Pourquoi recevoir la communion peut être quelques fois nuisible et d'autres fois salutaire ?

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Pourquoi recevoir la communion peut être quelques fois nuisible et d'autres fois salutaire ?

Message par Rémi le Ven 28 Mar 2014 - 15:08

Il s'agit ici de bien comprendre ce texte de Saint-Paul sur l'utilité d'être en état de grâce pour communier avec fruit. Voyons le texte en question de la première Épître aux Corinthiens verset 23 à 32

23. Pour moi, en effet, j'ai reçu du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain
24. et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. »
25. De même, après le repas, il prit la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. »
26. Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.
27. Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur.
28. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ;
29. car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s'il ne discerne le Corps.
30. Voilà pourquoi il y a parmi vous beaucoup de malades et d'infirmes, et que bon nombre sont morts.
31. Si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serrions pas jugés.
32. Mais par ses jugements le Seigneur nous corrige, pour que nous ne soyons point condamnés avec le monde.

Explication sur comment bien communier tiré du livre de Jean-Baptiste Saint-Jure de la connaissance et de l'amour du Fils de Dieu notre Seigneur Jésus-Christ Tome II Livre 3 chapitre 10 Section 6  

DE LA PRÉPARATION REQUISE POUR S'APPROCHER DU SAINT SACREMENT.

I. L'une des choses les plus surprenantes et les plus
dignes d'étonnement qui soit à mon avis au monde,
est celle que nous voyons arriver tous les jours dans
l'Église, touchant le très-saint et très-adorable Sacrement
de l'autel. C'est que Notre-Seigneur y étant reçu
véritablement selon sa divinité et son humanité, et si
souvent par tant de personnes, produit néanmoins en
elles si peu et de si petits effets ; c'est dire que le feu
n'échauffe point, la lumière n'illumine point, la santé
ne guérit point, l'abondance n'enrichit point, et la
force ne fortifie point. Effet à la vérité grandement
étrange, et d'autant plus, que Dieu, ce grand et souverain
esprit, ne faisant aucune chose si petite qu'elle
soit, quand ce ne serait qu'une goutte de pluie ou un
grain de sable, que pour des fins très nobles et très sublimes,
ne fait à plus forte raison la chose la plus
auguste qu'ait notre religion, et la plus merveilleuse
qui se produise dans tout l'univers, accompagnée de
tant et de si prodigieux miracles, la très-sainte Eucharistie,
que pour des desseins très éminents et pour des
intentions très divines, savoir pour opérer en nous de
grandes merveilles, et pour y faire des prodiges; autrement
il n'y aurait point de proportion entre les
moyens et la fin; ce qui serait rendre Dieu aveugle, et
dire qu'il n'agit point dans les lumières de cette parfaite
et infinie sagesse qui éclaire toutes ses oeuvres.
Notre-Seigneur, vérité essentielle qui ne peut mentir,
assure que celui qui le mangera vivra par lui, comme
il vit par son Père; il entend, comme nous l'avons
remarqué, qu'il se communiquera à lui, qu'il lui imprimera
les traits de ses perfections, qu'il lui fera mener
une vie sainte et divine, et le rendra comme un Dieu
sur terre. Et sur le point d'instituer cet adorable mystère,
il dit à ses apôtres : « Desiderio desideravi hoc
« pascha manducare vobiscum (Luc, 22, I5) : J'ai
« désiré ardemment de manger cette Pâque avec vous, »
c'est-à-dire, comme l'explique saint Chrysostome (Homil.
83 in Matth.), de vous livrer les choses nouvelles,
et vous donner la Pâque par laquelle je dois vous
rendre spirituels, et vous faire passer à l'état de perfection.
Où sont maintenant ceux en qui ces paroles se vérifient,
qui ressentent ces grands changements et qui
expérimentent ces opérations divines ? et combien
sont-ils ? Hélas! le nombre en est bien petit. Mais
pourquoi n'en sommes-nous pas tous, puisque nous
recevons tous en nous la même cause de ces effets ?
Pourquoi ne voyons-nous pas en nous les fruits salutaires
de ce pain de vie ? N'est-ce pas une chose et
pitoyable et honteuse, que le pain grossier et terrestre
que nous mangeons fera plus sur nos corps que le
saint Sacrement ne fera sur nos âmes ? Ce pain mort
et inanimé nourrira et fortifiera notre chair, et produira
plusieurs autres bons effets en nous, et le pain
vivant, Notre-Seigneur, avec toute la puissance de sa
divinité et avec tous les mérites de son humanité, n'opérera
rien dans nos esprits, et demeurera dans nos
estomacs comme si c'était un caillou ? D'où vient cela ?
quelle est la source d'un si grand malheur ?

