: « Ô mort, je serai ta mort »).

Sa mère mourut le 25 novembre 1914 du diabète ; quelques années plus tard, il fut un des premiers médecins à Naples, à expérimenter l'insuline et à enseigner à un groupe de médecins les modalités du traitement du diabète. L'insuline fut expérimentée sur les humains pour la première fois en janvier 1922.

Pendant la Première guerre mondiale, il fit une demande d'enrôlement volontaire, qui ne fut pas acceptée. Les autorités militaires préférant lui confier les soins aux blessés. L'Hôpital des Incurables fut militarisé. Il visita et soigna environ 3.000 militaires.

Le Conseil d'administration de l'Hôpital des Incurables le nomma officiellement, en 1919, Directeur de la IIIe Salle Masculine, tandis qu'il continuait à enseigner à un grand nombre d'étudiants.

Le 14 octobre 1922 le Ministère de l'Instruction Publique lui attribua la libera docenza (titre académique italien permettant d'enseigner à titre privé dans les universités et les autres instituts supérieurs) en Médicine Clinique.

Trois jours après Moscati écrivit : « Aime la vérité, montre la personne qui tu es, sans feinte et sans peur, sans aucun ménagement. Et si la Vérité te vaut la persécution, toi, accepte-la, si elle t'apporte le tourment, toi, supporte-le. Et si pour la Vérité, il te fallait sacrifier toi-même et ta vie, sois fort dans le sacrifice ».

Le 12 avril 1927, un mardi saint, le professeur Moscati, après avoir participé à la messe, comme chaque jour, et reçu la communion, passa la matinée à l'hôpital, puis il rentra chez lui et après le repas, il s'occupa, gratuitement comme d'habitude, des patients qui venaient le consulter à son domicile. Vers 15 h, il eut un malaise et s'assit dans son fauteuil, où il s'éteignit sereinement. Il avait 46 ans et 8 mois.

Son corps fut enseveli au cimetière de Poggioreale. Mais trois ans plus tard, le 16 novembre 1930, sur l'insistance de plusieurs personnalités du clergé et du laïcat, l'archevêque de Naples, le cardinal Alessio Ascalesi, permet la translation du corps du cimetière à l'église du Gesù Nuovo, au milieu d'une double haie de personnes. Le corps fut déposé dans une salle derrière l'autel de Saint François Xavier et aujourd'hui une pierre en marbre, à droite de cet autel, le rappelle encore.

Le 25 octobre 1987, à 10 h du matin, place Saint-Pierre, à Rome, le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), en présence de plus de 100.000 personnes, proclama et admit officiellement Giuseppe Moscati au nombre des Saints (60 ans après sa mort).

Sainte Thérèse de Jésus de Los Andes
Novice chez les Carmélites déchaussées

Commémorée le 12 avril (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 13 juillet par l'ordre du Carmel.

Thérèse de Jésus de Los Andes (dans le siècle Juanita Fernández Solar) est la première chilienne et la première carmélite américaine élevée à l'honneur des autels. Elle est née à Santiago du Chili le 13 juillet 1900, dans une famille chrétienne aisée. Ses parents s'appelaient Miguel Fernández et Lucía Solar.

À partir de 6 ans elle accompagna sa mère à la messe presque chaque jour avec le grand désir de communier, ce qu'elle fit pour la première fois le 11 septembre 1910. Dès lors elle aimait à communier chaque jour et à s'entretenir longuement avec Jésus, « son ami ».

Elle vécut aussi dès son enfance une intense vie mariale, qui fut un des piliers de sa vie spirituelle. La connaissance et l'amour de la Mère de Dieu anima et soutint chaque étape de son chemin à la suite de Jésus.

Elle fit ses études au collège du Sacré-Cœur (1907-1918). Profondément attachée à sa famille, elle pensait ne jamais pouvoir s'en séparer. Sa générosité lui fit vaincre l'épreuve de trois années d'internat, qui la préparèrent à la séparation définitive d'avec les siens le 7 mai 1919 où elle entra dans la communauté des carmélites de Los Andes.

Juanita avait entendu l'appel du Carmel à 14 ans. Par la lecture des saints de l'Ordre et une correspondance fréquente avec la prieure de Los Andes, elle se prépara si bien qu'on admire la lucidité avec laquelle à 17 ans elle comprenait l'idéal de la carmélite, et l'ardeur avec laquelle elle défendait la vie contemplative que « le monde traite d'inutile ». Elle la choisit par amour du monde, estimant lui être plus utile en témoignant de la dimension spirituelle de l'homme et en contribuant par son sacrifice à ce que le sang du Christ touche l'humanité et la purifie.
Comme carmélite, elle prit le nom de Thérèse de Jésus. Elle ne vécut pas même une année entière au monastère, où elle mourut le 12 avril 1920. Les religieuses assuraient qu'elle était déjà sainte à son entrée. Elle put ainsi consommer en si peu de temps sa course vers la sainteté qu'elle avait commencée très sérieusement bien avant sa première communion.
« Le Christ, ce fou d'amour, m'a rendue folle », disait-elle. Son rêve et son constant effort furent de lui ressembler, de se configurer au Christ. Pour se faire totalement semblable à lui, elle était prête à aller au bout du monde, à traverser le feu s'il l'eût fallu pour lui demeurer fidèle.

Toujours disponible aux autres, s'oubliant elle-même pour les servir joyeusement, elle rendait la vertu aimable et attrayante. Sa vie fut tout à fait ordinaire, équilibrée. Elle atteignit une maturité enviable par la synthèse harmonieuse du divin et de l'humain: oraison, études, devoirs domestiques et le sport qu'elle aimait passionnément, surtout la natation et l'équitation.

Belle jeune fille, sympathique, sportive, joyeuse, équilibrée, serviable et responsable, Thérèse de Los Andes peut entrainer les jeunes à la recherche du Christ et rappeler à tous que vivre l'évangile de l'amour est chemin d'accomplissement personnel.

Par son intercession, le Seigneur répand une abondante pluie de grâces et attire à lui d'innombrables enfants prodigues. Son sanctuaire, où se pressent plus de cent mille pèlerins chaque mois, est devenu le centre spirituel du Chili. Ainsi Thérèse de Los Andes remplit la mission qu'on lui reconnut peu après sa mort : susciter la faim et la soif de Dieu dans notre monde matérialiste.

Thérèse de Jésus de Los Andes a été béatifiée le 3 avril 1987 à Santiago du Chili et solennellement canonisée, le 21 mars 1993, à Rome, par le même Souverain Pontife Jean Paul II.
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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Dim 13 Avr 2014 - 14:17

Dimanche le 13 avril

Bx Serafino Morazzone
Prêtre de l’Archidiocèse de Milan

Serafino Morazzone, prêtre diocésain italien, est né à Milan le 1er février 1747 et mort à Chiuso di Lecco le 13 avril 1822. Il est considéré comme le « curé d'Ars » de Lecco.

Il a été proclamé Vénérable le 17 décembre 2007 par le Pape Benoît XVI et bienheureux le 26 juin 2011, dans la Place du Dôme de Milan, au cours d’une cérémonie présidée par le cardinal Angelo Amato s.d.b., préfet de la Congrégation pour les causes des saints, en présence du cardinal Dionigi Tettamanzi, archevêque de Milan.




Rolando Rivi
Jeune séminariste et martyr
« Modèle de foi pour les jeunes de 14 ans »

Rolando Rivi naît le 07 janvier 1931 à San Valentino, bourgade rurale de Castellarano (Reggio d'Émilie, Italie), dans une famille profondément catholique ; il est le deuxième des trois enfants de Roberto et Albertina Canovi.

Enfant de chœur dès cinq ans, il assiste à la Messe tous les jours et confie à son curé, à la fin des écoles élémentaires, son désir ferme d’être prêtre. Il rentre alors, au début du mois d’octobre 1942, au petit séminaire épiscopal de Marola (Carpineti), où il revêt la soutane comme c’était alors l’usage dans de telles maisons.

