Dimanche: servir Dieu par le service du prochain

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Dimanche: servir Dieu par le service du prochain

Message par etienne lorant le Sam 1 Mar 2014 - 15:52

Huitième dimanche du Temps Ordinaire

Livre d'Isaïe 49,14-15.

Jérusalem disait : « Le Seigneur m'a abandonnée, le Seigneur m'a oubliée. »
Est-ce qu'une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l'oublier, moi, je ne t'oublierai pas.


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,1-5.
Frères, il faut que l'on nous regarde seulement comme les serviteurs du Christ et les intendants des mystères de Dieu. Et ce que l'on demande aux intendants, c'est en somme de mériter confiance.
Pour ma part, je me soucie fort peu de votre jugement sur moi, ou de celui que prononceraient les hommes ; d'ailleurs, je ne me juge même pas moi-même. Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n'est pas pour cela que je suis juste : celui qui me juge, c'est le Seigneur. Alors, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu[
/i].


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-34.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent.
C'est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?
D'ailleurs, qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas habillé comme l'un d'eux. Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : 'Qu'allons-nous manger ? ' ou bien : 'Qu'allons-nous boire ? ' ou encore : 'Avec quoi nous habiller ? ' Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché.
Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.



Cy Aelf, Paris

Les textes de ce dimanche opposent clairement le jugement de l'homme et la foi de confiance qu'il faut placer sans cesse dans le Seigneur. Et les deux choses sont en effet en opposition dans le coeur de l'homme. Saint Paul dit aux Corinthiens qu'il ne se soucie guère du jugement  qu'ils peuvent porter à son encontre, car le seul jugement qui lui importe, c'est celui du Seigneur. Ainsi, le souci que le croyant doit avoir, ce n'est pas sa crédibilité, son rang ou l'estime que lui portent les hommes, mais de savoir s'il demeure toujours dans l'amour de Dieu.

Tout le monde se souvient d'avoir entendu ou d'avoir dit eux-mêmes : "Si nous faisons cela, que diront les voisins ?" ou encore : "Que vont-ils penser de nous ?"  Poser la question, c'est déjà douter de ce que l'on se propose de faire en fonction du jugement d'autrui. Or, si l'intention est bonne, pourquoi la soumettre à l'opinion supposée du grand nombre ?

Mais dans l’Évangile, Jésus va plus loin encore: si nous avons la foi, la seule chose dont nous devons nous préoccuper, c'est que le Royaume de Dieu et sa justice soient manifestés au milieu de nous. Tout le reste nous l'obtiendrons justement du fait d'avoir posé d'abord que ce qui compte, c'est d'accomplir la volonté du Père.

Cette bénédiction et tous les bienfaits qui l'accompagnent, je peux soutenir que je les ai reçus de nombreuses fois au cours des trois années qui ont suivi ma conversion. Les jeunes désœuvrés que j'ai rencontrés à la fin des années 80 n'avaient rien de comparable - si ce n'est l'âge - avec les toxicomanes d'aujourd'hui !  Mais ceux que j'ai pu rencontrer, garçons ou filles, avaient tous des questions à poser et ils désiraient tous montrer ce dont ils étaient capables. En sorte que les services que je rendais,finissaient toujours par avoir des conséquences positives sur mon activité. Et, finalement, si je suis certain qu'ils ont réussi à faire quelque chose de leurs vies, c'est que je ne les ai plus revus ensuite. J'en ai éprouvé de la peine tout en sachant bien la part de joie, d'enthousiasme et de bonheur que j'avais reçue, tout en donnant.

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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