Pourquoi et comment Jésus doit-t-Il souffrir par notre faute jusqu'à la consommation de ces temps ?

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Pourquoi et comment Jésus doit-t-Il souffrir par notre faute jusqu'à la consommation de ces temps ?

Message par Rémi le Dim 6 Avr 2014 - 21:53

Il s'agit ici de bien comprendre ce texte de Saint-Paul sur l'utilité d'être en état de grâce pour communier avec fruit et pour ne pas porter préjudice au Seigneur notre Dieu. Voyons le texte en question de la première Épître aux Corinthiens verset 23 à 32

23. Pour moi, en effet, j'ai reçu du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain
24. et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. »
25. De même, après le repas, il prit la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. »
26. Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.
27. Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur.
28. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ;
29. car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s'il ne discerne le Corps.
30. Voilà pourquoi il y a parmi vous beaucoup de malades et d'infirmes, et que bon nombre sont morts.
31. Si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serrions pas jugés.
32. Mais par ses jugements le Seigneur nous corrige, pour que nous ne soyons point condamnés avec le monde.

Explication sur comment nous pouvons par nos mauvaises dispositions faire souffrir Jésus encore et encore lorsque nous nous préparons mal pour communier, mais Jésus par amour se donne quand même par ce moyen à certaines personnes bien disposées malgré qu'un grand nombre puisse être bien mal préparé. Explications tiré du livre de Jean-Baptiste Saint-Jure de la connaissance et de l'amour du Fils de Dieu notre Seigneur Jésus-Christ Tome II Livre 3 chapitre 10 Section 11