En juin 1944, suite à la destitution de Mussolini et aux troubles qui s'en suivent, le séminaire doit fermer ses portes et est occupé par les troupes allemandes. Rolando retourne chez ses parents où il continue avec autant de ferveur que possible à mener la vie d’un petit séminariste. Et en particulier, il porte toujours sa chère soutane… alors que les nombreux partisans communistes de la région voulaient abattre la religion chrétienne et faisaient régner un climat fortement anticlérical.
Quatre prêtres de la région de Reggio d'Émilie avaient déjà été assassinés et le clergé était invité à la prudence face aux multiples menaces. Par la suite, ce ne sont pas moins de 130 ecclésiastiques qui seront exécutés par les « brigades garibaldiennes » dans ce triangle (Modène, Reggio, Bologne) surnommé « triangle de la mort » entre 1943 et 1945.

Bien conscients du danger qui devient de plus en plus pressant (les intimidations sur les prêtres se succèdent), les parents de Rolando, comme ses amis, lui conseillent de retirer sa soutane ; la réponse du jeune Rolando est nette : « Je ne fais de mal à personne, je ne vois pas pourquoi j'enlèverais ma soutane qui est le signe de ma consécration à Jésus ».

Le matin du 10 avril 1945, Rolando joue de l’orgue à la messe du village, à laquelle il assiste comme d'habitude, avant de prendre la route du retour vers sa maison. Son Père ne le voyant pas rentrer se met à sa recherche et trouve ses affaires sur le sol avec un mot laissé par terre où il était écrit : « Ne le cherchez pas, il vient un moment avec nous, les partisans ».
Kidnappé par les partisans, Rolando sera livré à de véritables hyènes (expressions du card. Angelo Amato lors du sermon de la béatification). Ses bourreaux commencèrent par le dépouiller de sa soutane ; pendant trois jours, ils le battront à coups de ceinture, lui faisant subir humiliations et sévices, avant de le tuer, finalement, à coups de pistolet dans le bois de Piane de Monchio (Modène) : c’était le vendredi 13 avril à trois heures de l’après-midi.

Un des partisans, touché par son jeune âge, tentera de lui sauver la vie, mais le chef du groupe répliquera pour justifier l’assassinat : « demain, cela fera un prêtre de moins ». Avant d’être exécuté, le jeune séminariste demandera à pouvoir prier pour son père et sa mère. C’est quand il se mettra à genoux à côté de la fosse vide, que les partisans avaient creusée pour lui, qu’il sera mis à mort. Sa soutane sera pendue comme trophée sur le fronton d’une maison.

Sur les indications des partisans et de son assassin lui-même, le père et le curé de San Valentino, don Alberto Camellini, retrouveront, le lendemain 14 avril, le corps de Rolando. Le jeune garçon avait le visage couvert de bleus, le corps torturé, et deux blessures mortelles, l'une à la tempe gauche et l'autre à la hauteur du cœur. Ils l'emportèrent à Monchio pour des obsèques et une digne sépulture.
Après la Libération (25 avril : jour de fête en Italie), le 29 mai 1945, son corps fut transféré au cimetière de San Valentino, puis, le 26 juin 1997, dans l'église de San Valentino.
Ses deux meurtriers furent condamnés à 16 et 26 ans de prison avant d'être amnistiés, six années plus tard, par le ministre (communiste) de la justice italienne.

Une série de guérisons reconnues comme « miraculeuses » ayant été obtenues par son intercession, son procès de canonisation a été ouvert le 7 janvier 2006, mais c'est en raison de son martyre qu'il a été béatifié et non pas en raison de ces guérisons.

Rolando Rivi a été béatifié le 05 octobre 2013 dans le Palais des sports de Modène. La messe solennelle et le rite de béatification ont été présidés par le card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape François.
On ne garde écrite de lui qu’une phrase : « j’appartiens à Jésus ».


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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Lun 14 Avr 2014 - 13:52

Le 14 avril

Pierre Gonzalez
Dominicain
(1190-1246)

Pierre Gonzalez naît, l'an 1190, dans la ville d'Astorga, en Espagne, d'une famille distinguée. Son oncle, évêque de Palencia, charmé de ses talents, le pourvut d'un canonicat et le fit ensuite nommer doyen du Chapitre de sa cathédrale.

Le jour de sa prise de possession, Gonzalez, naturellement vaniteux, voulut traverser la ville sur un cheval superbement paré. C'est là que la Providence l'attendait : sa vanité se repaissait des applaudissements de la foule, quand le cheval se cabra, renversant dans la boue l'orgueilleux cavalier, au milieu des huées de la populace. Cette humiliation fut un coup de la grâce. Pierre se releva tout confus, et dit à haute voix : « Puisque le monde se moque de moi, je me moquerai de lui à mon tour. » Il tint parole. Dans la solitude, le jeûne et la prière, il dompta son orgueil et devint un modèle de pénitence et d'humilité.

Décidé à rompre entièrement avec le siècle, il se démit de sa dignité pour se faire humble enfant de Saint-Dominique et employer ses talents à gagner des âmes au Ciel. Il passait la plus grande partie des nuits à méditer, à prier, à étudier, et consacrait le jour à instruire les fidèles. Les libertins fondaient en larmes à ses sermons, et venaient à ses pieds avouer leurs désordres : il fut l'instrument d'une multitude de conversions.

Le roi d'Espagne Ferdinand III voulut attacher Gonzalez à sa personne et l'emmener partout avec lui, même à la guerre. Le saint religieux profita de la confiance du prince pour procurer la gloire de Dieu et il vint à bout de réformer bien des désordres, vivant toujours à la cour ou dans les camps, avec la même austérité et la même régularité que dans le cloître. Quelques seigneurs licencieux résolurent de le perdre et gagnèrent à prix d'argent une courtisane pour le séduire. Gonzalez, comprenant les intentions de la malheureuse, allume un grand feu et se place au milieu, enveloppé de son manteau. À la vue de ce prodige, la misérable tombe à genoux et se convertit sincèrement ; les seigneurs qui l'avaient gagnée en firent autant.

Cependant, malgré toutes les sollicitations du roi, Gonzalez quitta la cour : ayant assez fait pour les grands, il aspirait à instruire et à consoler les pauvres habitants des campagnes. Il passa le reste de sa vie à les évangéliser, avec un incroyable succès : les montagnes les plus escarpées, les lieux les plus inaccessibles, la grossièreté ou l'ignorance des populations enflammaient sa charité ; des miracles accompagnaient ses paroles et leur faisaient porter de merveilleux fruits, surtout parmi les marins espagnols. Un jour qu'il prêchait, le démon souleva un orage épouvantable, et la foule s'enfuyait déjà cherchant un abri, quand Gonzalez, par un grand signe de Croix, divisa les nuages, de sorte qu'il ne tomba pas une goutte d'eau. Il délivra très souvent par miracle des matelots qui avaient imploré son secours dans le danger.

Pierre Gonzalez connaissant, par révélation, sa fin prochaine, voulut se retirer à Compostelle, pour y mourir entre les bras de ses frères en religion ; mais il tomba gravement malade à Tuy où il prêchait le carême, et y mourut le jour de Pâques, l'an 1246, à l'âge de cinquante-six ans. Ses reliques reposent dans la cathédrale de cette localité.

Saint Pierre Gonzalez, connu en Espagne sous le nom de saint Elme, est représenté marchant sur les eaux et tenant une flamme. Cette flamme désigne le feu de saint Elme. Il est quelquefois représenté avec cette flamme sur le front. Il est le patron des marins.

Lidwine


Laïque et mystique
(1380-1433)

Issus d'ancêtres nobles, mais tombés dans la pauvreté, les parents de Lidwine n'avaient pas pour cela hésité à élever neuf enfants, huit garçons et une fille. Celle-ci, venue au monde, à Schiedam (Pays Bas), le 18 mars 1380, était une enfant gracieuse et forte, d'une avenante beauté.

Quand, à quinze ans, ses charmes et ses qualités lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage, elle dit à ses parents : « Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes. » Dieu la prit au mot. À la suite d'une chute où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit ; elle ne le quitta plus jusqu'à sa mort.

Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu'empirer. Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée ; perdant l'usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles. Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi. Trois plaies profondes s'ouvrirent dans son pauvre corps, dont l'une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu'on en retirait jusqu'à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l'épaule, à laquelle s'ajouta bientôt le « mal des ardents » qui dévora ses chairs jusqu'aux os. À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l'ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu'à remplacer une maladie par une autre. Ainsi Lidwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n'ayant que l'usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir. Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années.

À partir de 1414, jusqu'à sa mort, c'est-à-dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie. Jusqu'à la fin, ses maux s'aggravèrent ; mais ses plaies, ses vomissements n'exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu'elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d'elle consolation.

Ce fut le mardi de Pâques 1433 que Lidwine acheva la montée de son Calvaire, qui avait duré trente-sept ans. Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et sa beauté ; il exhalait un parfum plus suave que jamais.

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Message par jaimedieu le Mar 15 Avr 2014 - 11:51

Le 15 avril

Saint Paterne de Vannes
Évêque d’Avranches
(† v. 565)

Surnommé aussi Paterne l'Ancien, pour le distinguer de celui de Coutances en Normandie.

On connaît peu de choses de lui, mais l'auteur imaginatif de l'aimable roman hagiographique connu sous le nom de « Vita Paterni » supplée largement à ces lacunes.

Ce Breton d'Armorique émigre en Bretagne insulaire (actuellement Pays de Galles) au rebours du mouvement habituel des Bretons à cette époque.

Il va fonder, au comté de Cardigan, un monastère qui prendra le nom de « Lhan-Paderne-Vaur » - église du grand Paterne.

On dit qu'il bâtit d'autres monastères au Pays de Galles et convertit des rois en Irlande.

Au cours d'un pèlerinage en Terre Sainte, il reçoit la consécration épiscopale à Jérusalem. De retour en Armorique, le roi Caradoc lui confie l'évêché de Vannes.

Le nouveau venu se lie d'amitié avec son voisin, saint Samson, évêque de Dol.
Vilipendé par de faux frères, il prend une retraite anticipée.

Damien de Molokai

Prêtre ss.cc.



Le 20 décembre 1999 Jorge Medina Estévez, Cardinal Préfet de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements, sur demande de la Conférence Épiscopale des États Unis, plaça le nom Damien, dans le calendrier liturgique, au 10 mai (jour correspondant à l'arrivée du père Damien à la léproserie de Molokaï).

De ce fait la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie (Picpus) et certains pays font mémoire le 10 mai.

Le Martyrologe Romain et d’autres pays le commémorent le 15 avril (dies natalis).

Joseph De veuster, le futur Père Damien, naît à Tremelo, en Belgique, le 3 janvier 1840 dans une famille nombreuse d'agriculteurs-commerçants.

Alors que son père le destine à prendre la tête de l'exploitation familiale, Joseph décide de se consacrer à Dieu en entrant dans la Congrégation des Sacrés-Cœurs (dite de Picpus d'après le nom de la rue de Picpus à Paris où se trouvait la maison généralice). Son frère Pamphile l'y a précédé. En février 1859, il commence son noviciat à Louvain et il prend le nom de Damien.

En 1863, son frère Pamphile, qui devait partir pour la mission des îles Hawaii, tombe malade. Les préparatifs du voyage ayant déjà été faits, Damien obtient du Supérieur Général la permission de prendre la place de son frère.

Il débarque à Honolulu le 19 mars 1864 où il est ordonné prêtre le 21 mai suivant. Dès son arrivée, il se jette, corps et âme, dans la rude vie de « missionnaire itinérant » sur l'île d’Hawaii, la plus grande de l'archipel.

Pour freiner la propagation de la lèpre, le gouvernement décide, en 1866, de déporter à Molokai, une île voisine, tous ceux et celles qui sont atteints de ce mal alors incurable. Leur sort préoccupe toute la mission. L'évêque, Mgr. Maigret, en parle à ses prêtres. Pour ne pas les exposer à un péril mortel, il ne veut y envoyer personne au nom de l'obéissance. Quatre missionnaires se présentent: ils iront à tour de rôle visiter et assister les malheureux lépreux dans leur détresse.

Le 10 mai 1873, Damien est le premier à partir. A sa demande et selon le désir des lépreux, il restera définitivement à Molokai.

Dans cet enfer du désespoir il apporte l'espérance. Il devient le consolateur des lépreux, le pasteur, le médecin des âmes et des corps, sans faire de distinction de race ni de religion. Il donne une voix aux sans-voix. Peu à peu, il construit une communauté dans laquelle la joie d'être ensemble et l'ouverture à l'amour de Dieu donnent de nouvelles raisons de vivre.

Atteint lui-même par la maladie en 1885, il peut s'identifier complètement à eux: « Nous autres, lépreux... »

Le Père Damien est, avant tout, un témoin de l'amour de Dieu pour les hommes. Il puise sa force dans l'Eucharistie, présence de Dieu au milieu des hommes, et dans l'adoration sans laquelle il n'aurait jamais pu tenir: « C'est au pied de l'autel que nous trouvons la force nécessaire dans notre isolement... » C'est là qu'il reçoit pour lui-même d'abord l'appui et l'encouragement, la consolation et l'espoir qu'il s'empresse de partager aux lépreux. Il peut alors se dire « le missionnaire le plus heureux du monde ».

Il meurt le 15 avril 1889. Sa dépouille mortelle est ramenée, en 1936, en Belgique et inhumée dans la crypte de l'église des pères des Sacrés-Cœurs à Louvain.

Sa renommée se répand dans le monde entier. Le premier procès en vue de sa béatification s'ouvre en 1938 à Malines (Belgique).

Le vénérable Paul VI signe, le 7 juillet 1977, le décret sur « l'héroïcité de ses vertus ».

Joseph Damien De Vester a été béatifié, à Bruxelles, le 3 juin 1995 par le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) et canonisé, à Rome, le 11 octobre 2009, par le Pape Benoît XVI.
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Message par jaimedieu le Mer 16 Avr 2014 - 12:31

Le 16 avril

Saint Benoît-Joseph Labre
Pèlerin, mendiant
(1748-1783)

Benoît-Joseph Labre naquit à Amettes, diocèse d'Arras, en 1748 et fut l'aîné d'une famille de quinze enfants. Âgé de douze ans, il fut reçu chez son oncle paternel, curé d'Érin, pour faire ses études en vue du sacerdoce.

Après la mort de son oncle, Benoît-Joseph passa chez son oncle maternel, vicaire de Conteville, où il ne fit que grandir dans la mortification et la prière. Son attrait était toujours vers le Saint-Sacrement devant lequel il s'abîmait des heures entières en contemplation.

Il y avait longtemps que Benoît-Joseph aspirait à une vie plus parfaite : « Être prêtre est bien beau, disait-il ; mais j'ai peur de me perdre en sauvant les autres. »

Il finit par vaincre les résistances de ses parents et entre chez les Chartreux, espérant y trouver sa voie définitive. Il se trompait, car la Providence permet qu'il soit bientôt renvoyé par ses supérieurs, comme n'ayant pas la vocation de cet Ordre. La pensée de la Trappe, qu'il avait eue d'abord, lui revient ; on ne l'y accepte pas.

Ballotté de nouveau entre la Chartreuse et la Trappe, il est forcé de s'adresser enfin à Sept-Fons, où ses scrupules, ses peines d'esprit et une maladie sérieuse donnent bientôt lieu à son renvoi.

Toute sa réponse à tant d'épreuves était : « Que la Volonté de Dieu soit faite ! » C'est alors que Dieu lui inspire cette vocation de pèlerin-mendiant qui devait le mener droit, par les chemins les plus ardus de la pénitence, à une éminente sainteté.

Il n'aura plus de relations suivies avec personne, vivra en solitaire au milieu du monde, ira toujours à pied, cherchera tous les lieux consacrés par la dévotion. Il sera revêtu d'un habit pauvre et déchiré, qu'il ne changera point.

Un chapelet à la main, un autre au cou, un crucifix sur la poitrine, sur les épaules un petit sac contenant tout son avoir, c'est-à-dire son Nouveau Testament, l'Imitation de Jésus-Christ et le Bréviaire : tel on verra Benoît-Joseph dans ses continuels pèlerinages.