II. Certainement il n'en faut point chercher d'autre
que notre indisposition. Car c'est une maxime générale,
reçue de tous les philosophes et autorisée par
l'expérience ordinaire, que, dans l'ordre de la nature,
les causes, si nobles et si puissantes qu'elles soient,
sont déterminées dans leurs effets par les dispositions
des sujets sur lesquels elles exercent leurs vertus.
Ainsi voyons-nous le soleil, qui est la plus universelle
et la plus forte de toutes les causes naturelles, avec un
même rayon blanchit la cire et noircit le visage d'un
homme, fond la glace et endurcit la boue. Et tous
les jours n'arrive-t-il pas qu'une même viande, prise
par deux personnes inégalement saines, produit chez
l'une la santé, et la maladie chez l'autre ? Il arrive de
même dans l'ordre de la grâce : les causes surnaturelles
sont limitées dans leurs productions, selon qu'elles
trouvent les âmes préparées. D'après cela. Notre Seigneur
opère diversement dans la sainte eucharistie,
et comme soleil de justice il y blanchit et fond la glace
dans les âmes justes, et il y noircit et endurcit les âmes
terrestres et charnelles : « Mors est malis, vita bonis,
« dit saint Thomas, vide paris sumptionis quàm sit dis-
« par exitus ! Considérez les effets extrêmement diffé-
« rents de cette viande divine dans ceux qui la prennent,
« elle donne la mort aux méchants, et aux bons elle
« donne la vie. » Et saint Augustin: (Trac. 26 in Joann.) :
« Oh ! que le nombre est grand de ceux qui prennent
«le saint Sacrement de l'autel et qui en meurent !
« Aussi l'Apôtre a dit qu'ils mangent et qu'ils boivent
« leur jugement et leur condamnation. Le pain vivant
« ne fut-il pas un venin pour Judas ? Il le prit pourtant,
« et, alors, le démon prit une nouvelle et plus
« forte possession de lui, non parce qu'il avait pris une
« chose mauvaise, mais parce qu'il avait pris une chose
« bonne avec une mauvaise conscience. »

III. C'est pourquoi il importe souverainement
de bien se disposer pour recevoir le saint Sacrement; les
profits et les degrés de grâce que nous y acquerrons,
correspondront aux degrés de la disposition que nous
y aurons apportée. L'un remportera plus de biens et
de richesses spirituelles d'une seule communion qu'un
autre de cinquante, et il n'en faudrait qu'une bien faite,
disait un esprit illuminé, pour nous rendre des saints
et des séraphins. Comme les vases prennent l'eau dans
la fontaine, selon la mesure de leur capacité, un
grand vaisseau y en puisera davantage en une fois
qu'une coquille de noix en cent; ainsi les âmes puisent
les eaux des grâces divines dans la fontaine du Sauveur,
selon la grandeur ou la petitesse du vase qu'elles
y plongent , c'est-à-dire selon la préparation de leurs
coeurs. « Comedite, amici, et bibite, et inebnamini,
« carissimi, » et selon une autre version : «Inebria-
« mini amoribus (Gant., 5, 1) : Mangez mon corps et
« buvez mon sang, dit le saint époux, mais pour le
« manger et le boire pour votre salut, il faut que vous
« soyez mes amis ; si vous voulez vous enivrer, ce qui
« est plus que boire simplement, et recevoir en abon-
« dance les effets de mon amour, il faut que vous
« soyez de mes confidents ; » car les caresses et les
faveurs particulières ne se donnent qu'aux plus aimants
et aux plus aimés. C'est donc notre grand intérêt
de nous préparer soigneusement quand nous voudrons
nous approcher de la sainte table.
Et non-seulement notre intérêt nous y oblige, mais
de plus, et encore davantage, l'excellence infinie de ce
divin mystère....