V. Le troisième effet de l'amour est de faire de
grandes choses pour l'aimé. Notre-Seigneur le pratique
dans la sainte eucharistie au dernier degré de perfection.
Car premièrement, hors de lui, il ébranle et renverse
toute la nature, et chaque jour, et tant de fois, et
en tant de lieux; il détruit les substances du pain et du vin;
il détache deux choses très étroitement unies et naturellement
inséparables, les accidents de leur substance ;
il fait que la quantité subsiste et demeure debout sans
aucun soutien naturel ; il élève les accidents à produire
les effets de la substance, à nourrir, à fortifier.
Secondement, en lui, que ne fait-il pour la considération
de l'homme qu'il aime? il est dans un nombre
presque infini de lieux ; il se resserre et se rétrécit
tout entier dans l'espace d'une très petite hostie, et
plus, dans chaque partie et chaque point de l'hostie ;
il s'unit aux accidents du pain et du vin : je ne dis pas à la substance,
ce qui serait toujours un très grand
abaissement pour sa souveraine grandeur, mais aux
accidents, c'est-à-dire à ce qu'il y a de moindre et de
plus vil dans le composé; et il unit à une chose si
abjecte son corps, son âme et sa divinité, les trois plus
grandes beautés de l'univers, et il les y unit si fermement
et si constamment, que tant que les accidents
conservent leur nature, en quelque lieu qu'on le serre,
si vil et infect qu'il soit, quelque péché qu'on commette,
et quelque injure et indignité qu'on lui fasse, il ne les
quitte jamais, mais il est le premier abandonné d'eux.
Il voile la splendeur de sa gloire et couvre les rayons
de son infinie majesté sous cette pauvre apparence;
prodige incomparablement plus grand que si le plus
puissant et le plus glorieux monarque de la terre mettait
bas sa pourpre et sa couronne et se revêtait des haillons
d'un mendiant. Ayant dans le saint Sacrement un vrai
corps sensible, visible et palpable, il l'y tient d'une
manière insensible, invisible et impalpable; il y a sa
chair, et il n'y vit point de la vie de la chair, il s'y
prive de l'usage de ses facultés corporelles, et ne se
sert pas plus de ses yeux, de ses oreilles et de ses
autres sens que s'il n'en avait point.
Mais ce qui dépasse toutes les merveilles, et qui va
au delà de toutes les pensées des hommes et des anges,
c'est qu'il fait tous ces prodiges à la parole d'un prêtre,
à qui il se rend si attentif et si obéissant, qu'aussitôt
qu'il a achevé de prononcer quatre ou cinq petits mots,
il vient à point nommé où il l'appelle, et se trouve
infailliblement dans l'hostie ; et cela non seulement si
le prêtre est savant, vertueux, et célèbre ce saint
mystère avec une bonne intention, mais même quand
il est ignorant, vicieux, et consacre pour des desseins
méchants et diaboliques, et cela autant de fois qu'il lui
plaît. Quelle obéissance du Dieu de gloire et du Seigneur
absolu de toutes choses. Mais ce que j'estime encore plus,
c'est qu'étant la souveraine sainteté, la pureté
infinie, qui hait mortellement toute impureté et tout
péché, il s'expose tous les jours à mille outrages qu'il
reçoit des mauvais prêtres qui disent la messe, et
aime mieux souffrir toutes sortes d'injures, et passer
par des mains impures et impudiques, que de priver
une âme qu'il aime du contentement et du bien de sa
présence. Que peut-on dire? que peut-on se figurer de
plus grand en fait d'amour ? quelle marque peut-on
donner plus signalée et plus éclatante d'une parfaite
bienveillance ? Sainte Thérèse raconte (cap. 28 Vitae
suae)que, s'approchant un jour de la sainte communion,
elle vit avec les yeux de l'âme, plus clairement qu'on
ne saurait avec ceux du corps, deux démons extrêmement
affreux, qui de leurs cornes environnaient la
gorge du prêtre qui devait la communier, et entre les
mains de ce prêtre, dans l'hostie, Notre-Seigneur avec
une grande majesté accompagnée d'une beauté et d'une
douceur admirables; par où elle connut que le prêtre
était en péché mortel, et remarqua que les démons
paraissaient effrayés et épouvantés en présence de Notre-
Seigneur, et qu'ils se fussent enfuis volontiers s'il le
leur eût permis. Quel spectacle, s'écrie avec raison cette
sainte, mon Seigneur, de voir votre beauté entre des
figures si abominables ! Et comme cela lui donnait
un fort grand trouble, Notre-Seigneur lui dit qu'il
avait permis cette vision afin qu'elle connût la force
des paroles sacramentelles, et comme, si méchant que
soit le prêtre qui les dit, il ne laisse pas d'être dans
l'hostie, et afin qu'elle vît sa grande bonté, et comment
il se mettait entre les mains de son ennemi pour elle,
et pour lui témoigner l'amour qu'il lui portait.
Voilà ce que Notre-Seigneur fait au saint Sacrement
de l'autel ; voilà comment il se travestit et se déguise
d'une façon, à la vérité, si étrange et si nouvelle, que
jamais l'univers n'a rien vu de pareil, et si la foi ne
nous l'enseignait, nous ne pourrions le croire. Considérons
les inventions admirables d'amour qui ont
été trouvées depuis le commencement du monde jusqu'aujourd'hui,
par des hommes furieusement passionnés,
et même charmés et ensorcelés de l'affection de
quelques créatures; jetons les yeux sur les fictions et
les métamorphoses des poètes, qui ont employé toute
la force de leurs esprits pour représenter un amour
parfait au dernier point ; mettons-les toutes ensemble,
et supposons même qu'elles aient été véritables, nous
ne trouverons rien pourtant dans toutes ces ardeurs,
dans toutes ces langueurs, dans tous ces charmes,
artifices et changements, qui approche tant soit peu
de ce qui se passe au saint Sacrement, et de ce qu'y
fait Notre-Seigneur pour les hommes. C'est donc
manquer de connaissance et de lumière de douter ou
même de s'étonner (comme font plusieurs qui tranchent
du grand esprit et du raffiné, et ne sont que des
aveugles) des privautés et des caresses que Notre-
Seigneur a faites à quelques saints particuliers,
comme à saint François, à sainte Gertrude, à sainte
Catherine de Sienne, à sainte Thérèse et à d'autres,
ainsi que nous lisons en leurs Vies. Il n'est plus rien
d'incroyable dans l'amour de Dieu envers les hommes,
depuis que Dieu s'est fait homme pour eux, et qu'il
leur donne son corps et son sang pour leur servir de
nourriture; il n'y a plus aucune faveur, aucun privilège
si spécial qu'il ait fait ou doive faire aux âmes saintes,
qui ne soit toujours infiniment au-dessous des mystères
de l'incarnation et de l'eucharistie, qu'il a opérés
non seulement pour les parfaits, mais encore pour les
imparfaits.