La pluie, le froid, la neige, la chaleur, rien ne l'arrête ; il couche le plus souvent en plein air, il vit de charité, au jour le jour, sans rien réserver pour le lendemain ; il ne prend que la plus misérable et la plus indispensable nourriture, et se fait lui-même pourvoyeur des pauvres. Souvent il est le jouet des enfants et de la populace ; il est regardé comme un insensé ; il souffre tout avec patience et amour.

Rome, Lorette, Assise et une multitude d'autres lieux saints sont l'objet de sa dévotion.



Sainte Bernadette Soubirous
Vierge
(1844-1879)

C'est un 18 février que la Vierge Marie lui dit : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l'autre. » : cette date a été retenue pour la commémoration en France.

Par contre, le Martyrologe Romain et d’autres pays la commémorent le 16 avril (dies natalis).

Bernadette avait quatorze ans lorsqu'elle vit pour la première fois la Vierge.

Fille aînée d'une famille de meuniers que l'arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l'Hospice de Lourdes dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion.

En février 1858, alors qu'elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes.

Dix-huit apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains.

En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées.

Elle meurt le 16 avril 1879 à trente-cinq ans.

Bernadette Soubirous à été béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933, par le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939).

Son corps retrouvé intact, repose depuis 1925, dans une châsse en verre dans la chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs, se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.
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Message par jaimedieu le Jeu 17 Avr 2014 - 12:31

Jeudi le 17 avril

Claire (Chiara) Gambacorti
Dominicaine
(1362-1420)

Chiara (au baptême : Teodora ou Vittoria) Gambacorti (ou Gambacorta), fille d'illustre famille, naît à Pise en 1362. Jeune encore, elle voulut n'avoir d'autre époux que Dieu.

Chaque jour on la voyait s'acheminer vers une humble maison où gisait une pauvre malade abandonnée, dont le corps n'était qu'une plaie ; son visage fétide et repoussant, dévoré par un affreux ulcère, n'était plus reconnaissable. L'enfant consolait la pauvre affligée, préparait sa nourriture, faisait son lit, pansait ses plaies et ne s'éloignait jamais sans avoir approché son beau et frais visage de ce visage souillé et infect pour y déposer un baiser affectueux.

La jeune fille, n'ayant pu obtenir le consentement de son père, entre à son insu chez les Clarisses et y prend le voile sous le nom de Claire. Mais aussitôt son frère, furieux, va l'y saisir avec des hommes d'armes et la ramène au palais paternel, où elle est enfermée et abandonnée pendant trois jours. Joyeuse dans son épreuve, elle se livre à la contemplation et goûte en Dieu une paix profonde : « Que mon corps périsse, s'écrie-t-elle, avant qu'il plaise à d'autres yeux qu'à ceux de mon Jésus. »

Après de longues et inutiles vexations, sa famille consent enfin à la laisser partir, non au couvent des Clarisses, mais au couvent des sœurs de Saint-Dominique. Ses exemples ranimèrent la ferveur dans la communauté : elle était la plus humble et la plus pauvre ; elle ne voulait porter que les vêtements abandonnés par ses sœurs comme trop usés ; elle se contentait souvent, pour nourriture, des restes de ses sœurs.

Devenue prieure, elle fut davantage encore le modèle de ses religieuses. Le sacrifice le plus héroïque de sa vie fut de voir son frère, poursuivi par des assassins, tomber sous les coups de ses ennemis à la porte du monastère. Elle ne fut pas moins héroïque à pardonner à celui qui avait massacré son père et ses frères.

Près de mourir, elle disait dans ses souffrances : « Seigneur, me voici en Croix avec Vous ! »


Sainte Kateri Tekakwitha
Indienne du continent nord-américain
Première sainte amérindienne


Kateri Tekakwitha est née en 1656 d’une Algonquine et d’un chef Iroquois de la tribu de la Tortue, dans le village agnier d’Ossernenon, aujourd’hui Auriesville, dans l’État de New York. Sa mère avait vécu au poste français des Trois-Rivières et était chrétienne.

La fillette avait quatre ans quand une épidémie de vérole se déclare dans la bourgade, emporte ses parents et son jeune frère et la laisse les yeux malades et le visage grêlé. Elle est accueillie par un oncle et élevée par ses tantes. Comme elle ne peut pas supporter l’éclat de la lumière du jour, on la surnomme Tekakwitha : « celle qui avance en tâtonnant ».

En 1666, une expédition française contre les Agniers oblige sa tribu à se réfugier dans la forêt pour y passer l’hiver. Tekakwitha accompagne les siens sur la rive nord de la rivière Mohawk, à un endroit qu’ils nomment Kahnawaké. C’est là qu’elle rencontre pour la première fois des missionnaires jésuites. Elle est frappée de leurs manières affables et de leur piété. Elle s’occupe des travaux domestiques et est habile à manier l’aiguille pour décorer les mocassins et les chemises et confectionner des colliers. Elle participe aux travaux des champs, aux cueillettes de fruits et à la récolte de légumes.

Elle doit subir les heurts de sa famille lorsqu’elle refuse l’époux qu’on lui propose. Quand le jésuite Jacques de Lamberville lui rend visite à l’automne 1675, elle demande le baptême. Après un catéchuménat de six mois, elle est baptisée le jour de Pâques 1676, sous le nom de Kateri. Pendant plus d’un an, sa famille continue de la persécuter et la prive de nourriture parce qu’elle ne veut pas travailler le dimanche. On lui lance des pierres quand elle se rend à la chapelle pour prier et une de ses tantes l’accuse même d’avoir une liaison avec son oncle.

Le Père de Lamberville lui conseille alors d’aller vivre à la mission Saint-François-Xavier, sur la rive sud du Saint-Laurent, en face de Montréal.

Dans ce village, elle retrouve d’autres chrétiens et les Jésuites qu’elle avait rencontrés en 1666. Kateri fait sa première communion le jour de Noël 1677. Elle passe des heures en prière à la chapelle. Durant la chasse d’hiver, elle continue ses exercices de piété tout en se livrant aux travaux communs, et se fait un oratoire d’une croix taillée dans un arbre, près d’un ruisseau.

D’autres épreuves fondent sur elle quand elle est accusée d’avoir couché avec l’époux d’une Indienne et que ses parents veulent la forcer à se marier. Elle ne peut réaliser son désir de fonder une communauté de religieuses autochtones, mais elle fait vœu de chasteté le 25 mars 1679. Accablée de migraines, d’une fièvre lente et d’un grand mal d’estomac, elle meurt le 17 avril 1680, à l’âge de 24 ans.

Kateri Tekakwitha a été déclarée :

Vénérable le 3 janvier 1943 par Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958);

Bienheureuse le 22 juin 1980 par le Saint Père Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) ;

Sainte le 21 octobre 2012 par le Pape Benoît XVI.
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Message par jaimedieu le Ven 18 Avr 2014 - 13:44

Le 18 avril

Bienheureuse Marie de l'Incarnation
Veuve et Carmélite

Marie de l'Incarnation (dans le siècle Barbe Avrillot) naît à Paris le 1er février 1566. Elle fut, dès sa jeunesse, attirée vers la vie religieuse. Ses parents s'opposèrent à sa vocation, préférant pour elle un riche mariage.

La pieuse enfant dut se résigner ; après quelques années qu'elle passa dans l'humilité, la prière et la mortification, elle fut mariée à un noble gentilhomme nommé Pierre Acarie. Une fois son sacrifice fait, la jeune épouse ne songea plus qu'à se sanctifier dans ce nouvel état.