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Re: Pourquoi recevoir la communion peut être quelques fois nuisible et d'autres fois salutaire ?

Message par jaimedieu le Sam 29 Mar 2014 - 12:21

Cet enseignement ne se donne plus dans nos églises. En général, les gens vont communier par habitude. À l'église j'ai remarqué que quelques personnes seulement s'arrêtent réellement pour se recueillir après avoir reçues l'Eucharistie. Pourtant, à chaque messe, le prêtre répète ces phrases miséricordieuses qui, transformant le pain et le vin en corps et sang du Seigneur, deviennent la source de notre transfiguration, de notre renaissance dans une nouvelle Vie, la Vie Éternelle.
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Re: Pourquoi recevoir la communion peut être quelques fois nuisible et d'autres fois salutaire ?

Message par jaimedieu le Sam 29 Mar 2014 - 13:16

Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 48, pour le 11e dimanche après la Trinité (trad. Cerf 1991, p. 390)

« Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis »

Mes chères sœurs, sachez-le, en vérité, si je trouvais un homme qui ait réellement les sentiments du publicain, qui se tienne vraiment pour pécheur, pourvu que dans ce sentiment d’humilité il ait le désir d’être bon…, je lui donnerais en bonne conscience tous les deux jours le corps de notre Seigneur… Si l’homme veut continuer à se garder des chutes et des fautes graves, il est grandement nécessaire qu’il soit nourri de cette nourriture noble et forte… C’est pourquoi vous ne devez pas facilement vous abstenir de la communion parce que vous vous savez pécheurs. Au contraire, vous devez d’autant plus vous hâter d’aller à la table sainte, car c’est de là que viennent, c’est là que sont déposées et cachées toute force, toute sainteté, toute aide et toute consolation.

Mais vous ne jugerez pas non plus ceux qui ne le font pas… Vous ne devez porter aucun jugement, afin de ne pas devenir semblable au pharisien qui se glorifiait en lui-même et condamnait celui qui se tenait derrière lui. Gardez-vous de cela comme de la perte de vos âmes…; gardez-vous de ce péché dangereux du blâme…

Quand l’homme arrive au sommet de toute perfection, rien ne lui a jamais été si nécessaire que de se plonger dans les plus basses profondeurs et d’aller jusqu’aux racines de l’humilité. Car de même que la hauteur d’un arbre vient de la profondeur des racines, ainsi l’élévation de cette vie vient de la profondeur de l’humilité. Voilà pourquoi le publicain, qui avait reconnu les dernières profondeurs de sa bassesse au point de ne plus oser lever ses yeux vers le ciel, a été élevé sur la hauteur, car « il retourna dans sa maison ayant été rendu juste ».

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Re: Pourquoi recevoir la communion peut être quelques fois nuisible et d'autres fois salutaire ?

Message par Rémi le Sam 29 Mar 2014 - 14:34

Il faut se présenter devant Dieu pour bien recevoir la communion,

1° se reconnaître pécheur, donc être très humble,
2° il faut croire en ce que l'on mange et boit, soit le Corps et le Sang du Christ notre Sauveur
3° et si l'on se reconnait pécheur et que l'on a des fautes sur la conscience, il faut passer avant de communier par la confession de ses péchés devant un prêtre.

Toute négligence de ces vérités font que fort probablement ; nous communions mal et que nous mangeons notre condamnation en manquant de respect en ce que représente la divine Eucharistie. Il faut communier le plus souvent possible mais en suivant ces 3 conditions le plus fidèlement possible pour que la communion produise véritablement les bons fruits en nos coeurs.

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