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Re: Pourquoi et comment Jésus doit-t-Il souffrir par notre faute jusqu'à la consommation de ces temps ?

Message par Thrd le Jeu 17 Avr 2014 - 13:16

Voici des passages du catéchisme plus ou moins en relation avec le sujet

Le mémorial sacrificiel du Christ et de son Corps, l’Église

L’Eucharistie est le mémorial de la Pâque du Christ, l’actualisation et l’offrande sacramentelle de son unique sacrifice, dans la liturgie de l’Église qui est son Corps. Dans toutes les prières eucharistiques nous trouvons, après les paroles de l’institution, une prière appelée anamnèse ou mémorial.Dans le sens de l’Écriture Sainte le mémorial n’est pas seulement le souvenir des événements du passé, mais la proclamation des merveilles que Dieu a accomplies pour les hommes (cf. Ex 13, 3). Dans la célébration liturgique de ces événements, ils deviennent d’une certaine façon présents et actuels. C’est de cette manière qu’Israël comprend sa libération d’Égypte : chaque fois qu’est célébrée la pâque, les événements de l’Exode sont rendus présents à la mémoire des croyants afin qu’ils y conforment leur vie.Le mémorial reçoit un sens nouveau dans le Nouveau Testament. Quand l’Église célèbre l’Eucharistie, elle fait mémoire de la Pâque du Christ, et celle-ci devient présente : le sacrifice que le Christ a offert une fois pour toutes sur la Croix demeure toujours actuel (cf. He 7, 25-27) : " Toutes les fois que le sacrifice de la croix par lequel le Christ notre pâque a été immolé se célèbre sur l’autel, l’œuvre de notre rédemption s’opère " (LG 3).

Parce qu’elle est mémorial de la Pâque du Christ, l’Eucharistie est aussi un sacrifice. Le caractère sacrificiel de l’Eucharistie est manifesté dans les paroles mêmes de l’institution : " Ceci est mon Corps qui va être donné pour vous " et " Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon Sang, qui va être versé pour vous " (Lc 22, 19-20). Dans l’Eucharistie le Christ donne ce corps même qu’il a livré pour nous sur la croix, le sang même qu’il a " répandu pour une multitude en rémission des péchés " (Mt 26, 28).L’Eucharistie est donc un sacrifice parce qu’elle représente (rend présent) le sacrifice de la croix, parce qu’elle en est le mémorial et parce qu’elle en applique le fruit :[Le Christ] notre Dieu et Seigneur, s’offrit lui-même à Dieu le Père une fois pour toutes, mourant en intercesseur sur l’autel de la Croix, afin de réaliser pour eux (les hommes) une rédemption éternelle. Cependant, comme sa mort ne devait pas mettre fin à son sacerdoce (He 7, 24. 27), à la dernière Cène, " la nuit où il fut livré " (1 Co 11, 13), il voulait laisser à l’Église, son épouse bien-aimée, un sacrifice visible (comme le réclame la nature humaine), où serait représenté le sacrifice sanglant qui allait s’accomplir une unique fois sur la croix, dont la mémoire se perpétuerait jusqu’à la fin des siècles (1 Co 11, 23) et dont la vertu salutaire s’appliquerait à la rédemption des péchés que nous commettons chaque jour (Cc. Trente : DS 1740).