Elle éleva ses trois garçons et ses trois filles avec un rare dévouement, surveillant leurs prières, leurs travaux, leurs jeux, et les soumettant à une règle sage toujours ponctuellement exécutée : « Maintenant je suis vraiment heureuse, leur dit-elle un jour, je vois que vous aimez Dieu et que Dieu vous aime ! »

Son mari eut à subir de grandes épreuves, qu'elle partagea avec une parfaite résignation. Plus tard, elle n'en parlait qu'avec joie : « Quel temps ! Quels heureux jours ! Qu'on trouve bien Dieu dans l'épreuve ! »

Mme Acarie eut la plus grande part à l'introduction des Carmélites en France. Elle entra elle-même au Carmel après la mort de son mari, à la condition de n'être que sœur converse : « Ma Mère, dit-elle en arrivant, je suis une pauvre mendiante qui vient supplier la Miséricorde divine et me jeter dans les bras de la religion. »

On la vit toujours occupée aux plus bas offices, cuisine, vaisselle, raccommodage.

Sœur Marie de l’Incarnation tombe malade le 7 février 1618 : symptômes d’apoplexie et de paralysie. Dans ses souffrances elle dira : « Quoi ! Mourir sans souffrir ! Le désir de souffrir me fera mourir ! » et, peu avant sa mort : « Ce que je souffre n'est rien en comparaison de ce que je voudrais souffrir, et pourtant quelles douleurs ! Mon Dieu, ayez pitié de moi. »

Marie de l’Incarnation meurt au carmel de Pontoise dans de grandes souffrances, le 18 avril 1618, à l’âge de 52 ans, très aimée de ses enfants, de ses sœurs carmélites et de ses amis. Quand la nouvelle de sa mort se répand dans la ville, on n’entend qu’un cri : « La sainte est morte! » Les miracles se multiplient à son tombeau.

Le 24 août 1792, Pie VI la proclame bienheureuse. Elle continue à être encore invoquée aujourd’hui tout spécialement lors des grossesses difficiles.


Bienheureux Luca Passi
Prêtre et fondateur des :
« Œuvre laïque Sainte-Dorothée »
« Sœurs enseignantes de Sainte-Dorothée »

Luca, naît le 22 janvier 1789 à Bergame (Italie) ; il est le premier des onze enfants du comte Enrico Passi de’ Preposulo, de Bergame et de la noble vénitienne Caterina Corner.

Jusqu’à l’âge de 18 ans, il fut élevé dans une ambiance familiale ; sa mère l’éduqua aux vertus chrétiennes et son père s’occupa de ses études scolaires et de la préparation aux sacrements de la confession et première communion.

Il entre ensuite au séminaire de sa ville natale et le 16 mars 1815 est ordonné prêtre.
Le 16 mai 1815 don Luca fait partie du Collège apostolique, composé de prêtres qui se distinguaient par leur solide spiritualité et par leur vie apostolique active.
Don Luca était très touché par les conséquences de la Révolution française qui marquèrent la société italienne du dix-huitième siècle. Les conditions de dégradation morale de la société, l’analphabétisme et l’ignorance religieuse eurent une forte répercussion sur les enfants et les jeunes, très souvent abandonnés à eux-mêmes.
Dans cette société en fermentation et chargée de tensions, don Luca mûrit sa vocationde « Missionnaire itinérant ».

Grâce à l'aide de son frère (lui aussi ayant été ordonné prêtre), don Luca fonde les Sociétés de « Saint-Raphaël » et de « Sainte-Dorothée », en compagnie de ses membres de ses confréries, pour l'éducation chrétienne des enfants et des jeunes. L’œuvre fut encouragée par le pape Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823), qui désirait propager ces Sociétés dans différentes villes.
La branche masculine : la Société de Saint-Raphaël, répartie à Gênes, a été freinée par la Révolution de 1848-1849. Quant à la Société de Sainte-Dorothée, elle s'est fortement développée dans toute l'Italie.

En soutien aux deux sociétés, don Luca fonda à Venise, le 06 août 1838, l’Institut des « Sœurs enseignantes de Sainte-Dorothée » qui aujourd’hui encore transmet le patrimoine spirituel de son fondateur en Italie, en Afrique et en Amérique latine.

Il quitte sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, le 18 avril 1866 à Venise. Son corps, enterré à Venise dans le cimetière de l'île de Saint Michel, fut exhumé en 1976 ; ses restes, après avoir été canoniquement reconnus, furent transférés dans la Maison-mère de l'Institut le 5 juin de la même année.

Luca Passi a été déclaré vénérable par le Saint Père Jean-Paul II en 1998 et béatifié le 13 avril 2013 par le card. Angelo Amato s.d.b., au nom du Pape François, dans la Basilique Saint Marc de Venise.

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Re: Les saints du jour

Message par jaimedieu le Sam 19 Avr 2014 - 14:09

Le 19 avril

SaintElphège
Archevêque de Cantorbéry, martyr
(954-1012)

Elphège sortait d'une famille distinguée d'Angleterre. Il reçut une excellente éducation et ne tarda pas, malgré la voix de la chair et du sang, à quitter le monde pour la solitude, puis ensuite pour le cloître, à la demande de bons religieux qui voulurent se mettre sous sa direction.

Le saint abbé exigea que la règle fût observée à la lettre, et Dieu vint à son aide par un miracle, pour soumettre à la ferme conduite plusieurs moines d'abord récalcitrants.

Son mérite le fit placer bientôt, malgré les réclamations de son humilité, sur le siège épiscopal de Winchester, et plus tard sur le siège archiépiscopal de Cantorbéry, où il succéda à saint Dunstan.

Sa vie resta celle d'un moine. Il se levait régulièrement à minuit et priait longtemps pieds nus. Ses grandes austérités n'enlevaient rien à la douceur de son caractère ; ses aumônes étaient abondantes, sa charité sans bornes.

Elphège, pendant une irruption des Danois en Angleterre, se dévoua pour le salut de son peuple. Il alla trouver les barbares, et, après avoir traité avec eux du rachat des captifs, il leur annonça l'Évangile. Un bon nombre se convertirent à sa parole ; mais les autres, plus furieux, s'avancèrent jusqu'à Cantorbéry pour l'assiéger.

Le saint Pontife voulut être à son poste. Durant le siège, il ne cessa d'exhorter ses brebis à s'armer de courage contre tous les événements et à défendre leur foi jusqu'à la mort. La ville céda à la force ; les assiégés furent passés en masse au fil de l'épée. Elphège courut sur le théâtre du massacre, espérant apaiser les vainqueurs : « Épargnez ces innocents, s'écria-t-il. Quelle gloire y a-t-il à répandre leur sang ? Tournez contre moi toute votre indignation ; je me la suis méritée en rachetant vos prisonniers. »

Les Danois farouches, irrités de cette sainte liberté, se saisissent de lui, l'accablent de mauvais traitements, incendient devant lui sa cathédrale, égorgent ses moines et le jettent en prison. Frappé à coups de hache et lapidé, pendant son supplice, il priait pour ses bourreaux : « Ô bon ! ô incomparable Pasteur ayez compassion des enfants de votre Église, que je vous recommande en mourant ! »

Un danois, qu’il avait nouvellement baptisé, fut touché de le voir languir si longtemps ; et, par un trait de pitié digne d’un barbare, il mit fin à ses souffrances en lui fendant la tête avec sa hache. Ainsi mourut l’évêque Elphège, le 19 avril 1012, en la cinquantième année de son âge.



Bienheureux Marcel Callo
Jeune ouvrier et martyr
(1921-1945)

Il est fêté, dans son diocèse de Rennes, le 19 avril, date où il fut arrêté à Zella-Melhis, et le 19 mars, dies natalis, par le Martyrologe Romain.

Marcel est né à Rennes le 6 décembre 1921 ; il est le second d'une famille de neuf enfants. À douze ans, il entre en apprentissage dans l'imprimerie où il travaille comme typographe. Il entre à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) où il tient à privilégier la vie spirituelle comme source de toute action, dans un monde ouvrier très déchristianisé. Devenu président de la section, il se dépense sans mesure pour assumer les responsabilités pratiques et surtout morales que cela implique.

En 1943, Marcel perd sa sœur dans un bombardement et se voit réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire) : malgré son déchirement (il vient de se fiancer), il accepte de partir, d'une part pour éviter des représailles sur sa famille, d'autre part dans une perspective missionnaire : là-bas également l'apostolat est urgent.

