Les deux premiers commandements

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Les deux premiers commandements

Message par etienne lorant le Lun 10 Mar 2014 - 10:33

b]Le lundi de la 1re semaine de Carême

Livre du Lévitique 19,1-2.11-18. [/b]
Le Seigneur adressa la parole à Moïse :
« Parle à toute l'assemblée des fils d'Israël ; tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.
Vous ne volerez pas, vous ne mentirez pas, vous ne tromperez pas votre compagnon.
Vous ne ferez pas de faux serments par mon nom : tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Tu n'opprimeras pas ton prochain, tu ne l'exploiteras pas : tu ne retiendras pas jusqu'au lendemain matin le salaire du journalier.
Tu n'insulteras pas un sourd, tu ne mettras pas d'obstacle sur le chemin d'un aveugle : tu craindras ton Dieu. Je suis le Seigneur.
Quand vous siégerez au tribunal, vous ne commettrez pas d'injustice ; tu n'avantageras pas le faible, tu ne favoriseras pas le puissant : tu jugeras ton compagnon avec justice.
Tu ne répandras pas de calomnies contre ton compatriote, tu ne réclameras pas la peine de mort contre ton prochain. Je suis le Seigneur.
Tu n'auras aucune pensée de haine contre ton frère. Mais tu n'hésiteras pas à réprimander ton compagnon, et ainsi tu ne partageras pas son péché.
Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur ! »


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,31-46.
Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres :
il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! '
Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...  ? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ? '
Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. '
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ;
j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. ' sAlors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ? '
Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait. '
Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »


Les Lévites constituaient une caste chargée du bon ordonnancement des cérémonies religieuse dans le temple. C'est à eux d'abord que Moïse adresse les commandements reçus de Dieu, ce qui nous indique que dès le commencement, la religion désirée par Dieu et exprimée dans ce passage ne peut être figée dans les rites et les pratiques. Tout ce qu'il est interdit de faire à autrui se résume en une parole que Jésus reprend : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même".  Ce commandement, dira Jésus, est l'équivalent du tout premier des commandements.  C'est bien ce que l'on retrouve dans le chapitre 12 de l'évangile selon saint Marc:  Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »  Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Dans la scène du jugement dernier, cette assimilation de l'amour de Dieu dans l'amour du prochain, atteint son sommet: les rites ne sont pas retirés de la pratique religieuse, mais que l'on ne s'y trompe pas : suivant que l'on aura ou que l'on n'aura pas répondu aux besoins de son prochain dans la détresse, on sera sauvé ou maudit éternellement. Dès lors, quelle est la chose la plus urgente à acquérir dans son coeur pour la mettre en pratique, si ce n'est la charité ?  

Il est tout à fait dans la logique de Dieu, selon sa justice, de trancher ainsi. Car Dieu ne veut pas être adoré ni aimé comme étant "l'être suprême" qui possède tout pouvoir et dont il faut avoir peur.  Mais Il veut être tout entier reconnu dans la manifestation de sa miséricorde envers l'homme. Et donc, comment pourrait-on le mieux manifester à Dieu que nous l'aimons si nous ne nous rendons pas capables, en plus de nos rites, d'aimer et de servir le prochain - lui qui doit devenir, pour nous, comme une icône du Dieu trinitaire ? Telle est la démarche demandée et qui, à première vue, paraît difficile, car elle impose de renoncer complètement à l'égoïsme - et finalement de renoncer à soi-même.

Manifester à Dieu qu'on L'aime véritablement, c'est mettre en pratique ce qu'Il a commandé, et donc aimer même nos ennemis, même ceux qui nous font du mal.  Mais ce qui nous est le plus simple, c'est d'aimer et d'assister ceux qui souffrent et sont dans le manque de tout. Comme l'enseignement de ce jour demeure d'actualité !!!

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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