Le sacrifice du Christ et le sacrifice de l’Eucharistie sont un unique sacrifice : " C’est une seule et même victime, c’est le même qui offre maintenant par le ministère des prêtres, qui s’est offert lui-même alors sur la Croix. Seule la manière d’offrir diffère " (Cc. Trente, sess. 22a, Doctrina de ss. Missae sacrificio, c. 2 : DS 1743). " Et puisque dans ce divin sacrifice qui s’accomplit à la messe, ce même Christ, qui s’est offert lui-même une fois de manière sanglante sur l’autel de la Croix, est contenu et immolé de manière non sanglante, ce sacrifice est vraiment propitiatoire " (ibid.). L’Eucharistie est également le sacrifice de l’Église. L’Église, qui est le Corps du Christ, participe à l’offrande de son Chef. Avec Lui, elle est offerte elle-même tout entière. Elle s’unit à son intercession auprès du Père pour tous les hommes. Dans l’Eucharistie, le sacrifice du Christ devient aussi le sacrifice des membres de son Corps. La vie des fidèles, leur louange, leur souffrance, leur prière, leur travail, sont unis à ceux du Christ et à sa totale offrande, et acquièrent ainsi une valeur nouvelle. Le sacrifice du Christ présent sur l’autel donne à toutes les générations de chrétiens la possibilité d’être unis à son offrande.Dans les catacombes, l’Église est souvent représentée comme une femme en prière, les bras largement ouverts en attitude d’orante. Comme le Christ qui a étendu les bras sur la croix, par lui, avec lui et en lui, elle s’offre et intercède pour tous les hommes.Toute l’Église est unie à l’offrande et à l’intercession du Christ. Chargé du ministère de Pierre dans l’Église, le Pape est associé à toute célébration de l’Eucharistie où il est nommé comme signe et serviteur de l’unité de l’Église Universelle. L’évêque du lieu est toujours responsable de l’eucharistie, même lorsqu’elle est présidée par un prêtre ; son nom y est prononcé pour signifier sa présidence de l’Église particulière, au milieu du presbyterium et avec l’assistance des diacres. La communauté intercède aussi pour tous les ministres qui, pour elle et avec elle, offrent le sacrifice eucharistique : Que cette eucharistie seule soit regardée comme légitime, qui se fait sous la présidence de l’évêque ou de celui qu’il en a chargé (S. Ignace d’Antioche, Smyrn. 8, 1). C’est par le ministère des prêtres que se consomme le sacrifice spirituel des chrétiens, en union avec le sacrifice du Christ, unique Médiateur, offert au nom de toute l’Église dans l’Eucharistie par les mains des prêtres, de manière non sanglante et sacramentelle, jusqu’à ce que vienne le Seigneur lui-même (PO 2).

A l’offrande du Christ s’unissent non seulement les membres qui sont encore ici-bas, mais aussi ceux qui sont déjà dans la gloire du ciel : C’est en communion avec la très Sainte Vierge Marie et en faisant mémoire d’elle, ainsi que de tous les saints et toutes les saintes, que l’Église offre le sacrifice eucharistique. Dans l’Eucharistie l’Église, avec Marie, est comme au pied de la Croix, unie à l’offrande et à l’intercession du Christ.Le sacrifice eucharistique est aussi offert pour les fidèles défunts " qui sont morts dans le Christ et ne sont pas encore pleinement purifiés " (Cc. Trente : DS 1743), pour qu’ils puissent entrer dans la lumière et la paix du Christ :Enterrez ce corps n’importe où ! Ne vous troublez pas pour lui d’aucun souci ! Tout ce que je vous demande, c’est de vous souvenir de moi à l’autel du Seigneur où que vous soyez " (S. Monique, avant sa mort, à S. Augustin et son frère ; conf. 9, 11, 27).Ensuite, nous prions [dans l’anaphore] pour les saints pères et évêques endormis, et en général pour tous ceux qui se sont endormis avant nous, en croyant qu’il y aura très grand profit pour les âmes, en faveur desquelles la supplication est offerte, tandis que se trouve présente la sainte et si redoutable victime... En présentant à Dieu nos supplications pour ceux qui se sont endormis, fussent-ils pécheurs, nous ... présentons le Christ immolé pour nos péchés, rendant propice, pour eux et pour nous, le Dieu ami des hommes (S. Cyrille de Jérusalem, catech. myst. 5, 9. 10 : PG 33, 1116B-1117A). S. Augustin a admirablement résumé cette doctrine qui nous incite à une participation de plus en plus complète au sacrifice de notre Rédempteur que nous célébrons dans l’Eucharistie : Cette cité rachetée tout entière, c’est-à-dire l’assemblée et la société des saints, est offerte à Dieu comme un sacrifice universel par le Grand Prêtre qui, sous la forme d’esclave, est allé jusqu’à s’offrir pour nous dans sa passion, pour faire de nous le corps d’un si grand Chef ... Tel est le sacrifice des chrétiens : " à plusieurs, n’être qu’un seul corps dans le Christ " (Rm 12, 5). Et ce sacrifice, l’Église ne cesse de le reproduire dans le Sacrement de l’autel bien connu des fidèles, où il lui est montré que dans ce qu’elle offre, elle est elle-même offerte (S. Augustin, civ. 10, 6).