Envoyé à Zella-Melhis, il travaille dans une usine de révolvers et loge dans un camp de 3000 ouvriers environ. Il surmonte une période de détresse et de découragement et organise peu à peu clandestinement la vie chrétienne du groupe. Ses activités le trahissent et il est arrêté le 19 avril 1944 parce que « trop catholique ». Transféré à la prison de Gotha avec les principaux dirigeants jocistes de Thuringe (ils seront douze), il est finalement envoyé successivement aux camps de concentration de Flossenburg (où fut pendu Dietrich Bonhoeffer) et de Mauthausen où il partage les effroyables souffrances de tous les déportés et pâtit avec eux de l'affolement des nazis devant les Alliés. Il travailla surtout à Gusen II, le pire des Kommandos.

Souffrant terriblement de l'estomac, il meurt d'épuisement le 19 mars 1945, assisté par un camarade bouleversé devant son attitude, le colonel Tibodo qui témoigne : « J'ai connu Marcel Callo pendant quelques heures seulement, celles qui ont précédé sa mort en mars 1945, un mois et demi avant la libération. Je ne l'ai connu qu'aux dernières heures de sa vie : il est mort en quelque sorte dans mes bras. Cependant cela m'a suffit pour constater que ce garçon était de beaucoup au-dessus de la nature humaine ordinaire. (...) Si j'ai gardé son souvenir, alors que j'ai passé par plusieurs camps et que j'ai connu de nombreux prisonniers, c'est que Marcel Callo avait un regard vraiment surnaturel. Le témoignage que j'ai donné est au-dessous de la réalité : le regard était plutôt un regard d'espoir, l'espoir d'une vie nouvelle. (...) Ce me fut une révélation : son regard exprimait une conviction profonde qu'il partait vers le bonheur. C'était un acte de foi et d'espérance vers une vie meilleure. Je n'ai jamais vu chez un moribond un regard comme le sien ».

Marcel Callo a été béatifié le dimanche 4 octobre 1987 par le Bx Jean-Paul II, à l'occasion du synode mondial des évêques sur la vocation et la mission des laïcs dans l'Église et dans le monde.
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Message par jaimedieu le Dim 20 Avr 2014 - 13:37

Le 20 avril

Sainte Agnès de Montepulciano
Abbesse dominicain

Agnès (dans le siècle Agnese Segni) naît à Gracciano, près de Montepulciano (Toscane), le 28 janvier 1268, de parents suffisamment fortunés et très bons chrétiens.

À 4 ans, à l'âge où les enfants ne savent que jouer, Agnès cherchait la solitude pour mieux prier ; à 9 ans, à l'âge où déjà les parents fiançaient leur fille, elle obtient de ses parents d'entrer chez les Religieuses du Sac à Montepulciano pour être à son Bien-Aimé. Désormais, sa vie ne sera plus qu'une continuelle oraison.

À 17 ans elle dirige la construction du couvent à Procena, où par le bref pontifical elle devient abbesse ; à 32 ans elle revient à Montepulciano pour y fonder un couvent de Sœurs Dominicaines, où elle sera prieure.

Agnès est avant tout une âme contemplative. Pour elle, Dieu c'est le Bien-Aimé : elle lui manifeste une amitié sans réserve, une tendresse sans limite, une confiance sans borne. Il la comble de faveurs extraordinaires, répond empressement à ses désirs et satisfait même ses moindres caprices. Aussi la représente-t-on caressant l'Agneau de Dieu qu'elle tient dans ses bras et dont elle porte le nom.

Un jour qu'elle fut longtemps ravie en extase, l'heure de la Messe passa sans qu'elle ne s'en aperçût. Revenue à elle-même, elle se mit à pleurer de ne pouvoir ce matin-là recevoir son Bien-Aimé. Jésus lui envoie alors porter la Sainte Communion par l'Ange qui l'avait assisté dans son agonie. C'est encore cet Ange qui viendra lui annoncer les souffrances et la mort qu'elle aura à endurer : « Prends ce calice, ô bien-aimée du Christ, lui dira-t-il, bois comme lui jusqu'à la lie ». Elle prendra la coupe, et la videra, lui semble-t-il, toute entière.

La vie s'en allait, et les religieuses, la voyant mourir, la suppliaient de demander sa guérison. « Si vous m'aimiez vraiment, leur répondit-elle, vous vous réjouiriez de ma mort, puisque je m'en vais à mon Bien-Aimé. Je vous serai plus utile au Paradis qu'ici ; ayez confiance, je serai toujours avec vous ». Quelques instants après, levant les yeux et les mains vers le Ciel, elle dit avec un sourire ravissant cette dernière parole : « Mon Bien-Aimé est à moi, je ne le quitterai plus ».

Elle meurt le 20 avril 1317, à l'âge de 49 ans. Son corps, miraculeusement préservé de la corruption du tombeau, repose au Couvent des Dominicaines de Montepulciano.

Agnès de Montepulciano fut canonisée le 12 mai 1726 par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730).
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Message par jaimedieu le Lun 21 Avr 2014 - 14:22

Le 21 avril

Saint Anselme d'Aoste
Archevêque de Cantorbéry et docteur de l'Église

Anselme naquit à Aoste, en Piémont, en 1033 ou 1034. Sa pieuse mère Ermengarde lui apprit, de bonne heure, à aimer Dieu et la Très Sainte Vierge ; mais, privé du soutien maternel vers l’âge de quinze ans, poursuivi dans sa vocation religieuse par le père, Gandolfo, mondain et intraitable, il se laissa entraîner par le monde.

Las d’être la victime de son père, il s’enfuit en France, et se fixa comme étudiant à l’abbaye du Bec, en Normandie. Là il dit à Lafranc, chef de cette célèbre école : « Trois chemins me sont ouverts : être religieux au Bec, vivre en ermite, ou rester dans le monde pour soulager les pauvres avec mes richesses : parlez, je vous obéis. » Lafranc se prononça pour la vie religieuse. Ce jour-là, l’abbaye du Bec fit la plus brillante de ses conquêtes. Anselme avait vingt-sept ans.

Quand bientôt Lafranc prit possession du siège archiépiscopal de Cantorbéry, il fut élu prieur de l’abbaye, malgré toutes ses résistances ; il était déjà non seulement un savant, mais un Saint. De prieur, il devint abbé, et dut encore accepter par force ce fardeau, dont lui seul se croyait indigne.

Sa vertu croissait avec la grandeur de ses charges. Le temps que lui laissait libre la conduite du couvent, il le passait dans l’étude de l’Écriture Sainte et la composition d’ouvrages pieux ou philosophiques. La prière toutefois passait avant tout le reste ; l’aube le retrouvait fréquemment à genoux. Un jour le frère excitateur, allant réveiller ses frères pour le chant des Matines, aperçut dans la salle du chapitre, une vive lumière ; c’était le saint abbé en prière, environné d’une auréole de feu.

Forcé par la voix du Ciel, le roi d’Angleterre, Guillaume, le nomme archevêque de Cantorbéry ; Anselme refuse obstinément ; mais, malgré lui, il est porté en triomphe sur le trône des Pontifes. Huit mois après, il n’était pas sacré ; c’est qu’il exigeait comme condition la restitution des biens enlevés par le roi à l’Église de Cantorbéry. Le roi promit mais il manqua à sa parole, et dès lors Anselme, inébranlable dans le maintien de ses droits, ne fut plus qu’un grand persécuté.

Obligé de fuir, il traversa triomphalement la France, et alla visiter le Pape, qui le proclama hautement « héros de doctrine et de vertu ; intrépide dans les combats de la foi. » Quand Anselme apprit la mort tragique de Guillaume dans une partie de chasse, il s’écria en fondant en larmes : « Hélas ! J’eusse donné ma vie pour lui épargner cette mort terrible ! » Anselme put revenir en Angleterre, vivre quelques années en paix sur son siège, et il vit refleurir la religion dans son Église.

Il mourut le 21 avril 1109 à Cantorbéry où il attend la résurrection dans la célèbre cathédrale.

