La contradiction n'affaiblit pas mais fait grandire la foi

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La contradiction n'affaiblit pas mais fait grandire la foi

Message par etienne lorant le Ven 30 Mai 2014 - 10:34

Le vendredi de la 6e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 18,9-18.

A Corinthe, une nuit, Paul eut cette vision; le Seigneur lui disait : " Sois sans crainte, continue à parler, ne reste pas muet. Je suis avec toi, et personne n'essaiera de te maltraiter, car dans cette ville j'ai à moi un peuple nombreux. » Paul demeura un an et demi à Corinthe ; il enseignait aux gens la parole de Dieu.
Pendant que Gallion était proconsul en Grèce, les Juifs tous ensemble se soulevèrent contre Paul et le conduisirent au tribunal en disant : « Le culte de Dieu auquel cet individu veut amener les gens est contraire à la Loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S'il s'agissait d'un délit ou d'un méfait grave, je recevrais votre plainte comme il se doit ; mais puisqu'il s'agit de discussions concernant la doctrine, les appellations et la Loi qui vous sont propres, cela vous regarde. Moi, je ne veux pas être juge de ces affaires. »
Et il les renvoya du tribunal. Alors, ils se saisirent tous de Sosthène, le chef de la synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion demeurait indifférent.
Paul resta encore un certain temps à Corinthe, puis il fit ses adieux aux frères et prit le bateau pour la Syrie ; il emmenait Priscille et Aquila ; à Cencrées, il s'était fait raser la tête, car le vœu qui le lui interdisait venait d'expirer.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,20-23a.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : " Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. "


Cy Aelf, Paris

Paul devait éprouver une grande crainte devant la résistance rencontrée à Corinthe. De fait, les juifs de Corinthe étaient mal disposés à son égard et ils finirent par le traîner devant un tribunal romain. Mais pour la même raison que Pilate avait essayé de faire libérer Jésus (car les Romains ne s'occupaient pas des débats religieux dans les pays qu'ils occupaient), Gallion renvoie les dignitaires juifs et c'est finalement Sosthène, le chef de la synagogue qui se fait rosser par ses propres sujets.
Situation tragi-comique, mais qui n'enlève rien au courage dont Paul a dû faire preuve face à l'hostilité des juifs, ni à sa confiance dans la parole du Seigneur.

Le fidèle chrétien rencontre lui aussi une opposition farouche et, comme Paul, il doit enraciner sa confiance dans le Seigneur et faire face. La faiblesse est ainsi opposée à la force, et la force finit par changer de camp. Mais il ne s'agit plus d'être fort et déterminé à la manière humaine, mais tout au contraire de faire confiance et de s'abandonner dans la foi au Seigneur.

Notre situation, en cette année 2014, à nous, membres d'une Eglise, qui est de plus en plus souvent décriée, dont on cherche les failles pour la remettre en question, paraît pour l'instant meilleure que celle des apôtres. Mais des forces occultes sont en jeu dans le monde, il y a de nouveau des bruits de conflits, il y a d'immenses pauvretés humaines qui se livrent à toutes sortes de pratiques contraires à la dignité humaine, aux commandements de l'Eglise, ainsi qu'à la charité.
Comme l'apôtre Paul, qui éprouve d'abord de la crainte, à Corinthe, nous avons besoin du secours de la grâce.

Et dans l'Evangile, Jésus nous répond en prenant l'image de la femme enceinte, qui craint un accouchement difficile, mais dont les souffrances et les craintes disparaissent dans la joie d'avoir donné la vie à un enfant. Le monde d'aujourd'hui n'a-t-il pas de quoi nous plonger dans la peine ? Mais il nous appartient de commencer chacune de nous journée par une rencontre avec la Parole, le Verbe vivant. Et nous reprendrons courage et nous irons de l'avant.


etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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