(CEC 1362-1372)
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" Prenez et mangez en tous " : la communion

Le Seigneur nous adresse une invitation pressante à le recevoir dans le sacrement de l’Eucharistie : " En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la Chair du Fils de l’homme et ne buvez son Sang, vous n’aurez pas la vie en vous " (Jn 6, 53).Pour répondre à cette invitation, nous devons nous préparer à ce moment si grand et si saint. S. Paul exhorte à un examen de conscience : " Quiconque mange ce pain ou boit cette coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il n’y discerne le Corps " (1 Co 11, 27-29). Celui qui est conscient d’un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d’accéder à la communion.

Devant la grandeur de ce sacrement, le fidèle ne peut que reprendre humblement et avec une foi ardente la parole du Centurion (cf. Mt 8, 8) : " Domine, non sum dignus, ut intres sub tectum meum, sed tantum dic verbum, et sanabitur anima mea " (" Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri "). Et dans la Divine Liturgie de S. Jean Chrysostome, les fidèles prient dans le même esprit :A ta cène mystique fais-moi communier aujourd’hui, ô Fils de Dieu. Car je ne dirai pas le Secret à tes ennemis, ni ne te donnerai le baiser de Judas. Mais, comme le larron, je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume. Pour se préparer convenablement à recevoir ce sacrement, les fidèles observeront le jeûne prescrit dans leur Église (cf. ⇒ CIC, can. 919). L’attitude corporelle (gestes, vêtement) traduira le respect, la solennité, la joie de ce moment où le Christ devient notre hôte.

Il est conforme au sens même de l’Eucharistie que les fidèles, s’ils ont les dispositions requises (cf. ⇒ CIC 916), communient quand ils participent à la messe (Dans la même journée, les fidèles peuvent recevoir la très Sainte Communion deux fois, et seulement deux fois [cf. Pontificia Commissio Codicis Iuris Canonici authentice interpretando, Responsa ad proposita dubia, 1 : AAS 76 (1984), p. 746]) : " Il est vivement recommandé aux fidèles de participer à la Messe de façon plus parfaite en recevant aussi, après la communion du prêtre, le corps du Seigneur du même sacrifice " (SC 55).L’Église fait obligation aux fidèles de participer les dimanches et les jours de fête à la divine liturgie (cf. OE 15) et de recevoir au moins une fois par an l’Eucharistie, si possible au temps pascal (cf. ⇒ CIC, can. 920), préparés par le sacrement de la Réconciliation. Mais l’Église recommande vivement aux fidèles de recevoir la sainte Eucharistie les dimanches et les jours de fête, ou plus souvent encore, même tous les jours.Grâce à la présence sacramentelle du Christ sous chacune des espèces, la communion à la seule espèce du pain permet de recevoir tout le fruit de grâce de l’Eucharistie. Pour des raisons pastorales, cette manière de communier s’est légitimement établie comme la plus habituelle dans le rite latin. " La sainte communion réalise plus pleinement sa forme de signe lorsqu’elle se fait sous les deux espèces. Car, sous cette forme, le signe du banquet eucharistique est mis plus pleinement en lumière " (IGMR 240). C’est la forme habituelle de communier dans les rites orientaux.

(CEC 1384-1390)
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