Saint Conrad de Porzham
Frère capucin

Konrad von Parzham (dans le siècle Johann Birndorfer) naît le 22 décembre 1818 à Venushof de Parzham, près de Passau en Bavière. Dernier d'une fratrie de douze enfants, vécut une jeunesse simple, aimant la nature en aidant ses parents, de pieux cultivateurs bavarois.

Orphelin à seize ans, il tenta par la suite de poursuivre des études au monastère bénédictin de Deggendorf à Metten, participant avec les moines aux travaux agricoles. Il vivait dans un pays qui conservait ses traditions populaires, profondément chrétiennes. Il était robuste et droit.

A 23 ans, il entra dans le Tiers-Ordre franciscain. Il était spécialement dévoué à son rosaire et assistait à la messe quotidienne. Il aurait pu continuer à vivre une vie heureuse et paysanne ; mais à 31 ans refusant le mariage, cet homme distribua sa part d'héritage à ses frères et à diverses institutions religieuses.

Il entra chez les Capucins de Sainte-Anne d'Altötting. Il fit son noviciat à Laufen. Ensuite il devint jardinier du couvent et fit sa profession en 1852, sous le nom de Conrad.

Devenu portier du Couvent d' Altötting, toujours calme et patient, le Frère Conrad, heureux de vivre dans ce sanctuaire marial, menait une vie humble et recueillie. Sa dévotion à Notre Dame et ses conseils furent bientôt connus de la population locale qui se pressait aux portes du couvent. Sa réputation dans toute la Basse-Bavière se développa à une époque, où eut lieu un réveil du Catholicisme bavarois.

Craignant de perdre son autonomie, face aux puissances protestantes (la Prusse), la Bavière puisait aux sources de la tradition catholique, dans un mouvement de charité et de dévotions populaires. Cet élan de piété allait de pair avec une prospérité grandissante. Notre époque, où les richesses matérielles détournent souvent de la Foi, est bien différente de celle du royaume bavarois d'alors...

Mais il existait bien sûr des souffrances matérielles et morales que le Frère Conrad tentait de soulager avec patience et ténacité, sous le regard de la Vierge. Il avait mission de distribuer aux pauvres les produits agricoles et le pain du couvent et bien sûr de la bière, brassée au couvent, qu'il voulait légère. Il accueillait d'incessants groupes de pèlerins. De nombreuses conversions eurent lieu aussi.

Il collabora aussi à l'œuvre du « Liebeswerk » destinée à l'enfance abandonnée.

C'est ainsi que se déroula une vie simple dédiée aux humbles travaux. Le 18 avril 1894, se sentant fatigué, il se coucha pour se préparer dit-il à l'éternité ; il rendit son âme le 21 avril.

Konrad von Parzham a été béatifié par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) en 1930 et canonisé quatre ans plus tard.

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Message par jaimedieu le Mar 22 Avr 2014 - 13:35

Le 22 avril

Saint Caïus
Pape et martyr
(† 296)

L'histoire nous a transmis peu de chose sur la vie du Pape Caïus. Il était né en Dalmatie et appartenait à la famille de Dioclétien. Ce fut un Pontife d'une rare prudence et d'une vertu courageuse.

La persécution contre les chrétiens sévissait alors dans toute sa fureur : les fidèles, pour s'y soustraire, étaient obligés de se tenir cachés dans les cavernes et les tombeaux. Saint Caïus mit tout son zèle à confirmer dans la foi les serviteurs de Jésus-Christ. Il conseilla au patricien Chromatius de recevoir dans sa villa les fidèles qui voudraient échapper aux bourreaux et alla les y visiter afin de soutenir leur courage. Ce fut alors qu'il fit diacres Marc et Marcellin, qu'il éleva leur père Tranquillin à la prêtrise et établit Sébastien défenseur de l'Église.

Il ordonna que, dans l'Église, avant de monter à l'épiscopat, on passerait par les degrés des ordres et rangs de portier, de lecteur, d'exorciste, d'acolyte, de sous-diacre, de diacre et de prêtre.

Afin d'éviter lui-même les cruautés de Dioclétien, il se tint caché quelques temps dans une caverne ; mais, huit ans plus tard, il remporta la couronne du martyre avec son frère Gabinus, après avoir siégé douze ans, quatre mois et cinq jours. Il avait ordonné vingt-cinq prêtres, huit diacres et cinq évêques. Il fut enseveli au cimetière de Calliste.

Saint Soter
Pape et Martyr
(? - 166 - 175)

Soter fut le successeur du Pape Anicet. Il naquit à Fondi, ville de l'Italie méridionale. On sait peu de chose sur sa vie.

Il déploya une ardente charité pour les Églises qui souffraient de la persécution. Il subvenait, par des aumônes, aux nécessités des chrétiens exilés pour la foi et n'oubliait pas les indigents des provinces. Il accueillait, avec la tendresse d'un père, les étrangers qui venaient à Rome, et leur prodiguait toutes les consolations qui étaient en son pouvoir.

Il se montra intrépide défenseur de la foi contre les hérésies, en particulier contre celle des Montanistes, qui se répandait alors partout. Il écrivit aux évêques d'Italie une lettre où il traite de la foi en Jésus-Christ. Il ordonna aussi que, le Jeudi saint, tous les fidèles recevraient le Corps du Christ, hors ceux qui en seraient empêchés par quelque grave péché, et déclara que les serments faits contre la justice ne devaient pas être gardés.

Il siégea sur la chaire pontificale de 166 à 175. Il fut pris dans la cruelle persécution qui s'éleva sous Marc-Aurèle et reçut la couronne du martyre († 175). Il fut enseveli dans le cimetière appelé plus tard de Calliste. Il avait, selon la coutume de ses prédécesseurs, ordonné, au mois de décembre, dix-huit prêtres, neuf diacres et onze évêques pour les divers lieux.

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Message par jaimedieu le Mer 23 Avr 2014 - 12:16

Le 23 avril

Bse Marie-Gabrielle Sagheddu
Religieuse trappistine

Maria Gabriella naît à Dorgali (Sardaigne) le 17 mars 1914 de Marcantonio Sagheddu et Caterina Cucca, cinquième de huit enfants d’une famille de bergers modeste.

Autour d'elle, tous furent frappés de la voir se transformer vers l'âge de dix-huit ans. Peu à peu, elle s'adoucit, ses accès de colère disparurent, elle devint méditative, austère, patiente et réservée.

À 21 ans, en 1935, fut admise à la Trappe de Grottaferrata (Rome), ayant aujourd'hui son siège à Vitorchiano. Durant son noviciat, elle vécut avec la crainte qu'on ne la renvoie, mais après la profession elle vint à bout de cette crainte et connut un abandon paisible et confiant.

A partir de ce moment, elle vécut avec le désir de s'offrir totalement: « Maintenant, c'est à Toi d'agir », disait-elle simplement.

Sa courte vie monastique (trois ans et demi) se consomma comme une eucharistie, avec cette simple préoccupation de renoncer totalement à elle-même chaque jour pour suivre le Christ dans son obéissance au Père jusqu'à la mort. Sœur Maria Gabriella avait humblement offert sa vie afin que les Chrétiens désunis soient Un dans le Christ.

La tuberculose s'empara du corps de la jeune sœur, qui avait joui jusqu'à ce moment d'une parfaite santé, dès le soir même de son offrande : elle devait la conduire à la mort après quinze mois de souffrance.

Au soir du 23 avril 1939, Maria Gabriella termina sa longue agonie, dans l'abandon total à la volonté de Dieu. Les cloches sonnaient à toute volée, à la fin des vêpres du dimanche du Bon Pasteur, ce dimanche où l'évangile proclamait: « Il n'y aura qu'un seul bercail et un seul pasteur ».
Son corps, retrouvé intact lors de la reconnaissance de 1957, repose actuellement dans une chapelle contigüe au monastère de Vitorchiano.

Sœur Maria Gabriella a été béatifiée le 25 janvier 1983, par le Bx Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), 44 ans après sa mort, dans la basilique de Saint Paul hors les murs.

