La pauvreté est notre plus grand bien

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La pauvreté est notre plus grand bien

Message par etienne lorant le Ven 25 Avr 2014 - 9:49

Le vendredi de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 4,1-12.

Comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple dans le Temple, les prêtres intervinrent, avec le commandant de la garde du Temple et les sadducéens.
Ils ne pouvaient souffrir de les voir enseigner leur doctrine au peuple et annoncer, dans la personne de Jésus, la résurrection.
Ils les firent arrêter et mettre au cachot jusqu'au lendemain, car il était déjà tard.
Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.
Le lendemain il y eut une réunion des chefs du peuple, des anciens et des scribes à Jérusalem.
Il y avait là Anne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.
Ils firent comparaître Pierre et Jean et se mirent à les interroger : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »
Alors Pierre, rempli de l'Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens,
nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé.
Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'Israël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri.
Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle.
En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,1-14.
Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.
Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui.
Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau.
Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.
En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré.
Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur.
Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson.
C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.


Cy Aelf, Paris

Ce qui est advenu à Jésus se reproduit pour les apôtres: c'est pour un acte bon et totalement gratuit qu'ils sont questionnés, exactement comme s'ils avaient été des malfaiteurs surpris en pleine action. Mais en eux-mêmes jaillit la source de leur force: c'est leur pauvreté profonde, leur dépendance absolue à Jésus. Dans l'Evangile, ce lien puissant mais invisible se reconnaît dans la reproduction du miracle de la pêche miraculeuse, mais aussi dans la nudité de Pierre. Ne l'avez-vous jamais ressenti vous-même ? Rien ne rend un homme plus vulnérable que la nudité.

La leçon d'aujourd'hui est de grande importance, car elle concerne l'attitude chrétienne fondamentale. Non, il ne s'agit pas de l'attitude envers autrui, mais d'abord du besoin incontournable de "demeurer dans le Christ" en toute occasion. C'est une pauvreté intérieure, ressentie comme telle, c'est-à-dire : dont on sait qu'elle ne pourra pas être comblée, par exemple, au travers d'un bon repas avec une personne aimée et qui nous aime.

Les gens du monde, qui aiment le monde, qui ne connaissent pas le Seigneur ou l'on renié, ne bénéficient pas de cette pauvreté intérieure: il leur faut donc toujours courrir après la fortune, toujours compter l'argent; il leur faut veiller sur leur santé et compenser les excès par des régimes. Mais cela ne suffit pas encore à bannir l'inquiétude fondamentale. La religion devient l'anti-religion, et c'est ainsi que l'on poursuit et maltraite, d'une manière ou d'une autre, toutes celles et tous ceux qui professent leur foi en Dieu.

En résumé: veillons à demeurer pauvres, car la pauvreté est la richesse essentielle.

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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