La prière d'abandon de Charles de Foucauld

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La prière d'abandon de Charles de Foucauld

Message par etienne lorant le Mer 7 Mai 2014 - 17:46




Dans le Hoggar, au nord de Tamanrasset, l'Atakor est un plateau volcanique de forme presque circulaire dont la hauteur moyenne est de 2000 mètres.
Il est sillonné d'oueds, de canyons (Issakarassen) et parsemé de pitons qui surgissent d'énormes pierriers et qui peuvent atteindre presque les 3000 mètres.
Ces sommets sont constitués par d'anciennes cheminées de volcans dégagées par l'érosion, les principaux sont l'Iharen, le Daouda, le Saouinan et les Tezoulaigs.

L'ermitage du père de Foucauld à l'Assekrem

Charles, Eugène de Foucauld de Pontbriand était un viveur lassé des excès de toutes sortes, expérimentés de longues années. Ce vicomte de noblesse périgourdine, né en 1858, a perdu ses parents à l’âge de 6 ans et fut élevé par son grand-père.
Ayant besoin de discipline, il a choisi l’armée mais il en démissionne en 1882 après avoir été renvoyé pour mauvaise conduite puis réintégré. Lors de son exploration solitaire du Maroc en 1883, le vicomte de Foucauld, chrétien déguisé en Juif, avait apprécié l’Islam qui lui avait paru une religion simple et ardente, créant de vrais croyants. Aidé par l’exemple de sa cousine, et de l’abbé Huvelin, prêtre pédagogue qui le confessait, il avait retrouvé la foi de sa tradition et approfondi sa vocation. Il pèlerine en Terre sainte en 1888, entre à la Trappe en 1890 pour la quitter sept ans plus tard afin de se faire ermite chez les Berbères.

Aussi excessif dans le dépouillement qu’auparavant dans le monde, sa vie en Afrique du nord lui avait appris que les biens et les richesses ne comptent pas, mais seulement la profondeur morale et les raisons de vivre.

Il s’installe en 1904 à Tamanrasset pour évangéliser. Entre 1904 et 1905, il commence ses tournées « d'apprivoisement ». Accompagnant des colonnes de militaires qui nomadisent à travers le désert, il prend contact avec les populations du sud ou du Sahara central. Son périple le mène de Béni-Abbès à Adrar, In Salah, Aoulef, el Goléa, et Ghardaïa. Durant les marches il apprend le tamahaq (idiome des Touaregs) et entreprend une traduction de l'Évangile en cette langue.

Il fait construire l’ermitage de l’Assekrem en juillet 1910 pour être loin du tumulte mais proche des hommes, accessible à tous et seul avec Dieu. De juillet à décembre 1911, pour suivre les Touaregs qui y ont mené leurs troupeaux en raison de la sécheresse persistante ailleurs, il séjourne à l’Assekrem, plateau au cœur du Hoggar.

Il y rédige son testament : « Je désire être enterré au lieu même où je mourrai et y reposer jusqu'à la résurrection. J'interdis qu'on transporte mon corps, qu'on l'enlève du lieu où le bon Dieu m'aura fait achever mon pèlerinage. »

Celui qui voulait mourir martyr est assassiné d'un coup de feu le 1er décembre 1916 par des rebelles et pillards senousistes à la porte de son ermitage.

               




Mon Père,

Je m'abandonne à toi,
fais de moi ce qu'il te plaira.

Quoi que tu fasses de moi,
je te remercie.

Je suis prêt à tout, j'accepte tout.
Pourvu que ta volonté
se fasse en moi, en toutes tes créatures,
je ne désire rien d'autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l'amour de mon cœur,
parce que je t'aime,
et que ce m'est un besoin d'amour
de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure,
avec une infinie confiance,
car tu es mon Père.


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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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