Saint Georges
Tribun militaire, martyr
(† v. 303)

Georges naquit à Lydda (aujourd’hui Lod en Israël), en Cappadoce de mère chrétienne ; son éducation fut toute chrétienne. Jeune encore, il est réputé avoir combattu le paganisme et brisé des idoles dans les temples païens. C'est probablement cela qui donna naissance à la légende tardive transmise par Jacques de Voragine du combat contre le dragon.

Georges suivit la carrière des armes comme son père, et devint tribun militaire dans la garde impériale. Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, tous ses sujets furent instamment invités à offrir des sacrifices aux dieux de l'empire. Cet ordre fut tout spécialement appliqué aux militaires : ce geste marquerait leur fidélité aux ordres impériaux.

Georges refusa. Sa noble audace lui mérita le reproche d'ingratitude et des menaces de mort. La légende raconte que Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l'empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens.
- « Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir ! »
- « Je suis chrétien, dit Georges, je n'ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde ; rien ne saurait ébranler ma foi. » Il est alors battu de verges, puis il subit l'affreux supplice de la roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures.

Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l'empereur, qui le croyait mort ; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l'engage à reconnaître le vrai Dieu. Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive ; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent.

Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans n’en ressentir aucun mal ; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles. Reconduit de nouveau dans sa prison, l'athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui :
- « Georges, lui dit-il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que je te réserve au Ciel ; ne crains rien, je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive. »

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d'ébranler le martyr par des flatteries : « Conduisez-moi devant vos dieux » dit Georges. On l'y conduit, croyant qu'il va enfin sacrifier. Parvenu devant la statue d'Apollon, il fait le signe de la Croix et dit : « Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu ? » La voix du démon répond : « Je ne suis pas Dieu ; il n'y a de Dieu que celui que tu prêches. » Et en même temps la statue tombe en poussière. Le peuple s'enfuit épouvanté, et l'empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.

Saint Georges est le saint patron des Cavaliers (arme blindée - cavalerie) et le saint protecteur des Scouts.

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Message par jaimedieu le Jeu 24 Avr 2014 - 12:29

le 24 avril

Sainte Marie-Euphrasie Pelletier
Fondatrice de l'Institut des
« Sœurs du Bon-Pasteur »

Marie-Euphrasie (dans le siècle Rose-Virginie) était la fille d'un médecin bienfaisant, Julien Pelletier ; elle naît le 31 juillet 1796 dans la petite île de Noirmoutiers, sur la côte de Vendée.

Pendant qu'elle était au pensionnat à Tours, elle connut le « Couvent du Refuge » où de jeunes femmes, qui n'avaient pas su diriger leur vie et étaient sorties du droit chemin, étaient reconquises pour Jésus-Christ, le Bon Pasteur, par des religieuses vêtues de blanc. Elle entra dans cette maison et en fut la supérieure à 29 ans.

Elle était si accoutumée à voir toutes choses dans la lumière de Dieu, et elle avait aussi une telle intuition de l'œuvre de Dieu dans les âmes, qu'elle eut le courage, surmontant la résistance bien compréhensible de sa maison, de réunir en communauté religieuse à l'intérieur du couvent ces filles et ces femmes du Refuge, auxquelles beaucoup avait été pardonné et qui ne cherchaient plus maintenant qu'à aimer Dieu.

Ces pénitentes ou Madeleines vivent selon la règle des Carmélites sous la direction d'une des religieuses. En 1829, l'évêque d'Angers demanda au couvent de Tours des religieuses pour une maison d'éducation destinée à des jeunes filles moralement égarées. La jeune supérieure accepta la fondation et y fut bientôt envoyée elle-même pour surmonter les difficultés qui n'étaient pas petites au début.

Elle avait dit un jour : « Dieu m'a donné une double tâche: développer l'œuvre des repenties et éveiller des vocations religieuses ». Vers elle accoururent des troupes de jeunes filles. Mère Marie-Euphrasie débutait alors la réalisation de ce que le Seigneur lui avait montré un jour dans la prière au moyen de l'image d'une ruche d'où s'envolent de nombreux essaims.

L'œuvre appelée à prendre une si extraordinaire expansion ne devait pas se faire sans la souffrance mais la force de la supporter lui fut donnée par la grâce de Celui qui, au commencement de ces épreuves, lui avait dit :

« Attends, tais-toi, prie, souffre et espère. » Ces mots devinrent sa devise.

« Notre institut, disait-elle, ne doit connaître que la voie de l'amour. » Cet amour lui gagna les cœurs des « enfants » et des « mères », qu'elle réunit en si grandes troupes pour le bien des âmes qu'il fallut fonder des Provinces avec leurs propres maisons-mères et leurs propres noviciats.

L'intrépide fondatrice meurt d’un cancer, à Angers, le 24 avril 1868. À sa mort, l'association comptait 2760 membres, 962 Madeleines, 14 755 élèves et enfants, répartis en 110 maisons et en 16 provinces religieuses.

Marie-Euphrasie Pelletier a été canonisée le 2 mai 1940, jour de l'Ascension, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).

Les reliques de Ste Marie-Euphrasie sont conservées dans une châsse dans la chapelle de la maison-mère.

Saint Fidèle de Sigmaringen
Prêtre capucin et martyr

Fidèle (dans le siècle Markus Roy) naît le 1er octobre 1577 à Sigmaringen, petite ville d'Allemagne voisine de la Suisse. Son éducation fut soignée, même brillante, et ses vertus étaient si appréciées de ses condisciples, qu'ils l'appelaient le Philosophe chrétien. Dès lors il s'approchait souvent des sacrements, visitait et soignait les malades dans les hôpitaux et passait des heures entières au pied des autels, dans une intime conversation avec Jésus-Christ.

Il exerça plusieurs années la profession d'avocat à Colmar, en Alsace, et s'y fit remarquer par sa loyauté, sa haine du mensonge et la sagesse de ses plaidoyers ; il mérita le surnom d'Avocat des pauvres.

Bientôt pourtant la Lumière divine lui fit comprendre qu'il était difficile d'être en même temps riche avocat et bon chrétien : aussi il quitta sans hésiter le monde, où il eût fait bonne figure, pour se retirer chez les Capucins de Fribourg; il y prit l'habit en 1612, à l'âge de trente-cinq ans.

Les premières années de sa vie religieuse, d'abord remplies de consolations, furent bientôt éprouvées par de rudes et persistantes tentations de doutes sur sa vocation. Des doutes, il eut la prudence de les confier au guide de son âme, qui le rassura et lui dit de prier Dieu avec ferveur pour connaître sa volonté définitive. Dieu lui rendit dès lors la force et la paix; il fit vendre tous ses biens, dont il distribua le prix en bonnes œuvres, et dépouillé de tout, il se réjouit d'être désormais un véritable enfant de saint François. Il se félicitait souvent depuis de l'heureux échange qu'il avait fait avec Dieu : « J'ai rendu, disait-il, les biens de la terre, et Dieu me donne en retour le royaume du Ciel ! »

Fidèle ajoutait aux mortifications de la règle bien d'autres mortifications. Les meubles les plus pauvres, les habits les plus usés étaient l'objet de son ambition; les haires, les cilices, les ceintures armées de pointes de fer, les disciplines, suppléaient au martyre après lequel il soupirait ; l'Avent, le Carême, les vigiles, il ne vivait que de pain, d'eau et de fruits secs: « Quel malheur, disait-il, si je combattais mollement sous ce Chef couronné d'épines ! »

Lorsqu'il fut devenu prêtre, ses supérieurs l'envoyèrent prêcher, et ses succès furent tels, que la congrégation de la Propagande le choisit pour aller évangéliser les Grisons, envahis par le protestantisme.

Son zèle fut celui d'un apôtre, sa vie sainte et austère était une prédication si éloquente, qu'elle convertit beaucoup plus d'âmes que les sermons et les raisonnements. Parmi des sectaires furieux, il était chaque jour exposé à la mort. Le martyre vint enfin couronner ses vœux et ses mérites. Plusieurs protestants, par trahison, le 24 avril 1622, s'emparèrent de lui, et le transpercèrent à coups de poignards.

Fidèle de Sigmaringen fut béatifié le 24 mars 1729, par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730), et canonisé le 29 juin 1746, par Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758).

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